CHAPITRE 13

Blablazone : Bonsoir ! Quelque peu en retard, non ? Aujourd'hui je vais vous raconter une histoire. Non pas celle en-dessous… Je suis de la génération qui a connu les skyblogs (et vous ?). J'en ai créé tellement et aujourd'hui ils sont supprimés ou à l'abandon (on ne tourne pas le dos à ses bébés si facilement, snif). Les blogs c'est une partie de ma vie, j'y publiais déjà des fanfictions puis j'ai atterri ici. Tout ça pour dire, que sur les skyblogs beaucoup consacrait un espace pub à d'autres blogs, voire même un blog pour faire connaître d'autres blogs. Je trouve l'idée bonne et j'ai remarqué que ce n'était pas rependu sur ce site. Du coup voici l'instant pub (partage, c'est mieux) de ma part ! Récemment j'ai lu un petit bijou dans le fandom « Maze Runner Trilogy » qui a pour doux titre « Forever young » de Ewhylan. Concrètement c'est un UA (j'adore ça !) autour du couple Thomas/Newt, qui sont deux jeunes à l'université qui profitent de leur jeunesse. Cette histoire m'a tellement prise que j'ai failli faire une nuit blanche et c'est vraiment rare. Tout simplement j'ai adoré et je me suis dit que ça serait sympa de le partager avec vous comme je le partagerai avec mes amis. Cette fiction est terminée et se compose de 33 chapitres. Je vous invite à faire preuve de curiosité (c'est le meilleur défaut du monde) et à y jeter un œil. Bon chapitre et bonne lecture (pour ce qui est de ma fiction) !

Réponse review :

Momo : Salut ! Un mystère nommé Sevy (un très bon titre si tu veux mon avis, haha !). Cette fois-ci je t'assure que cette énigme à une réponse. Mon combat, te faire changer d'avis sur Zack ! Non en vrai ça m'amuse trop que tu te méfies de lui, tu peux continuer comme ça (manque de soutien total aux personnages, bientôt ils me font un procès). Bonne lecture et à bientôt !

CourtneyAckles : Bonsoir ! Alors non Éric et les leaders ont vraiment supprimé les visites parentales pour les transferts, même pour l'année prochaine. (En gros les chanceux sont les natifs). Ils veulent que leur futur membre soient attachés à leur faction et pas à leur famille. Après la seule chance de croiser un proche c'est la Cérémonie du choix. Ensuite Éric ne veut pas la place de Max, il est déjà leader et ça lui convient. Mais Max est vieillissant et de plus en plus dépassé. Je voulais juste le montrer en donnant plus de poids et d'autorité à Éric. Enfin tu as un bon instinct au sujet de Sevy et son secret (la réponse existe bien !). Bonne lecture et à bientôt !


Ils nous mirent dans la confiance durant la matinée. Mais les voir nous accorder une pause plus facilement que d'habitude aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. Ce matin nous nous étions entraînés à tirer encore et encore. Hier avait paru ne jamais avoir lieu. A présent nous arrivions tous plus ou moins à toucher les cibles, il fallait à présent viser à des endroits stratégiques. Je surveillais Sevy du coin de l'œil. Fidèle à elle-même ma sœur se débrouillait bien. Elle n'avait pas l'air fatigué et cela me poussait à me demander encore plus ce qu'elle avait fait cette nuit. A côté de moi Sarine luttait pour réussir. Ses résultats étaient les plus mauvais, j'en étais encore à me demander pourquoi elle avait choisi les audacieux. Le jour de la Cérémonie du choix j'aurais dû faire plus attention à ceux qui avaient choisi les audacieux. Selon moi elle avait suivi Hervé par amour et c'était le plus idiot des choix. Je n'osais pas lui poser la question, je ne voulais pas être indiscrète ou me mêler de quoi que ce soit. Je tairais ma curiosité comme me l'avait inculqué mes parents. Penser à eux étaient douloureux. Si j'avais eu le courage de Sevy, j'aurais tenté de les voir. Mais je savais que je ne le ferai jamais. Car cela serait prendre le risque d'être séparée de ma sœur. Je n'étais pas sûre que si on m'envoyait chez les sans-faction ma sœur me suivrait. Enfin après l'entraînement on nous accorda une maigre pause. Les séances d'échauffement au début et à la fin de la journée portaient leur fruit. J'avais de moins en moins mal à mon épaule et j'avais l'impression d'avoir plus de force dans mon bras droit. Pourtant je continuais à manger peu. Mon estomac était sans cesse noué et je ne pouvais presque rien avaler. Là encore Sevy insistait pour que je mange mais je ne faisais que grapiller.

