CHAPITRE 28

Blablazone : Bonjour tout le monde ! Je vous l'annonce haut et fort, la semaine prochaine vous aurez la suite samedi (cette fois je confirme). Vous verrez vous arriverez à tenir un jour de plus. Je voulais aussi partager avec vous une musique que j'écoute en boucle ces temps-ci Natural de Imagine Dragons. Soyez curieux, allez jeter un œil et si vous connaissez déjà, tant mieux ! Bon, ces temps-ci aussi, j'ai cru voir ressortir que vous vous demandez comment va réagir Sevy au sujet de la divergence de sa sœur. Ah mon avis, vous allez me haïr, mais vraiment. Enfin nous verrons ça en temps voulue. Je vous souhaite une bonne lecture (Pour ce chapitre et le suivant, je me suis permise des ellipses, enfin vous verrez) et je vous dis à samedi prochain !

P.S. : hors-sujet mais ma fierté des vacances, j'ai réussi à terminer Game of thrones, maintenant je ronge mon frein en attendant la suite. La bise !

Réponses review :

Moni : Salut toi ! Donc bienvenue à ta nouvelle identité, Moni ! Mais non il ne faut pas en vouloir à Sevy, elle ne se rend pas compte de ces choix, c'est tout. Bon sang oui, Ivy ne pouvait qu'avoir ce métier, c'est pourquoi j'ai essayé de développé le côté infirmerie dès l'initiation. En plus elle a le meilleur des patrons. Faudra quand même me dire ta théorie de divergence pour Zack, on se programme ça pour plus trad ( p). Se mettre Éric a dos est la pire des erreurs MAIS tant qu'il y a Sevy avec Éric, Ivy n'a rien à craindre.

Bon sang j'ai le droit à un scoop ! Merci, merci, merci ! J'ai tellement hâte de lire ça. Je suis pour que les auteurs sortent de leur zone de confort, oui vive les autres factions ! (dixit celle qui écrit sur les audacieux). Plus sérieusement, ta fic à l'air intéressante, je suis curieuse de la façon dont tu vas inventer l'initiation des Sincères et surtout comment Moni va gérer son énorme secret.

A bientôt !

CourtneyAckles : Hey ! Et oui Éric n'est pas qu'un idiot avec des muscles. Haha ! Tu m'as fait beaucoup rire avec le fantasme caché d'Ivy de vivre avec Éric. J'ai même vite fait imaginer un plan à trois entre les jumelles et leader, bon sang ce que j'ai eu les idées mal placées ! Mais j'ai encore bien ri. Et puis tu en fais quoi de Zack si Ivy vit avec Éric ? Tu laisses Zack pour Sevy ? Haha ! En tout cas, non, Ivy n'aime vraiment pas Éric. Je te souhaite une bonne lecture. A la semaine prochaine.

Plume De Pan : Bonjour ! Je suis heureuse de savoir que le concept te plaît ainsi que la fic en général. Ouf ! Tu me rassures parce que je n'étais pas certaine que justement ce lien entre jumeaux soit assez bien développé. Merci, merci, merci, merci pour ta review ! Merci ! Tu m'as fait voir un truc que je n'avais pas remarqué, c'est l'inconvénient quand on écrit, on n'arrive pas forcément à prendre du recul. Donc je suis d'accord avec toi sur la dépendance d'Ivy envers les autres. En plus je ne sais pas mais je trouve ça sympa d'avoir quelqu'un qui n'aime pas Ivy mais qui lit quand même. Pour ce qui est de Sevy, motus et bouche cousue. On risque de le détester pour ce que je vais faire d'ailleurs. Mais ça sera la surprise (pas forcément bonne, pas forcément mauvaise). Je te souhaite une bonne lecture et je te dis à bientôt !


