CHAPITRE 7
Blablazone : Bonsoir à tous ! Je suis très heureuse de vous retrouvez pour ce nouveau chapitre ! Le dernier a donné pas mal de réflexion et de questionnement. J'espère que celui-ci sera vous ravir comme le reste. Ce soir pas de grands mots. Je vous laisse avec le chapitre. Bonne lecture ! Et encore merci pour vos review, ça fait vraiment chaud au cœur.
Réponse review :
Momo : Salut ! Merci pour ta review et contente que ça t'est plu. Ah je pense que Sevy va bien diviser. Je te laisse avec la suite, bonne lecture !
CourtneyAckles : Hello ! Moi parenté avec Éric ? Ça fait une semaine que je médite là-dessus et non je ne suis pas aussi sadique que lui. Oh privé de nourriture je trouve que c'est une bien petite punition mais je te l'accorde si on nous punissait ainsi à chaque retard dans la réalité, ça serait terrible. Alors entre Quatre, Tris et Éric, comment ça se passe ? Je dirais qu'ils ne sont ni amis, ni ennemis (pour l'instant), Quatre et Tris reconnaisse Éric en tant que leader et ils lui obéissent dans le meilleur des cas. Donc non pas des amis.
Nous nous entraînâmes toutes la journée, jusqu'à ce que la nuit tombe. Il était très tard et notre petit groupe était fatigué. Nos bourreaux, car ne mentons pas, Tris et Quatre n'avaient été que ça aujourd'hui, acceptèrent de nous relâcher. A nos côtés, les deux Fraternels avaient une posture fière. Plusieurs fois, je vis Sevy leur jeter un regard noir. Depuis le début de la journée, on s'était montré unis sauf avec les Fraternels. Etait-ce vraiment la bonne stratégie ?
Alors que les autres mangeaient, je réfléchissais à la stratégie à adopter. Le but de tous novices était de réussir son initiation. Alors n'avions-nous pas tort de créer des relations entre novices alors que nous serions forcément séparés. Nous sommes dix novices transferts, qu'elle était le pourcentage de chance pour que nous réussissions tous ? Un faible pourcentage, mon cerveau n'étais pas assez érudit pour que j'ai un chiffre exact. Je jetais un œil à April, la pétillante Sincère qui avait déjà gagné mon affection. Qu'allais-je faire ? Etais-je seulement capable d'y arriver ? Moi la bonne Altruiste.
- Je ne peux pas croire que tu n'as pas faim ! Tu n'as rien mangé depuis ce midi et tu ne vas pas me dire que ton café te faire encore tenir ! s'exclama Tomas.
Après quelques minutes je compris que c'était à moi qu'il s'adressait.
- Euh... L'entraînement m'a beaucoup fatigué, me justifiais-je.
- Faut que tu manges ! déclara April. Aller debout ma grande, va te chercher à manger.
Je me levais après quelques encouragements et j'allais me servir de quoi manger. Dans mon assiette un repas typique Altruiste, je regardais l'assiette de ma sœur, un repas non typique des Altruistes. Mon bras droit - celui avec lequel j'avais lancé - me faisait atrocement mal, je sentais que mon muscle était engourdi après tant d'effort. En me retournant, je heurtai encore quelqu'un, encore la même personne. Les traits d'Éric étaient tendus et son regard s'illumina d'une lueur malsaine en me voyant. Je m'attendais à subir une remontrance, des cris mais il se contint magnifiquement. Pourtant je ne pouvais ignorer la veine dans son coup et ses poings aux jointures blanches.
- La vengeance sera inattendue pète-sec, susurra-t-il à mon oreille.
Il s'éloigna ensuite me laissant stoïque. Je ne savais plus quoi faire, mon bras endolori tremblait légèrement. Finalement quelqu'un vint à mon secours, Sevy. Toujours là pour moi, ma chère sœur. Une fois assise, elle posa sa tête sur mon épaule. Je mangeais en silence, tout en ayant conscience que la moitié de la salle me regardait. Une fois finis, je me levais et me dirigeais vers le dortoir, ma sœur me promit de vite me rejoindre.
Le dortoir était vide, il n'y avait aucun transfert. Je souris en pensant aux petits moments de solitude auquel j'aurais le droit. Je croisais les jambes et fermais les yeux. Profiter du silence. Comme celui que j'aimais tant chez moi. Cette première pensée me ramena à la maison. Aux murs gris sans décoration, à mon lit au matelas ferme, mes parents qui discutaient souvent tard le soir dans le noir. Je n'entendais pas vraiment ce qu'il disait je percevais juste le son de leur voix chuchotant. Sevy s'endormait toujours avant moi, je supposais qu'elle ne les avait jamais entendus. Je restais longtemps dans cette position, l'esprit coupé, jusqu'à ce que la porte s'ouvre. J'ouvris les yeux et me retrouvais en face de Zack et de son sourire provocateur.
- Tu fais quoi ? demanda-t-il en s'allongeant sur mon lit.