Ta sœur a raison Ivy, tu dois manger plus sinon tu n'arriveras pas à tenir la partie physique, insista Tomas.

Je n'ai pas faim.

Il n'empêche que tu as besoin de protéines et de vitamines, ajouta April.

Ou alors tu continues de faire la grève de la faim et au moment où tu atteindras le point de non-retour, tu deviendras une goinfre, plaisanta Kenny. D'ailleurs, un soir il faudrait peut-être nous allions boire un verre.

Ça serait une bonne idée ! s'écria Sevy. Il doit bien y avoir bar sympa ici. J'ai toujours rêvé de boire de l'alcool.

Je sais que les altruistes se privent mais de temps en temps même pas une larmichette ? s'étonna Sora.

Bien sûr que non. Boire c'est accepter de perdre le contrôle, répliquais-je.

Ma sœur me donna un coup de coude dans les côtes et je la fusillais du regard. Ce que je disais était vrai et je tenais juste à expliquer pourquoi les altruistes ne buvaient pas. Pourtant dans le regard de Sevy je voyais de la honte.

Il va falloir te décoincer Ivy, plaisanta April. Tu n'es plus chez les altruistes.

Malheureusement.

Alors que nous retournâmes dans la salle de tir, Sevy me prit à part.

Ivy, s'il te plaît, arrête d'être rabat-joie.

Je ne le suis pas, me vexais-je.

Bien sûr que si. Tu es si strict, si terne. C'est fini le visage impassible pour contenir ses émotions. C'est fini les habits gris.

Sevy n'avait jamais été à sa place chez les altruistes. Elle avait subi notre faction d'origine. Je hochais légèrement la tête pour lui dire que j'avais compris. Les cibles avaient disparu, à la place se trouvait des sacs de sable pendu depuis le plafond et au fond de la salle un tapis épais avec un cercle au centre.

A présent que vous savez manier une arme et lancer au couteau, nous allons passer à un autre exercice physique. Les combats. Vous allez vous affronter tour à tour et à l'issu de chaque combat il y a aura un perdant et un vainqueur. Le perdant gagnera des points qui lui seront bénéfiques dans le classement, expliqua Quatre.

Pour commencer, vous allez vous échauffer et nous vous apprendront quelques techniques simples, ajouta Tris.

Le combat est aussi important que manier une arme. Vous êtes susceptibles un jour de ne pas avoir de pistolet ou de couteau, alors il faudra que vous puissiez vous défendre avec votre corps. Nous vous apprendrons à étudier l'attitude de votre adversaire et à utilise vos atouts, continua Quatre.

