CHAPITRE 6
Blablazone : Bonsoir ! Je me pose enfin pour poster ce chapitre. Mais entre hier et aujourd'hui, j'ai eu deux journées de fou et je me suis laissée débordée. Encore désolée pour le chapitre précédent qui étais vraiment court. D'ailleurs désolée aussi pour celui-ci parce qu'il est aussi court. Décidément ! Autant vous l'annoncer tout de suite, ça ne sera pas le dernier. Mais bon je me dis que si un jour je tente une nouvelle aventure (=fanfiction) je veillerai à ne pas refaire la même erreur. Après tout j'apprends aussi ! En tout cas je suis contente des retours positifs et vous ne pouvez pas imaginer ma reconnaissance à chacune de vos reviews. Merci ! Sur ce je vous laisse ! Passez un bon moment ! Bonne lecture ! Et on se retrouve la semaine prochaine ! Bisous, bisous !
Réponse review :
Momo : Bonsoir ! Aller je peux te l'avouer, j'ai un mal fou avec les personnages qui existent déjà, retranscrire leur caractère est l'une des choses les plus compliquées je trouve mais je suis heureuse que ça te plaise tout de même. Pour ma part je ne suis pas anti-spoil, la curiosité est juste le défaut le plus cool du monde ! Bonne lecture !
CourtneyAckles : Oui un peu court mais j'ai bien peur que celui-ci aussi. On va dire que ça sera l'un de mes nombreux défauts. Bonne lecture ! J'espère que tu passeras à bon moment quand même !
La nuit était déjà bien entamée mais je n'arrivais pas à dormir. Au moindre bruit, je tendais l'oreille. J'étais en alerte sans cesse. Un grincement et je me figeais. C'était insupportable. Tout le monde dormait plutôt bien. L'autre garçon Érudit ronflait un tout petit peu. Quant à Sevy, elle m'avait demandé de venir dormir avec elle. J'avais attendu qu'elle s'endorme pour redescendre sur ma couchette.
Quelqu'un entra. J'ignorais quelle heure il était. La lumière s'alluma d'un seul coup et un bruit de métal qu'on entrechoque résonna dans tout le dortoir. Je me redressais, sûrement la plus réveillée et observait Quatre.
- Aller debout ! Vite un déjeuner et rejoignez-nous dans la salle d'entraînement ! cria-t-il.
- Où est-elle la salle d'entraînement ? posa April en bâillant.
- A vous de trouver. Aucun retard ne sera toléré, ajouta Quatre en partant.
- Bien dormi ? demandais-je à Sevy.
- Comme un bébé. Merci, chuchota-t-elle.
- Ah là là ! Je suis tout courbaturé, râla Tomas. Bon, vous venez les filles ?
On se leva et on sortit. J'ignorais la direction du dortoir mais heureusement April prit les devants. Notre petit quatuor entra donc dans la cantine. C'était nettement plus calme que la veille et il y avait très peu de personne qui déjeunait.
- On ne vous nourrissez pas chez les Altruistes ? questionna Tomas septique.
- Bah si ! Pourquoi ? répliqua Sevy en engloutissant son troisième croissant.
- J'ai l'impression d'avoir affaire à une vorace ! fit remarquer Tomas. Et toi Ivy ?
- Un café avec du pain et du beurre me suffisent, répondis-je.
- Toi l'Érudit avec ton thé et tes petits biscuits, ne la ramène pas trop ! lança Sevy en riant.
- Dès le matin tu es déjà turbulente ? soupira Tomas. Hallucinante !
- Bonjour les amis ! salua April.
- Oh mon Dieu ! Sevy mate ça on a trouvé pire que toi !
Effectivement le plateau d'April était rempli, si bien qu'on ne le voyait même plus. Sevy lui accorda un beau sourire avant d'aller se resservir.
- Alors ce café ?
Je relevais la tête et croisais le regard de Sarine.
- Infecte, murmurais-je.
- Alors pourquoi continues-tu de le boire ? demanda-t-elle.
- Parce qu'il le faut.
- Ce n'est pas juste ! Vous êtes une majorité de fille ! Non mais c'est quoi ce délire ? Je vous jure que si on me traite de tapette je vous montre du doigt, râla Tomas.
- Hervé ne va pas tarder à arriver, l'informa Sarine avec un petit regard méprisant.
- Et Kenny ne devrait pas tarder non plus, ajouta April.
Hervé et Kenny, l'idée de ne pas savoir qui ils étaient me retourna l'estomac. Nous allions vivre ensemble, alors je devais au moins apprendre qui étaient mes compagnons. Justement l'autre garçon Érudit arriva, accompagné d'un garçon petit au cheveux brun.
- Vous êtes qui ? se moqua Sevy.
Je lui donnais un coup de coude dans les côtes pour qu'elle se taisent. Les deux garçons l'ignorèrent et s'assirent sans un mot. Hervé à côté de Sarine et sûrement Kenny le plus proche d'April. C'était lui le Sincère. Les habitudes ne trompaient pas. Ce faisait à peine deux jours, ce qui voulait dire qu'un individu resterait le plus longtemps collé à ses marques. April était une Sincère, donc Kenny aussi, alors ils resteraient en groupe. C'était pour cette même raison que les deux Fraternels restaient tous les deux et ne se mélangeaient pas. Pourtant une fille m'interpellait plus. Elle ne s'était pas présentée et je ne l'avais pas entendu parler encore. Pourtant, dans mes souvenirs, je me souviens l'avoir vu avec April. D'ailleurs elle se dirigea vers nous dès qu'elle eut fini de remplir son plateau. Les deux Fraternels arrivèrent quelques minutes plus tard et s'assirent un peu plus loin.
