CHAPITRE 18

Blablazone : Salut ! C'est avec un plaisir sans nom que je vous livre ce nouveau chapitre. J'ai oublié la dernière fois mais merci aux personnes qui m'ont ajouté en « follow ». Je crois que c'est le premier chapitre où j'intègre une flashback, j'espère que ça vous plaira. Et sur ce message court mais positif je vous souhaite une bonne lecture.

Réponses review :

Momo : Hey ! Je suis contente de t'avoir rendu accroc, ça me fait très plaisir ! Effectivement je n'avais plus aucun souvenir de Cara mais maintenant que tu me le dis ! (bon ça mériterai de relire les livres quand même !). Zack à la rescousse, Zack le sauveur ! Nouvelle interrogation donc, Zack est-il divergent ? J'aime conserver le mystère même si ça me démange de te donner la réponse. Merci pour ta review. Je te souhaite une bonne lecture.

CourtneyAckles : Coucou ! Le lien fraternel s'étiole oui, mais il ne va pas complètement disparaître. Pourquoi pas envisager le point de vue de Sevy, ça pourrait être intéressant. Peut-être que si je trouve le temps je tenterai. Merci et bonne lecture !


Le monstre avait encore frappé. A mes pieds se trouvait le corps meurtri de Sarine. C'était moi. Je lui avais fait du mal. J'avais agi de la pire des manières. Je m'étais battue contre quelqu'un qui ne voulait pas se défendre. Lorsqu'Éric nous avait annoncé ce combat, mon cœur s'était serré de douleur. J'appréciais Sarine, tellement, comme une sœur. La jeune fille n'était que l'ombre d'elle-même. Elle ne parlait plus et son visage était dénué d'expression. Hervé veillait sur elle, il était tout le temps avec elle. Lui aussi avait mal mais il avait compris que chez les Audacieux mieux valait paraître fort. J'avais voulu que Sarine se défende alors j'avais utilisé la technique de ma sœur. M'agacer pour m'obliger à rendre les coups. Je n'avais pas frappé fort mais le corps de Sarine était déjà douloureux et même si elle serrait les dents, elle pleurait. Je sortis du ring et allais m'asseoir contre le mur du fond. Quand ces combats cesseraient-ils ?

Fermant les yeux je fis appel à ma mémoire pour m'envoyer ailleurs, loin de ce que je détestais.

[flashback]

J'aimais beaucoup notre maison. Les autres avaient beau dire que nos maisons se ressemblaient toutes, ma maison détonnait parmi les autres et ça ne s'expliquait pas. Erudits, Audacieux, Sincères ou Fraternels ne comprenaient rien. Ma mère vint me chercher pour qu'on se rende chez les Sans-faction. C'était le quartier pauvre et les gens avaient tous l'air malheureux mais quand on les aidait, ils souriaient enfin et c'était ce que je préférais. Sevy ne venait jamais avec nous, elle se sentait mal à l'aise en leur présence. Pourtant il n'y avait pas de quoi. Ce jour-là nous avons distribué de la nourriture. Ma mère versait dans l'assiette et moi je la tendais aux autres. Un travail d'équipe efficace.

- Bonjour Maria.

Ma mère sursauta et jeta un regard perplexe vers la femme devant nous. C'était la première fois que je la voyais, une nouvelle arrivante peut-être. Ça arrivait parfois.

- Bonjour Evelyn.

Inconsciemment ma mère s'était rapprochée de moi, toutefois elle ne me touchait pas. La dénommé Evelyn se mit à sourire et elle m'adressa un signe de la main.

- Ta fille a grandi. Elle est jolie.

- Merci.

- Est-ce que… Mon fils, murmura-t-elle. Comment…

- Je n'en sais rien Evelyn. Dernièrement il semblait bien. Tu ne devrais pas venir me parler, si quelqu'un te voyait.

- Ne t'inquiète pas pour moi. Je suis toujours aussi insignifiante qu'avant.

- Ne me mens pas, lança ma mère durement. J'entends des choses et tu as ton importance, l'accusa-t-elle.

- J'ai trouvé ma place. J'aimerai que nous parlions, en privé.

