CHAPITRE 39

Blablazone : Bonjour à tous ! Je suis toujours autant ravie de vous retrouver pour un nouveau chapitre. Pour une fois, j'ai envie de vous faire participer, je voudrais que vous me fassiez des propositions pour la « phrase » de fin de chapitre, on entame une autre dizaine et la dernière partie. Du coup proposez et j'essaierai de faire un mélange de vos propositions ou de les garder telles quelles.

Je vous souhaite une bonne lecture et je vous dis à bientôt !

Ps : oui le chapitre est un peu court, sorry!

Réponses review :

Moni : Hello ! Oui je connais très bien Muse, j'aime beaucoup aussi. L'une de mes préférés est « Resistance ». Oui, j'ai tué Marcus, pas parce que c'est un personnage que je n'aime pas mais disons qu'il a servi mon « scénario ». Et puis ça change, je ne me souviens pas avoir lu une fanfic où il meurt. Je crois que j'ai complétement oublié de faire référence à qui avait laissé fuiter la visite des Sans-faction, tant pis. Ne t'inquiète pas, j'ai prévu de garder ce rythme d'un chapitre par semaine jusqu'à la fin de l'histoire. Je suis contente que ça t'es plus. Je te souhaite une bonne lecture et je te dis à bientôt !

CourtneyAckles : Salut ! Éric et Ivy ne finiront pas ensemble je te le confirme. Et encore quelques chapitres avant que Zack et Ivy ne se retrouvent. J'ai quelques projets oui autour de Divergent et d'autres fandom, mais j'aimerai bien terminer de les écrire avant de me lancer. Du coup je ne sais pas si j'embrayerai directe sur autre chose après la fin de cette fic. Je te souhaite une bonne lecture et je te dis à bientôt !


Evelyn avait décidé que nous ne bougerions pas notre quartier général. C'était un risque à prendre mais elle pensait que nous étions trop bien installés pour changer d'endroit. Ça nous obligerait à déplacer les trois quarts de nos affaires.

Les rations, déjà pas en grande quantité, réduisirent. Je travaillais de plus en plus à l'infirmerie et j'allais même jusqu'à offrir mes portions aux enfants. Chaque personne proche d'Evelyn avait décidé de ne pas se présenter à la banque alimentaire. Quelques parents avaient fini par céder devant la demande de nourriture de leurs enfants. Car en plus de diriger la redistribution des vivres, Jeanine avait fait en sorte de réduire nos rations. Elle nous faisait mourir à petit feu. Peu à peu, quelques altruistes s'étaient tournés vers nous pour nous aider. Ils faisaient passer de la nourriture en cachette mais nous ignorions comment. Aucun ne voulait le dire. Je les comprenais. Le vol était contraire au principe des altruistes. J'étais fière de ma faction qui prenait le risque de nous aider quitte à être enfermé. Comment les Érudits avaient pu nous accuser de corruptions ? Comment les autres factions avaient pu le croire ?

Nous étions un peu coupés du reste des factions. Par sécurité, Evelyn contactait peu ses alliés dans les autres factions. Seuls les altruistes nous apportaient des informations. J'étais d'avis que nous devions aller voir Jack Kang et lui expliquer la situation. Il s'était rangé du mauvais côté. Le soir nous étions interdits de sortir. La pression montait de plus en plus et nous étions tous effrayés à l'idée de voir les audacieux arriver pour nous arrêter. Evelyn se battait pour faire en sorte qu'on se serre les coudes. Mais son combat la fatiguait. J'étais inquiète pour Kenny mais je n'avais pas le droit de sortir. Depuis ma course-poursuite avec Éric, je n'avais plus le droit de quitter le bâtiment sans en informer quelqu'un. Jusque-là j'avais tâché de respecter cet ordre mais je m'inquiétais de plus en plus. Je savais mon ami seul et j'avais peur que les audacieux lui tombent dessus.

