CHAPITRE 16
Blablazone : Bonjour, bonjour ! Nous sommes samedi ? Ah bon ! Toutes mes excuses pour le retard, je ne vous ai pas oublié. Attention moment confession : ça fait une semaine que je n'ai pas touché à un ordinateur, le travail m'a pris beaucoup de temps et vendredi j'étais juste trop fatiguée. Mais me voilà en forme pour vous livrer ce nouveau chapitre. Et entretemps rattraper mon retard dans mes lectures. Avant de vous laisser à votre lecture, j'aurais une question pour vous, quel est votre personnage de Divergent préféré ? (Plusieurs si vous en avez). Cette fois bonne lecture et à la semaine prochaine !
Réponses review :
Momo : Bonjoooouuur ! L'altruisme un vilain défaut ? Haha ! Elle est bonne celle-là ! Bon sang une théorie au réveil (j'applaudis !) Ta théorie est juste fabuleuse ! Je regrette presque de ne pas y avoir pensé. Je suis désolée de te dire que ce n'est pas le cas, Sevy n'est pas aussi tordu et Éric n'en a rien à faire d'Ivy, c'est une initié de plus. C'était beau quand même le « réveillée son âme de guerrière ». Merci pour tes deux review ! Bonne lecture et à bientôt !
Courtney Ackles : Salut ! Je suis contente que la couple Ivy/Zack te plaise, moi aussi il me plaît beaucoup. J'aime bien donner un air dur à Quatre, un côté un peu intransigeant sans atteindre un côté extrême. Chapitre court ? Peut-être ! C'est bien mon genre ! Haha ! Merci et bonne lecture !
Si j'étais physiquement une épave, Sarine l'était mentalement. Nous l'avions retrouvé le lendemain matin pour le petit déjeuner. Personne n'avait rien dit mais elle avait souffert de son combat contre Judy. Son visage était boursouflé et elle se cachait en baissant la tête, comme si elle avait honte.
- Elle ne va pas y arriver, chuchota April.
- Ne sois pas si pessimiste, la réprimanda Tomas.
- April a raison, c'est trop tard, Sarine est brisée, appuya ma sœur.
Et elle avait entièrement raison. Sarine n'était plus rien de celle que nous avions connu au début de l'initiation. Ma sœur m'offrit son plus beau sourire lorsqu'elle me vit manger plus que d'habitude. J'avais l'impression que ça faisait une éternité qu'elle ne m'avait pas souri comme ça. Je regrettais quand même que ça ne soit pas grâce à elle que je me sois remise à manger. De loin je cherchais le regard de Zack. Il leva les pouces en l'air en voyant mon assiette remplie.
- Vous croyez qu'on va encore devoir se battre aujourd'hui ? soupira Sora. J'en ai marre de ne faire que ça. J'ai mal partout.
- Ça fait partie de l'initiation, déclara April durement. On n'a pas encore fini d'en baver.
Nous ne répliquâmes rien mais April avait raison. Ce n'était qu'un début et nous n'étions pas près d'en voir la fin. Nous nous essayâmes à une nouvelle tactique. Pour une fois nos instructeurs prenaient leurs petits-déjeuners dans la cantine. Nous attendîmes qu'ils se lèvent et nous les suivîmes le plus discrètement possible. Lorsqu'ils entrèrent, Tris n'eut pas le temps de refermer la porte que nous étions tous là.
- Bien. C'est une sacrée avance que vous avez aujourd'hui, nous salua-t-elle. Entrez.
Quatre était en train de vérifier les sacs. Il eut un temps d'arrêt en nous voyant tous et nous ordonna de faire cinq tours de salle. Nous nous mîmes en route sans rien répliquer. Après la course, on se mit à frapper sur les mannequins. Quatre nous indiquait les zones sensibles et douloureuse.
- Pas de grabuge aujourd'hui, me dit-il en corrigeant ma position.
Je ne lui répondis rien mais je n'en pensais pas moins. Il m'avait poussé à la violence et je mettrais du temps à lui pardonner.
Je fus du premier combat. Mon adversaire, Judy, avait encore des séquelles. Je parais presque tous ses coups sans jamais les rendre. C'était ce qu'ils voulaient, que je rende les coups. Un goût de sang me traversa la bouche lorsque je reçu un coup dans la mâchoire.
- Ivy bats-toi ! cria Sevy. Bats-toi !
