CHAPITRE 2

Blablazone : Bonsoir à tous ! Nous nous retrouvons donc pour le second chapitre. Mais avant ça le blabla de l'auteur. Tout d'abord je vais voir ce que ça donne de mettre les réponses au review en début de chapitre et surtout d'y répondre dans les chapitres. Pour mon organisation personnelle je trouve cela plus simple. Je remercie tous ceux qui sont passés par ici et qui ont lu, j'espère que vous avez appréciez. Ensuite je vais vous confier un bout d'histoire, pas des jumelles North mais de moi, de mon expérience. Je suis arrivée sur Fanfiction à cause (ou devrais dire grâce à) une amie (la meilleure). Nous devions démarrés en tant qu'auteur et finalement je me suis retrouvée en tant que lectrice compulsive (laissez-moi vous dire que dans la réalité, je dévore tout ce qui est composé de plusieurs mots). Et c'est ainsi que j'ai passé la majorité des dernières années à lire. J'ai essayé de lire e tout et de ne pas me fermer aux univers que je ne connaissais pas. D'ailleurs quand je ne connaissais pas le fandom ça me poussait à me renseigner. Aujourd'hui à chaque fois que je vois un film ou une série, ou autre, je vais voir ce que nous propose les auteurs autour de ces fandoms. Donc merci à eux. Mais le plus important c'est qu'aujourd'hui je suis aussi de l'autre côté, du côté des auteurs. Et bon sang quand les auteurs remercient les lecteurs, moi je ne me rendais pas vraiment compte de ce que ça représentait. Aujourd'hui je le sais. C'est un réel bonheur de lire des review et de voir que des gens lisent nos mots et qu'ils aiment, j'ai été en joie à chaque fois. Alors merci au reviewer. Pour la confidence, je suis restée deux jours à rafraîchir ma page rien que pour voir qui se manifesterait. Voilà fin de confession et place au chapitre. Bonne lecture ! Et à bientôt !

Réponses aux reviewes

Momo (anonyme) : Salut ! Je suis vraiment contente que ça te plaise. Tant mieux si tu aimes les histoires longues. J'espère que la suite te plaira. Patience le mystérieux Audacieux aura bientôt un prénom. Bonne lecture !

Courtney Ackles : Coucou ! Contente de te voir par ici ! Tu te poses de bonnes questions mais je vais te laisser le découvrir au fil des chapitres. Bonne lecture !


- Ivy North.

Les quelques personnes restantes se tournèrent vers moi. Je m'avançais pour suivre la femme Fraternelle. Elle avait un joli visage, tout en rondeur. Un sourire dont elle ne se séparait jamais depuis que je l'avais vu. Elle était coiffée d'une épaisse chevelure brune froufrouteuse, tout comme ses yeux, d'un marron automne. Son teint aussi était brun, mais un marron doux et plein de chaleur. Je distinguais à peine son corps dans sa robe rouge informe. Personne ne le soupçonnait mais les Altruistes étaient de fins observateurs.

- Bonjour Ivy, je m'appelle Merryl et je viens des Fraternels. Comment te sens-tu ?

- Anxieuse.

- Ne t'inquiète pas, le test n'est pas grand-chose, cela va être rapide.

Elle me tendit une fiole avec un sérum jaunâtre. Je ne posais aucune question et bus. A peine eus-je fermé les yeux que je me retrouvais dans une salle pleine de miroir. J'étais seule et je sentis mon rythme cardiaque s'accélérer. La peur...

Une voix résonna à travers la pièce. Tellement forte que je fus étonnée de ne pas voir les miroirs se briser. D'ailleurs c'était horrible, ces miroirs bafouaient mes valeurs. Et j'avais tellement peur que je ne pouvais pas fermer les yeux. J'étais juste figée, incapable de bouger. Soudain une table apparut avec d'un côté un morceau de fromage et de l'autre un couteau. Je voulais bouger, attraper le morceau de fromage mais je ne fis rien. La voix me pressait de plus en plus, m'obligeant à faire un choix. Je réussis à fermes les yeux et ma main se referma sur le fromage.

La table disparut aussitôt et la voix se tut. Mes oreilles bourdonnaient et tout ce que je voulais c'était sortir. Je me laissais tomber à genoux tout en gardant mes yeux fermés.

Il se fit sentir rien que par son odeur, puis ensuite par ses grognements, une bête. Je ne pouvais ouvrir les yeux, la peur me clouait encore une fois. Alors à quatre pattes j'approchais mon bout de fromage à la main. Quand je fus assez près pour sentir son souffle et son haleine sur mon visage, je laissais le morceau de fromage devant lui et me reculais lentement. Mon corps était raide et j'attendais la suite. J'ouvris les yeux alors qu'une langue venait me lécher la joue. En face de moi se trouvait un petit chiot. Soulagée, je le pris dans mes bras et le serra contre moi. J'avais eu si peur. Je posais mon visage dans son poil doux...

- Bonjour ! claironna une voix.

