CHAPITRE 40

Blablazone : Bonjour tout le monde ! La fatigue est présente, j'ai l'impression d'être débordée de partout. Mais ce n'est pas le sujet. Aujourd'hui je vous livre le chapitre qui marquera la « dernière partie » de l'histoire (bien que je ne l'ai jamais séparée en partie ». En tout cas on se rapproche de la fin, ça me rend triste ! Bonne lecture et appréciez bien, ça ne fait que commencer.

Ps : j'ai peut-être répondu un peu à côté de la plaque pour les review, ne m'en voulez pas.

Réponses review :

Moni : Salut ! Ravi de voir ta joie de mordre. Haha ! Comment ça la fin du dernier chapitre spoil ?! Non en vrai c'est voulu (enfin je crois). J'aime beaucoup ta proposition, bon ça fait un peu d'ombre à Divergent mais pourquoi pas ! Je te souhaite une bonne lecture et je te dis à bientôt !

Ps : je veux êtres une des premières au courant quand tu auras créé ton compte et commencé à publié ! Et je t'y oblige, oui, oui (je vire autoritaire) !

CourtneyAckles : Hello ! Des combats ? Où ça ? Non je rigole, la suite te répondra ! Bonne lecture et à bientôt !

Ps : Oula je déborde de fandom, j'ai du Divergent (encore), du Hunger Games, du X-men, j'avais même tenté du Harry Potter (sans très bien connaître l'univers), j'ai un début de Games of Thrones, Avatar le dernier maître de l'air et d'autres encore plus basé sur des animé, enfin je croule sous les fanfictions inachevées dirais-je. Et toi, pour toujours et à jamais Divergent ? (même si je sais que tu fais du Supernatural, d'ailleurs le jour où je m'y mets, je suis finie).


Aujourd'hui était le jour J. J'allais m'introduire chez les Audacieux et diffuser le message de ralliement d'Evelyn. Notre plan ne pouvait pas être mieux organisés, nous avions tout envisagé jusqu'à ma capture. Evelyn était presque sûre que je serai redirigée vers le quartier Érudit et là une seconde mission m'attendrait, enfin si j'étais encore en vie.

Il était encore tôt et l'appréhension de cette journée m'avait empêché de dormir. Je m'étais préparée aussi silencieusement que possible revêtant une tenue d'audacieuse que je ne portais plus depuis longtemps. Sarine m'avait rejointe peu après et m'avait forcé à petit déjeuner. Alors que j'attendais le départ pour partir, je les avais vu arriver. Mes amis. Leurs présences me faisaient du bien et me rappelaient que je n'étais pas seule. Quatre était toujours contre le fait que j'y aille et il me le répéta encore. Tris me prit longuement dans ses bras. Nico me donna une tape sur l'épaule et me fit promettre de revenir, il avait encore besoin de son « ange gardien ». Sarine et Hervé me saluèrent chaudement. Evelyn me sourit, confiante. Quelques minutes après ces au revoir, une voiture arriva et je fus étonnée de voir Anan en descendre. Il me salua à peine et resta à quelques mètres de moi, gêné.

- Tu as l'air bien, dis-je.

- Merci. Toi aussi.

Nous savions que ce n'était pas vrai pourtant je le remerciais d'un hochement de tête. Anan serait le seul à me conduire devant le quartier des audacieux pour plus de sécurité. Une fois qu'il m'aurait déposé, je serai seule. Je saluais une dernière fois mes amis avec un pincement au cœur et je suivis Anan.

- Retour à la case départ, me lança-t-il pendant le trajet.

- Oui, soupirais-je. Heureusement que c'est pour la bonne cause.

- Tu vois, je pense qu'autrefois j'y aurais été à ta place mais aujourd'hui il est hors de question que je remette les pieds là-bas.

- Ça a été après votre renvoi ?

- Tu es mignonne d'utiliser ce mot. Je t'avoue que nous avons été complètement perdues. Nous sommes restés longtemps ensemble. C'était rassurant d'avoir des têtes connues près de soi. Puis un jour Kenny est parti. Puis Sarine et Hervé ont entendu parler d'un groupe de Sans-faction plus nombreux et nous nous sommes dirigés vers eux.

- Et Judy ? Je ne l'ai jamais vu.

