CHAPITRE 4

Blablazone : Bonsoir, bonsoir ! Mais ça ne serait pas le chapitre 4 ? Le nouveau petit chapitre pas aussi petit que ça, ou tout du moins plus long que le chapitre 3. C'est bien lui. Il faut l'encourager en l'applaudissant ! Clap ! Clap ! Clap ! Et vous voulez la meilleure ? Bah… J'ai failli oublier de publier. Nan mais je vous jure, je suis irrattrapable. J'ai eu ma semaine dans les pattes et je pense à trop de choses en même temps et là une pensée fugace sur cette histoire. Bon en tout cas ce chapitre introduit de nouveaux personnages, OCs pour la plupart mais j'espère qu'ils sauront vous conquérir. Trêve de bavardage ! Passons aux review et au chapitre.

Réponse review :

Momo : Salut ! Et oui Ivy suit sa sœur. Je suis contente de voir que ça te plaît et merci pour chacune de tes review. Aujourd'hui c'est au cœur de la faction audacieuse que les jumelles se retrouvent. J'espère que ça te plaira ! Bonne lecture !

CourtneyAckles : Salut ! Oui je sais c'était court mais aujourd'hui je me rattrape avec un chapitre plus long. J'espère que ça continuera de te plaire et je te souhaite une bonne lecture.


- Aller viens ! cria ma sœur excitée.

Je la suivis, les Audacieux se mirent à courir en descendant les escaliers. Nous fûmes les premiers dehors, aucun moyen de revenir sur nos pas. Alors je courais avec eux. Avais-je ressenti de la liberté ? Je ne m'en souvenais plus. Je jetais un œil fréquemment sur Sevy, elle avait une mauvaise endurance et s'essoufflait vite. De loin, je vis les personnes en début de file monter dans le train. Un train qui ne servait qu'aux marchandises et aux Audacieux. C'était l'une des raisons pour lesquelles on les admirait, parce qu'ils sautaient n'importe où et bravaient les interdits à un certain degré.

- Dépêche-toi Sevy ! dis-je en m'arrêtant.

Sevy força sur ses ressources et arriva à monter alors que le train démarrait. Elle soupira de bonheur et me regarda en souriant.

- A ton tour Ivy.

Son sourire était si beau, si précieux à mes yeux. Mais ses sourcils se froncèrent, elle s'éloignait de plus en plus de moi et je ne bougeais pas.

- Ivy ! Ivy dépêche-toi !

Je sentais la panique dans sa voix. C'était ce qui me décida à reprendre ma course. A présent je courais à côté du train. Elle me tendait la main mais j'étais trop loin pour l'atteindre, moi aussi je commençais à manquer de souffle. J'essayais de l'attraper et une main se referma sur mon poignet, on me tira à l'intérieur et je tombais sur Sevy. Elle se mit à me serrer contre elle, bouchant ma vue, m'empêchant de remercier la personne qui m'avait aidé.

- Je vais mourir étouffé si tu continues, souris-je.

- Pardon. Je suis contente qu'on soit ensemble.

- Je teindrais ma promesse Sevy.

- Je sais, je sais.

- Et maintenant, vous pensez qu'on fait quoi ? résonna une voix.

On se tourna tous vers le garçon érudit. Ses lunettes étaient décalées et il se tenait le poignet. Sevy avait plein d'étoile dans les yeux, elle bavait devant ce garçon.

- Tu vas voir, répondit un Audacieux. Ça devrait te plaire grosse tête.

On tourna alors notre regard vers l'Audacieux, un chauve aux yeux bleus, habillé d'un simple t-shirt noir et faisant la taille de l'érudit. D'ailleurs celui-ci ne répliqua rien et se tu, attendant que le temps passe. Je regardais les personnes en face de moi, deux Fraternels et deux Sincères. Etrange quatuor.

- Regarde, pointa Sevy dehors.

- Qu'y a-t-il ?

- Il va pleuvoir. On va courir sous la pluie, tu te rends compte ?

- On va être mouillé. Qui te dit qu'on va courir encore ?

- Bah regarde tout le monde se lève, vint nous interrompre l'Érudit de tout à l'heure.

- Salut Tomas ! sourit Sevy en le voyant.

- Bien le bonjour Sevy ! Heureux de te revoir. Au fait tu dois être sa jumelle Ivy, enchanté, Tomas Mith.

Je restais bouche bée devant la main qu'il me tendait, il connaissait ma sœur, il connaissait mon prénom et je ne le connaissais pas. Je jetais un regard vers Sevy mais elle était déjà debout. Certains ouvrirent les portes du train, bande de fou furieux ! Je me levais comme les autres et me retint de crier en voyant un Audacieux sauter.

- Vous croyez qu'il faut sauter ? croassais-je.

- Oui, confirma Tomas.

- Allons-y ! cria Sevy.

Elle sauta la première et je la regardais atterrir au sol. Même si elle avait atterri à plat ventre, elle allait bien et était en vie.

- A toi l'honneur, dis-je.