Je levais la tête et rencontrais le sourire d'une petite fille blonde, habillé en noir et blanc, une Sincère sûrement. Sauf que le petit chiot se dégagea de mon étreinte et commença à se transformer. Il devint un grand et beau chien-loup. Mon admiration fut coupée net quand je vis qu'il se dirigeait vers la fillette.

- Cours ! ordonnais-je. Cours, va te cacher !

A mon tour je me mis à courir et je me jetais sans réfléchir sur le chien. Je me sentis heurter le sol et emmener la bête avec moi. Le temps que je rouvre les yeux, le décor avait changé. J'étais dans le bus. Pourquoi ? Un homme, un Sincère se tourna vers moi.

- Avez-vous cet homme ? demanda-t-il.

Je regardais l'affiche qu'il me montrait, les traits de l'homme m'était familier mais plutôt parce qu'il avait un visage commun.

- Alors, insista le Sincère.

- Je ne sais pas, je ne suis pas sûre, hésitais-je.

Sa main se referma sur mon poignet et il me rapprocha dangereusement de lui.

- Réfléchis bien !

Mon cœur battait trop vite, je me sentais oppressée. Tu es dans une simulation. Ces mots m'apparurent comme par magie. Réveille-toi, m'ordonnais-je. Aller ! Maintenant !

J'ouvris les yeux et me retrouvais sur la table. Je n'étais plus dans une salle où il y avait des miroirs, j'étais dans la même salle que tout à l'heure. Mais Merryl ne me regardait plus en souriant. Qu'y avait-il ? Les larmes me montèrent aux yeux et je les sentis couler sur mes joues sans un seul bruit. Je détestais ce genre de silence. Puis Merryl m'attrapa dans ses bras et me serra fort contre elle. Elle sentait les fleurs. Les Altruistes n'avaient pas le droit de se toucher, il n'en avait pas besoin. La seule étreinte que je me permettais était celle de ma sœur. C'était bien connu que les Fraternels se chérissaient les uns et les autres, les contacts humains ne les gênaient pas.

- Sèche tes larmes jeune Altruiste, j'ai bon nombre de chose à te dire.

Je hochais la tête pour lui faire signe que ça allait mieux.

- Ma chère, tu as eu plusieurs résultats. Altruiste, Fraternel et Érudit. Un brin d'audace aussi, sourit-elle. C'est comment dire ? Etonnant et plutôt rare. Les personnes qui ont plusieurs résultats s'appellent les divergents.

J'eus l'impression qu'elle me lâchait une bombe sur la figure. Divergente. J'étais divergente. Pourquoi ? J'étais celle que l'on allait traquer, celle qui n'avait pas le droit de vivre. J'étais une anomalie de notre société de paix.

- Vous allez me dénoncer ? demandais-je d'une voix grave.

- Oh non, bien sûr que non ! s'écria-t-elle. Ivy, tu vas bien m'écouter, tu as besoin d'une faction où tu seras en sécurité, personne ne doit savoir.

- Mais, qu'allez-vous mettre sur votre rapport ? Je ne veux point pas que vous ayez des problèmes.

- Tu es une bonne Altruiste Ivy, je mettrai ce premier résultat seulement. Maintenant rentre chez toi.

Je me levais et partis mais avant elle me serra une dernière fois dans ses bras. J'étais déboussolée, je ne savais pas où aller, pas quoi dire. J'avais peur de rentrer, qu'à un coin de rue on me prenne pour cible. Parce que c'était ce que j'étais devenue, une cible. Je m'assis sur un banc, devant le lycée et la route déserte. Il y avait très peu de transport et le lycée jouxtait presque les frontières des Érudits. C'était comme ça que je voyais notre société, par frontières.

- Tu as choisi le fromage !

Il s'assit à côté de moi et étendit ses jambes devant lui.

- J'ai raison ?

- On n'a pas le droit de parler de notre test, c'et confidentiel.

Décidément cet Audacieux ! Je n'avais aucune envie de lui parler, je ne me sentais pas bien, j'avais besoin de décompresser, de réfléchir. Demain je déciderai de mon avenir.

- Zack Reys, se présenta-t-il.

- Pourquoi es-tu passé avant moi ?

- Je suis un privilégié, se vanta-t-il.

Devant mon air sérieux, il commença à se frotter les mains.

- Elle s'est trompée, avoua-t-il.

- Ah.

- Tu es la pire des pipelettes, se moqua-t-il avec ironie. Tous les Altruistes sont comme ça ?

- En partie. Vous les autres, vous vous moquez, vous nous humiliez, alors pourquoi vous parlerait-on ? A part pour être poli.

Il ne répondit rien et m'observa bizarrement. Il allait ajouter quelque chose mais deux voix se firent entendre. Il se retourna, pas moi.

- Euh... pète-sec, tu es aussi là-bas, comment tu fais ?

- Pardon ?

Je me retournais dans la direction qu'il suivait et écarquillait les yeux, ma sœur discutait avec un Érudit. Elle contrastait par rapport au costume bleu du garçon. Puis ils tournèrent la tête vers nous et elle me salua.

- Tu la connais ? demanda Zack. Ou est-ce toi ?

- Ma sœur, répondis-je.

