Hey everyone ! Bon ça fait pas mal de temps que je bosse sur ce chapitre deux alors le voici ! Je tenais vraiment à poster ce chapitre avant mon départ en vacance ! (Je pars au Portugal dans quelques heures, je suis surexcitée ! ) C'est un très long chapitre que voici. (4 256 mots) Je ne garrantis pas de toujours en sortir d'aussi long. XD Je reste deux semaines au Portugal so je suis pas sûre de pouvoir écrire beaucoup mais j'ai déjà énormément d'idées pour le chapitre 3 alors il devrait venir très vite après mon retour !

Je suis vraiment désolée si le caractère de Katsuki est OOC. A vrai dire, je ne savais pas trop comment faire pour ce chapitre. J'espère que ça ne gênera pas trop ?

MERCI à Blue Aaren pour avoir relu le début de ce chapitre. TT (Allez lire ses fics Call me Denki et Sors avec moi mon pote, elles sont géniales!)

BREF.

Je recherche activement un(e) bêta-lecteur(trice) / correcteur. TT

Enjoy !

Quelques jours s'étaient écoulés depuis l'enlèvement d'Izuku et Katsuki avait enfin repris connaissance. Depuis qu'il avait ouvert les yeux, il n'avait cessé de hurler après tout le monde. Infirmières, médecins et camarades de classes, tous y étaient passés. Mais ses cris étaient différents de ceux que subissaient ses proches tous les jours. Non. Ceux-ci étaient beaucoup plus violents, emplis d'une fureur nouvelle.

Pour ne pas répéter les erreurs passées, les élèves avaient été consignés à l'internat. Une surveillance particulière avait été accordé à l'équipe qui, huit mois auparavant avait tenté, et réussi, à sauver Bakugou. En effet, ceux-ci étaient malgré tout prêt à réitérer l'exploit insensé accompli, pour cette fois-ci sauver leur tête de brocoli préféré. Mais de tous les élèves surveillés par les gardiens engagés par Yuei, le cendré était celui qui était le plus inquiétant. Il ne cessait de s'égosiller sur n'importe qui tentant de le retenir qu'il allait "ramener ce putain de Deku" parce qu'il était hors de question que quelqu'un d'autre que lui "ne le bute". Il bénéficiait donc de consignes particulières quant à ses sorties et au couvre-feu.

Mais Katsuki n'avait jamais été du genre à écouter les consignes, c'était bien connu.

La rentrée scolaire n'avait pas été décalée, ainsi, les cours reprirent donc deux semaines après son réveil. Katsuki ne les écoutait pas. Et quand il regardait un à un ses camarades de classes arborant tous des cernes violacées sous leurs yeux vide de joie, il songeait qu'il n'était pas le seul ne s'intéressant pas au cours.

La culpabilité était peinte sur chaque visage. Mais pour Katsuki, c'était différent. Plus que de la culpabilité, il ressentait du regret et un énorme sentiment d'impuissance s'était immiscée dans chacune des plus petites parcelles de son esprit. Il venait de réaliser, de la pire des façons, qu'il n'était encore qu'un enfant qui avait beaucoup à apprendre. Et il détestait cela. Bien-sûr, il savait qu'il avait encore une certaine marge d'apprentissage, mais admettre que pour le moment, il n'était capable de rien lui faisait si mal. Il ne tenait pas spécialement au vert. Même s'il le considérait comme quelqu'un à surpasser, et qu'il le supportait un peu plus qu'au collège ou dans leur enfance, il restait ce bon à rien de Deku qui avait constamment besoin d'être protégé. Et il n'avait pas su le faire. Mais le plus dur pour lui dans le fait de ne pas l'avoir sauvé, de ne pas avoir agi, était qu'il s'était juré de rembourser sa dette.