- Merci, sourit Tomas inquiet.

Je savais que ce n'était pas un moment d'altruisme qui m'avait poussé à le laisser passer avant moi, c'était surtout la peur que j'avais et l'instinct de conservation qui venait de se déclencher. Je voulais repousser ce moment le plus possible. J'étais dans les dernières à sauter. Je pris mon courage à demain et sautais.

Quand j'étais enfant, j'aimais regarder les oiseaux. Je me demandais alors comment ils faisaient pour rester en haut aussi longtemps, je me demandais ce qu'il voyait, je me demandais ce qu'il ressentait. Je pense que pendant un millième de seconde, j'ai volé comme un oiseau et j'ai vu le temps s'arrêter... Jusqu'à ce que j'atterrisse sur le toit de l'immeuble où nous sautions. Je me réceptionnais sur mon épaule et attendit avant de le relever. J'étais un peu sonnée et j'avais besoin que cette douleur lancinante se taise.

- Ivy ? Ça va ? Tu m'entends ? demanda ma sœur.

- Je suis toujours en vie, la rassurais-je.

- Tu peux te lever ? posa Tomas.

- Oui.

Je me levais et regardais autour de moi, tout le monde était là, se massant là où ils avaient mal. D'autres étaient plus à l'aise et souriait de toutes leurs dents.

- Sarine saute ! Saute ! cria quelqu'un.

- J'ai trop peur ! lui répondit la fille.

Une blonde, habillée d'une robe bleue était encore dans le train. Bientôt celui-ci partirait et ne serait plus visible. Son ami Érudit lui tendait la main.

- Si elle ne sauta pas, Sarine sera une sans-faction, lança Tomas inquiet.

Je rejoignis l'Érudit au bord de toit et tendit la main à mon tour.

- Saute ! insistais-je. Tu n'as rien à perdre de toute façon ! On va te rattraper, promis-je.

Je ne sais pas si mes paroles la décidèrent mais elle sauta. J'arrivais à lui prendre une main et l'autre garçon attrapa l'autre. On la hissa sur le sol et elle tomba dans les bras du garçon en sanglotant.

- Merci, soupira de soulagement le garçon.

Je rejoignais ma sœur et Tomas. On se mit à courir pour rejoindre le troupeau devant un autre bord du toit. C'est là qu'il se mit à pleuvoir, de toutes petites gouttes.

- Félicitation à tous ceux qui sont arrivés jusqu'ici, lança Max, le leader. Ce n'est qu'un pas de plus vers votre initiation mais ne vous leurrez pas, ceci n'était rien comparé à ce qui vous attend. Maintenant, vous devez sauter, dit-il en désignant un trou dont on ne voyait pas le fond.

- Qu'y a-t-il en bas ? demanda un Sincère.

- Justement à vous de le découvrir. Pour ceux qui ne souhaite pas sauter, c'est ici que s'arrête votre route chez les Audacieux. Vous serez prié de vous rendre chez les sans-faction. Qui commence ?

Tout le monde se figea, on entendait plus aucune respiration, on retenait tous nos souffles.

- Moi ! Aller les ploucs, laissez passer la vedette de ce jour ! claironna un Audacieux.

- Zack, ferme-là, soupira Max.

- Quelqu'un veux sauter avec moi ? proposa Zack.

Mais son regard était dirigé vers moi, comme s'il m'incitait à le suivre. Devant un blanc pour réponse, il enjamba le bord et sauta. Tomas fut le second à sauter, puis Sevy suivit le mouvement et donc m'entraîna avec elle.

- Vous allez sauter à deux les pètes-sec ? se moqua quelqu'un.

- Ça te pose un problème ! cracha ma sœur. Tu devrais te la fermer et t'écraser, parce que nous au moins on se bouge pour sauter. Je ne me rappelle pas t'avoir entendu pour sauter, abruti !

Je regardais ma sœur bouche bée. Sevy était capable de parler comme ça ? Mais d'où sortait-elle ces mots ? Je rêvais, c'était impossible que ce soit ma sœur. Pourtant c'était bien le cas, elle me prit la main et m'entraîna dans le néant. La chute fut rapide. Nous avions toutes les deux crié mais une fois sur le filet, Sevy avait éclaté de rire et moi j'étais restée immobile à regarder le ciel. Il commençait tout juste à pleuvoir et les gouttes tombaient sur mes joues. Un homme nous aida à nous dégager et une fois les pieds posés par terre, Zack s'approcha et nous félicita. L'homme qui nous avait aidé à sortir nous observa avec attention avant de réceptionner la prochaine personne.

- Vous ne trouvez pas ça géniale ? s'exclama Sevy. Je veux le refaire, je veux encore sauter de ce toit !

- Pour moi une autre fois, un saut par jour, ça devrait être suffisant, bredouilla Tomas.