- Judy, soupira-t-il. C'est une autre histoire. Elle vaque de camp en camp mais elle revient toujours. Elle ne supportait pas de vivre en communauté alors on s'est installé aux abords de la ville. Je ne sais pas si elle s'en remettra un jour.

Nous restâmes silencieux, chacun dans nos pensées. Et j'étais persuadée qu'Anan pensait à Judy. Lorsque nous arrêtâmes, mon cœur s'arrêta aussi. Je n'avais pas envie d'y retourner et pourtant je le devais. Anan se tourna vers moi et me tendit une arme mais je la refusais d'un signe de la tête. Il ne prononça pas un mot lorsque j'ouvris la portière et moi non plus. Passer par le toit n'était pas la seule façon de rentrer chez les Audacieux. Ray s'était chargé de me montrer cet accès dérobé. J'ouvris la porte qui grinça et je pénétrais dans la gueule du loup.

A l'intérieur, le contact d'Evelyn devait m'attendre. Nous devions nous rejoindre au gouffre. Alors que j'avançais dans les couloirs, j'eus l'impression de n'être jamais partie. Je reconnaissais chaque croisement, chaque recoin et je pus ainsi éviter plusieurs soldats. C'était le matin, une grande majorité devait tout juste se lever tandis qu'une autre était à la cantine. J'arrivais au gouffre sans encombre. L'eau s'écoulait rapidement sous mes pieds et je sursautais au moindre bruit. Soudain un garçon arriva en courant et s'arrêta à ma hauteur. Il me serait facile de lui échapper mais quelque chose me retint. Peut-être son sourire engageant.

- Elliott, le reconnus-je.

- Salut Ivy ! Suis-moi !

- C'est toi mon contact ? m'étonnais-je.

- Non, ricana-t-il. C'est mon père. Il t'attend dans la salle informatique.

- Et il te charge de m'escorter ? Très aimable.

Je lui rendis son sourire non sans une certaine réserve. Était-ce une bonne chose d'impliquer son enfant dans cette guerre ? A mes yeux, la réponse était non mais j'étais mal placée pour donner mon avis. Je suivis Elliott dans les couloirs en trottinant. Le jeune audacieux avait une allure régulière et paraissait à peine essoufflé alors que je sentais déjà mon souffle manquer. Nous arrivâmes dans la salle informatique sans discrétion. Je fis les gros yeux à Elliott qui se contenta de rire.

- Va rejoindre ta mère mon bonhomme, lui ordonna son père.

- Au revoir Ivy.

Je lui fis un signe de la main et la porte se referma. J'observais l'homme devant ses écrans avec méfiance. Son visage ne me disait rien et c'était étonnant vu que j'avais été infirmière donc j'avais fait passer les visites médicales de tous les membres. J'avais beau cherché, je ne me souvenais plus de qui il était.

- Arthur, se présenta-t-il.

- Ivy.

Nous nous adressâmes un hochement de tête commun et je vins m'asseoir à côté de lui. D'une des poches de ma veste, je sortis la petite puce qui contenait les propos d'Evelyn et d'autres. Les ex-Érudits nous avaient bien aidé sur ce coup-là. Tandis qu'Arthur enfonçait la puce je ne sais où, il m'expliqua comment ça allait se passer.

- Et pour vous ? demandais-je. Ils vont savoir que c'est vous.

- Ne t'inquiète pas, je m'occupe de mon cas.

- Très bien.

- Prête ?

- Non.