Nous ignorions tout du classement pour l'instant. C'était mieux ainsi, la pression était amoindrie. Ce que venais d'annoncer mes instructeurs ne me rassuraient en rien. J'observais rapidement les autres, certains étaient bien plus grand que moi. Allions-nous vraiment nous frapper ? Allions-nous vraiment nous infliger cela ? L'échauffement ne suffit pas à apaiser ma tension. J'en étais à prier pour qu'on passe ce jour seulement sur les sacs de sable. Si seulement. Pour l'instant nous cherchions à nous familiariser avec les gestes d'attaque et de défense. C'était une succession de geste avec les bras et les jambes. Il avait fallu trouver une bonne coordination et apprendre à ne pas se blesser en frappant. Anan tapait vraiment fort dans son sac. Son atout en combat serait sa force. J'observais Sarine avec inquiétude. La petite Sarine, la faible érudite, celle qui ne voulait faire de mal à personne. D'abord ils nous avaient mis une arme entre les mains pour nous apprendre à tuer et maintenant ils voulaient qu'on se tape dessus alors que nous avions créé des liens. Je trouvais cela horrible. La violence allait à l'encontre des principes altruistes. Le pistolet, les couteaux. J'abhorrais de plus en plus cette faction de malheur. Leur argument était qu'ils nous apprenaient à nous défendre et à protéger mais je ne voyais que des moyens pour tuer. Quand nous avait-il expliqué les réactions à suivre en cas d'attaque ? Quand nous avaient-ils expliqué comment encadrer les autres factions ? Jamais. Et mon instinct me disait qu'ils ne le feraient pas.

Finalement Tris nous arrêta et nous fit signe de la suivre jusqu'au ring.

Celui qui ne se relève pas est perdant, dit-elle évasivement.

Les premiers sont Anan et April, annonça Quatre.

Au moment où ils s'installèrent, la porte s'ouvrit et Éric nous rejoignit. Son sourire en disait long sur ce qu'il pensait. Il se délectait de la situation. Il jubilait de nous voir si désemparé. A la moindre faute, à la moindre provocation, il nous humilierait. Je détestais sa présence ici et j'espérais que Quatre ou Tris allaient lui dire de partir mais ils n'eurent aucune réaction. Sur le ring April et Anan se jaugeaient du regard. Nous pouvions sentir la tension entre eux. Anan fut le premier à réagir. Il se lança sur April et l'écrasa de tout son poids. La tatoué, réussit par miracle à le retourner et elle lui infligea un coup de genou au niveau du sternum. Elle se redressa fièrement et dans son regard on pouvait lire qu'elle était heureuse d'avoir terminée et vaincu. Pourtant Anan était toujours de la partie. Il lui agrippa la cheville et tira. April tomba tête la première et un étrange « crac » résonna. Quand elle se redressa, on put voir son nez en sang.

Salaud ! couina-t-elle. Cette fois-ci je ne vais pas me gêner pour te frapper. Il n'y aura aucun instructeur pour m'empêcher de te tuer.

Anan ne répliqua rien, il se plaça en position de défense, les bras lui protégeant le visage et le torse. Je pense qu'il avait sous-estimé la colère d'April. Elle ressemblait à une véritable furie quand elle se jeta sur lui. Quelques minutes plus tard, April se révélait triomphante. Anan avait le nez cassé, tout comme elle, et il se tordait de douleur sur le sol.

April tu vas suivre Tris à l'infirmerie.

L'ex-sincère hocha la tête et suivit une Tris qui soutenait Anan. Sur le ring on pouvait voir des traces de sang. Je jetais un œil à Éric, il était satisfait. Accoudé contre le mur il ne nous lâchait pas du regard. Lorsqu'il tourna les yeux vers moi, je détournais le regard. Je me souvenais qu'il avait promis qu'il se vengerait.

Le combat suivant opposa Tomas et Hervé. Ils étaient de même corpulence. Pendant quelques minutes ils se donnèrent de légers coups avec le sourire.

Bougez-vous un peu ! éructa Éric. Vous n'êtes pas des fillettes autour d'une tasse de thé.

On ne va peut-être pas aller aussi loin qu'April, sourit Hervé.

Grouillez-vous ou vous dégagez. Quatre tu devrais avoir plus d'autorité sur eux, le blâma-t-il.

Hervé se décida à frapper plus fort. Tomas était un mauvais attaquant mais il savait bien manier l'esquive et c'est ce qui lui permis de donner le coup de grâce à Hervé par derrière.