Pourquoi autant de pression ? Je fis le choix de faire taire mes pensées du mieux que je pus. Devenir un être sans sentiment, ne pas réfléchir, se montrer bête. Cela fonctionna, je frappais vicieusement, là où j'étais sûre de faire des dégâts. Bientôt j'eus raison de Judy. Frapper était une réelle souffrance. Voir les blessures que j'avais fait à Judy ne faisait que me faire sentir coupable.
Je remarquais à peine le combat de Anan et Tomas. J'étais trop concentrée sur Judy. Je lui avais fait du mal et cela m'était insupportable. Tomas gagna.
Hervé et Kenny. Hervé gagna.
J'étais hermétique à la douleur des autres. Je me montrais égoïste mais je ne voyais que ce que j'avais fait. Tout à coup une main se posa sur mon épaule et je sursautais. Tris me regardait amicalement.
- Kenny a besoin d'être conduit à l'infirmerie.
Je hochais la tête et aidait Kenny à se relever. Hervé ne l'avait pas loupé. Comme une habitude j'entrais dans l'infirmerie et me dirigeais vers les placards. Il avait besoin qu'on désinfecte ses plaies.
- Quelqu'un nous observe, me glissa Kenny.
Je me retournais pour voir Ray nous observant, une cigarette au coin des lèvres.
- Je vais faire ma pause clope, lança-t-il. Fais comme chez toi.
Je m'occupais de Kenny pendant quelques minutes puis je ne sus quoi faire. Je ne voulais pas retourner avec les autres et les regarder se faire du mal. Kenny n'était pas très bavard, après le cachet anti douleur que je lui avais donnée, il somnolait.
- Je n'y arriverai jamais, bâilla-t-il. Tu vas me manquer.
- Ne raconte pas n'importe quoi.
- C'est la vérité. Je perds tous mes combats. Sarine est la seule que j'ai battue. Je te jure je ne serai jamais dans les dix premiers.
- Qui sait ! Les choses peuvent changer.
- J'apprécie ton optimisme. Tu me rappelles mon frère. Toujours à voir le meilleur même dans les pires situations. Une fois on s'était introduit chez les Erudit, par curiosité et ça n'a pas manqué nous nous sommes fait prendre. Nos parents nous ont passé une rousté mémorable mais mon frère ne leur en a jamais voulu, il disait que nous le méritions. Mon frère me manque, chuchota-t-il en cédant au sommeil.
Je lui pressais la main dans un signe de soutien. Changer de faction nous obligeait à quitter les nôtres. C'était injuste. Pourquoi devrions-nous choisir notre place et abandonner nos familles ? Je sursautais en entendant la porte. Je m'attendais à voir Ray mais à la place Tris entra et déposa Sarine sur un matelas.
- Que s'est-il passé ? demandais-je.
- April.
Elle n'avait pas besoin d'en dire plus pour que je comprenne. April était adorable mais pendant les combats elle était forte. Je m'approchais de Sarine et l'observait. Elle avait déjà perdu une dent et j'espérais qu'elle ne perdrait pas plus.
- Prépare-moi une bassine d'eau, ordonnais-je à Tris.
Je fouillais dans les tiroirs et m'emparais de fil, d'aiguille et d'un briquet. Sarine avait une plaie ouverte au niveau de l'arcade sourcilière. J'étais sûre qu'elle y était déjà ce matin. Tris déposa la bassine d'eau près de moi. Je m'emparais d'un linge qui me paraissait propre et nettoyait le visage de Sarine pour mieux y voir. Cette dernière était inconsciente et Tris m'apprit qu'elle était tombée dans les pommes. Après avoir essuyé son visage, je désinfectais toutes ces blessures. L'arcade sourcilière avait besoin de point. Comme pour Nico, je brûlais l'aiguille et commençais à coudre. Sarine commença à s'agiter.
- Tiens-là, lançais-je à Tris.
Je terminais le dernier point et je lui posais un bandage. Sarine était bouillante de fièvre. Nous réussîmes à l'obliger à prendre un anti douleur. Il fallut quelques minutes pour qu'elle se calme. La voir ainsi était une chose horrible.
Enfant, ma mère m'empêchait de pénétrer dans l'hôpital de fortune que les Altruistes avaient créé pour soigner les Sans-faction. Un jour, par curiosité, j'avais suivi ma mère. Le premier homme sur lequel j'étais tombée avait une plaie purulente sur le torse. Une horreur. Avec le temps je m'y étais habituée, à voir ces pauvres gens souffrir. Je m'étais appliquée à les aider. Et je n'allais pas m'arrêter.