Il se mit à rire et lança l'enregistrement. Tous les hauts parleurs de la faction se déclenchèrent en même temps. J'imaginais le remue-ménage que ça serait dans quelques minutes. Arthur toucha quelques boutons et nous sortîmes en même temps. Il me souhaita bonne chance et partit de son côté les mains dans les poches. Avec un sourire, je m'élançais dans les couloirs. Je n'avais pas pour but de rentrer. La phase deux du plan venait de commencer : me faire attraper. Cependant ça ne devait pas être trop facile. Prise d'une impulsion je traversais la fosse en courant. Bientôt ils furent sur mes talons. J'hésitais à me rendre au salon de tatouage ou au bar Vénéneuse, finalement je suivis un chemin vers la salle d'entraînement des initiés. Je débarquais au milieu d'un entraînement. Tous me regardèrent traverser le gymnase et sortir par l'autre porte. J'étais passée trop vite pour reconnaître les instructeurs mais je savais qu'il n'y avait pas Éric et je trouvais ça rassurant. Je tournais une nouvelle fois et prit quelques secondes pour souffler. Je repartis aussitôt en les entendant approcher. Mon nouveau but n'était autre que mon ancien appartement. Quand je vis la porte, je me précipitais dessus, l'ouvrais et la refermais sans bruit. Je m'étais préparée à tomber sur Zack mais il n'y avait personne. Notre appartement n'avait pas changé et je trouvais ça rassurant. Cet endroit, ça avait été chez moi un jour. Sortant de mes pensées, je remarquais le bruit de la douche. Il devait sûrement y être. Pour une fois je regrettais d'avoir habité un une pièce parce qu'il n'y avait nulle part où se cacher et je ne savais pas comment réagirait Zack en me voyant. Finalement j'attendis qu'il termine. J'eus l'impression qu'il mit une éternité pour sortir. Au début il ne parut pas me voir et j'en profitais pour le détailler. Il ne portait pas de t-shirt et ça faisait si longtemps que je ne l'avais pas vu que j'en profitais. Il mit deux secondes à prendre conscience de ma présence. Son regard s'écarquilla et sans prévenir il me lança un des couteaux de cuisine. Je me décalais à temps et jetais un regard perplexe sur le couteau dans le mur.

- Zack.

- Au moins tu n'as pas oublié comment je m'appelle.

Je ne perçus pas si c'était du sarcasme ou autre chose. Après tout il venait de me jeter un couteau sur la figure alors je préférais faire attention.

- Je suis désolée.

- Tu l'as déjà dit.

- Je pourrais passer ma vie à lui répéter cette litanie. Je m'en voulais de l'avoir abandonné. Zack avait toujours fait des sacrifices pour moi, il avait accepté que ma sœur passe avant, il avait accepté que je me consacre plus que nécessaire dans mon travail et je l'avais remercié en le quittant. Aujourd'hui je pouvais me montrer honnête.

- Tu me manques.

- A moi aussi.

- Il ne me reste pas beaucoup de temps, lui souris-je.

Il pencha la tête sur le côté ne comprenant pas où je voulais en venir.

- En ce moment même un message des Sans-faction est diffusé en boucle. Sois curieux et écoute-le.

- Ivy…

- Non ! Écoute-moi parce que c'est peut-être ma dernière chance. Parce que je te dois bien ça. Je t'aime. Je t'aime et tu ne peux pas savoir à quel point. Et je comprends que mon comportement et mes derniers choix ne te l'ont pas montré mais je t'aime. Je suis désolée de t'avoir laissé, de t'avoir trahi mais je n'avais pas le choix. Ce jour-là Éric faisait arrêter des divergents chez les Audacieux. J'étais en danger et j'ai voulu vivre. Tout a été si vite. Tris est venue me chercher et nous sommes partis en laissant tout derrière nous. Je te demande pardon mon amour. Pardon d'être parti. Pardon pour ce morceau d'histoire que je n'ai pas le temps de te raconter.

Je lui souris le plus sincèrement possible tout en retirant le couteau du mur. Je m'approchais ensuite doucement de lui et je l'embrassais sur sa joue. Il n'avait pas bougé depuis qu'il m'avait lancé ce couteau et j'ignorais ce qu'il se passait dans sa tête. Comme j'aurais voulu savoir mais je n'avais pas le temps. Je pris sa main et y déposais le couteau. Puis je lui fis tendre le bras. Il se laissa faire sans jamais me quitter des yeux. Je continuais de lui sourire. Se rendait-il seulement compte de ce que je faisais ? Puis j'allais m'agenouiller devant lui, les mains sur la tête. Il allait parler mais la porte claqua contre le mur et un troupeau de soldat arriva. Ils félicitèrent rapidement Zack pour sa prise et me relèvent brutalement. Je sentis les menottes se fermer autour de mes poignets mais peu importe parce que j'avais revu Zack une dernière fois. Je souris une dernière fois au seul amour de ma vie et je me laissais traîner dans les couloirs.

- Ma formidable audacieuse !

Je voulus me retourner mais on me donna un coup qui m'en dissuada. Je me mis à sourire bêtement, mon cœur se réchauffa. Ce qu'il avait dit m'avait suffi à me rendre heureuse parce que je me sentais à moitié pardonné.