- A quel propos ?

- Les divergents.

Ma mère la fusilla du regard et me regarda d'un air triste. Je n'étais encore qu'une enfant mais c'était la première fois que j'entendais parler des divergents. Elle me confia aux bons soins d'une de ses amis et s'éloigna avec la Sans-faction. Qui était resté avec moi ? Je ne m'en souviens pas. Je sais que j'avais posé des questions sur les divergents, ce que c'était mais l'altruiste m'avait conseillé de ne jamais y faire allusion. Plus tard alors que nous lavions les assiettes, un Sans-faction que je connaissais bien, Benny, s'approcha de moi.

- Alors petite on joue à la curieuse, sourit-il.

- Comment ça ?

- T'es intéressé par les divergents à ce que j'ai pu entendre.

- On m'a dit que je ne devais pas en parler.

- Les écoute pas. Tu veux que je te dise ce qu'ils sont ?

Je jetais un œil inquiet autour de moi. Ce n'était pas mon genre de désobéir mais Benny était un homme gentil, il l'avait toujours été avec moi et lui n'avait pas cherché à me cacher comment les factions traitaient les Sans-faction. J'avais confiance en lui. Je hochais discrètement la tête tout en essuyant la vaisselle. Divergents des personnes qui ne trouvaient pas leur place dans le système parce qu'ils ne correspondaient à aucune faction mais qu'ils pouvaient être tout à la fois. Un danger selon les Erudits. Benny me confia son propre point de vue, pour lui l'existence des Divergents ne révélaient pas d'une anomalie, il pensait que ça cachait quelque chose.

- Un divergent est un être normal, termina-t-il. Si jamais tu en croises un il ne faut pas que tu en ais peur, ni que tu le brimes.

- Promis.

- Tu es une bonne fillette.

- Ivy ! m'appela ma mère. On rentre.

- A bientôt fillette, me salua Benny.

Je courus rejoindre ma mère après avoir remercié Benny. Quelques jours plus tard lorsque j'étais revenue pour aider, Benny n'était pas là. Ni les autres jours. Je finis par demander et on m'informa que Benny était mort. A l'époque je n'avais que ma sœur, mes parents et Benny. Sa perte avait été terrible. Aujourd'hui, j'en étais encore à me demander qui était Benny et s'il n'était pas divergent.

[flashback]

- Ivy !

Je sursautais à l'entente de mon nom. Tomas maintenait Judy à terre mais je devinais déjà qu'il avait gagné.

- Tout va bien ? me demanda April.

- Oui. Je crois.

- Tu devrais venir avec nous. Je ne crois que ta sieste plaise à Éric.

- Je ne dormais pas.

- Peut-être mais lui ne peut pas savoir.

La tête haute je rejoignis les autres. Mais mon esprit dériva bien vite ailleurs. Mon problème de divergence était revenu d'entre les oublis et il me trottait dans la tête. Pour l'instant il ne m'avait pas fait défaut mais qui savait ce qu'il allait ensuite se passer. Serais-je obligée de rejoindre les Sans-faction pour rester en vie ?

Le combat d'Anan et Sora fut très violent. Ma camarade ne se laissait pas faire et sa vitesse lui permettait d'esquiver les coups d'Anan mais à chaque fois qu'elle s'en prenait un c'était à une puissance maximum. Finalement, Anan gagna et Sora se retrouva dans un sale état. Tris la conduisit à l'infirmerie.

J'avais l'impression que notre instructrice ne servait qu'à ça, nous amener nous faire soigner. Elle ne disait jamais rien, elle suivait Quatre autant qu'Éric. Nous avions bien compris que Quatre et elle, étaient un couple. Mais pourquoi Éric ? Je cherchais encore à comprendre la relation entre eux deux.

April était forte. Son combat contre Kenny dura quelques brèves minutes, le temps qu'elle le mette au tapis.

Enfin le dernier combat. Ma sœur contre Hervé. Sevy était intraitable, elle se battait en faisant appel à sa colère. Bien sûr ça n'y manqua pas, Hervé ne fut pas assez fort, Sevy avait beaucoup de colère en elle. J'avais l'impression qu'elle accumulait intérieurement. Il fallait qu'elle me parle car je craignais de voir comment cela allait finir.

