CHAPITRE 19 – Capture du drapeau

Blablazone : Waouh ! On est mercredi et un chapitre vient de tomber du ciel ! Mais non, mais non, je ne suis pas faiseuse de miracle, non j'assure juste mes arrières parce que je ne suis pas là vendredi. Je m'en vais vers des contrées lointaines dont je n'ai pas encore foulé le sol (non je ne vais pas à Chicago et je ne fais pas de voyage dans le temps non plus, même si c'est tentant). Donc voici le chapitre 19. Ce chapitre marque un peu, comment dire, la transition avec la suite, ou il marque un passage qu'on passe dans un autre chose. Vous savez ce que signifie l'épreuve du drapeau, la fin des combats et le passage en simulation. Les simulations de peurs seront dans le prochain chapitre (ce'st toujours les parties que je préfère). Je vous souhaite donc une agréable lecture et je vous dis à la semaine prochaine (normalement je pourrais publier). Bisous à tous et à bientôt !

Réponses review :

Momo : Salut ! Je suis très contente que le flashback t'ait plu, j'ai quelque peu hésité à le mettre mais ça m'a permis d'inclure Evelyn dans mon histoire. La réponse pour l'épreuve du drapeau est ci-dessous. Le mystère de Zack. Agent double ? Divergent ? Ou rien de tout cela ?

Bonne lecture et à bientôt !

Ps : c'est le dernier « à la revoyure » de ma fin de chapitre après je change de message, je ne sais pas encore ce que je vais mettre, en tout cas j'espère que tu garderas l'habitude de « revoyure », bye !

CourtneyAckles : Hey ! Il n'y a pas vraiment de relation entre Éric et Tris. Tris a juste du respect pour son leader parce que c'est ce qu'on lui a appris, mais ce respect bien que de façade ne l'empêche pas d'avoir une opinion autre sur Éric et la personne qu'il est. Elle ne cautionne pas son comportement mais elle doit rester à sa place. Tu veux dire pourquoi Sevy est parti après son combat contre Ivy ? Eh bien même si Sevy persévère pour devenir une bonne audacieuse, elle a quand même frappé sa sœur, et même si elle le montre rien, son attachement pour Ivy est puissant et elle ne supporte pas plus qu'Ivy de devoir frapper une part d'elle-même. A la fin du combat elle a un peu honte et n'ose pas regarder Ivy dans les yeux. Surtout que dans ce combat, elle s'est vengée en quelque sorte envers Éric (qui a embrassé Ivy). Certes Ivy est victime de conséquences mais ça a permis à Sevy d'évacuer sa colère. Il faudrait un miracle pour Sarine, peut-être va-t-il arriver ou pas. Bon chapitre, bonne lecture et à bientôt !


- Bienvenue à l'épreuve capture de drapeau, déclara Quatre.

- Cette épreuve est là pour clôturer la première partie de l'initiation. Durant cet exercice vous allez mettre en œuvre ce que vous avez appris, sourit Éric.

- Pour faire simple, deux équipes vont être composées et cacher un drapeau qu'ils devront protéger. L'équipe gagnante est celle qui trouve le drapeau de l'adversaire, termina Quatre.

- Et on se défend avec quoi ? ricana une native.

Éric s'empara d'un pistolet et tira dans la jambe de la native. Cette dernière s'effondra dans un cri de douleur.

- Simulation d'une vraie blessure par balle, railla-t-il.

- A toi l'honneur, sourit Quatre.

Les noms défilèrent. Éric basa sa stratégie en choisissant beaucoup de novices natifs et les meilleurs chez les transferts. Pourtant je me retrouvais dans la même équipe que Quatre. Il y avait aussi Sarine, le visage tuméfié, Hervé la protégeant, Judy, Sevy, Rita et son doux sourire, Nico, Kenny, Archi et enfin Zack. Archi et Zack devaient être les meilleurs car quand Quatre les avait choisis, Éric s'était énervé. J'échangeais un regard complice avec Zack, heureux de l'avoir dans mon équipe.

- Que le meilleur gagne ! nous lança Quatre.

- Et alors qu'il sautait du train nous le suivîmes. Il courut jusqu'à atteindre les lacs asséchés de Chicago. Notre drapeau brillait dans la nuit d'une agréable couleur verte.

- Très bien, que proposez-vous comme cachette ?

Tout le monde y alla de bon train. Chacun voulait faire valoir son point de vue et bientôt les tons montèrent.

- Dépêchez-vous, nous pressa Quatre. Nous n'avons pas toute la nuit.

