CHAPITRE 47

Blablazone : Ceci est l'avant-dernier chapitre. C'est presque la fin de l'aventure les amis.

A LIRE : pour le dernier chapitre, je vous propose de me poser toutes les questions qui n'auraient pas eu de réponse. Ça peut être des points encore flou de l'histoire, des anecdotes sur comment j'ai écrit cette histoire, des questions sur moi (pas trop personnelles non plus). Ça concerne tous les lecteurs (ceux qui review, ceux qui ne review pas, ceux qui passent et passeront). C'est le moment de me poser des questions, j'y répondrai dans le dernier chapitre. Donc si vous avez un détail qui vous dérange, c'est le moment d'assouvir votre curiosité, d'avoir vos réponses.

Au niveau de ce chapitre, je l'ai séparé en petites parties, je trouvais ça plus intéressant. Je vous souhaite une bonne lecture et je vous dis à vendredi prochain.

Bye !

Réponses review :

Moni : Hey ! Contente que ça t'es plu et que tu es trouvé ça « beau », ça me fait chaud au cœur. Je crains qu'Archi n'est pas une aussi grande place que tu pourrais t'y attendre. Quand à la vengeance contre Éric, oui enfin ! J'ai attendu la fin pour qu'enfin elle est lieu. Oui il y a du Zack/Ivy. Par contre désolée, pas de FourTris…

Haha ! Je n'ai jamais envisagé une fanfic sur MLO (d'ailleurs il faudrait que j'aille jeter un œil sur ce fandom). L'univers est tellement riche en détail que je crois que je ne m'en sortirai pas pour écrire quelque chose. Je vais finir le tome 2 et on verra ensuite.

Bonne lecture !

A la revoyure !

Ps : je ne sais pas quand tu comptes créer ton compte, je ne t'oublie pas ma petite, mais je serai intéressée de garder contact avec toi quand même, donc si ça t'intéresse on peut trouver un moyen de se débrouiller.

CourneyAckles : Hello ! Pour Zack la réponse est dans ce chapitre, plus beaucoup d'autres. C'est le dénouement mais je vous prévois quand même un épilogue.

Haha ! Oui je comprends mais c'est le côté SF que j'aime bien dans « Marquer les ombres ». Je suis une fan de SF, du coup ça joue beaucoup sur ma subjectivité. Même si « Divergente » est super aussi ! J'ai hâte de voir ce que seront les prochaines publications de Veronica Roth.

Je te souhaite une bonne lecture !


Cinq jours plus tard, je suivais Evelyn dans des couloirs inconnus. Je devais marcher avec une canne afin de prédire un manque d'équilibre. C'était la condition de mon médecin pour me laisser sortir de ma chambre.

Nous marchâmes pendant ce qui me parut des heures. Puis Evelyn s'arrêta devant une porte. Je lui tendis ma canne et en échange elle tendit une arme. Que je n'hésitais pas à prendre.

- Ça va aller ? s'enquit-elle.

- Oui.

J'entrais dans la cellule, m'ancrant le plus possible dans le sol pour ne pas flancher. Éric se tenait au centre de la pièce, attaché à une chaise. Il leva les yeux vers moi et un rictus vient habiter son visage.

- L'ange de la mort, cracha-t-il.

- Est-ce que tu l'as tué ?

- Qui ça ?

- Ma sœur.

- Tu le sais très bien.

- Je veux te l'entendre dire.

- J'ai tué Sevy North, ta sœur.

Un soulagement sans nom me traversa. Dans quelques minutes je pourrais recoller ma mémoire et me souvenir que Zack n'y était pour rien. Encore une fois je lui devais des excuses.

- Tu l'as toujours su, lança-t-il.

- Oui.

- Pourquoi m'as-tu aidé alors ? J'aurais pu sombre dans l'alcool et mourir comme un moins que rien.

- C'est vrai que j'aurais pu te laisser te détruire seul avec l'alcool. Mais je voulais que tu souffres, que tu te sentes trahi. Te tuer du premier coup ça aurait été trop facile.

- Aujourd'hui c'est l'heure, ricana-t-il.