Malgré la fin des combats, Quatre nous obligea à nous entraîner encore. Nous étions fatigués mais obéissant. Les jours où nous rigolions pendant l'entraînement avait disparu. Nous devenions éteints. Je ne souhaitais qu'une seule chose que ça se termine. Quand on nous donna l'autorisation de sortir, je courus presque jusqu'à l'infirmerie. Je voulais voir Sarine pour m'excuser. La jeune fille avait l'air endormie mais quand je m'approchais elle ouvrit les yeux.

- Je suis désolée, dis-je.

- Ce n'est pas grave.

- Je ne voulais pas te faire du mal. Pourquoi ne t'es-tu pas défendu ? demandais-je.

- Pourquoi refusais-tu de te défendre ?

- Parce que ça allait contre mes croyances et c'est toujours le cas.

- Parce que c'est trop tard pour moi, grimaça-t-elle. Soit je ne survie pas, soit j'échoue.

- Tu peux aussi partir de ton plein-gré.

- C'est vrai mais je n'ai pas envie de laisser Hervé. Je me dis que si je me fais virer, lui au moins pourra rester.

Sarine avait l'air fatigué et lorsque Hervé arriva je les laissais. Je profitais du dortoir vide pour prendre une douche. Ensuite je me dirigeais vers la cafétéria. C'était bruyant comme d'habitude. A notre table se trouvait nos instructeurs. J'étais étonnée parce que d'habitude ils s'appliquaient à nous ignorer. Je m'assis en face de Sevy mais ma sœur était ailleurs.

- Enfin te voilà ! sourit Sora. Nous venons d'apprendre que Quatre et Tris venaient des altruistes. Toi aussi, n'est-ce pas ? me demanda-t-elle.

- Oui. Mais je ne me souviens pas d'eux.

- Ah bon ? s'étonna Sora. Mais pourquoi ?

- Oh s'il te plaît ! râla April. Laisse-la. Tu ne vas pas nous dire que tu connais tous les Sincères non plus.

- Je te connais, toi, répliqua Sora.

Devant leur chamaillerie Tris se mit à sourire. Après un temps elle se montra plus amicale et plus loquace. A côté d'elle, Quatre était attentif à ce que nous disions mais il restait en retrait. Avait-il conscience que sur notre tablée il manquait deux personnes et que trois personnes seulement menaient la conversation ? S'inquiétait-il pour nous ? Ou avait-il hérité de ce poste contre son gré ?

- Tu aidais beaucoup les Sans-faction ?

Je sortis de mes pensées en entendant Tris me parler. Je haussais les épaules pour toute réponse. C'était du passé et on me l'avait bien fait comprendre.

- Tu as peut-être rencontré ma mère, insista-t-elle.

- Elle s'appelle comment ? posais-je.

- Nathalie Prior.

J'écarquillais les yeux en entendant ce nom. Tris était l'une des enfants Prior qui avait déserté. Comment avais-je pu passer à côté de ça ? Je connaissais très peu les Prior mais je me souvenais que mon père était souvent aller les voir après la Cérémonie du Choix de l'année dernière parce que les Prior avaient perdu leurs deux enfants. Béatrice Prior avait rejoint les Audacieux. Était-ce une tare chez les enfants des Altruistes pour qu'ils choisissent tous les Audacieux ? Soudain Sevy se leva et sortit. April la regarda en fronçant les sourcils. J'étais à deux doigts de me lever et de lui courir après. Mais je me dégonflais. Ma sœur ne voulait pas de moi et j'en avais assez de faire le premier pas. Il y avait peut-être aussi qu'Éric se leva au même moment. Dès qu'il fut hors de la pièce, je sentis mon corps se relâcher. J'en étais venue à le craindre et je trouvais ça honteux. Je ne devais pas me laisser dominer, qu'il soit leader ou pas.

- Je ne connais pas ta mère, répondis-je à Tris.

- Moi je me souviens de ta mère, sourit-elle.