Un an venait de passer. Une vie pourrions-nous dire aussi. Je m'épanouissais à soigner les membres de ma faction. Nous avions notre dîner hebdomadaire avec mes camarades. J'avais plus d'amis que je n'en avais jamais eu chez les Altruistes. J'avais retrouvé sommeil et l'appétit. Ma sœur partait souvent ailleurs, en mission, à la recherche des divergents. J'abhorrais son métier mais je le supportais. Elle poursuivait des personnes comme moi. Un jour peut-être découvrirait-elle que je faisais partie de ses ennemis. Et alors me tuerait-elle ? J'espérais que ce jour n'arriverait jamais, je ne voulais pas qu'elle soit confrontée au dilemme, loyauté envers sa faction ou loyauté envers sa sœur.

La vie avec Zack était agréable. Elle avait son lot de haut et de bas mais nous avions tenu un an et ça allait continuer. Ray restait un très bon ami plus que mon supérieur. En ce moment j'essayais de l'obliger à arrêter la cigarette et je ne perdais pas espoir. Malgré cette banalité qui s'installait, je restais méfiante quant à l'avenir. Mon secret pouvait me coûter la vie.

- Toc, toc ! C'est l'heure.

Zack se tenait dans l'encadrement de la porte. J'étais la dernière à l'infirmerie et j'avais pris l'habitude de travailler tard le soir. Alors fréquemment Zack venait me chercher. Je faisais de même avec lui. J'appréciais de plus en plus les petites marques d'affection, j'en étais même accroc. C'était un réel bonheur lorsqu'il venait me chercher au travail puis que nous rentrions chez nous ensemble. Et parfois lorsque je devais rester de garde à l'infirmerie, il venait passer la nuit avec moi.

- Tu en as encore pour longtemps ? posa-t-il.

- J'ai terminé.

Je rangeais les derniers médicaments et m'emparais des clés.

- Comment se porte les initiés ? demandais-je. Vous ne leur menez pas trop la vie dure ?

- Archi est le pire, plaisanta-t-il. Il adore leur faire peur. Tu n'as qu'à venir voir la prochaine fois.

- Sans façon. Que vont-ils penser en voyant ton adoration pour moi, ris-je ne l'embrassant.

- Qu'on n'est pas si méchant qu'il n'y paraît. Tu as raison, ça casserait notre réputation.

- Le bébé d'April arrive bientôt, lançais-je.

- Fabuleux ! J'ai tellement hâte de voir ce petit bout 'chou !

Il me prit par la taille et me fit tourner. April était vite tombée enceinte et cela avait amené la conversation au sujet des enfants. Avec Zack étions d'accord sur le fait que ça serait trop tôt pour en avoir mais qu'on en aurait un jour. Lorsque nous rentrâmes j'ouvris le réfrigérateur pour trouver quelque chose à manger. Je fus détournée de ma mission par des baisers dans le cou.

- J'ai faim, râlais-je.

- Moi aussi. J'ai faim de toi, me glissa-t-il.

Je me retournais vers lui pour l'embrasser avec passion. Ses mains caressaient déjà ma peau nue et me provoquait des frissons. Je lui retirais son t-shirt avec empressement. Une folle nuit nous attendait.

- Ivy ! Ivy !

Quelqu'un criait mon prénom mais je l'entendais comme si c'était un écho. La voix était trop loin et je ne la reconnaissais pas. Je plongeais plus en profondeur du sommeil. C'était doux et je n'avais pas envie de m'en aller. Mais voilà qu'on m'appelait à nouveau et qu'un drôle de son de tambour résonnait dans ma tête. Quelqu'un me pressa l'épaule, on m'appela encore. Je me réveillais en sursaut. La sueur coulait sur mon front et c'est avec un regard affolé que je jetais un œil à Zack. Ce dernier me caressait la main pour me rassurer. Soudain les sons me parvinrent normalement. Quelqu'un frappait à notre porte et je savais déjà qui c'était.

- Rendors-toi.

Je déposais un baiser sur le front de mon amour et me levais. Avec un soupir j'ouvris à ma sœur et je l'accueillis dans mes bras. Comme à chaque fois elle était en larme et la seule chose de compréhensible qu'elle disait, c'était mon prénom. Je refermais la porte et l'installais sur une chaise de bar. Je sortis la boîte de mouchoir et tandis qu'elle en prenait une poignée, je préparais du café. Depuis un an, ma sœur s'arrangeait toujours pour venir me déranger au milieu de la nuit et toujours pour la même raison. Elle s'était encore disputée avec Éric. Au fil des mois j'avais espéré qu'elle le quitterait enfin mais elle y était tellement accroc qu'elle s'accrochait. Lui aussi d'ailleurs. Il savait manier les jolis mots pour qu'elle retombe dans ses bras.