- Je prends la relève, lança Ray. Bon boulot très chère.
Je quittais l'infirmerie avec Tris et nous retournâmes dans la salle. Les autres avaient les yeux rivés sur le combat. Ma jumelle combattait Sora. Les deux jeunes femmes avaient une bonne technique. Elles étaient toutes deux rapides. Pourtant ma sœur asséna le coup final. Sora se releva difficilement et s'étira. Son dos craqua et d'une démarche hésitante, elle quitta le ring.
- Vous vous améliorez de plus en plus, nous encouragea Quatre. Maintenant nous allons étudier ce que vous avez vu. A votre avis qu'est-ce qui n'allait pas lors des combats ?
April fut la première a commencé. Elle expliqua que Judy avait toujours un écart entre ses deux bras ce qui laissait une zone non protégée. Les autres en profitèrent pour expliquer que untel ou untel était rapide ou trop lent. Tous nos défauts furent mis en avant et Quatre nous expliqua comment les corriger. Enfin il nous relâcha et nous nous précipitâmes dehors.
- Ivy, m'appela notre instructeur.
- Oui ?
Je n'avais aucune envie de lui parler mais je lui devais tout de même le respect.
- Je ne suis pas contre toi.
- Je te croyais plus humain qu'Éric.
- Éric est ce qu'il est. Je ne suis pas comme lui.
- Hier tu t'es comporté comme lui.
- Oui et je n'ai pas à me justifier. Va manger.
Je m'exécutais sans demander mon rester. Faire profil bas, me répétais-je plusieurs fois. Après manger, mes camarades décidèrent d'aller se promener. Ils connaissaient par cœur le salon de tatouage et maintenant les filles voulaient faire un peu de shopping. Oui même chez les Audacieux on pouvait faire du shopping. J'observais ma sœur émerveillée qui découvrait que des habits d'un même tons pouvaient tous être différent. Chez les Altruistes, le shopping n'existait pas. Nous avions seulement nos habits gris en plusieurs exemplaires que nous cousions nous-même. Les Fraternels nous fournissaient le tissu. J'aimais cette vie où je n'avais pas besoin de choisir comment m'habiller. Se détacher de l'apparence, c'était la raison pour laquelle nous étions tous habillés si identiquement.
Les garçons, Kenny et Tomas, rechignèrent lorsqu'on pénétra dans la petite boutique. Mais bien vite ils se prêtèrent au jeu.
- Mais c'est que c'est haut ! se moqua Tomas en enfilant une paire d'escarpin. Regardez-moi cette démarche, dit-il d'une voix aiguë.
Quelques pas lui suffirent pour qu'il perde l'équilibre et chute.
- On ne joue pas avec ça, le réprimanda April durement. Chez une fille porter des talons, c'est inné.
- Je ne crois pas, soupirais-je. Je dirai plutôt que c'est de l'entraînement.
- Enfile-moi ça ! ricana April.
- Non.
- Oh aller Ivy, c'est pour s'amuser insista Tomas.
De mauvaise grâce je retirais mes boots et mes chaussettes épaisses. J'enfilais les escarpins et me mis debout. J'avais un très mauvais équilibre mais au moins je tenais.
- Marche vers moi ! cria ma sœur en me tendant les bras.
- Je ne suis pas un nouveau-né, râlais-je.
Je fis un pas prudemment et April vint à ma rescousse en me retenant par le bras. Finalement j'arrivais en face de ma sœur. C'était étrange de la dominer ainsi.
- Moi aussi avec de l'aide je peux y arriver, râla Tomas.
- Pauvre chou, viens essayer, se moqua April.
C'est ainsi que le garçon enchaîna les allers-retours sur des talons hauts. Au bout de son troisième, April déclara qu'il pouvait se débrouiller. J'en revenais à peine que Tomas puisse marcher aussi facilement avec ça alors que je n'y arrivais même pas.
- Je vais y prendre goût, plaisant-t-il.
Il finit par délaisser les chaussures et lâcha un grand cri de joie en revenant à plat.
- Finalement je suis bien mieux dans mes baskets !
- Vous vous amusez bien ?
Nous sursautâmes tous en entendant cette répliquer. Celle qui tenait la boutique, Christina, nous jetait un regard dur mais souriait en même temps. Au moins on ne venait pas s'attirer des ennuis.
- Au début elles devaient faire du shopping, se défendit Kenny.