Lorsqu'il avait été agressé par le gluant alors qu'il n'était qu'en troisième, cet idiot aux tâches de rousseurs n'avait pas hésité à foncer alors même que les pro-héros étaient impuissant. Mais bordel, il se débrouillait très bien seul, il n'avait pas besoin qu'un stupide nerd sans-alter vienne le sauver ! Il avait eut l'air de quoi après, sauvé par un type même pas fichu de faire quelque chose de ses dix doigts ? Une vague histoire de regard qui appelait à l'aide. Bah voyons.

Cet idiot aurait pu mourir.

Depuis, ce jour, il estimait avoir une dette envers lui. Tout ceci l'irritait au plus haut point. Mais si l'explosif avait toujours été un imbuvable petit prétentieux, et il en avait conscience, il remboursait toujours ses dettes. Même si cette dernière était envers le jeune garçon aux cheveux verts.

C'était pour ça qu'il réfléchissait à un plan.

Il n'avait pas envie d'aller à la cafétéria ce jour-là Le plat du jour semblait être de la pizza ayant pour garniture de l'ananas. De l'ananas. Sérieusement, la personne qui avait eu l'idée de ce plat était encore plus bizarre encore que le type au nombril laser. Lui qui n'aimait que les choses épicées, il était hors question qu'il ingère ou même pose ne serait-ce qu'un œil sur ce...truc.

Alors le cendré avait pensé à faire un tour pendant la pause de midi. Dans le petit coin d'herbe, derrière le bâtiment. Katsuki aimait y aller. C'était un endroit où très peu de personnes se promenaient, préférant sûrement la cour où étaient mis à disposition plusieurs bancs et tables. Mais pas lui. Qui aurait cru qu'un jeune homme aussi...tumultueux que lui soit un adepte des endroits calmes.

Dans les couloirs menant jusqu'à la porte de sortie, il avait cru voir le garçon aux cheveux verts qui envahissait ses pensées depuis sa plus tendre enfance. Mais alors qu'il s'apprêtait à l'appeler, il s'était rendu compte que ce n'était qu'un seconde qui, pour une obscure raison, portait la même coupe de cheveux.

La dure réalité se rappela alors à lui. Comment Deku aurait pu être présent ici alors que personne ne savait où il était, et qu'il était probablement déjà mort ? Il eut un haut le cœur alors que la vision d'un Izuku livide, baignant dans son propre sang, les yeux grands ouverts témoignant de la frayeur qui l'avait habité pendant ses dernières secondes, s'imposa à lui. C'était impossible. Cet idiot était bien trop résistant. Même quand ils étaient au collège.

Il serra les dents et poussa la porte de sortie. Penser à ce maudit nerd l'irritait. Il avait réellement besoin de prendre l'air.

Mais à peine eut-il le temps de sentir la légère brise sur son visage qu'il sentit une large main le plaquer durement au sol.

Ensuite, et sans qu'il ne comprenne quoi que ce soit, tout se passa très vite.

Tout d'abord, il y eut une alarme. Elle s'était déclenché une seconde à peine après que son dos ait touché le sol. Forte, stridente, exactement la même qui s'était déclenché lorsque les journalistes avaient réussi à s'introduire dans le lycée. Sauf que lui n'était pas un putain d'envahisseur.

L'homme en noir qui le maintenait au sol, appuyant sur sa poitrine, lui coupant presque le souffle, fut bientôt rejoint par une équipe de cinq ou six hommes tout aussi imposant que lui et le regardant avec autant de mépris que s'il avait été Shigaraki. Katsuki ne voulait même pas savoir pourquoi il était le destinataire de ce regard. Tout ce qu'il voulait, c'était faire exploser la tête de ces abrutis en noir et de toute cette sous espèce qui avait formé un cercle autour de lui, comme pour l'humilier encore plus.

« Je peux savoir ce que c'est ce bordel ? Avait-il hurlé tout en essayant de se délivrer.

- Inutile de vous débattre, Bakugou, avait commencé, d'une voix outrageusement fière, l'un des hommes en noir derrière ce « fils d'inceste » qui le maintenait au sol. Vous avez tenté de vous échapper pour rejoindre votre ami. Mon travail est de vous en empêcher.