- Vraiment ?

- Oui. Elle venait parfois à la maison mais je ne me souviens plus pourquoi. Etrangement, elle ne vous a jamais emmené avec elle.

Je haussais les épaules n'ayant rien à lui répondre. Une bonne heure plus tard, nos instructeurs nous conseillèrent d'aller nous coucher et nous les écoutâmes. Le dortoir était silencieux et seul Sevy s'y trouvait. Elle dormait à poing fermé. Si belle quand elle dormait. Je lui caressais les cheveux et remontais la couverture sur ses épaules. Ma sœur me manquait. Je persistais à croire que je finirais par la perdre. Lorsque les lumières s'éteignirent je compris que je ne trouverais pas le sommeil. Ô toi insomnie qui vole mes nuits, fais-moi signe quand tu auras fini. Se plonger dans ses pensées n'était pas toujours bon mais puisque je ne dormais pas, je ne savais pas quoi faire d'autre. J'aurais pu sortir mais je n'avais pas envie de bouger. La nuit allait être longue, très longue. Tout à coup la porte s'ouvrit. Je me redressais légèrement et essayait de deviner qui ça pouvait bien être. Nous étions encore tard le soir et ce n'était pas l'heure du réveil. Alors pourquoi ? Je me levais, prête à me défendre, heureuse qu'enfin me battre serve à quelque chose. De toute façon ça ne pouvait être qu'un membre de la faction. Soudain la légendaire barre de fer frappa et la lumière s'alluma. Quatre me regarda surpris mais il continua de réveiller les autres.

- Habillez-vous chaudement et rendez-vous en bas dans cinq minutes.

Apparemment les natifs avaient été logé à la même enseigne. On les croisa dans les couloirs et ils étaient aussi peu réveillé que nous. Qu'allait-il nous arriver ? Alors que j'avançais, Zack me rejoignit, suivi d'Archi, Nico et Rita. Ces derniers m'adressèrent un signe de tête respectueux.

- Vous savez quelque chose ? demandais-je.

- Non, mon frère m'a jamais parlé de ça, bâilla Zack.

- Tu vas voir que c'est encore une nouveauté d'Éric, grimaça Archi. Celui-là il en tient une bonne couche, complètement barge.

- C'est ton leader, le gronda Rita.

- Ouais bah il ne sait pas à quoi il s'expose en me réveillant au milieu de la nuit.

Nous ricanâmes en entendant cette dernière réplique. Quatre et Éric nous attendait, droit comme des I. Quand ils se mirent en marche, nous les suivîmes comme de brave petits soldats. Enfin nous arrivâmes près des rails et la suite ne présageait rien de bon. Les deux instructeurs restèrent silencieux et refusèrent de répondre aux questions. Lorsque le train arriva, ils se mirent à courir et sautèrent dedans. Il nous fallut quelques secondes avant de comprendre. Sauter dans le train, encore. Avec un soupir je me mis à courir et bientôt j'agrippais une poignée et atterrissait à l'intérieur. Je jetais un regard sur les retardataires. Hervé et Sarine étaient là, ils venaient juste de monter. Rita peinait à trouver une prise. Et pas loin, Sevy courait le plus vite possible. Oh non ! Ma sœur n'avait pas le droit d'échouer. Je traversais le wagon pour arriver à sa hauteur et je lui tendis la main.

- Sevy ! hurlais-je.

Elle se tourna vers moi comme si elle venait de m'apercevoir. Avec un sourire, elle prit ma main et je la tirais. Je fus surprise quand elle me prit dans ses bras en me remerciant et en me demandant pardon. Je lui chuchotais qu'elle n'avait pas à s'en vouloir.

- Encore une embrassade et on vous balance ! lança Éric énervé.

Ma sœur se détacha de moi et nous nous tûmes. Nous étions tous en attende de réponse et c'était le moment.

- Bienvenue à l'épreuve de capture de drapeau, déclara Quatre.


Vous êtes arrivés à la fin du chapitre. Félicitation. Si votre curiosité n'est pas rassasiée, veuillez patienter la suite arrive dans la semaine qui suit. A la revoyure !