Bonjour à tous, nous revoici plongé dans cet univers de la guerre pour un chapitre aussi intense qu'amusant. Nous commençons à flirter avec une des grosses enquêtes de cette fiction

j'espère que cela vous plaira ( chapitre non corrigé , désolée pour les fautes,pas encore de béta sur cette fiction)

Enjoy


Chapitre 2

La Villa était réellement dans un état miteux. Pourtant Sherlock défaisait ses bagages se sentant plutôt joyeux. Lui qui avait l'habitude de vivre une existence morne avec une cuillère en argent dans la bouche, il se retrouvait à l'autre bout du monde où le bruit des armes à feu dans la rue est un bruit aussi commun que celui du moteur d'une voiture.

Son cerveau se réveillait, il avait ce besoin de tout observer dans sa chambre pittoresque, la façon dont l'ancien locataire avait dû vomir sur le mur. Celui était taché et légèrement désagrégé suite aux sucs gastrique de l'estomac. Les affiches de films vieillies par la crasse colloïdale, accrochées afin de penser à autre chose que la guerre. Une photo d'une enfant qui avait glissé sous le lit alors qu'elle était punaisée juste au-dessus de celui-ci, laissant juste 2 petits trous.

Le pays recelait de tellement de choses à découvrir, à résoudre, à comprendre. Et dans sa tête, il y avait toujours cette recommandation d'Irène qui lui disait de ne pas coucher avec John Watson.

Son ordinateur branché, Sherlock se posa quelques minutes devant afin d'avoir une conversation Skype avec Victor. Il faut dire que le journaliste était parti tellement vite qu'il s'en voulait un peu.

Lorsque la webcam fut branchée, les deux hommes avaient un sourire beat

« Alors mon Ange comment ça va ? » lui demanda le gestionnaire de projet pharmaceutique

« C'est plutôt bizarre, mon nez ne fait que couler, clairement on respire de la merde à longueur de temps » lui répondit Sherlock sur un ton jovial que son partenaire ne comprenait pas

« Nous pourrions être à Londres et au lieu de sentir ces odeurs étranges, nous pourrions partager les effluves des fleurs pour la salle de mariage. Nous n'avons encore rien décidé sur ce sujet »

« Victor, je n'ai pas le choix d'y arriver, je refuse de perdre la confiance de mes parents. Le temps de faire un scoop ou deux sur les 3 mois et je serai à nouveau près de toi »

« Tu as intérêt que l'on ne voie que toi à la télévision, sinon que vais-je devenir pendant cette horrible durée sans pouvoir te mater dans mon fauteuil préféré »

« Tu vas survivre et comme je sais que tu y es attaché à cette cérémonie, je te donne carte blanche pour la préparation de notre union. Demande à Mycroft, c'est lui qui a le budget que Maman nous a réservé, d'ailleurs, elle pourra peut-être nous donner celle de mon frère, j'ai l'impression qu'il va finir vieux garçon » se mit à rire le brun

« Ton frère veille sur toi ne l'oublie pas. Je te laisse, je t'aime mon Ange »

« Moi aussi » et il referma d'un coup sec le laptop.

Pour Sherlock, la prison de la cure de désintoxication avait été un enfer. Sur lui il ne possédait que des cigarettes et des patchs. Et ces derniers étaient surdosés à 4 afin de calmer son cerveau trop disparate site à cette tonne d'informations à gérer sur l'Afghanistan, sur sa mission et surtout sur les reportages précieux à ramener à sa chaine d'info.

Préparant son sac afin de partir à la rencontre des Marines, qui occupaient le terrain au niveau de Kaboul, il se rendit compte que ce dernier était beaucoup trop Flashy. Il en profita pour aller voir Irène afin de régler ce problème, puisqu'elle avait l'air de savoir tout sur tout.

OoOoO

Dans le bureau du colonel Grumman, responsable de l'unité des Marines de l'implantation de Kaboul, une dispute était en train d'éclater. En effet, le colonel essayait tant bien que mal de mettre un reporter à sa place qui essayait de faire jouer de son ancien galon pour avoir les informations nécessaires. Il savait qu'il était proche d'un scoop et il comptait bien l'avoir

« Vous ne devriez pas être ici, Monsieur Watson, vous avez été réformé suite à une blessure à l'épaule. De plus je vous signale que je ne suis pas votre supérieur. Si vous avez à vous plaindre, allez donc sur le Camp Bastion où se trouve actuellement la base britannique » gronda Grumman exaspéré par ce militaire qui voulait vraiment revenir dans l'adrénaline du Combat