- Deku n'est pas mon putain de pote, grogna-t-il entre ces dents. Et je crois qu'il y a une légère différence entre partir sauver cet abrutis vouloir se promener derrière ce putain de bâtiment ! Se mit-il à hurler. Vous avez quoi dans votre putain de crâne bande de seconds rôle ? Des pinces à linge ? Même pas fichu d'avoir un cerveau pour 10 ? Et vous allez me lâcher oui ? »

Et c'est dans ce concert de hurlements que le directeur fit son apparition au milieu de la foule d'élèves. Et avec son arrivée, s'abattit un silence lourd et stupéfait sur le groupe d'élèves. Seul l'explosif continuait de hurler sur quiconque osait le regarder. Enfin, il hurlait également sur ceux qui ne le regardait pas de toute façon.

La pression sur sa poitrine diminua un peu, avant de disparaître totalement et il put enfin reprendre son souffle. Katsuki serra les dents. Il n'avait pas vraiment pour habitude de se faire maîtriser si facilement.

Le sentiment d'humiliation qu'il ressentait déjà depuis l'enlèvement de Deku s'intensifia, faisant imperceptiblement trembler ses membres. Et ce ne fut qu'à cet instant qu'il remarqua la présence du proviseur de l'établissement. Il se releva, les yeux, emplis de colère. Ne pouvait-on pas juste le laisser seul ? Il s'était tu. Tout ce cirque pour une petite promenade. Ce lycée n'avait aucun sens.

Il n'écoutait pas ce que l'espèce de souris mutante lui disait. Une vague histoire de compréhension, de risque, que du blabla inutile pour lui. Tout ce qu'il en retenait, c'était qu'il ne pouvait sortir par les portes ne menant pas aux autres bâtiments et que des détecteurs étaient installés à chaque porte. Bon à savoir pour son plan futur.

Parce que Katsuki Bakugou n'était pas du genre à rester enfermé.

Il avait été raccompagné a la cafétéria, sous le regard mauvais de quelques gardiens et celui étonné de ses amis et camarades de classe. Il fourra ses mains dans ses poches, il ne mangerait pas un truc aussi immonde, même si monsieur JeSuisTropFierQueMonPoteAiMaitriséUnAdoDeSeizeAns l'y obligeait. De toute façon, le blond, blessé dans sa fierté, n'aurait pas touché à un seul aliment. Même si au lieu de cette invention saugrenue, lui était présentée une assiette de curry.

«Arrêtes de faire le difficile Kacchan ! Et puis ce n'est pas bon de sauter un repas !»

À présent assis à côté d'Eijiro et Denki qui, plongés dans leur discussion, ne faisaient pas réellement attention à lui, le dénommé Kacchan eut un sursaut imperceptible. Pendant un instant, il avait cru entendre la voix de Deku. Non, ce n'était pas la voix actuelle du petit vert. Cette voix était plus fluette, plus douce, moins tremblante que celle de cet idiot. Mais pourquoi avait-il l'impression d'entendre sa voix ? Et puis... Ce surnom. Ce stupide surnom qu'il hurlait sans cesse comme s'ils étaient amis.

Kacchan.

Il détestait cette imbécile arrogance qui poussait le Nerd à l'appeler ainsi. Que Kirishima se permette de l'appeler par son prénom, soit. Ce type avait un cheveu à la place du cerveau mais son talent au combat et sa détermination lui avaient fait gagner un certain respect de la part du cendré. Donc même si cela restait irritant, et qu'il ne se gênait pas pour lui faire des remarques, il laissait couler, parce qu'il n'avait pas que ça à faire de lui péter les dents.

Mais ce surnom. Le fait, déjà, que ce soit un surnom, le mettait mal à l'aise, ce sentiment l'irritant encore plus. Appeler quelqu'un par un surnom, affectueux bien évidemment, n'avait jamais traversé l'esprit de l'explosif. Parce qu'il n'avait jamais été assez intime avec quelqu'un, pas même ses parents, et qu'il n'avait pas envie de le devenir. Il avait d'autres choses à faire.