- Bon parlons stratégie ! déclara Hervé coupant court aux conversations.
- Stratégie mais pourquoi ? s'étonna April.
- Pour trouver la salle d'entraînement.
On se retourna comme un seul homme vers l'amie d'April, celle qui n'avait pas encore parlé. Ses joues blanches se mirent à rougir et elle se rapprocha un peu plus d'April.
- Développe Sora, insista April.
- Si c'était une épreuve. Admettons, nous ne devons pas avoir de retard sous peine de sanction. Nous devons trouver une salle alors que nous ignorons les plans de cette enceinte. Comment faire ?
- J'applaudis ! s'exclama Hervé. Je pensais justement à ça.
- Agissons en équipe, proposa Sarine. On se sépare et les premiers qui trouvent s'arrangent pour aller prévenir les autres.
- Ça ne tient pas la route. Nous ne saurons pas qui est où, contra Kenny.
On débattu plusieurs minutes avant de nous rendre compte qu'il serait temps qu'on y aille. Nos deux confrères Fraternels avaient déjà disparu. On traversa de nombreux couloirs, on tomba sur de nombreuses choses, on découvrit, on se perdit de vue, on se retrouva.
Quatre et Tris échangèrent un regard sévère en nous voyant arriver. Nous étions les derniers. On échangea tous un regard choqué en voyant les deux Fraternels déjà présent.
- Comment ils ont fait ? s'écria April.
- On a simplement demander notre chemin, lui répondit la Fraternelle du bout des lèvres.
Sevy éclata de rire. Je la comprenais. Nous avions cherché des stratégies trop compliquées, on avait oublié de penser à la facilité. Quatre fronça encore plus les sourcils en la voyant rire. Je lui posais une main sur la bouche, ce qui fit sourire Tris.
- Bien comme vous êtes en retard vous allez travailler toute la journée et sans manger. Judy et Anan vous aurez une pause. Les autres non, décida Quatre.
- Approchez ! tonna Tris. Aujourd'hui pour commencer votre initiation, vous allez vous entraîner au lancer de couteau.
- Laissez-moi vous dire une chose, vous serez classé...
- Les dix premiers seront les seuls sélectionnés, finit une autre voix. Les autres dégagent de la faction.
Certains exprimèrent leur mécontentement. Un homme sortit de l'ombre, un long sourire sadique sur le visage. Je me figeais sur place et Sevy commença elle aussi à sourire.
- J'allais le dire Éric, s'irrita Quatre.
- Tu n'as pas été assez rapide. Ces novices doivent comprendre.
Alors il s'appelait Éric. Où l'avais déjà vu ? Son visage m'était familier pourtant je n'arrivais pas à me souvenir.
- Sa tête ne te dit pas quelque chose ? chuchotais-je vers Sevy.
- C'est le mec d'hier, sourit-elle.
- Au travail ! annonça Tris. Placez-vous devant les cibles avec vos couteaux.
On s'exécuta sans un mot. Rester sage, obéir, réfléchir. Un frisson me parcouru avant même que je puisse lancer un couteau. Une main se posa sur mon épaule et m'obligea à nous retourner. Je me retrouvais face à Éric, Sevy à mes côtés, avec elle aussi une main sur l'épaule.
- Oh intéressant ! Mais que voilà, deux gueules d'ange ! se moqua Éric. Deux pète-sec identiques.
- Tu n'as pas dû comprendre la dernière fois apparemment. Lâche-moi, ordonna Sevy.
- Répète un peu pour voir ma jolie, qu'est-ce que ces mauvaises paroles dans une bouche si attirante ? ronronna Éric effrayant.
- Tu dois aussi avoir les oreilles bouchées ! Ça fait deux fois que tu me fais le coup. Aller maintenant va voir ailleurs si j'y suis !
- Ça suffit ! gronda Quatre.
Une fois sa tirade terminée Sevy se retourna et reprit ses couteaux. Je ne pouvais me détacher d'Éric. Je voyais ses poings se serrer, comme la veille, une veine palpitait dans son coup et ses muscles étaient bandés. J'eus comme l'impression de le voir abattre son poing dans le dos ma sœur, je le voyais arriver, je le sentais. Mais avant qu'il l'atteigne je lui bloquais le poing et lui donnais un coup de pied dans le ventre. Surpris il perdit quelque peu l'équilibre mais quand une posa à nouveau son regard sur moi, je sentis sa colère.
- Tu ne touches pas à ma sœur, dis-je avec mon ton monotone.
- Je sens que je vais bien m'amuser, sourit-il. Vous ne perdez rien pour attendre les pète-sec.
Il se releva et sortit de la salle en claquant la porte avec une force surprenante. Le bruit résonna encore quelques instants dans la salle et les autres gardèrent le regard sur nous. Je n'aimais pas être au centre de l'attention mais ça ne paraissait pas déranger Sevy qui s'était remise au travail. Les autres finirent par faire de même. Pas moi. Je regardais Tris et Quatre qui discutaient entre eux et je détournais le regard au moment où ils nous regardèrent ma sœur et moi. Je voulais passer inaperçu. Réussir ou échouer. Cela dépendrait de ce que je ferai, de comment j'évoluerai. Mais si j'échouais à mon initiation, je finirais comme sans-faction et alors peut-être reverrai-je mes parents, peut-être que tout ne serai pas perdu. Je ne pouvais faire ça, j'étais persuadée que Sevy réussirait son initiation, je me devais donc de réussir moi aussi. J'avais une promesse à tenir et je la tiendrai. J'espérais juste que cette faction n'allait pas détruire ce que j'étais, une Altruiste. Jamais je ne n'avais voulu devenir une Audacieuse.
J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis, à me poser des questions. J'y répondrai du mieux que je peux. A bientôt !
