HELLO EVERYONE I'M BACK !

Je sais que ce chapitre devait arriver il y a pas mal de temps déjà. Je suis profondément désolée d'avoir mis temps de temps à l'écrire et à le publier, surtout que pour être honnête, non seulement il est plus court (1882 mots), mais en plus je le trouve mauvais. Peut-être que j'ai cessé de « bien » écrire ? Enfin. Je pensais pas que la terminale serait si difficile. Alors je préfère ne pas me fixer de limites pour le prochain chapitres, même si j'ai déjà la trame du prochain chapitre en tête. Je vous laisse lire, et ne soyez pas trop déçu ?

Oubliez pas de lire la note en bas, elle est importante !

Les personnes âgées possédaient toujours cette lueur grisonnante dans leur regard bienveillant, témoignant de leur long vécu. Cette lueur qui ne pouvait qu'éteindre des yeux qui en avaient trop vu. Katsuki senti son souffle se couper alors qu'il remarquait ce voile gris dans les yeux d'Inko Midoriya.

Foutu sens de l'observation et foutu nerd. Parce que tout était toujours de sa foutu faute.

Non sans quelques réticences, il avait suivi le plan rigoureusement détaillé dans sa mallette. Même si l'idée de suivre les ordres de deux dégénérés pour sauver un autre dégénéré lui donnait l'envie de faire exploser l'internat - et qu'importe que sa classe de débile y passe - il avait dû admettre que les brouilleurs fourni par l'hystérique et le fait que les gardes aient été éloignés par l'alter de l'insomniaque avaient été utile. Il lui avait alors suffit de sortir de sa chambre, son costume de héros enfilé, et de traversé plusieurs couloir et de sortir du bâtiment.

Puis il s'était senti attiré à l'intérieur et il avait croisé son regard. Le regard de la mère de Deku.

Le blond avait tendance à oublier que la mère de Deku, elle, n'était pas une sans alter et que le sien consistait à attirer les objets à elle. Son costume - et lui dedans - entrait visiblement dans cette catégorie. Il reprit vite ses esprits en prenant conscience qu'il avait échoué et laissa doucement la colère et la frustration l'envahir. C'était la seule solution pour cacher son trouble.

« Laissez-moi tranquille ! Se mit-il à hurler sur la pauvre femme, J'essaie d'aller sauver votre putain de gosse parce qu'il est trop débile pour se protéger lui-même ! Ayez un peu de putain de reconnaissance ! Et puis vous faites quoi ici ? »

Il vociféra encore une douzaine d'insultes plus fleuries les unes que les autres tout en essayant de se lever et se sortir. Mais à chaque fois, le pouvoir d'Inko le ramenait à l'intérieur.

« Tu es un si bon garçon Katsuki. Tu as tant grandi. »

Elle l'avait coupé alors qu'il s'apprêtait à lancer une nouvelle salve d'insultes.

« Je me souviens encore des fois où tu venais prendre le goûter à la maison. Et à chaque fois tu t'endormais sur le tapis du salon à côté d'Izuku»

Katsuki fulminait. Il se foutait bien de se souvenir de ses après midi passé avec Izuku. Non. Deku. Ça n'effacerait jamais ce qu'il s'était passé ensuite. Il voulut rétorquer mais elle ne lui en laissa pas le temps.

« Ta mère venait alors te récupérer. Elle parlait avec une voix douce mais qui imposait toutefois le silence. Elle avait toujours ce regard inquiet et même au fil des ans, il ne disparaissait pas. J'ai compris plus tard que ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas confiance en moi mais plutôt parce qu'elle avait peur que tu disparaisses un jour. »

Comme Deku. Le blond émit un grognement. Vieille sorcière.

« Tout comme Izu, tu es né d'un accouchement difficile. Et ta mère, ma meilleure amie, avait eu tant de mal à tomber enceinte, tu sais, elle avait si peur. Tu es son seul enfant et tu étais arrivé avec tant de mal qu'elle avait peur de découvrir que tout ceci, toi, n'était qu'un mirage. »

Il ne comprenait pas où elle voulait en venir, mais il avait cessé de se débattre. Pas que cette histoire l'intéressait, il prenait juste une pause voilà tout. La voix de la jeune femme se brisa.

