CHAPITRE 12

Blablazone : Bonsoir, bonsoir ! Je suis ravie de vous retrouver pour un nouveau chapitre. J'ai quand même une mauvaise nouvelle à vous annoncer. La réponse à la question qui vous ronge (à savoir par qui Sarine a-t-elle attaquée / Éric est-il en cause ?) n'a pas de réponse. En relisant ce que j'avais écrit je me suis rendue compte qu'il n'y avait plus aucune trace de l'attaque de Sarine. Du coup je vous prie de m'excusez car c'est une erreur de ma part. Et je n'ai pas le souvenir si je voulais mettre Éric en cause ou non. Et en plus ce chapitre n'est pas très long. On va dire que j'accumule quelques inconvénients. Et dans un sens je me rends compte que je suis encore une débutante mais cet oubli m'a servi de leçon. Je vous remercie tous pour votre fidélité et je vous souhaite une bonne lecture !

Momo : Bonsoir ! Il te reste à découvrir si mes personnages gentils sont des cons ou non. Contente que Sevy soit remontée dans ton estime. Merci pour ta review et bonne lecture !

CourtneyAckles : Bonsoir ! Merci pour te review et ta fidélité. Encore désolée de ne pas pouvoir donner d'explication par rapport à Éric. Bonne lecture !


J'étais une boule de nerfs. Si j'avais bien compté, aujourd'hui était un jour de repos pendant lequel nous pourrions revoir nos parents. J'avais tellement hâte. Mes parents me manquaient. Je voulais encore être témoin de leur complicité. Je guetterais l'expression de leur visage lorsqu'ils observeraient les lieus. Comme il me manquait. J'avais veillé Sevy toute la nuit après qu'elle eut fait un cauchemar. Mon manque de sommeil me faisait défaut mais bientôt il me ferait perdre le contrôle. Je devais me reprendre et savoir que j'allais bientôt voir mes parents me réjouissait et me poussait à ravoir des habitudes saines.

Ce fut presque avec impatience que j'attendais que Quatre vienne nous réveiller avec sa barre métallique. Voyant qu'au bout de quelques minutes, il ne venait pas je me levais et m'aventurais dans les couloirs. C'était étrange de trouver cet endroit calme alors qu'il résonnait de bruit incessant. De mémoire je réussis à retrouver l'endroit où Zack m'avait emmené la dernière fois. Un endroit lumineux où je pouvais contempler le ciel et quérir quelques courant d'air. Un bruit de porte me fit sursauter.

Tu ne dors pas ? s'étonna Zack.

Non. Toi non plus.

Il vint s'asseoir à côté de moi et nous contemplâmes le petit matin.

Il reste du temps avant le lever ? murmurais-je.

Oui.

Dis, comment fais-tu pour me reconnaître ? Pour me différencier de ma sœur ?

Aussi étrange que cela puisse paraître, je parle peu avec ta sœur. A chaque fois je tombe sur toi, ricana-t-il.

Je suis sérieuse.

Tout est dans le regard et dans l'attitude. Ta sœur marche la tête haute et à un regard déterminé. Ton regard à toi, il est plus doux.

Je hochais la tête pour lui signifier que j'avais compris. Sevy et moi nous étions identiques physiquement. Nous avions les mêmes grains de beauté, les mêmes couleurs. Chez les altruistes, quand nous étions enfants, nous nous amusions à nous faire passer l'une pour l'autre. Pourtant nos parents avaient toujours réussi à faire la différence. Mes parents j'avais tellement hâte de les revoir.

Tu souris, fit-remarquer.

Ça n'arrivait pas souvent depuis que j'étais chez les audacieux. Gênée, je sentis mon sourire retomber.

Oh non ! Tu as un si beau sourire.

Laisse-moi.

Qu'est-ce qui t'as fait sourire ? insista-t-il.

Mes parents. Je vais les voir aujourd'hui, confiais-je.

Quelque chose dans son expression changea et son sourire a lui disparut complétement. Il se mit à fuir mon regard comme s'il était gêné. Mon ventre se tordit d'anxiété. Que se passait-il ? Pourquoi réagissait-il ainsi ? J'avais parlé de mes parents mais cela ne signifiait pas que c'était une traîtrise. Oui je voulais voir mes parents mais j'espérais qu'on ne m'en tiendrait pas défaut.

Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je la gorge serrée.

Ivy, soupira-t-il. Je suis tellement désolé.

Pourquoi ?

Il n'y aura pas de visite aujourd'hui. Vos parents ne viendront pas vous voir.