Nous en étions à un mois de restriction que ce soit par Jeanine qui asseyait son pouvoir que par Evelyn qui voulait nous protéger, lorsque que nous eûmes vent d'une arrestation. Un altruiste venait d'être arrêté. Il s'était fait prendre en train de donner de la nourriture volée à un couple de Sans-faction. Le couple aussi avait été arrêté. Dire qu'ils ne faisaient même pas parti de notre ensemble. Malheureusement, les altruistes prirent peur et ils se retrouvèrent deux ou trois à nous passer de la nourriture. Mais ça ne serait jamais assez pour nous tous. Et plus nous attendions, plus nous nous affaiblissions.

Trois jours passèrent sans qu'Evelyn n'agisse. Elle était perdue. Un jour que je la sus seule, j'allais la voir.

- C'est l'heure Evelyn.

- Pardon ?

- Vous souvenez-vous ? Je vous ai promis Jeanine, il est temps que je le fasse.

- Je ne t'ai pas encore livré Éric.

- Peu importe. Vous et moi allons discuter d'un plan. Une fois que je serai dans l'antre des Érudits, vous devez me dire quoi faire.

- Je l'ignore Ivy. Il faudrait que nous convainquions les autres factions. Parce que même si tu es chez les Érudits, ça ne changera rien. Faire exploser leurs locaux n'avancera à rien, tuer Jeanine apportera le chaos. Nous devons assurer nos arrières.

- Nous avons les altruistes de notre côté.

- Malheureusement ils ne valent rien.

Nous discutâmes longuement sans trouver quoi faire. Seul nous ne pouvions pas grand chose. A la seconde où nous serions chez les Érudits, les audacieux nous tomberaient dessus.

Une solution arriva quelques jours plus tard. Jeanine venait d'annoncer haut et fort que son détecteur de divergent étaient opérationnel. Les Audacieux commencèrent alors à envahir les autres factions et à tester tous les habitants. Nous serions les derniers et ça serait un avantage dont nous devions profiter. Nous apprîmes le carnage chez les Sincères par Jack Kang lui-même qui vint à notre rencontre. Sa fille, déclarée divergente, avait été emmenée. Plusieurs jours après, il revint accompagné de Johanna Reys. La leadeuse fraternelle avait beaucoup changé, elle paraissait plus voûtée, comme si elle retenait un poids sur ses épaules.

- Nous voulions protéger nos factions, annonça Jack. Mais nous nous sommes rendus impuissants.

- Cela signifie-t-il que vous allez nous aider ? insista Evelyn.

- Oui, répondit Johanna. Nous avons peu de contact avec les altruistes. Ils sont très surveillés.

- J'ai peut-être un moyen de rallier des gens à notre cause, lança le leader Sincère. Sur cette carte mémoire se trouve la vidéo du jour où les audacieux ont commencé leur évaluation de divergence. Sur cette vidéo on voit bien qu'ils abusent de leur pouvoir.

Les yeux d'Evelyn brillèrent d'espoir.

- Nous souhaiterions aussi qu'un groupe s'introduise chez les Érudits pour libérer les divergents, ajouta Johanna.

- Ils gardent les divergents en vie ? m'étonnais-je.

- Certains oui, confirma le Sincère.

- Il faut qu'on rallie des audacieux à notre cause, déclarais-je. Ce n'est pas possible qu'ils soient tous d'accord avec ce que font les Erudits.

- Les audacieux sont des soldats Ivy, ils obéissent à leur supérieur, m'expliqua Quatre.

- Même si ce sont des soldats obéissants, ils sont aussi capables de réfléchir par eux-mêmes et de se rendre compte qu'ils ne se battent pas pour la bonne cause.

- Ce sont des soldats, insista Quatre.

- Nous aussi ! Pourtant nous sommes ici ! m'écriais-je.

- Parce que nous sommes divergents, répondit Tris.

- Ce n'est qu'une excuse ! Nico n'est pas divergent et pourtant il n'est pas resté fidèle aux audacieux. Sora n'est pas comme ça non plu. April…

- Ils sont de l'autres côtés. Comment veux-tu entrer chez les audacieux ? me contra Quatre.