« Quel genre d'amie, de mère serais-je si je laissais le fils de ma meilleure amie partir dans une quête si dangereuse ? »

Sa colère repris de plus belle. Il n'avait pas besoin que l'on s'inquiète pour lui merde il n'était plus un gosse.

« Katsuki. J'ai terriblement peur, en sachant que mon fils est là, dehors, seul et peut-être torturé. Des larmes commencèrent à dévaler ses joues rondes. Il est même peut-être... Il... »

Elle inspira un grand coup avant de planter ses yeux dans le regard de braise de l'explosif.

« Je ne supporterais pas que quelqu'un d'autre endure cette souffrance, endure cette inquiétude mordante. Bon sang Katsuki ta mère n'y survivrait pas. Elle n'est pas aussi insensible que tu le penses ! »

Et il ne savait pas quoi répondre. Parce qu'il ne pouvait pas. Parce que les larmes de la femme qui se tenait devant lui le bouleversait, lui, le dur à cuire en colère contre le monde. Même s'il était le pire des adolescents, même s'il était profondément méprisant, rejetant toute forme de lien avec les autres, il n'avait jamais voulu faire pleurer la mère d'Izuku.

Alors il restait assis, sans rien dire, alors que cette petite femme s'essuyait le visage comme si cela pouvait arrêter ses pleurs. Il était complètement démuni.

« J'ai harcelé votre fils madame. »

La jeune femme releva la tête, son visage marqué par l'incompréhension alors que Katsuki, lui, avait baissé la tête, fixant ses mains.

« Je le frappais, et je l'insultais, parce que c'était plus simple que de dire que je l'appréciais. Je suis un enfoiré, avec lui, avec tout le monde. Je pensais que si j'y allais, ça effacerait tout ce que je lui ai fait, mais bordel j'ai eu tord. Et je suis... Sa vue devint floue, et Inko restait silencieuse. Je suis incapable de lui dire que je suis désolé, et je suis incapable d'aller le sauver ! Putain c'est tellement frustrant ! Tout ce que je voulais c'était qu'il abandonne ! J'voulais pas qu'il aille dans ce foutu lycée, dans cette foutue filière héroïque ! Parce que je savais qu'il allait avoir des ennuis ! Il a toujours des ennuis parce que c'est un putain de crétin ! Sa voix se brisa, alors que les larmes coulaient comme elles ne l'avaient pas fait depuis des années, alors qu'il se sentait si faible. Je n'ai pas pu sauver All Might, j'ai même causé sa perte, alors qu'est-ce que je vais faire si je cause celle de Deku aussi ? »

Sans qu'il ne s'y attende, alors qu'il pensait recevoir des coups ou même des reproches, les petits bras d'Inko s'enroulèrent autour de lui, silencieusement.

« Lâchez-moi... »

Juste une fois

« J'veux pas de votre putain de pitié ! »

Juste une seule et unique fois.

« Arrêtez votre foutue gentillesse... »

Il pouvait se laisser aller.

« Lâchez-moi putain... »

Juste un peu.

« On peut savoir pourquoi t'y es pas allé ? »

Huit heures. Salle de la classe 2-A. Les cours allaient bientôt commencer et le jeune garçon aux cheveux violets s'entêtaient à rester devant le bureau de l'explosif qui fulminait.

« Ferme ta grande gueule l'insomniaque. Je t'ai dit que j'avais eu un contre temps putain. Et essaie même pas d'utiliser ton alter sur moi. Tu voudrais quand même pas ruiner tes chances d'entrer dans notre filière quand même ? »

C'était autour de Shinso de fulminer. Il ne savait pas quoi répondre. C'était rare qu'il soit aussi remonté contre quelqu'un. Mais qui ne le serait pas devant le blond le plus irritant du Japon après tout. Et Katsuki lui-même le savait. Il le vivait même très bien.

« Et puis merde c'est pas deux semaines après qu'il faut venir me demander des comptes. Dégage le fêlé des chats avant que je t'explose.

- Retourne dans ta classe, gamin. Le professeur venait d'entrer, coupant court à la discutions. Le cours va commencer.