Pourquoi ?

C'est une nouvelle règle de l'initiation audacieuse. Cette année les visites parentales sont annulées.

Mon monde s'effondrait. Toute excitation me quitta. Guidée par je-ne-sais quoi je me levais et retournais dans mon dortoir. Je regardais Sevy en train de dormir, son visage était si paisible. Comment allait-elle réagir ? J'étais incapable de penser à autre chose qu'au fait que je ne reverrais pas mes parents. Je les avais abandonnés. Je ne pourrais jamais leur dire comment je regrettais. Je ne saurais pas ce qu'ils deviendraient. Quatre entra et nous réveilla avec la barre de fer habituelle. J'observais le réveil de Sevy. En me voyant elle se mit à sourire, puis elle déposa un baiser sur ma joue avant d'aller se préparer. Je ne devais pas réfléchir. Quatre remarqua mon mutisme parce qu'il vint se placer devant moi, avec son regard dur.

Ivy, tout va bien ?

Je hochais la tête sans le regarder. La faction audacieuse venait de m'enlever quelque chose de précieux. Un dernier moment en tête à tête avec mes parents. L'instructeur hocha la tête, guère convaincu, il nous annonça que nous étions attendu dans la fosse dans un quart d'heures.

Dans le réfectoire les hypothèses allaient bon train. Les autres paraissaient avoir complètement oublié que nos parents devaient venir.

Ivy, m'interpella Sora. Je ne sais pas si tu as fait attention mais un natif n'arrête pas de te regarder.

Qu'il continue et je lui casse la figure, râla Sevy.

Je quittais mon café des yeux et tournais la tête. Zack chercha à croiser mon regard et j'exauçais son vœu. Il m'interrogea du regard et je lui adressais un bref signe de tête. Je retournais ensuite à la contemplation de ma tasse de café. Ce matin j'étais incapable de l'avaler et heureusement les autres ne parurent pas le remarquer.

La fosse grouillait de monde et pas que des novices. Éric nous contemplait depuis la rambarde du haut avec son air supérieur et acéré. Enfin Max le rejoignit, ainsi que les autres leaders. Max demanda le silence mais il ne fut pas écouté. Certains n'avaient même pas remarqué que nos leaders attendaient. Finalement ce fut Éric qui hurla le silence et tous se turent. Je ne savais pas si certains audacieux remettaient en cause le manque d'autorité de Max mais ça ne serait pas étonnant. Un leader qui ne pouvait même pas obtenir le silence n'avait plus sa place et c'était surprenant que les audacieux ne l'aient pas viré.

Nous vous avons réuni pour mettre les choses au clair. Cette année les novices transferts ne recevront pas la visite de leurs parents, déclara Max.

Quelques murmures d'étonnement résonnèrent mais aucun chez les novices transferts. Nous étions tous figés d'étonnement.

Silence ! réclama Éric.

En quel honneur ? s'écria Hervé.

En aucun honneur. Vous êtes des novices audacieux, vous n'avez plus rien à faire de votre ancienne faction. La faction avant les liens du sang, conclu Éric fièrement.

C'est injuste ! rajouta Hervé.

Si tu n'es pas content, rien ne t'empêche de dégager ! répliqua Éric menaçant. Vous êtes déjà assez faible, pas besoin d'enfoncer ce défaut avec vos parents.

C'est terminé pour aujourd'hui, retournez à vos entraînements, déclara Max.

Les autres avaient l'air effaré et soudain je me sentis moins seule. Je doutais que les prévenir avant aurait été une bonne idée. J'aurais voulu que Zack ne me dise rien. Nous retournâmes à l'entraînement mais le cœur n'y était pas. Sarine avait l'air abattu, même le duo de fraternels était touché.

Concentrez-vous, intima Tris d'une voix forte. Vous ne pouvez pas vous laisser aller parce que quelque chose vous contrarie. Cela ne fera que vous porter malheur.

Kenny murmura quelque chose et se reçut une tape derrière la tête de la part de Quatre. Ce fut l'un des pires entraînements que nous n'avions jamais faits. Nous avons été mauvais de A à Z. Voyant qu'ils n'obtiendraient rien pas plus aujourd'hui, nos instructeurs nous lâchèrent plus tôt.

Prenez du repos et remettrez-vous les idées en place, nous conseilla Quatre. Demain ça sera comme si aujourd'hui n'avait jamais existé.