- En passant par la prison, souris-je. Admettons, je m'introduise chez les Audacieux et je me fasse prendre. Je connais les lieux après tout. Je peux aussi ne pas me faire prendre.

- Impossible. C'est la faction la mieux gardée.

- Evelyn, vous avez bien quelqu'un de confiance chez les audacieux ? Introduisez-moi auprès de lui, je lui passe la vidéo et il la diffuse.

- C'est quitte ou double, jugea Evelyn.

- Nous pourrions ajouter un message, ajouta Nico. Un message qui dirait que quiconque veut se joindre à nous est le bienvenu.

- C'est le risque d'avoir des espions, rétorque Quatre.

- Non. Pas si nous trouvons un code pour leur indiquer notre position, répond Nico. Il faut leur faire comprendre où nous trouver sans leur dire exactement où nous nous trouvons.

Evelyn hochait la tête avec enthousiasme. Le plan lui plaisait et ça se voyait. Elle se tourna vers moi et m'étudia du regard.

- Laissez-moi y aller, dis-je.

- C'est d'accord.

- Quoi ? Non ! s'écria Quatre. Je suis le plus apte.

- N'importe quoi, je répliquais. Au contraire, sois là pour les accueillir, tu as été un instructeur respecté, ils t'écouteront.

- Jack, Johanna, nous allons vous raccompagner, déclara Evelyn. Nous vous recontacterons plus tard.

- Nous pourrions vous aider, insista Jack.

- Je sais. Mais pas tout de suite. Laissez-nous gérer et tenez-vous prêt. Je vous tiendrais au courant, promis Evelyn.

Les trois leaders se serrèrent la main. Johanna me regarda longuement et hocha la tête. Lorsqu'ils furent partis, nous reprîmes la discussion. Notre plan devait être parfait et il impliquait d'envisager toutes les hypothèses possibles. Tard dans la nuit, Nico accepta de m'accompagner pour aller voir comment allait Kenny. Je fis monter Nico sur le toit et je le poussais. Je l'entendis crier puis je le rejoignis.

- En souvenir de la première fois, m'excusais-je.

Il perdit vite son air contrarié et se mit à rire. Nous nous glissâmes dans les couloirs noirs. Le silence résidait dans les couloirs et j'avais peur de ce que nous allions découvrir. Je reconnaissais l'endroit même sans lumière. L'ampoule était brisée et nous ne voyions rien.

- Kenny, appelais-je.

Je n'obtins aucune réponse et mon cœur se mit à battre plus fort. Je sursautais lorsqu'un faisceau lumineux apparut. Nico haussa les épaules, une lampe torche dans la main.

- Tu aurais pu me le dire plus tôt.

- Sûrement, ricana-t-il.

Il balaya la pièce avec la lampe et je grimaçais en voyant l'état. Les quelques affaires de Kenny avaient été retournées et j'étais persuadées qu'il y avait du sang par terre. Nico s'arrêta à côté de moi et observa.

- Il y a des traces de lutte, murmura-t-il.

- Tu crois qu'il est mort ?

- Non. Enfin j'espère. Nous devrions partir Ivy.

Je hochais la tête et il éteignit la lampe. A nouveau nous nous retrouvâmes dans le noir. Si j'avais été seule, j'aurais sûrement craquée. Mais près de Nico je voulais me montrer forte et ne pas me laisser avoir par mes idées noires. Kenny était en vie quelque part et il avait besoin d'aide. Je me demandais vaguement si les audacieux étaient responsables. Cela me semblait le plus logique car avec cette ère de restriction, je doutais que les Sans-faction s'attaquent entre eux. Nous retournâmes chez nous et c'est à deux que nous annonçâmes la disparition de Kenny. Evelyn retint un bâillement puis nous ordonna d'aller nous coucher.


Les choses avancent. Mais ce n'est pas encore la fin. Profitez, profitez… Et retrouvons-nous la semaine prochaine !