- Je pense qu'il fait baser notre stratégie sur l'évidence, les coupa Sevy. Tout comme nous les équipes de l'autre équipe mijote mais justement si on faisait le contraire. On le cache dans un endroit évident parce que justement c'est trop évident.

- C'est un pari risqué, jugea Zack. Mais je ne suis pas contre, j'ai envie d'essayer.

Certains se mirent à réfléchir puis ils hochèrent peur à peu la tête. Le plan de Sevy était audacieux comme il le fallait. Trois de nous furent désignés pour garder le drapeau, Hervé, Sarine et moi. Zack, Archi et Sevy partiraient en quête du drapeau des adversaires. Quant au reste de notre équipe ils seraient des défenses en plus afin d'assurer les derrières de nos trois attaquants et de ralentir les adversaires avant qu'ils arrivent à notre drapeau. A mes yeux nous étions bien organisés et c'était ce qui ferait notre force. D'ailleurs Quatre paraissait plutôt enjoué de notre plan. Dire que je craignais une longue nuit dépourvue de sommeil, je n'allais pas être déçu. Je voulais profiter de ces quelques heures au-dehors parce qu'après nous serions à nouveau enfermé.

- A quoi penses-tu ? murmura Sarine.

- Au fait que ça fait du bien de prendre l'air, répondis-je.

- Moi aussi ça me manque. J'ai surtout hâte que ça se termine.

- Ce n'est pas le moment, gronda Hervé.

- Si. On ne sait pas comment va se passer la suite et je n'aurais peut-être plus l'occasion de parler avec Ivy.

- Concentre-toi, ordonna Hervé.

Je pressais la main de Sarine pour l'encourager. Elle n'aurait pas pu assurer un autre poste et j'avais conscience qu'elle serait plus quelqu'un à protéger. Cela pouvait expliquer pourquoi Hervé était aussi à cran. Il crevait d'inquiétude pour elle. Etrange ce que pouvait nous faire ressentir l'amour, c'était un sacré handicap.

Combien de temps passa ? On ne savait pas. Aucune nouvelle des autres et il fallait rester aux aguets. Je voyais Hervé secouer la tête pour se réveiller. Soudain un bruissement attira mon oreille. Je levais mon pistolet vers la source du bruit. Ce fut Judy qui émergea, essoufflée.

- Ils approchent, dit-elle seulement.

On échangea tous un regard entendu et nous nous trouvâmes une cachette dans la zone de notre drapeau. Ce dernier était caché dans un arbre et sa couleur l'empêchait de se fondre avec le feuillage. Nous éloigner permettait d'avoir un meilleur champ de vision et sitôt que nos ennemis pénètreraient dans ce secteur, nous pourrions les cueillir. Ça ne manqua pas, quelques minutes après Judy, des membres de l'équipe adversaire arrivèrent. Nous les laissâmes approcher et les balle plurent sur eux. Etonné il se laissèrent avoir. Mais l'autre vague qui venait, nous cherchait dans les buissons.

- Trouvé, murmura quelqu'un à mon oreille.

Je fermais les yeux, prête à la douleur mais à la place j'entendis un corps chuter et un gémissement de douleur. Je me retournais pour voir Hervé, pistolet en l'air.

- Attention.

Et il repartit comme il était venu. Je me redressais légèrement et décidais de partir à la recherche de nos assaillants. J'en surpris plus d'un en les visant. Puis Sarine cria et alors je me précipitais vers elle. Une balle me frôla de peu et alla se ficher dans l'arbre. J'essayais de relever Sarine mais elle s'était reçue une balle dans la jambe.

- Laisse-moi, va-t'en.

- Non !

- Ivy, tu ne dois pas les laisser gagner.

- Je ne vais pas te laisser. La loyauté fait aussi partie des valeurs audacieuse.

- C'est une épreuve, si tu te fais toucher tu risques l'élimination.

- Je prends le risque.

Même si elle avait raison je ne voulais pas me résoudre à l'abandonner. C'était comme une sorte de moyen de me punir et de me pardonner parce que je ne l'avais pas assez aidé. J'aurais pu l'entraîner au lancer et au tir, au combat, même si je n'étais pas la meilleure mais je ne l'avais pas aidé à s'améliorer et je le regrettais. Contempler son visage tuméfié me faisait mal. Soudain une balle me cueillit dans l'épaule et je grimaçais de douleur. Au même moment résonna un coup de sifflet. Nous avions gagné.