- Que s'est-il passé ? demandais-je en lui servant une tasse de café.

Elle baragouina quelque chose entre deux sanglots mais je ne comprenais pas. C'était encore une histoire idiote parce que c'était toujours le cas. Quand la dispute était sérieuse, ma sœur se contentait de venir me voir à l'infirmerie et de traîner dans mes pattes.

Consoler ma sœur me prit une heure. Fatiguée d'avoir pleuré, elle se laissa choir dans mon lit et s'endormit aussitôt. Zack ouvrit les yeux et me fixa.

- Encore ? dit-il irrité.

- Juste pour cette nuit, s'il te plaît.

Il grogna un oui et me tourna le dos. Je m'installais entre les deux personnes les plus importantes de ma vie et je cherchais le sommeil. Les quelques fois où ma sœur s'invitait dans mon lit, je ne dormais jamais. J'écoutais leurs deux respirations et je guettais leur sommeil pour les rassurer s'ils cauchemardaient. En plus le lendemain j'étais de garde.

Zack se réveilla de mauvaise humeur. Il se servit du café et me toisa longuement. Ma sœur était en ce moment-même dans notre salle de bain.

- Bonjour amour, le saluais-je. Bien dormi ?

- A ton avis, grinça-t-il. Ivy ça ne peut plus continuer comme ça. Ta sœur qui débarque au milieu de la nuit et qui en plus squatte notre lit. J'en ai marre !

- Je sais mais… elle a besoin de moi ! Je refuse de la laisser ! Tu comprends ? Je dois veiller sur elle, c'est ma sœur !

- Tu gâches ta vie pour elle.

- C'est faux !

- C'est vrai ! Ta sœur, toujours ta sœur ! Quand est-ce que tu prends soin de toi Ivy ? Quand est-ce que tu vis pour toi ?

- Je ne la laisserai pas, déclarais-je en pleurant. Ma sœur passera toujours avant et tu le sais très bien.

Zack jeta sa tasse contre le mur et elle éclata, si facilement. Puis il prit sa veste et partit en claquant la porte. Je détestais qu'on se dispute mais c'était nécessaire pour avancer. Séchant mes larmes j'allais ramasser les morceaux de tasse. Vivre en couple pouvait être terrible. Pourtant je ne me souvenais pas que mes parents se soient disputés ou alors ils ne l'ont jamais fait devant nous. A mes yeux, le conflit existait peu chez les Altruistes, voire même il était inexistant. Mais l'année qui venait de passer m'avait montré qu'il était essentiel à une relation. Mes parents avaient déjà été en désaccord mais nous étions des enfants innocents et nous ne l'avions pas forcément vu.

- Je suis désolée Ivy.

Ma sœur se dandinait d'un pied sur l'autre, mal à l'aise. La cloison de la salle de bain était si fine qu'elle devait avoir tout entendu. C'était humiliant qu'elle ait été notre spectatrice mais je ne voulais pas qu'elle se sente responsable. C'était arrivé, maintenant il fallait passer à autre chose.

- Que vas-tu faire avec Éric ? posais-je.

- Comme d'habitude. Nous allons nous poser et discuter, nous jeter des horreurs à la figure, nous embrassez et nous réconciliez.

- Ça te va comme relation ? Vraiment ?

- Je l'aime Ivy. Je donnerai ma vie pour lui. Éric est ce qu'il est et j'ai appris à l'accepter avec ses défauts. Nous avons appris à fonctionner comme ça.

- Si jamais tu as besoin je serai toujours là.

- Je sais et je ne t'en remercierai jamais assez.

- Quand est-ce que tu repas en mission ?

- Je n'en sais rien. En ce moment c'est le calme plat. Nous attentons les analyses des Érudits.

- Des analyses sur quoi ?