- Elle fricote avec un Érudit, intéressant.

La colère quand elle m'habitait je la contenais, c'était un art où je m'étais perfectionnée. Pourtant en l'entendant traiter ma sœur ainsi je ne pus m'empêcher de lui donner un coup de poing dans l'épaule. Il me regarda surpris.

- La vache t'a de la force !

Je me levais et commençais à m'en aller mais il me suivit quand même. Il ne me restait plus qu'une chose à faire, l'ignorer.

- Attends, me retenu-t-il. Désolé si j'ai dit quelque chose de mal.

- Lâche-moi.

- Comment tu t'appelles au fait ?

- Ne m'appelle pas et ça ira plus vite.

Mon ton était resté calme, je ne parlais jamais en haussant la voix ou en accentuant les syllabes. Mon ton était plutôt monotone. Il me lâcha quand même et je me remis en route. Je voulais retrouver la sécurité de ma faction, je ne voulais que ça pour l'instant.

- Ivy ! cria ma jumelle. Ivy ralentit !

Elle l'avait crié si fort. Je me retournais pour l'attendre et vis que Zack souriait. D'une certaine manière il avait gagné. Je jetais un regard doux vers ma sœur, qui riait comme une idiote.

- Tu n'allais pas rentrer sans moi, pas vrai ?

- Bien sûr que non.

- Au fait, c'était qui l'Audacieux avec toi ?

- Personne.

Je repris ma marche et Sevy ne posa pas plus de question. On resta silencieuse, tout le long du trajet, bien que vers le milieu du chemin, elle me prenne la main et la serra fort. On avait une tradition, c'est moi qui ouvrais la porte en première, c'était un moyen de rassurer ma sœur, je ne sais même pas pourquoi. Donc j'ouvris la porte et nous entrâmes.

- Alors ? demanda-t-elle une fois que nous fûmes dans notre chambre. Qu'a donné le test ?

- Sevy c'est confidentiel.

- Mais... Oh aller Ivy ! Je suis ta sœur ! Dis-le moi, ronronna-t-elle.

- Non, c'est confidentiel. C'est contre les règles si je te le dis.

- Les règles sont faîtes pour être brisée.

Je regardais ma sœur et me retenu de lui dire qu'elle n'avait pas forcément tort mais je me retins aussi de lui faire la morale. Dire ceci n'avait aucun sens. De plus cela m'arrangeait cette règle, comme ça je n'étais pas obligée de révéler ma divergence. Comme ça ma famille ne serait pas en danger ou menacée à cause de moi.

- Les règles sont faîtes pour être respectée, corrigeais-je.

- Tu n'es même pas curieuse de savoir ce que j'ai obtenu ?

- Non.

Ce qui était en partie faux. Je venais juste de me poser la question. Une réalité me frappa soudain. Sevy se sentait mal chez les Altruistes, Sevy était capable de mentir, Sevy était intelligente, Sevy était pleine de vie, Sevy était rebelle. On en parlait peu avec ma sœur de notre avenir. Je vivais au jour le jour, en étant certaine de ce qui allait m'arriver, en suivant la même routine. Pas Sevy. J'ignorais ce qu'elle voulait faire. J'ignorais si elle voulait changer de faction. Que ferais-je si c'était le cas ? Une part de moi voulait suivre ma sœur où qu'elle aille, une autre souhaitait rester chez les siens, là où elle se sentait bien.

La faction avant les liens du sang.

Cette devise résonna en moi comme une cloche annonçant un enterrement. J'aimais ma sœur, plus que tout et je n'avais jamais imaginé qu'on puisse être séparées.

Au milieu de la nuit, Sevy me réveilla, la lampe éclairant le bas de son visage.

- Qu'y a-t-il ? bâillais-je.

- Il faut qu'on parle Ivy.

- Demain matin, oui, soupirais-je. J'ai besoin de dormir.

- Attends écoute-moi.

- Vas-y, dis-je en fermant les yeux.

- Ivy je doute de rester ici. Tu te souviens, pas vrai ? Toujours ensemble. Jamais séparées. Hein ? Hé écoute-moi ! Promets-moi. Toi et moi on restera toujours ensemble, jusqu'à la fin... Ivy ?

- Je te le promets, bredouillais-je.

- Demain je vais passer avant toi, tu feras le même choix que moi, d'accord ?

- Oui Sevy.

- Tu ne me laisseras pas toute seule, n'est-ce pas ?

Je m'obligeais à ouvrir les yeux et à regarder ma sœur en face.

- Demain, quoi que tu fasses, je te suivrai, promis-je. On sera toujours ensemble et jamais séparées, affirmais-je. Jusqu'à la fin nous resterons ensemble.

Ma sœur hocha la tête et s'endormit quelques minutes plus tard. Pas moi, je ne dormis pas le restant de la nuit, parce que sans m'en rendre vraiment compte je venais de sceller mon destin. J'étais une Altruiste et je tenais mes promesses, surtout celles que je faisais à ma sœur.


J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis, à me poser des questions. J'y répondrai du mieux que je peux. A bientôt !