« Le Major Sholto m'a déjà mis dehors de ce Camp, c'est pour cela que je suis ici. Il se cache des choses dans cette base croyez-moi. Vous avez l'air d'être le défendeur de la mère et de l'orphelin et pourtant des informations ont filtré sur la raison de votre présence ici ! » s'énerva John Watson

« Le Majors Sholto, votre amant vous a éconduit et c'est ici que vous essayez de prendre votre revanche ? Je ne suis pas comme lui sachez-le, et les gens comme vous, les bisexuels, vous devriez vous faire soigner. »

« En quoi mon identité sexuelle intervient dans mon travail. Les gens ont besoin de savoir ce qui se passe ici. Est-ce normal que le peuple se demande le non retrait des troupes alors qu'il y a beaucoup plus de sang et de baston en Irak ! Je vais me démerder pour savoir exactement la présence de votre campement et sachez que je n'hésiterai pas à entacher la réputation des militaires même si c'est grâce au régiment du major Sholto que j'ai pu terminer mon doctorat en médecine. Je ne sais pas ce qui me retiens de vous briser les os de votre corps en les nommant ! Un peu de culture générale vous ferait du bien »

Grumman fit appeler son escorte afin de mettre John dehors. Le reporter avait beau réclamer et menacer, rien n'y faisait. D'ailleurs, un certain brun aux cheveux bouclés se régalait de la scène même si la distance qui le séparait de cette dispute ne lui permettait pas de tout entendre.

Irène l'avait prévenu que les vrais reporters sont prêts à tout pour être les numéros 1, quitte à mettre sa propre vie en danger.

OoOoO

Le colonel avait repris de la constance, après tout on lui avait confié la tâche de recevoir un reporter novice britannique. À se demander le pourquoi de la recrudescence de ces personnes à Kaboul. Mais bon le jeune homme en face de lui était beaucoup plus distingué et ses manières étaient irréprochables. Malgré tout Sherlock eu droit au Laïus que chaque nouvel arrivant sur site se devait de recevoir :

Point numéro 1 : l'eau. Le colonel lui demandait de boire plus de 2 litres et demi d'eau, afin d'habituer son corps à ce climat très agressif pour l'être humain

Point numéro 2 : la discrétion. Il était formellement interdit à Sherlock de perturber le travail des officiers sur place.

Point numéro 3 : les distractions extérieures. Le sexe dans les zones sinistrées est une des meilleures façons pour le commun des mortels de se soulager du poids du monde. Le général refusait catégoriquement que le reporter séduise ou réponde à des avances qui lui auraient été suggérées. Certes il ne parla pas du cas Watson, mais l'avoir vu peu de temps avant permettait de ne pas oublier ce point crucial.

Point numéro 4 : obéissance. Tout refus d'obéir à un ordre ou des prises de décisions sans accord, étaient prohibés par le général et pouvait conduire à une peine d'emprisonnement.

Sherlock fut surpris du numéro 3. Il est fiancé et ne recherche aucune relation, alors pourquoi depuis son arrivée, le sexe passait avant la guerre. Il n'était pas demandeur et sincèrement, il espérait qu'on lui foute la paix avec ses histoires. Tout ce temps à jacasser pour rien, dire qu'il aurait dû mettre le colonel en « mute » comme il le fait avec sa logeuse, lui aurait permis d'avancer dans sa première exploration.

Après deux heures à circuler en hélicoptère, toujours accompagné de Faiim et de son caméraman, Sherlock avait profité son installation dans le campement mobile américain, pour graver dans son « mind palace » les impressions qu'il avait eu durant ce trajet. Déjà voir le colonel chargé de liasses de billets était assez interpellant, mais en plus de voir Faiim lui dire de faire comme si de rien n'était, piquait au vif la curiosité du jeune homme.

Il n'en fit rien pour le moment, sachant qu'il trouverait un moment le fin mot de l'histoire. C'est donc par une interview des différents hommes sur place que Sherlock démarra sa mission. Il fut surpris des raisons de l'enrôlement de certains, en effet, quelle idée de venir ici pour se sentir aussi vivant que Schwarzenegger dans le film Terminator, ou pour dépasser des peurs qui risquaient sur le terrain d'être dangereuses et non captivantes. Il apprit aussi que certains ne portaient plus de munitions dans leurs armes pour les rondes. La plupart du temps, les militaires étaient dépêchés sur place pour s'occuper de la création de puits et de la restauration des bâtiments en très mauvais états suite à des précédentes campagnes militaires plus brutales et meurtrières.