Nous nous retrouvâmes tous près des rails avec de grands sourires. Cette soirée avait été excitante pour tout le monde, même pour nos instructeurs qui affichaient des visages fermés. Je n'avais qu'une hâte c'était de rentrer. J'avais appris que ma sœur avait trouvé le drapeau. Dans le train les discussions allèrent bon train, chacun envieux de partager ce qui lui était arrivé. Dès que nous retournâmes dans notre faction, nous nous écroulâmes sur nos couchettes. Le sommeil ne tarda pas à venir et j'étais d'autant plus heureuse car Sevy dormait avec moi.

Le lendemain matin nous fûmes réveillés par la barre de fer. Mais il était plus tard qu'à l'accoutumé. Nous avions quinze minutes pour nous préparer et ensuite rejoindre la salle d'entraînement. Quatre nous félicita pour la veille nous souhaita bon courage.

La salle d'entraînement accueillit tous les novices Audacieux. Instinctivement je cherchais Zack dans la foule et lorsque je le vis un soupir de soulagement m'échappa.

- Silence ! nous ordonna Éric. Aujourd'hui certains vont dégagez ! Adieu les misérables faibles, ricana-t-il.

Il nous annonça cette dernière phrase presque en chantonnant. Sa joie me donnait envie de vomir. A côté de moi Sevy ne le quittait pas des yeux. C'était étrange car je ne voyais pas d'animosité dans son regard. Je fus détournée de mes pensées lorsque quelqu'un me prit la main. En me retournant je vis Zack me sourire.

- Prête pour les résultats ? chuchota-t-il.

- Oui.

Soudain le tableau fut montré. Les souffles se coupèrent, les yeux cherchèrent leur nom. Certains croisaient les doigts pour ne pas être en rouge. J'étais comme tous les autres, à la recherche de mon prénom. A mes côtés des cris de joie fusaient déjà, de même que des sanglots. Enfin je trouvais mon nom.

« Ivy North » en blanc, au-dessus de la ligne rouge.

Ma sœur me serra dans ses bras et m'embrassa sur la joue. Zack en fit de même sur l'autre et me félicita. C'était presque trop beau, j'avais l'impression d'être hors du temps. J'avais réussi, je continuais l'initiation auprès de ma sœur. J'en étais tellement heureuse. Ma joie retomba lorsque je vis le nom des éliminés. Sarine, Judy et Kenny. Je tournais la tête vers Sarine, elle pleurait contre Hervé. Judy était livide mais gardait un visage ferme, près d'elle Anan lui serrait l'épaule. Kenny avait la tête baissée et les bras ballants.

- Ne croyez pas avoir tout acquis ! nous coupa Quatre. La seconde partie de l'initiation débutera demain et sera aussi dure que la première, peut-être plus. Les éliminés vous avez jusqu'à midi pour quitter la faction. Les autres vous avez quartier libre.

Encore une fois les cris de joies fusèrent. Chacun sortit de la salle en courant avant que les instructeurs ne changent d'avis.

- On va fêter ça ! Vous venez ? nous proposa Rita.

- Avec plaisir ! déclara April. On arrive.

April fit une longue étreinte à Kenny et lui souhaita bon courage pour la suite. Nous lui fîmes tous une longue étreinte. Le pauvre était abattu. Au dernier moment, je tournais des talons et courut dans la direction opposée.

- Ivy ! s'écria Sevy. Où vas-tu ?

- Je dois faire quelque chose. Je vous rejoins après.

- Mais tu ne sais même pas où nous allons !

- On sera au bar Vénéneuse, cria Zack. Le défi est de le trouver.

Je le remerciais d'un sourire et reprit ma course. J'avais peur de les manquer et je courus plus vite pour atteindre le dortoir. Heureusement ils étaient tous là, en train de faire leur sac. Sarine, Kenny et Judy avaient le regard éteint et la présence d'Anan et Hervé paraissait les aider.

- Vous partez aussi, devinais-je en voyant Hervé et Anan.

- Oui. Tu le sais très bien, je n'abandonnerai pas Sarine, déclara Hervé.

- Je sais. Et toi Anan ?

- J'ai promis aux parents de Judy de veiller sur elle. Nous sommes amis d'enfance, un peu comme des frères et sœurs.

- On peut dire petit ami et petite amie, sourit Judy. Monsieur refuse de me laisser.

- C'était la première fois que j'entendais Judy et je regrettais de ne pas l'avoir mieux connu.

- Et moi je suis tout seul, ricana Kenny. Personne pour se sacrifier.