Comme j'aimerai que cela n'existe jamais. Peut-être que je serai encore chez moi, dans ma maison sans couleur avec une faction distante en surface mais aimante en profondeur. Je voudrais ne jamais avoir eu seize. Ce jour-là fut aussi le jour où nous avions chacun besoin de solitude. Seuls Hervé et Sarine restèrent semble, les fraternels partirent dans des directions opposées, April et Sora rejoignirent le salon de tatouage, Kenny disparut on ne sait où, de même que Sevy. Tomas lui alla se réfugier dans le dortoir.

Sevy, l'appelais-je. Comment te sens-tu ?

Ça va, m'assura-t-elle.

Vraiment ?

Oui. J'ai choisi les audacieux alors je me doutais bien que je ne reverrai jamais papa et maman. D'un côté ça m'arrange qu'ils ne viennent pas, comme ça je n'aurais pas eu besoin de faire semblant.

Faire semblant de quoi ?

Que je n'avais pas changé.

Ils auraient été fiers de toi, quoi que tu sois devenu.

Ma sœur m'adressa un sourire attristé et reprit sa marche. Je la suivis soucieuse. Une Sevy mélancolique ne donnait jamais de bons résultats.

Ivy, j'ai besoin d'être un peu seule, s'il te plaît.

J'acceptais et la laissais partir sans moi. D'habitude elle ne m'aurait jamais laissé. Au contraire elle aurait réclamé ma présence. Peut-être même aurait-elle pleuré un peu ? Qu'était devenue la Sevy que je croyais connaître ? Où était passé ma sœur qui avait besoin de moi ? Seule moi aussi, je décidais d'aller à l'infirmerie, m'enquérir de l'état de Nico et passer un peu de crème sur mon bras.

Bonjour, me salua Ray. Que puis-je pour toi ?

Je venais voir Nico.

Il est reparti. Et il va bien. Grâce à toi, tu as eu les bons gestes.

Merci.

Autre chose ?

Crème anti-inflammatoire.

Il me sourit et me tendit le tube en question. D'habitude quand il n'y avait personne, j'osais en mettre mais devant lui je me retrouvais bête à tenir le tube sans savoir quoi faire. Je ne voulais pas enlever mon t-shirt devant lui, même s'il avait un visage avenant, je ne lui faisais pas confiance et puis je trouvais cela gênant.

Tu peux le prendre avec toi.

J'espérais qu'il comprendrait mon remerciement par mon regard et avant qu'il ne dise autre chose, je m'éclipsais. Dans les couloirs, je tombais sur Zack.

Ivy, comment vas-tu ? Tu es partie si vite ce matin.

C'est dur à avaler.

Éric peut se montrer sans merci mais il fait des choix pour le bien de la faction.

Je ne vois pas en quoi nous empêcher de voir nos familles est un bienfait pour la faction. Entre ça et une initiation sélective, je trouve que ça va très loin.

Garde ça pour toi.

Pour une fois c'est lui qui s'éloigna afin de clore la conversation.

J'étais dans le dortoir jusqu'à ce que les autres reviennent pour se coucher. Sevy était venue parler un peu avec moi ensuite elle s'était couchée. Sa peur du noir paraissait s'améliorer mais je gardais maintenant l'espoir qu'elle viendrait se coucher avec moi. Une fois les lumières éteintes je ne dormis pas. Je ne sus pas combien d'heure je restais ainsi réveillée, en tout cas je sortis de ma torpeur lorsque j'entendis quelqu'un bouger. Ma sœur venait de descendre de sa couchette et elle se dirigeait vers la sortie.

Sevy, chuchotais-je.

Tu m'as fait peur, sursauta-t-elle.

Où vas-tu ?

Prendre un peu l'air. Ne t'inquiète pas. Rendors-toi.

Je peux venir.

Retourne te coucher Ivy, je n'en ai pas pour longtemps.

Ma jumelle n'avait vraiment pas remarqué que je ne dormais plu. Etais-je à ce point invisible à ses yeux ? Depuis quand me cachait-elle des choses ? Depuis quand me mentait-elle ? J'étais persuadée qu'elle venait de le faire.

Je l'attendis toute la nuit et quand elle revint, Quatre arriva quelques minutes après elle. Tandis qu'elle faisait semblant de se réveiller, je cherchais une trace de fatigue sur son visage. Elle avait le teint frais de quelqu'un qui a bien dormi. Qu'avait-elle bien pu faire ?


Vous êtes arrivés à la fin du chapitre. Félicitation. Si votre curiosité n'est pas rassasiée, veuillez patienter la suite arrive dans la semaine qui suit. A la revoyure !