Alors pourquoi il ne disait jamais rien à propos de cela ? Il ne s'était pas gêné pour le faire remarquer à Mandalay pourtant.

Il secoua très légèrement la tête, faisant virevolter les quelques mèches qui s'étaient glissés devant ses yeux lorsqu'il s'était redressé. Puis il sentit ses yeux s'écarquiller à mesure que son esprit percutait. Cette voix n'était pas réelle. Elle ressemblait à un écho. Loin et proche à la fois. Comme un souvenir.

C'était la voix de Deku enfant.

Merde, cet idiot réussissait à le faire chier, même quand il était porté disparu. Putain de Nerd envahissant. Il grogna, s'attirant le regard interrogateur de son meilleur ami. L'explosif lui répondit par un regard irrité. C'était quoi son problème à lui aussi ? Katsuki voulait juste partir et ne plus récolter le regard méfiant de tous ces abrutis en costume noir, auquel il répondait avec plaisir avec un regard tout aussi noir que leur uniforme, un sourire en coin, provocateur, ou encore un doigt d'honneur peu dissimulé, agrémenté d'un grand sourire satisfait. Qu'ils viennent se battre. Il avait terriblement envie de se défouler sur quelqu'un.

Il n'avait finalement pas pu s'en empêcher.

Le repas terminé, Katsuki et ses camardes étaient retournésen classe sans incident notoire. Eijiro semblait avoir usé de toutes ses forces pour calmer le grand blond qui n'essayait pas vraiment de l'écouter. Pourtant, à la sortie du premier cours de l'après-midi, alors que le blond quittait l'enceinte de l'établissement principal pour rejoindre les terrains de sport, il remarqua qu'un homme le suivait.

Il était seul cette fois, pas de tête d'ortie ou de Pikachu en devenir lui collant au train. Et aucun moyen de le retenir.

« Arrête de me suivre bordel ! T'es un clébard ou quoi ? »

L'homme resta impassible, continuant de l'observer. Il le fixait de ses grands yeux noir, le regard n'exprimant aucune émotion. Puis lentement il ouvrit ses lèvres, et s'exprima d'une voix grave.

« Je ne fais que mon travail. Il semblerait que vous soyez incapable de rester à votre place jeune homme. Comme votre petite bande quand ils sont venus vous sauver. »

Sa voix était froide et calme. Mais Katsuki y percevait une once de mépris. Lui ? Incapable ? Il engagea quelques petites explosions dans ses mains. Il allait le tuer. Comment osait-il lui parler comme ça ? Ce type avait un boulot minable et il se permettait de lui parler ainsi, comme s'il avait des leçons à donner.

Katsuki n'avait rien à apprendre de quelqu'un comme ça.

Alors il fléchit ses jambes, dans sa position habituelle de combat, et il s'élança vers ce gardien, engagé par son lycée. Quelques mètres séparaient les deux hommes. Katsuki courait, des explosions retentissant au creux de ses paumes. L'homme en noir ne bougeait pas d'un cil alors que le blond se rapprochait. À un mètre de distance, ce dernier sauta, brandissant sa paume, prêt à frapper son adversaire, mais quelqu'un l'interpella alors qu'il abattait son coup.

« Bakugou ! - Quoi putain ? » hurla-t-il, sa main se rapprochant inéluctablement du visage du gardien.

Et ce fut le trou noir.

Lorsqu'il reprit conscience, il fut plus que surpris de ne pas se trouver à l'infirmerie ou encore là où, un instant plus tôt, il allait exploser l'homme qui le suivait dans le moindre de ses déplacements.

Non, il se trouvait dans le vestiaire, au milieu de ses camarades masculins. Et il ne mit pas longtemps à comprendre comment il avait atterri là inconsciemment.

Ce putain d'insomniaque à la tête de vilain éco+.