Je décidais de l'ignorer. Que pouvais-je lui répondre ?
- Oh aller Ivy ! Tu n'es plus chez les Altruistes.
- Je médite, répondis-je vexer.
- Tu médites ? Ça te sert à quoi ?
- A faire le point et à me détendre. Je profitais du silence jusqu'à ce que tu arrives.
- Tu parles peu mais tes répliques sont cinglantes. Je peux savoir pourquoi tu as une dent contre moi ?
- Je n'ai pas de dent contre toi, ni pour personne.
- Je vais te croire.
- Est-ce que tu as le choix ?
Je lui clouais le bec et j'affichais un léger sourire pour signifier que j'avais vaincu. Zack resta allongé, je le sentais me regarder et pourtant je ne bougeais pas. Puis je détendis mes jambes et me levais. Je me mis à marcher, faisant des allers-retours, toujours sous le regard de Zack. En l'entendant soupirer, je m'arrêtais et le regardais. Il me souriait, toujours ce petit sourire espiègle et provocateur. Je savais que mon visage n'exprimait rien, alors pourquoi persistait-il ?
- Qu'est-ce que tu veux ? lui demandais-je.
- Rien. Tu m'intrigues Ivy. Je suis un homme curieux.
Je haussais les sourcils.
- Au fait, évite de trop embêter Éric, il fait partie des leaders des Audacieux et même si Max en est le principal, il a du pouvoir.
- C'est lui qui a commencé.
- Je te dis juste de te méfier Ivy.
Je restais debout. Il se leva et se pencha vers moi. Avant que je ne puisse reculer, il déposa un léger baiser sur ma joue. Il partit aussitôt, son éternel sourire espiègle aux lèvres. Je ne bougeais, je ne savais pas quoi faire ou ressentir. Qu'est-ce que je devais en conclure ? J'aurais pu me rasseoir, me remettre en position et réfléchir mais la porte du dortoir s'ouvrit et tout le monde entre.
- Je ne t'ai pas trop manqué ? me demanda ma sœur.
- Je n'ai pas vu le temps passer.
- Tu aurais dû rester Ivy, on a bien ri.
- J'avais besoin de me reposer. Mon bras me fait mal.
- D'accord. Tout va bien ? sourit Sevy.
- Oui.
Je lui souris en retour, le seul sourire que je lui réservais. Sevy m'ébouriffa les cheveux et partit prendre une douche. Je n'y avais pas encore mis les pieds, ça me rebutait de devoir me laver aux vues de tout le monde. Mais ça ne paraissait pas déranger ma sœur, je la vis se mettre nu sans gêne. Au début, certains la regardèrent puis ils passèrent à autre chose, comme si c'était normal. Cependant je vis Tomas qui la regardait encore.
- Arrête de mater ma sœur, prévins-je.
Je le vis rougir puis s'allonger pour ensuite fixer le plafond. Je le tenais à l'œil encore quelques instants et me couchais à mon tour. Il faudrait que je me lave un jour où l'autre. Quelques minutes plus tard, Sevy me rejoignit. Je sentais la fraîcheur de sa peau à travers mes vêtements. Je me retournais et on se retrouva allongée face à face.
- On va y arriver ? chuchotais-je.
- Bien sûr ! me sourit-elle. Il ne faut pas en douter.
- Sevy et si j'échoue ?
- Tu n'échoueras pas.
- Comment peux-tu en être sûre ?
- Parce que tu n'as jamais échoué. Depuis que je suis petite tu as toujours été là, tu as toujours réussi ce que tu as entreprit, alors pas la peine de douter maintenant. Nous allons devenir des audacieuses.
- Je ne pourrais jamais tuer Sevy.
- Tu apprendras.
Ma sœur m'avait répondu ça si naturellement que je ne savais pas quoi lui répondre. Heureusement les lumières s'éteignirent et on se retrouva plongée dans le noir. Ma jumelle se pelotonna contre moi, prête à s'endormir. Je n'en revenais pas de ce qu'elle venait de me dire. Apprendre à tuer... Tuer relevait-il vraiment de l'apprentissage ? La simulation du test d'aptitude me revint en mémoire, j'avais refusé de prendre le couteau et il n'y aurait eu que le couteau, je ne l'aurais pas choisi. Humain ou bête, je n'allais pas tuer. Je m'y refusais. C'était contraire à mes valeurs.
Altruiste avant tout. Mais confronter Altruiste et Audacieux, qu'est-ce que cela donnerait ? J'étais chez les audacieux pour ma sœur pas par choix, je voulais être altruiste. N'étais-ce pas un moyen de prouver que je pouvais être Altruiste chez les Audacieux ? Rien que cette pensée montrait que je n'étais pas à ma place, c'était contraire à l'éthique de notre ville. On ne pouvait être qu'une seule faction, pas deux, pas trois, pas plusieurs. Pourtant c'était ce que j'étais, plusieurs factions, j'étais divergente.
J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis, à me poser des questions. J'y répondrai du mieux que je peux. A bientôt !