- Je me doute, rit-elle. Si vous pouviez vous dépêchez que je puisse fermer et aller profiter de ma soirée.
- On peut venir ? demanda Sevy avec espièglerie.
- Ce n'est pas pour les enfants, répliqua Christina. Aller, ouste du balai.
Les filles ramassèrent ce qu'elles avaient choisi et passèrent à la caisse. Lorsque nous aurons réussi notre initiation, nous bénéficierions d'un premier salaire où sera prélevé nos dépenses effectuées pendant l'initiation. Ce qui signifiait que les habits et tatouages étaient comme des dettes. Cependant on pouvait aussi dire que c'était une perte pour ceux qui quittaient la faction car leurs dépenses ne seraient jamais remboursées. Et se serait au leader de rembourser ce trou avec son propre budget. Sora et Sevy avait dévalisé la boutique. Je me retrouvais à devoir porter les sacs de ma sœur. Gentiment, les garçons et moi nous proposâmes pour déposer leurs achats dans le dortoir.
- On vous réserve les places ! cria April.
Nous arrivâmes au dortoir et avec un long soupir nous déposâmes les sacs. Hervé et Sarine nous jetèrent à peine un regard.
- Tu viens Ivy ? me demanda Kenny.
- Je vais…, dis-je en désignant Sarine.
- Ok.
Sarine était donc sortie de l'infirmerie j'en étais heureuse. Je m'approchais d'eux et elle leva son regard triste sur moi.
- Ivy, sourit-elle.
- Je suis contente de voir que ça va mieux.
- Non ça ne va pas mieux. J'ai mal partout.
- Tu as besoin de repos, avança Hervé.
Sa compagne haussa des épaules et se coucha. Une nuit de repos ne suffirait jamais. Je rejoignis les autres. Après le repas il nous restait encore un peu de temps avant le couvre-feu. Nos chemins se séparèrent et je fus heureuse que ma sœur reste avec moi. Nous n'étions plus souvent seules toutes les deux, ça me manquait.
- Que crois-tu qu'il va se passer après les combats ? murmura-t-elle.
- Je ne sais pas.
- Tu as toujours un bon instinct Ivy.
- Je crois que tu confonds.
- Peut-être. Enfin vivement que ça se termine, je n'aurais jamais cru mais dormir à la belle étoile me manque.
- Nous avions juste la fenêtre ouverte, ris-je.
- Quand même !
C'était peut-être le moment de lui parler de ses escapades nocturnes. Mais j'avais peur de gâcher notre bon moment. Je voulais des réponses.
- Sevy, que fais-tu la nuit ?
Ses yeux s'écarquillèrent et je reconnus la lueur de peur dans ses yeux. Ma sœur ne pouvait rien me cacher mais à ce moment-là je doutais qu'elle ait peur de moi.
- Tu sais ? s'étonna-t-elle.
- Je dors mal, expliquais-je.
- Je… C'est compliqué. Je ne peux pas te le dire.
- D'accord, me vexais-je.
Certes elle ne révélait rien mais au moins elle ne niait pas et je prenais ça comme une marque de confiance.
- Il faut que tu n'en parles à personne, s'il te plaît.
- Promis.
Je la trouvais désespérée. Je regrettais mon choix d'avoir lancé ce sujet, je n'avais pas prévu que ça soit aussi grave pour l'inquiéter ainsi.
- Ok.
- Ivy…
Elle allait ajouter quelque chose mais Zack nous interrompit. Je le fusillais du regard mais il le remarqua à peine. Sans demander s'il dérangeait, monsieur sans-gêne s'incrusta dans notre groupe. C'était trop tard pour que Sevy m'avoue autre chose.
- Je vais vous laisser, des choses à faire, resta-t-elle évasive.
J'attendis quelques minutes pour être sûre qu'elle était partie et je jetais un regard noir vers Zack.
- Qu'est-ce que j'ai encore fait ? s'exclama-t-il.
- Tu m'as fait rater un moment seul à seule avec ma sœur.
- Vous aurez bien un autre moment.
- C'est ma jumelle Zack. Une part de moi et ça fait des jours qu'on a pas discuté toutes seules, entre sœur.
- Elle est aveugle ta sœur. Elle aurait dû voir que ça allait mal, lança-t-il. A la place elle vit sans toi.
- Ce n'est pas de sa faute. Sevy a toujours cherché son indépendance.