Il ne se rappelait son nom. Il ne se rappelait pas vraiment à quoi il ressemblait non plus. Il ne se souvenait que d'une vague image d'un type aux cernes immenses et une tête qui n'inspirait pas là confiance. Pourquoi devrait-il se souvenir du nom d'un figurant après tout ? Pourtant, il se souvenait parfaitement de son alter. Celui-ci était l'un des rares que Bakugou considérait comme « pas trop inutile » à « plutôt cool ».

Ce fumier allait crever.

Pourtant, il ne devait pas non plus sauter les cours pour s'occuper d'un petit merdeux tel que lui. Une des rares autres valeurs ancrées en lui. C'est ainsi qu'il se maintenait aux meilleurs niveaux. Surtout que les entraînements au développement des alters étaient les plus importants de tous ses cours. Il se chargerait donc de lui un petit peu plus tard. Il allait lui faire payer. On ne payait pas la tête de Katsuki sans en subir les conséquences après tout. Deku en avait fait l'expérience.

Le cours se passa plutôt rapidement. La colère décuplée par l'incident intervenu plus tôt, lui fit faire de gros progrès au niveau de sa puissance. Il avait mi toute sa rage dans son entraînement, oubliant totalement le temps qui passait. Lorsque l'entraînement fut fini, il se retrouvait donc beaucoup plus calme qu'en arrivant. Mais toujours profondément vexé d'avoir été pris pour un idiot par un décérébré en manque de sommeil, il ne pouvait s'empêcher de ruminer dans son coin.

Il avait une heure de pause avant d'attaquer la dernière heure de sa journée. Eijiro et Denki lui avaient proposé d'aller faire leurs devoirs à la bibliothèque, sous-entendu, Katsuki allait encore devoir passer des heures à expliquer à ces deux imbéciles que non, ils n'avaient pas besoin d'apprendre par cœur les 24 formules de trigonométrie et expliquer comment les retrouver pendant que Ketchup et Moutarde allaient juste répéter "hein ?" Durant l'heure. Puis le blond s'énerverait et alors une chaise ou deux y passeraient.

Très peu pour lui. Il n'avait pas que ça a foutre.

Alors il les avait envoyé chier proprement avant de simplement errer dans les couloirs. Aussi, il s'ennuyait ferme. D'habitude, quand il s'ennuyait, il trouvait Deku, l'insultait pendant 10 minutes et continuait à la provoquer jusqu'à ce qu'il trouve quelque chose de plus intéressant à faire. Mais alors qu'il n'était plus là, et qu'il devait attendre encore un peu pour aller le chercher par la peau du cul, il ne savait tout simplement pas quoi faire.

Au détour d'un couloir, alors qu'il s'apprêtait à rejoindre ses deux abrutis de potes qui lui envoyaient des messages de détresse, comme s'il en avait quelque chose à foutre, quelqu'un lui donna un coup d'épaule. Alors il s'était retourné vivement, prêt à lui apprendre à s'excuser, mais l'inutile personnage secondaire qui l'avait bousculé avait déjà disparu. À la place il n'y avait que long couloir vide.

Et ce papier, dans sa main.

Ce type avait voulu lui laisser un message.

Il ne le connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, il n'avait même pas vu son visage. Et puis il n'était pas d'un naturel spécialement curieux. Il se fichait de ce qui pouvait bien être écrit sur ce petit post-it jaune glissé dans sa main. Surtout si c'était encore un de ces « Retrouve-moi sur le toit à la fin des cours » qu'il recevait tout le temps dans son casier. Ridicule. Il allait le faire péter et continuer son petit bonhomme de chemin.

Alors pourquoi était-il en train de le déplier, prêt à le lire ?

Peut-être était-ce ce pressentiment que ça allait l'intéresser qui le poussait à faire ça.

« Nous connaissons tes plans Bakugou ! Hihihi~ »

Cet abrutis avait vraiment écrit « hihihi ». Il allait brûler ce papier sérieusement.