Même pas mal, bougonna Hervé.

Heureusement ni l'un, ni l'autre ne finit à l'infirmerie et Éric ne paraissait pas satisfait de cela. Le prochain combat opposa Kenny et Sarine. Mon cœur se serra. Notre leader voulait du sang, il voulait des personnes qui n'auraient aucun scrupule à se battre, qui taperaient presque par plaisir. Avant de commencer le combat, Kenny s'excusa auprès de Sarine, ce qui lui valut une remontrance de la part d'Éric. Sarine était mauvaise. Elle prenait tous les coups de Kenny et quand elle les rendait, on sentait qu'elle n'y mettait pas assez de force. Peut-être même n'en avait-elle pas.

Par pitié, dépêchez-vous ! s'écria Éric impatient. Tu peux battre cette fillette même avec un niveau aussi merdique que le tien.

Kenny grimaça alors que Sarine avait les larmes aux yeux. Non, non, non, elle ne devait pas pleurer, surtout pas devant Éric, il ne ferait qu'une bouchée d'elle. Dans un dernier espoir elle frappa mais Kenny la repoussa avec un coup de pied dans l'abdomen qui l'envoya hors du tapis. Sarine ne se releva pas, son visage était caché par ses cheveux blonds. Elle ne bougeait plus.

Pathétique, déclara Éric en secouant la tête.

Sarine, appelais-je.

Je me précipitais vers elle et la retournais. Elle avait l'air inconsciente. Par réflexe je pris son pouls. C'était la première chose que j'avais apprise à faire avec ma mère auprès des sans-faction. Si un corps paraissait inconscient, il fallait s'assurer qu'il respirait. Heureusement elle respirait. Je lâchais un petit sourire de soulagement. D'un coup je fus tirée en arrière et balancée sur le ring. Éric me toisa d'un regard mauvais. Bien sûr il avait fallu que je tombe sur mon épaule endoloris. Mon adversaire n'était autre que Sora. Plus petite que moi, elle avait l'avantage d'être rapide. Je me refusais à la frapper. Malgré ma position de défense je n'esquissais aucun geste. Sora frappait, pas très fort, mais je ne répliquais pas. Du coin de l'œil je vis Éric s'énerver, sa veine palpitante, ses poings serrés. Il n'avait que haine à mon égard.

Plus fort ! hurla-t-il. Si la pète-sec ne veut pas se défendre, tant mieux elle dégagera.

Tris n'était pas revenu. Quatre ne faisait rien. Éric s'énervait. Ma sœur serrait les poings de colère, elle aussi.

Défends-toi ! s'écria Sevy à mon égard.

La ferme la pète-sec ! ordonna Éric.

Ma sœur le défia du regard. Oh ma Sevy, fais profil bas. Malgré les coups de Sora, je restais toujours debout. Elle me tournait autour et s'appliquait à me frapper à des points sensibles mais je restais ancrée dans le sol. Je n'allais pas répliquer. Je ne me montrerais pas violente. Je ne voulais pas. Finalement Sora me donna un violent coup dans mon épaule droite, je vacillais et sa jambe balaya l'air jusqu'à mes pieds me faisant perdre l'équilibre. Je me réceptionnais tant bien que mal et restais par terre. J'espérais que le combat prendrait fin. Mais quand Sora quitta le ring Éric lui ordonna de finir le travail.

Finis-là.

Pourquoi ? Elle est à terre ?

Elle simule, elle triche, m'accusa-t-il.

Éric, commença Quatre.

La ferme ! Elle fait ce que je dis sinon adieu.

Je ne voyais pas le visage de Sora mais elle ne devait pas afficher une belle expression. J'osais relever la tête et croisais le regard de Sevy. Silencieusement elle me murmura un « défends-toi » mais je secouais la tête. Soudain je me tordis de douleur. Sora venait de me frapper dans les côtes et elle appuyait son pied sur mon épaule endoloris. De l'autre, elle continuait de me donner des coups.