- Et toi tu seras toujours celle qui la protège, soupira-t-il. Qui va donc te protéger, toi, Ivy ?
- Je n'en ai pas besoin.
Il afficha un air perplexe qu'il chassa vite d'un sourire. Je n'avais pas besoin qu'on me protège parce que je vivais pour ma sœur. Si j'avais refusé qu'on aille plus loin avec Zack ce n'était pas que par crainte d'échouer mais aussi parce que je vouais ma vie à ma sœur et il ne pourrait pas le supporter. Ma jumelle passerait toujours la première avant tout, même avant lui. Et puis je n'étais même pas sûre de mes sentiments à son égard. Certes je le considérais comme un ami bien que ça ne fasse pas longtemps que nous nous connaissions mais de là à parler d'amour. Pour une fois ce fut moi qui le suivit jusqu'à son dortoir.
- Merci môman, se moqua-t-il.
Je lui donnais un coup de poing sans force dans l'épaule et repartis en sens inverse. Retrouver mon chemin était de moins en moins difficile. J'avais appris à me repérer dans ces couloirs labyrinthiques. Il fallait que je me dépêche, il ne me restait plus que quelques minutes avant que le couvre-feu et je ne voulais pas le rater. Surtout que les lumières faiblissaient la nuit dans un souci d'économie d'électricité. Soudain je me figeais en voyant une silhouette vacillante s'approcher. Longeant le mur, j'espérais passer inaperçu mais au moment où nos regards se croisèrent, j'eus un frisson d'effroi. Le bras d'Éric se referma sur mon poignet et il plaqua contre le mur. J'essayais de me dégager mais il était plus fort et il n'avait plus tout à fait conscience non plu.
- Lâche-moi, tu me fais mal, grimaçais-je.
- Pourquoi me fais-tu ça ?
Son haleine chargée d'alcool vint me piquer le nez et je le regardais interloquée. Qu'est-ce qu'il racontait ? Voilà qu'il divaguait. Soudain son souffle se retrouva dans le creux de mon cou et se fut désagréable. Chacun de mes cellules le haïssaient. Je voulais qu'il enlève ses mains de mes hanches et surtout qu'il aille décuver ailleurs. Sauf que j'étais sans défense face à sa force et mieux valait ne pas l'énerver quand il était bourré. Et puis il fit la chose de trop. Ses lèvres se plaquèrent sur les miennes dans un baiser rageur et lorsqu'il essaya d'insérer sa langue dans ma bouche je le mordis. Profitant de son recul, je lui donnais un coup dans l'entrejambe et il s'effondra.
- Sal…, commença-t-il.
Son regard rageur fut traversé d'une lueur de lucidité et il me regarda sans comprendre. Je n'attendis pas plus et je pris mes jambes à mon cou. Bon sang, il m'avait mis ce goût horrible d'alcool dans la bouche. Pourquoi avait-il fallu que je tombe sur lui ? C'était à cause de personne comme ça que je refusais de boire. Je débarquais en trombe dans le dortoir ce qui en réveilla plus d'un. Sans m'expliquer je me dirigeais vers les lavabos pour me rincer la bouche. Je refusais de garder une seule trace de lui sur moi. C'était la première fois que je détestais une personne à ce point-là.
- Ivy, tout va bien ? s'inquiéta ma sœur. Il s'est passé quelque chose avec Zack ?
- Non, dis-je en me rinçant une nouvelle fois la bouche.
- Tu as l'air bouleversée.
- C'est Éric, avouais-je doucement.
- Comment ?
Son regard c'était fait plus dur.
- Il était complètement saoul et cet… Il m'a embrassé sans raison. Quelle horreur, commentais-je en me rinçant une nouvelle fois la bouche. Je te jure que lui je le hais, confiais-je à voix basse. Qu'est-ce qu'il lui a pris ?
- Je ne sais pas.
Ma sœur était dans ses pensées et elle ne m'écoutait plus. Elle avait encore son regard dur mais c'était à cause d'autre chose. Que savait-elle que je ne savais pas ? Je voulus l'interroger mais elle partit se coucher et me dis d'en faire de même. Lorsque les lumières s'éteignirent, elle me rejoignit dans mon lit et s'endormit. L'avoir près de moi m'avait manqué et je ne tardais pas non plus à m'endormir moi aussi.
Vous êtes arrivés à la fin du chapitre. Félicitation. Si votre curiosité n'est pas rassasiée, veuillez patienter la suite arrive dans la semaine qui suit. A la revoyure !