« On ne peut pas tout expliquer ici. T'es observé.

C'est à propos de Midoriya !

18 h à l'atelier de réparation.

- Hatsume Mei »

Il le savait. Tout ça concernait ce maudit Nerd.

« T'es observé ». Cette phrase l'irritait encore plus que le « hihihi » ou le fait qu'ils connaissaient ses sois-disant plans. Et puis c'était qui ce « nous » ? Mais surtout, qui était cette putain de fille ? Il jeta discrètement un coup d'œil derrière pour voir, comme par hasard, un gardien le surveiller. Il commençait à en avoir sa claque. Le proviseur n'avait pas parlé de ces putains de clébards. De ce qu'il avait vite-fait écouté de son discours digne de l'abrutis qui leur servait de délégué, il subirait une surveillance seulement pendant la nuit et quand il effectuait les trajets entre le lycée et l'internat. Cette surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre compliquait ses plans.

Enfin, par plan, il voulait dire prendre ses deux débiles sous le bras et prendre la poudre d'escampette. Il n'avait pas le temps de réfléchir à plus élaboré. Il allait péter des gueules et ramener l'idiot de service chez lui. Comme il s'était promis de le faire.

Mais écouter ce « nous » pourrait lui être utile. Mais ça, il ne préférait pas se l'avouer.

Au moment exact où la sonnerie annonçant la fin des cours retentit, le jeune explosif ouvrit la porte de l'atelier de réparation.

Une main dans la poche, l'autre réajustant son sac sur son épaule, il pénétra dans la grande pièce déjà vide à cette heure de la journée. Dans un coin de la pièce se trouvaient toutes sortes de machines cassés, d'outils inutilisables et de bouts de ferrailles. Les différentes tables sur lesquelles les élèves de la filière assistance pouvaient travailler étaient recouvertes d'outils de mesure en tout genre ainsi que quelques travaux mis en pause pour la nuit. Cette pièce paraissant, au premier abord, en désordre, sale et non conforme à un lycée tel que Yuei. Mais très vite, Katsuki se rendit compte que tout avait une place et que rien n'était laissé au hasard dans cette salle si différente du reste de l'établissement.

Son œil fut très vite attiré par une mallette, posée sur une des tables. La mallette portant le numéro 17. La mallette de son costume. Qu'est-ce qu'elle faisait ici ?

« J'ai apporté quelques améliorations à ton costume ! N'est-ce pas merveilleux ? »

La voix qui venait de s'élever depuis le fond de la salle était fluette et vraiment très désagréable aux oreilles du jeune blond. Un rire se fit entendre puis un bruit de pas. La propriétaire de la voix s'avança rapidement jusqu'à Katsuki pour l'examiner de plus près. « La fille au post-it.» cracha-t-il alors qu'elle s'approchait un peu trop près de lui. Si elle le touchait, elle allait mourir.

Elle recula, sans doute avait-elle senti l'aura peu avenante que dégageait le grand blond.

Et une autre voix se fit entendre.

« Nous irons à l'essentiel. Nous avons peu de temps. Le blanc est simple. Le plan détaillé est dans la mallette de ton costume. Hatsume le fera passer dans la chambre de ton internat. En tant que membre de la filière assistance, elle peut venir te voir avec ton costume, pour effectuer des réglages, et ce, n'importe quand. Son pass nous servira. Et -

- Non mais attendez, vous me faites quoi là ? Le blond rit jaune alors que son interlocuteur s'avançait pour se placer à côté de la jeune mécanicienne. Vous avez vraiment cru que j'allais suivre vos ordres comme un chien ? Dois-je vous rappeler à quel point vous m'êtes inférieur ? »

Alors que Katsuki voulut se retourner pour sortir de cette salle. Il se sentit perdre le contrôle de son corps. Il pouvait voir et entendre tout ce qui se passait autour de lui sans pouvoir agir. La colère grimpa rapidement. Il se sentait faible. Comment avait-il pu se faire avoir une deuxième fois aussi facilement ? Se fustigea-t-il.