- Oh Kenny ! Je…

- Ne sois pas désolé. J'aurais pu mourir mais je suis en vie. Belle Ivy reste dans la compétition.

- Je peux vous aider, annonçais-je.

Ils m'observèrent perplexes attendant que je m'explique. J'espérais que nous ne serions pas écoutés car ce que j'allais faire pouvait être mal vu. N'étant éliminé, je ne leur devais plus rien.

- Vous allez vous rendre dans le quartier nord des Sans-faction, c'est le plus éloigné de la faction des Audacieux. Une fois là-bas vous allez chercher une femme qui me ressemble et qui s'appelle Maria. Ma mère vous aidera. Sinon adressez-vous à Rosie, une Sans-faction, en lien avec ma mère qui pourra vous trouver une place. Dîtes à ma mère que vous venez de ma part, elle vous aidera.

- Quand pourrons-nous la trouver ? demanda Hervé intéressé. Elle n'habite pas avec les Sans-faction non plus.

- Effectivement. Mais elle y est du matin au soir, jusqu'à six heures.

- Très bien, hocha la tête Anan.

Je les accompagnais jusqu'à la sortie de la faction. Deux autres Audacieuses attendaient et elles n'avaient pas l'air ravi de leur sort. Leurs regards dédaigneux en disant long. Tris était là aussi, quand elle nous vit, elle vint à notre rencontre.

- Je crois que vous êtes un peu trop par rapport au classement annoncé, grimaça-t-elle.

- Ivy nous accompagne, répondit Anan.

- Mais Hervé et toi, vous partez ? insista notre instructrice.

- Oui.

- Très bien, hocha-t-elle la tête. Je vous souhaite bonne chance.

Les portes s'ouvrirent au même moment et les deux audacieuses disparurent. Kenny m'offrit une longue étreinte et s'empara de son sac à dos. Anan me remercia pour les soins que j'avais donné. Judy me sourit. Hervé me remercia d'un signe de tête et enfin Sarine me prit contre elle. Je sanglotais avec elle. Elle avait été une véritable amie et ça faisait mal de la perdre. Au moins je me consolais en pensant que j'avais pu les aider en les guidant dans le monde des Sans-faction.

- Félicitation, me chuchota Tris.

- Merci.

- Quelque chose de prévu maintenant ?

- Je dois rejoindre les autres au Vénéneuse.

- Suis-moi, je vais au même endroit.

J'obéis en pensant que c'était bien une chance qu'elle aille au même endroit que moi. Le Vénéneuse était bondé. L'ambiance tamisée était renforcée par la musique lente et mélodieuse d'une chanteuse à la voix grave. Le sol était tapissé de moquette rouge et tous les meubles étaient en bois foncé. Les seuls éclairages étaient des lustres à faible luminosité. C'était la première fois que je rentrais dans un bar et ça me plaisait. Encore admirative devant ce lieu, Tris du me pousser vers mes amis pour que je bouge. Dès qu'elle me vit, Sevy se mit à sourire et se décala pour me faire de la place.

- Qu'est-ce que tu faisais ? posa-t-elle.

- Rien.

Elle me regarda d'un air suspicieux mais n'insista pas. Peu après un verre fut posé devant moi et j'avouais qu'en sentant l'odeur, je grimaçais. Les autres étaient déjà à plusieurs bières et tout le monde était détendu. Je n'avais jamais vu Tomas rire autant. Cette ambiance était agréable et ça donnait un point positif aux Audacieux. Si seulement ça pouvait être comme ça tout le temps. Nous en étions à émettre des hypothèses sur la seconde partie de l'initiation qui touchait le mental. Un grand nombre pensait que nous allions être soumis aux simulations et même si personne ne nous l'avait confirmé de vive voix, les Natifs en étaient sûrs.

- Et sinon comment vous trouvez Quatre les filles ? lança une audacieuse native du nom de Cherry.

- Coincé, rit April.

- Je parlais physiquement, railla Cherry.

- Il n'est pas mal, jugea Sora enthousiaste. Mais déjà pris malheureusement !

- Et Éric ? demanda Rita changeant de cible.

- Il est effrayant, frissonna Sora.

- Puis il a une sacrée réputation de coureur de jupon, souffla April sous le ton de la confidence.

- Moi je ne le trouve pas mal, osa ma sœur.

Tous les regards se posèrent sur elle et elle se mit à rougir. Méfiante je ne la lâchais pas des yeux si facilement. Si ma sœur commençait à s'intéresser à Éric alors c'était le début des problèmes. Au contraire il fallait l'éviter. Surtout que les relations amoureuses d'Éric n'avaient rien de glorieuses et qu'il laissait beaucoup de cœur brisé, sauf le sien.