Pardon, murmura-t-elle.

Stop ! déclara Quatre. Ça suffit maintenant.

Le poids de Sora se relâcha et je l'entendis s'éloigner. Je tentais de me redresser mais un éclat de couleur me laissa au sol. Il avait voulu me détruire, me faire flancher. Personne ne vint m'aider car Éric les en avait empêché. Sevy bouillonnait de rage, je le voyais dans ses yeux. Misérablement, je rampais hors du ring afin de laisser la place. Je tentais de m'asseoir mais c'était compliqué. Enfin ma sœur vint vers moi et m'aida. Elle me tint longuement contre elle. Puis ce fut son tour de combattre. Elle était l'adversaire de Judy. Ma sœur était pleine de rage et elle vaincu par rage. Elle se déchaîna, je ne l'avais jamais vu aussi violente. Un moment j'en avais eu peur. Judy se retrouva le visage en sang et roulé en boule. C'était terminé pour aujourd'hui. Éric sans alla sans un commentaire. D'un même mouvement nous nous tournâmes vers Quatre.

Judy, Ivy, vous devez aller à l'infirmerie, déclara-t-il. On se retrouve demain.

C'est tout ? éclata Sevy.

Qu'est-ce que tu veux d'autres pète-sec ? demanda-t-il froidement.

C'était injuste de nous obliger à nous frapper à mort. Comment veux-tu qu'on tienne le coup en se blessant ? April a le nez cassé !

Tu es là pour obéir et pour te soumettre. L'initiation a été pensée pour vous instruire et tu n'es pas en position pour la remettre en cause.

Sur ces belles paroles il nous laissa. Tomas et Sevy relevèrent Judy et nous accompagnèrent jusqu'à l'infirmerie. Nous retrouvâmes Anan et April avec une atèle sur le nez. Il était à l'opposé l'un de l'autre et se jetaient des regards mauvais. Quand il découvrit l'état de Judy, Anan se précipita vers nous et l'allongea lui-même. Ray n'était pas là.

Où est l'infirmier ? grimaçais-je de couleur.

Il est parti après nous avoir soigné, répondit April d'une voix nasillarde. J'ai manqué quelque chose ?

Sevy a mis Judy au tapis, sourit Tomas. Et Éric était en rogne.

Et toi Ivy ? s'intéressa April.

J'ai perdu.

Je n'allais pas attendre que Ray revienne. Judy n'avait pas l'air bien. Maintenant que je savais où étais rangé quoi, je pris ce dont j'avais besoin et allais nettoyer le visage de Judy, de même que nettoyer ses blessures. Anna me remercia du bout des lèvres. C'était à mon tour ma façon de le remercier pour son conseil. Après avoir pansé Judy, je tâtais ses côtes pour voir s'il y en avait une de cassé. Derrière moi, Sevy, Tomas et April discutaient des combats. Par miracle Judy n'avait aucune côte fêlée. Après m'être occupée d'elle, il fallait que je m'occupe de moi. Je restais debout et me tâtais les côtes. J'espérais ne rien avoir de fêlé. Apparemment Sora avait visé juste au bon endroit pour ne pas endommager mes os. Était-ce voulu ?

Une fois l'examen médical passé, nous allâmes au réfectoire. Nous étions fatigués et abattu. Nous ne nous étions pas attendus à des combats aussi violents. Hervé et Sarine n'était pas là, nous nous retrouvâmes donc six seulement et en mauvais état. April se plaignait parce que respirer par le nez lui faisait mal.

Pourquoi tu ne t'es pas défendu ? me posa Sevy le regard dur.

Ça aurait été de la violence gratuite, répondis-je.

Non. Nous apprenons, répliqua ma jumelle.