On attendit que tout le monde saute. Puis l'homme qui nous avait aidé à retrouver la terre ferme commença un discours. Il s'appelait Quatre et était notre instructeur pour toute la durée de notre initiation. Son acolyte, une certaine Tris, l'aiderait aussi au cours de l'initiation. Les natifs et les transferts seraient séparés pour le début des épreuves. Un certain Uriah s'occupait d'eux. Les natifs paraissaient le connaître alors ils le suivirent sans méfiance. Nous suivîmes nos instructeurs avec plus de méfiance.

- Où va-t-on ? demanda une Sincère.

- Tu verras bien, lui répondit Tris.

- Je n'aime pas les surprises, se plaignit-elle. Et je ne pense pas que vous fassiez des cadeaux aux transferts alors pourquoi ne pas nous dire tout de suite où vous nous emmenez, insista la Sincère.

Quatre et Tris s'arrêtèrent devant une porte et la regardèrent avec un regard noir. Elle se recula et alla se cacher derrière un garçon Sincère. Tris ouvrit la porte et nous laissa entrer. Des rangées de lit et des douches/toilettes ouverts. C'était un dortoir.

- C'est une blague ? lâcha Sevy. Vous n'avez pas quelque chose de plus décent ?

- Ecoute pète-sec, si tu n'es pas contente, libre à toi de prendre la sortie, râla Quatre.

- Non mais elle a raison, on ne peut pas vivre là-dedans ! Rien que pour l'hygiène, on pourrait attraper des maladies infectieuses, soutint l'Érudite que j'avais aidé, Sarine je crois.

- Vous n'avez pas le choix, trancha Tris. Maintenant suivez-moi, vous allez devoir changer de tenue.

On suivit Tris la tête basse. Je pense que la vue des dortoirs nous avait tous traumatisé. On passa par un endroit spacieux et lumineux que Tris nous indiqua comme étant la fosse. Puis elle s'arrêta devant une rangée de bac avec des vêtements dedans. On nous laissa le champ libre pour choisir.

Sevy, Tomas et moi nous approchâmes d'un bac et on fouilla dedans. Sevy se trouva un short en jean noir, un débardeur et une veste en, toile, elle ajouta un jean, une paire de basket plate et des rangers noirs et un autre débardeur à sa collection. Tomas prit deux jeans noirs et deux t-shirts noirs avec une paire de basket. Quant à moi, je trouvais une veste noire avec des épaulettes, je trouvais deux pantalons noirs. Pour le haut, je trouvais deux t-shirts à manche longue. Je pris une paire de basket plate et ce fut tout.

- Ah commencer par faire les boutiques, c'est vraiment génial ! chantonna Sevy.

- Si vous avez fini, je vous ramène au dortoir, cria Tris à tout le monde.

On la suivit nos piles de vêtements à la main. On choisit nos couches et on rangea nos affaires. Tomas s'installa à côté de nous et se retrouva à côté d'une Sincère, celle qui avait posé des questions tout à l'heure. Elle s'approcha de nous et tendit la main.

- Je m'appelle April Kunnigan, enchantée de vous rencontrer.

- Moi c'est Sevy North et voici ma sœur Ivy.

- Waouh ! C'est la première fois que je vois des jumelles, s'extasia-t-elle. C'est impressionnant, on ne voit aucune différence. Mais comment je vais faire pour vous reconnaître, dire que je suis plutôt tête en l'air ! Il ne faudra pas m'en vouloir si je vous confonds, je mettrai un certain temps. Bon après si vous quittez la faction, je n'aurais plus ce problème...

- Stop ! la coupa Sevy. Pourquoi on échouerait ?

- Oh pardon ! se rattrapa April. Je ne voulais pas vous décourager, on a toutes les chances de réussir. Bon excusez-moi c'est parce que je parle beaucoup, l'habitude sûrement.

- Commence par te taire on verra après, siffla Tomas. Laisse-les tranquille.

- Tiens, tiens, un Érudit ronchon comme tout. Je sens qu'on va bien s'amuser !

April était marrante. Elle était assez grande et avait de beaux cheveux blonds et des yeux marrons. Son teint était pâle et elle n'arrêta pas de parler pendant que l'on s'installait. Sevy jeta toutes ses affaires d'Altruiste, je gardais le haut en-dessous de ma robe et jetais le reste, bien que ça me retourna le cœur. J'enfilais un des pantalons, un t-shirt et mes baskets. Nous n'avions rien à faire, alors pour la plupart on s'allongea sur nos lits et on regarda le plafond. Sevy était allongée contre moi et jouait avec mes cheveux. Tomas avait le regard tourné vers nous, Sarine et l'autre Érudit parlait à voix basse. April parlait avec les autres Sincères. Et aussi étonnant que ça fut, les deux Fraternels se montraient muets, je pensais même qu'ils dormaient.

J'observais le plafond et je m'imaginais le percer pour pouvoir voir le ciel. Je voulais sentir la brise du vent, entendre la pluie tomber, je voulais sentir les odeurs de la maison. Toutes ces choses qui allaient me manquer.


J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis, à me poser des questions. J'y répondrai du mieux que je peux. A bientôt !