« Maintenant, tu vas t'asseoir et écouter attentivement ce que Hatsume et moi avons à te dire. »

Sans qu'il ne puisse rien y faire, il prit place sur une chaise non loin de lui. Il se détestait pour subir si facilement le contrôle de l'insomniaque. Il se sentait si ridicule. Sa fierté était à jamais bafouée. Comment pourrait-il devenir le numéro 1 s'il ne pouvait résister à ce débile en manque de sommeil ?

Il n'eut d'autre choix que d'écouter.

« Pour faire simple, on se fiche pas mal de tes raisons de vouloir sauver Midoriya. Ce qui compte c'est que tu veuilles le faire. Les rumeurs circulent vite dans un lycée. Ta force et ton courage sont deux atouts majeurs. Moi, je ne peux pas me battre au corps à corps. Et Hatsume ne reçoit pas l'entraînement nécessaire à l'utilisation de son alter dans un but offensif. Donc tu es notre seul espoir. » avait expliqué le dit Insomniaque

Tout ça, le blond s'en fichait pas mal. Il pouvait le forcer tant qu'il voulait à écouter leurs explications débiles, il allait y arriver par ses propres moyens.

« Nous ne sommes pas considérés comme assez proche de Midoriya pour être surveillé. Donc nous pouvons agir à notre guise au sein du lycée. Il y a un brouilleur dans ta valise qui empêchera les alarmes des portes de se déclencher. Je déposerai ta mallette à 22h30 précisément. La suite est indiquée à l'intérieur de celle-ci. Quant au rôle d'Hitoshi, il sera d'écarter la menace des gardiens disséminés un peu partout. Poursuivit Hatsume. Pour ce qui est de ton costume, j'y ai ajouté des renforts pour que tes bras subissent moins de dégâts dues aux grosses explosions que tu pourrais être amené à produire. Et j'ai ajouté un réservoir plus grand dans les grenades situées à tes avants bras. »

Ça par contre, ça l'intéressait. Il tiqua sur le fait que cette simplette ait touché à son costume sans son autorisation mais ces modifications, il devait l'avouer, pouvaient s'avérer utile à l'avenir.

« Bon il nous reste peu de temps alors une dernière chose. »

Le garçon aux cheveux violets se gratta la nuque, visiblement mal à l'aise parce qu'il s'apprêtait à dire, tandis que la rose se contentait d'afficher un sourire idiot sur le visage. Quel duo ridicule ils faisaient.

« On sait que tu t'en fiches de pourquoi on fait ça mais… Midoriya m'a aidé à reprendre confiance en moi alors que j'étais son adversaire. Il n'a pas eu peur de me parler. Il n'a pas pensé que j'allais utiliser mon alter comme un vilain le ferait ou quelque chose comme ça. Il m'a respecté en tant que véritable adversaire malgré le fait que je vienne de la filière générale.

- Midoriya est... Commença la seule fille du trio insolite, quelqu'un de vraiment doué et motivé. Il est très intelligent et il me fait confiance. C'est à moi qu'il confie les réparations de son costume alors que la plupart des autres élèves confient cette tâche au professeur. Il me confie sa fierté et son identité de héros. Je crois que c'est la première personne qui respecte autant mon travail. »

Du respect ? Deku n'éprouvait de respect pour personne. Deku était le type de personne à prendre de haut les gens, prendre de haut Katsuki, avec sa foutue gentillesse. Ces deux imbéciles étaient si ridicules. Comment ne pouvaient-ils pas s'en rendre compte ? Être gentil avec eux n'était qu'un moyen pour ce foutu Nerd de leur montrer qu'il est supérieur. Comme il le faisait si souvent avec le blond.

Il allait le suivre, leur plan à la noix, et leur montrer le vrai visage de ce merdeux dans lequel ils semblaient voir un saint.

Et à 22h30 précisément, la jeune Hatsume déposa effectivement la mallette de son costume dans la chambre de Katsuki.