Ils m'enfermèrent sans ménagement en cellule. C'était une petite pièce vide avec seulement une lucarne au niveau de la porte. Je me laissais glisser contre le mur et je me mis à pleurer. Je me vidais de ma mélancolie pour mieux repartir. Tout ne faisait que commencer.

Éric finit par débouler dans ma cellule avec un sourire triomphant. Je lui rendis son sourire n'oubliant pas que je l'avais semé plus d'une fois. Ce sourire me valut un coup de poing dans le visage. S'il savait. Il pouvait me torturer autant qu'il voulait, je deviendrais folle avant de pouvoir parler.

- Je t'ai promis bien des tourments, susurra-t-il méchamment.

- Je t'attends.

Cette remarque me valut un nouveau coup.

- Bientôt très chère Ivy, bientôt.

Il referma la porte en riant. Je ne sus combien d'heure plus tard mais on m'apporta un maigre repas et une bassine pour faire mes besoins. Délicate attention. Je ne touchais pas à mon repas, méfiante quant à ce qu'il pouvait y avoir dedans. Ce sadique était capable de m'empoisonner. De plus j'étais habituée à manger peu, faire la grève de la faim ne me gênait pas. Je ne sus jamais s'il faisait nuit ou jour car la lumière dans le couloir restait toujours allumée et éclairait seulement une bande dans ma cellule. A moitié dans le noir, allongée sur le sol, je cherchais à dormir un peu. Ma main passa plusieurs fois sur mon poignet droit et je fus soulagée d'y sentir une bosse. Si petite qu'elle n'était pas visible à l'œil nu. Cette bosse c'était la suite du plan, la partie B du plan chez les érudits. Sous ma peau j'avais accepté qu'on incruste une puce avec un autre message. Dès que je serai chez les érudits, quelqu'un viendrait la récupérer et mon travail serait terminé. Evelyn ne m'avait pas promis qu'elle viendrait me libérer alors je ne savais pas à quoi m'attendre. Mais j'espérais tout de même ne pas mourir trop tôt.

Au début je crus que je rêvais puis je relevais la tête. Quelqu'un m'appelait. J'observais la pièce sous toutes les coutures, passant mes mains sur les murs et enfin je trouvais une bouche d'aération au plus près du sol. J'essayais d'arracher la grille mais rien n'y fit, je ne gagnais qu'à me casser les ongles. La voix s'était tue et j'étais presque sûre de l'avoir imaginée.

- Ivy.

Je me couchais au plus près de la bouche d'aération et je me mis à parler.

- Oui ?

- C'est toi. J'ai bien entendu.

- Qui est-ce ?

- Kenny.

- Bon sang ! Kenny ! Tu vas bien ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Pourquoi es-tu ici ?

- Doucement Ivy, rit Kenny. Éric voulait que je lui révèle votre planque et où te trouver. Je crois qu'il a engagé une vendetta personnelle contre toi.

- Tu as parlé ?

- Non ! Qu'est-ce que tu crois !

- Je voulais être sûre.

- Chapeau bas pour le coup des hauts parleurs. C'était bien toi ? me demanda-t-il plein d'espoir.

- Oui. Je ne savais pas que tu étais ici. Sinon je serai venue te libérer plus tôt.

- Tu parles ! Tu aurais eu bien mieux à faire.

- Est-ce qu'ils t'ont fait du mal ?

- Ça va Ivy, ne t'inquiète pas.

Je décidais de ne pas insister car j'avais perçu un brin de lassitude dans son ton.

- Il faut que je te sorte de là, déclarais-je.

- Ne raconte pas n'importe quoi. Sors-toi de là et ne t'occupe pas de moi. Tu as un lit ? changea-t-il de sujet.

- Non.

- Ça me rassure de voir que je ne suis pas le seul dans ce cas.

- Je ne suis pas une prisonnière de marque, plaisantais-je.

- Pas faux.

Nous discutâmes encore un petit peu jusqu'à ce que je commence à céder au sommeil. J'ignorais ce que me réservait le lendemain et je craignais qu'Éric vienne s'amuser avec moi. Plus vite je serai chez les Érudits, plus vite je pourrais agir. Ce fut un miracle de trouver le sommeil sur ce sol froid mais je réussis tout de même.


Sur la proposition de Moni (merci) : Don't worry, the next chapter is coming. A bientôt !