En nous tapant dessus comme des brutes, fis-je remarquer. Drôle de façon d'apprendre.

Je ne te comprends vraiment pas.

J'ignorais le coup au cœur que je venais de prendre. Moi non plus je n'étais pas sûre de la connaître si bien que ça. Sans crier gare un groupe de novice natif nous rejoignit. Zack s'installa en face de moi, Archi près de lui, de même que Rita. Et un garçon que je ne reconnus pas s'assit à côté de moi et me planta un baiser sur le joue. Je me reculais rapidement, le visage rouge. Mes amis se mirent à rire.

Tu nous aurais caché quelque chose ? s'exclama Sora.

Je ne sais pas qui c'est, me méfiais-je.

Nico pour vous servir belle demoiselle. Je vous dois la vie.

Alors c'était lui le garçon que j'avais soigné.

Ma dette est éternelle, rajouta-t-il.

Calme tes ardeurs Nico, tu l'effraie, plaisanta Zack.

Comment ça une dette ? s'intéressa ma jumelle.

Archi commença un long récit en l'étoffant légèrement mais Rita le corrigeait quand il allait trop loin. Les discussions allèrent bon train ensuite. Les natifs aussi avaient commencé les combats mais ils étaient déjà au courant. Bientôt les autres natifs vinrent se placer avec nous en rapprochant des tables. Cela me fit penser à une grande famille. Pour une fois au milieu de ces discussions, je me sentais à l'aise. Nous finîmes par rentrer au dortoir. Quelques pas avant la porte, Zack me retint. Heureusement nous étions seuls.

Comment ça s'est passé ?

C'était violent, confiais-je.

Toi, tu vas bien ? s'inquiéta-t-il.

Oui. Mais je t'avoue que je ne suis pas rassurée pour la suite. Aujourd'hui on m'a ménagé.

J'ai vu qu'April avait le nez cassé.

Oui. Pendant le combat.

Tu vas t'en sortir Ivy, tu peux le faire.

J'espère.

Si tu as besoin de quoi que ce soit, fais-le moi savoir et je t'aiderai.

Merci.

La pète-sec me remercie enfin, sourit-il. Je vais passer une nuit merveilleuse.

Il déposa un baiser ma joue et s'en alla guilleret. Tout le monde était allongé et à demi conscient. Nous étions mal en point et cela se voyait. Lorsque les lumières s'éteignirent, Sevy me rejoignit. Elle se plaça de telle sorte à ne pas me faire mal.

Tu es une héroïne, me glissa-t-elle à l'oreille.

Pourquoi ?

Tu as sauvé ce Nico et j'ai vu comment tu as soigné Judy. Elle ne le méritait pas.

Tu n'as pas à juger, la réprimandais-je.

Peu importe, soupira-t-elle.

C'est grâce à maman, chuchotais-je. Elle m'a tout appris.

Elle te manque ?

Oui. Et toi ?

Oui. Mais j'essaie de ne pas trop y penser. Nous sommes des adultes maintenant, nous n'avons plus besoin d'eux.

Nous n'avions que seize ans. Les mots de ma sœur étaient durs. A notre âge nous n'étions pas encore des adultes, il nous fallait nos parents, savoir qu'il nous soutenait. Sevy finit par s'endormir. A mon plus grand étonnement, moi aussi. J'étais éreintée. Une bonne heure avant le levé, je me réveillais et étouffais un cri de douleur. Sevy faisait peser son poids sur moi. Délicatement, je me dégageais et me laissais glisser au sol. La douleur me donnait des sueurs froides et je m'appliquais à respirer lentement pour la chasser. La fraîcheur du sol était agréable et je restais ainsi jusqu'à ce que Quatre vienne nous lever.


Vous êtes arrivés à la fin du chapitre. Félicitation. Si votre curiosité n'est pas rassasiée, veuillez patienter la suite arrive dans la semaine qui suit. A la revoyure !