OoOoO

Le lendemain Sherlock profita de la manœuvre des militaires afin de découvrir le peuple afghan et les femmes en prison bleue. Les maisons à moitié dans la roche et à moitié en torchis étaient bien différentes de la ville de Londres. Le colonel fut à nouveau appelé par les hommes du village car le puits s'était encore effondré. C'était la 4e fois que ce phénomène arrivait. Les habitants se plaignaient du passage de Talibans venant tout saccager et du manque de sécurité que les troupes américaines ne réglaient pas. Le puits allait être remis à neuf dans les jours qui devaient arriver et sur cette bonne note, ils reprirent leur chemin.

A force de boire de l'eau et encore de l'eau, Sherlock se sentait de plus en plus mal dans les véhicules blindés. Entre le terrain non stable et les roulis, il fut obligé de demander à la caravane militaire de faire une halte. Certains des officiers ne regrettaient absolument pas ce voyage trépidant car au village, le reporter avait dû faire profil bas avec son look androgyne sur lequel était écrit en grand homosexuel, chose complètement interdite dans ces pays pouvait être punie par la peine de mort. Mais en plus faire un arrêt en pleine nature n'était pas forcément le meilleur plan quand on est militaire et que ces routes sont fleuries de dangers divers.

Le temps de se remettre en route et de faire 3 kilomètres, le convoi fut stoppé net par deux voitures suspectes. L'impact de la balle dans le pare-brise de la voiture du Brun fut hyper impressionnant, même pour quelqu'un qui aimait le danger. On peut aimer l'adrénaline, mais quand le danger vient juste frapper à la porte, c'est excessivement impressionnant. Ça valait au moins un triple shoot d'héroïne vu la vitesse du cœur de l'ancien junkie.

Les ordres étaient clairs, rester dans la voiture, mais c'est assez difficile quand une pluie de cartouches vides et brulantes vous tombent dessus, alors le cadet Holmes se faufila dehors de la voiture en prenant sa caméra. Faiim avait beau le rappeler à l'ordre, Sherlock voulait filmer, il le savait, il le sentait, il le goutait même qu'une excellente histoire allait arriver et qu'il ne devait pas en manquer un morceau. Le reporter slalomait entre les balles et les protections des divers véhicules, et se trouva un petit rocher d'où il put filmer l'explosion magnifique d'une javeline sur la voiture de ces talibans.

Le général était en colère, car non seulement une javeline coutait plus de 80 milliers de dollars mais en plus la voiture que les méchants possédaient, aurait pu se revendre un excellent prix vu la rareté du modèle. Cependant il salua Sherlock qui avait mis en avant dans ce reportage le courage et la témérité des soldats américains et ce sans se faire tuer lui-même. Sherlock n'avait qu'un gilet pare balle et un casque comme seule protection.

Alors que cette fameuse rubrique passait à la télévision, le reporter fut accueilli en héros. Irène avait tout prévu, sortir faire la fête et boire. Sherlock essayait par tous les moyens de passer son tour mais la tornade Irène Adler le prit par le bras, le poussa dans un taxi et ils se retrouvèrent dans un bouiboui plutôt pittoresque. Irène avait invité une autre de ses amies reporter qui elle écrivait un livre sur l'instruction en Afghanistan. Kate était vraiment charmante et très intelligente et pour Sherlock, il trouva quelques pistes à flairer pour les prochaines actualités pendant que la Miss Adler était partie chercher de quoi se sustenter

Quand la sublime noiraude revint à table, elle n'était pas seule. Sherlock reconnu de suite le soldat qui avait été mis dehors de la base militaire la veille. Oh oui il était militaire, sa coupe de cheveux malgré les repousses en disait long, tout comme son maintien. Par contre son langage fleuri quand il prit place au côté de Sherlock fut plutôt étonnant. Il commençait mieux à comprendre l'avertissement d'Irène, mais après tout, le feu n'est-il pas fait pour se brûler ? Le jeu allait commencer.


La rencontre John sherlock va t'elle bien se dérouler?

Que cache le général Grumman?

Pourquoi Irène est elle si gentille?

Vous le saurez au prochain rendez vous. n'oubliez pas les reviews afin de donner vos avis sur la suite ainsi que sur ce chapitre

A bientôt et bisous

Ariane