- Je te comprends, la soutint Cherry. Le petit côté bad boy, ça le rend juste irrésistible.

- Vous savez vous avez aussi des garçons à votre niveau, se moqua Tomas.

- Vraiment ? le taquina April. Qui ?

- Nous ma belle, lui répondit Archi. Avant de viser dans les leaders, contenez-vous des petits soldats.

- Quel manque d'ambition les garçons, soupira faussement Rita.

Nous éclatâmes tous d'un rire commun. Bien entendu cela n'y manqua pas, les garçons commencèrent à parler de fille et ça y allait de bon train. Nous restâmes au Vénéneuse jusqu'à ce qu'il se fasse tard. L'ambiance avait changé et les audacieux s'étaient mis à danser et à monter sur scène pour chanter. April entraîna Sevy sur la piste de danse et bientôt elles disparurent dans la foule. Le temps passa et quelques personnes de notre tablée allèrent danser.

- Tu n'as rien bu depuis qu'on est ici et en plus tu ne danses pas, remarqua Zack amusé. Un modèle de vertu.

- Je n'aime pas boire.

- Un verre ou deux ne veulent pas dire que tu vas être saoul si vite.

- Même pour quelqu'un qui n'a jamais bu ?

- Peut-être que tu marques un point. Félicitation pour le passage en deuxième épreuve.

- A toi aussi.

- Tu ne veux vraiment pas danser ?

Il me fit son regard empreint d'innocence et je restais quelques instants muette d'admiration devant sa moue si adorable. Et je cédais. Aujourd'hui je voulais en profiter et la journée n'était pas encore terminée pour que je redevienne sérieuse. Même si je ne buvais pas, je pouvais m'amuser. Apparemment il s'attendait à devoir plus insister car il mit quelques secondes avant de me rejoindre. Une audacieuse venait de monter sur scène et sa voix grave et sensuel poussait les danseurs à se rapprocher. Il posa ses mains sur mes hanches et combattant mon envie de me défaire de lui, j'entourais son cou de mes bras.

- Tu sais danser, c'est bien, je m'attendais presque à ce que tu me marches sur les pieds, rit-il.

- Ce n'est pas drôle ! souris-je.

- Si tu savais comme j'aime ton sourire. Plus les jours passent et plus je tombe amoureux de toi Ivy North.

- Zack, soupirais-je.

- Je sais. On commencera quand on aura tous les deux réussi notre initiation. Mais j'aurais peut-être le droit à un baiser pour me faire patienter.

Il approcha son visage mais je reculais le mien. Boudeur, il détourna le regard mais raffermit sa prise autour de mes hanches. J'essayais de le faire rire en le chatouillant sur les côtes mais il restait stoïque. A force de le taquiner, il se mit à soupirer et se tourna vers moi. Sur une impulsion je l'embrassais. Et il me le rendit bien. Nous nous étions arrêtés de danser et nos corps étaient collés jusqu'à ce qu'on se fonde ensemble. J'aimais la chaleur qu'il dégageait et sa bouche sur la mienne, j'aimais ses cheveux doux et l'odeur de sa peau. Soudain quelque chose m'arrêta. Derrière nous, dans le fond de la salle, Sevy était en train d'embrasser Éric. Au début je pensais que ce n'était pas de plein gré mais Sevy s'accrochait à lui. Lorsqu'il passa ses mains sous le t-shirt de ma jumelle, je me reculais de Zack. Surpris, ce dernier m'interrogea du regard.

- Tout va bien ? osa-t-il.

- Oui, oui. Je… Je suis désolée.

- Pourquoi ?

- De t'avoir embrassé.

- Moi ça m'a fait plaisir.

Avec un petit sourire il déposa un léger baiser sur ma joue et nous ramena à table. J'avais faim et il nous commanda à manger. Mon regard était rivé sur le fond de la pièce où s'était trouvé Éric et Sevy. Avais-je rêvé ? D'un coup je me rappelais ma sœur défiant Éric, le fait qu'il m'est embrassé comme si… comme s'il s'était trompé de sœur. L'horreur me saisit et j'eus soudain très froid. Je devais savoir et pour ça il fallait que j'interroge Sevy.


Vous êtes arrivés à la fin du chapitre. Félicitation. Si votre curiosité n'est pas rassasiée, veuillez patienter la suite arrive dans la semaine qui suit. A la revoyure !