- Les Érudits ont développé une nouvelle hypothèse. La divergence ferait peut-être partie des gènes dès notre naissance. Donc ils ont étudié le dernier qu'on a attrapé.

- Un cobaye, sifflais-je.

- Pour servir la science et arranger notre société, essaya-t-elle de me convaincre.

- En admettant que la divergence soit un gène et qu'on puisse le découvrir dès la naissance, que va-t-il se passer ? Tu vas aller tuer des bébés !

- Bien sûr que non ! D'ici là on trouvera comment supprimer ce gène, supposa-t-elle.

- Je ne veux plus en parler ! Je trouve que c'est immoral. Je ne cautionne pas ta brigade d'assassin.

- Ivy !

Nous nous fixâmes en colère. Ma sœur était convaincue par ce qu'elle disait et ça me faisait peur. J'étais effrayée à l'idée qu'elle découvre que je possédais cette anomalie dans mes gènes.

- Je ne suis pas une meurtrière, bougonna-t-elle.

Tête baissée, elle fuyait mon regard. Je lui caressais les cheveux pour la rassurer mais je n'étais pas d'accord. Ma sœur jouait les soldats et livrait des divergents. Leur sort était clair, ils mourraient.

Aujourd'hui était un jour « sans ». Mon petit ami était parti énervé, ma sœur ne m'avait pas totalement pardonnée de l'avoir traité d'assassin. Et en plus Ray était introuvable. Je devais gérer des initiés qui arrivait tous à se faire mal et à venir se plaindre. Apparemment Zack était invivable aujourd'hui.

- Tu t'appelles comment ? posais-je à la jeune fille qui tenait sa main en sang.

- Pierce.

- Enchantée. Je suis Ivy. Tu vas me raconter ce que tu veux pendant que je te soigne. Tu ne t'arrêtes que quand je te le dis.

Cette novice transfert venait de s'enfoncer un couteau dans la main. C'était moche à voir et malheureusement la séquelle serait trop grave. Sa main aurait toujours une faiblesse, elle devait apprendre à tirer et lancer de l'autre sinon tous ses tirs et lancers manqueraient de précision. Pendant que je la soignais elle me raconta qu'elle venait de la faction des Sincères. Comme tous les autres, elle avait toujours rêvé de devenir indépendante et de s'affranchir de l'autorité familial. Les Audacieux inspiraient la liberté et Pierce ne cherchait que la liberté. Tous ces jeunes avaient tort. Nous étions libres dans n'importe quelle faction et les Audacieux ne donnaient pas autant de liberté qu'ils le pensaient. Il y avait des règles à respecter et il fallait être obéissant. Je terminais son bandage et la poussais à retourner à l'entraînement.

Ray arriva en milieu d'après-midi. Il se fit pardonner en m'amenant de quoi manger.

- Où étais-tu ? insistais-je.

- Nulle part !

- Très bien, me résignais-je.

- Beaucoup de travail ?

- Une novice qui s'est enfoncée un couteau dans la main.

- Il s'améliore ces petits ! ricana-t-il.

Je lui accordais un sourire. Il avait toujours cette aptitude à me faire sourire dans les pires moments. April passa aussi nous faire un coucou.

- Je suis grosse comme une baleine, se plaignit-elle. Il me reste combien ?

- Deux mois, lui répondit Ray.

- Je vous jure, je n'ai qu'une envie c'est qu'il sorte enfin. Ce petit gars est en train de me tuer.

- Bientôt, la rassurais-je.

- Au fait, Sevy m'a dit pour cette nuit.

Ray leva les yeux au ciel et se plongea dans les placards de médicaments. Il trouvait le genre féminin exaspérant et il n'appréciait guère nos discussions de « filles ».

- Mesdames ! râla-t-il.

-Rabat-joie ! gronda April. Tu l'as encore accueilli chez toi ? se tourna-t-elle vers moi.

- Oui. Je ne peux pas la laisser tomber.

- Et tu t'es encore disputé avec Zack ?

- Oui, avouais-je.

- Tu sais au début moi aussi je l'acceptais puis un jour Tomas l'a foutu à la porte et je crois que le message est passé, sourit-elle.