- Oui M. Aizawa. »

Le violet murmura « On en reparle plus tard, tu nous dois des explications » avant de quitter la salle sans même prendre la peine de fermer la porte.

« Bakugou tu viendras me voir à la fin de l'heure. Comme tu es le seul à n'avoir toujours pas décidé de nom de héros, il faudra qu'on en discute. »

Lorsqu'il était enfant, il avait déjà, comme tout le monde, réfléchi à un nom de héros en vue de sa future carrière. Or, et il ne l'avouerait à personne, ceux-ci étaient tous inspiré du propre nom de héros de son idole, All Might. Deku et lui faisaient des concours pour savoir qui avaient le meilleur nom de héros lorsqu'ils étaient enfant. Bizarrement, chez les deux enfants, il y avait toujours une allusion au héros numéro 1 dans leurs choix. Mais il n'était plus un gosse à présent. Il était devenu cet adolescent plein de colère envers qui était dans un rayon de 5 mètres autour de lui. Il ne voulait pas être mêlé à eux. À toutes ces personnes qui persistaient toujours à lui parler où à rester avec lui. Ces stupides gens qui puaient l'échec à des kilomètres sans jamais perdre espoirs. Qui espéraient toujours une petite faveur de la part d'un professeur ou de la pitié d'un adversaire. Ils n'étaient pas du même monde. Lui ce qu'il voulait, c'était être au-dessus des autres. Avoir constamment une longueur d'avance. Il voulait être traité plus durement que les autres, jugé plus strictement que les autres, parce que son succès n'en serait que plus grand. C'était comme ça qu'il voulait devenir le numéro 1 des héros. De lui-même. Par ses propres moyens. Et c'était à cela que devait faire écho son nom de héros. À sa colère, et à sa volonté d'écraser le monde par sa puissance. Mais il voulait également être reconnu en tant que héros. Il voulait que tout le monde parle de lui. Son alter, sa personnalité, ses convictions, sa volonté à toute épreuve et même ses rêves, il fallait que lorsque les enfants clameraient son nom, les gens ressentent à travers tout leur être ce que tout cela signifiait. Il serait, non, il était déjà comme le foyer d'un gigantesque séisme, le cœur d'une explosion. Et Deku. Oui. Deku était comme son épicentre. Un large sourire se dessina sur son visage en imaginant la foule clamer son nom. Son nom de héros numéro 1.

Ils clameraient le nom de Ground Zero.

Seulement, il dut stopper les divagations de son imagination alors qu'un nuage violet, que tous reconnaissaient parfaitement, apparaissait alors, bloquant la porte d'entrée de la salle de classe.

Et tout se passa, a nouveau, très vite. Il se détestait de ne jamais voir les choses venir.

Tous se levèrent, parés à se défendre fermement alors que leurs professeurs se mit lui aussi en position de combat. Il était hors de question de perdre un nouvel élève de cette classe.

« On se les gèle ici, sérieux ils ont plus de fric pour le chauffage ou quoi ? »

Katsuki identifia trois hommes en plus de Kurogiri. Il était prêt à tous les faire exploser un par un et à les forcer de révéler où ils avaient planqué Deku, s'il était même encore vivant.

Mais il n'avait pas pu.

Parce que le troisième homme, il l'avait reconnu. Les cheveux verts, un peu en bataille, quoique beaucoup plus court sur les côtés que la dernière fois qu'il avait pu le voir. Des taches de rousseurs donnant un air enfantin à ce visage qui lui paraissait à présent si dur. Un mois qu'il attendait, un mois qu'il ne pouvait rien faire d'autre qu'attendre les résultats de la police. Qu'est-ce qu'ils avaient bien pu lui faire ?

« ...Deku ? »

En ce qui concerne le nom de héros de Katsuki. « Bakushin-chi » qui a été traduit par « Ground Zero »

J'ai fait quelques recherches et apparemment c'était écrit sur un ancien croquis de Bakugo. So. J'aime bien ce qu'il représente et j'ai voulu en faire quelque chose de spécial. Ce n'est en aucun cas son nom officiel, je précise uwu