- Ma sœur a besoin de moi.

Je resterais sur mes positions peut-être toute ma vie et les autres devaient s'y faire. April me fit un signe de tête, elle continuerait à maintenir le sujet.

La femme enceinte finit par quitter l'infirmerie. Mon collègue aussi. Le soir tombait et je devais assurer toute une nuit de garde, au cas où. Avec Ray nous avions convenu de quatre gardes par semaines. Durant ces nuits nous nous occupions de tous ceux en ayant besoin. Le reste du temps, ils attendaient le petit matin et si c'était vraiment grave, ils venaient toquer à notre porte.

- Bonsoir !

Je levais la tête pour voir un groupe de trois hommes entrer. Ils déposèrent le blessé sur un des lits.

- Que s'est-il passé ? demandais-je.

- Il s'est reçu une poutre en fer sur la tête.

Un petit hochement de tête plus tard je finissais de bander le front du blessé. Il était toujours inconscient mais sa vie n'était plus en danger. Un seul d'entre eux resta, refusant de laisser son ami seul avec moi. Ce n'était pas plus mal. Vers minuit, je me mis à somnoler. Le blessé et son ami dormaient déjà à point fermé.

J'aimais ce que je faisais mais parfois j'avais l'infirmerie en horreur. Ces néons blancs me fatiguaient. Mon corps engourdi ne me demandait qu'à bouger. Il était loin le temps où je fuyais le sommeil, à présent je ne demandais qu'à me perdre dans ses bras. Rien qu'un instant, quelques secondes. Je posais ma joue contre le bureau et fermais les yeux. A peine le temps de souffler. Trois petits coups sur la porte suffirent à me faire sursauter et en quelques secondes je me retrouvais debout, l'air un peu hagard. Malgré moi je me mis à sourire et je courus prendre Zack dans mes bras. Il m'avait manqué et même s'il m'en voulait encore, j'avais besoin de lui. La fatigue peut-être influençait aussi mes gestes.

- Je suis désolée, prononçais-je contre son torse.

J'attendais qu'il réagisse mais il ne se passa rien. Jusqu'à ce que ses mains se posent sur mes épaules pour me pousser. Je pinçais mes lèvres, prête au pire.

- J'ai beaucoup réfléchi, m'annonça-t-il. Et tu es tellement têtue que je ne pourrais jamais t'obliger à abandonner ta sœur. Ta vie est importante à mes yeux et puisqu'au lieu de veiller sur toi, tu veilles sur ta sœur, je prends la responsabilité de veiller sur toi.

Je soupirais de soulagement. Mon cœur battait encore trop vite mais au moins Zack ne venait pas de dire qu'il me quittait.

- Cependant je voudrais que tu mettes des conditions à propos de ta sœur. Elle ne peut pas continuer comme ça.

- Je lui parlerai, promis-je. Merci, dis-je en l'enlaçant. Merci de ne pas m'abandonner.

- Jamais, chuchota-t-il en me serrant contre lui.

Il passa la nuit resta toute la nuit avec moi. Au petit matin, Ray vint prendre le relais pour que je puisse prendre une pause.

- Éric mène la vie dure à tes novices ? bâillais-je.

- Pas tellement. Mais ça ne va pas tarder.

- J'ai envie d'aller me coucher.

- Vas-y et je te réveille quand il faut.

- Tu ne vas pas être en retard ?

- Archi s'en occupera, me rassura Zack.

Je me laissais aller contre lui en fermant les yeux. Tant pis si je m'endormais dans ses bras, au moins il me servirait d'oreiller. Je cédais vite au sommeil et je le sentis à peine me soulever. J'étais déjà loin lorsqu'il me déposa sur le lit.

- Débout marmotte.

Quelques baisers plus tard, je me précipitais dans la salle de bain. Lorsque je sortis il était déjà parti. Je retournais à l'infirmerie un peu plus reposée.


Hey ! Voici la non-fin de l'histoire, juste une fin de chapitre. La patience est de mise jusqu'au prochain mais rien ne vous empêche d'imaginer… See you soon !