- Comme toujours tu t'es trompée de sœur. Tu t'es toujours trompée de sœur, me répétais-je. A chaque fois.

- C'est de ta faute si elle est morte. Elle s'est sacrifiée pour toi !

- Tu l'as tué !

- J'ai eu tort de ne pas te tuer aussi !

Sous la colère, je levais mon arme vers sa tête.

- Ai-je le droit à des dernières paroles ?

- Non. Tu es un monstre. Tu es le meurtrier de ma sœur.

- Si tu t'étais dénoncée, elle serait toujours en vie.

- Tu peux dire ce que tu veux. Ma sœur est morte parce que j'étais divergente mais c'est toi qui a pressé la détente, c'est toi qui a choisi de la condamner avant de l'écouter. Tu l'as tué. Tu n'as pas cherché à savoir si c'était une erreur parce que d'une façon ou d'une autre tu as accepté le doute, tu as cru qu'elle te mentait. Tu ne lui a même pas laissé le droit de se défendre. Elle était à ta merci.

- Je l'aimais, souffla-t-il si faiblement.

- Moi aussi.

Nous nous fixâmes silencieusement, conscient l'un et l'autre que nous nous détestions mais que nous avions aimé la même personne autant l'un que l'autre. Il était temps que je rompe ce lien qui nous liait.

- Voici mon dernier cadeau Éric, ma première et dernière balle.

Il soutint mon regard. Je posais le canon sur son front sans le quitter des yeux. Le dernier rempart avant de recommencer à vivre. Ma première victime dans la réalité et ma seule victime. Je tirais. Il mourut sur le coup. Je laissais tomber l'arme sur le sol et je me dirigeais vers la sortie.

De l'autre côté m'attendait Evelyn et Zack. Evelyn me pressa l'épaule et nous laissa. Je n'avais plus de raisons de douter de lui.

- J'ai douté, murmurais-je. J'ai cru que tu l'avais tué. C'est horrible de penser ça de toi. Je t'aime vraiment Zack et j'ai tout fait de travers. Je suis désolée.

Je guettais son visage, un signe de ce qu'il allait me dire, de ce qu'il allait faire. Il se contentait de m'observer et c'était déstabilisant. Je voulais l'approcher mais j'avais tellement peur qu'il me rejette. Comment avais-je pu le croire coupable ? Quand avais-je commencé à douter ? Toutes ces simulations avaient entravé ma mémoire, l'avaient réduit en bouillie. Aujourd'hui il fallait que je répare petit à petit ce que j'avais perdu. Je fus sorti de mes pensées par une étreinte familière et rassurante. Zack m'écrasait contre lui mais je me fichais de cette douleur. C'était une de ces bonnes douleurs que j'avais oublié. Je lui rendis son étreinte avec autant de force que je le pus, allant même jusqu'à cacher ma tête dans le creux de son épaule. Son odeur m'avait manqué, il m'avait manqué tout entier. Je le sentis m'embrasser sur le sommet du crâne et caresser mon dos avec douceur. Mon audacieux si romantique et si doux. Alors qu'il me lâchait, je raffermis mon étreinte pour ne pas le lâcher. J'entendis son rire léger et cela me fit sourire.

- Tu m'as manqué, me glissa-t-il à l'oreille. Si seulement tu me l'avais dit Ivy, si seulement tu m'avais tout dit. Je t'aurais suivi n'importe où.

- Je sais.

- Alors pourquoi n'as-tu rien dit ?

- Je ne voulais pas t'obliger à faire un choix. Tu avais la majorité de ta vie chez les Audacieux, je ne pouvais pas te l'enlever. Je voulais juste te protéger mon chéri.

- J'aime bien ce surnom. Tu m'as appelé mon amour aussi le jour où ils t'ont capturé chez les Audacieux. J'ai tout fait pour t'aider. Et si ça n'avait tenu qu'à moi tu n'aurais jamais effectué cette mission.

- J'ai choisi, je chuchote. N'en parlons plus.

- Donc nous allons rester collé l'un à l'autre pour la vie, plaisanta-t-il.

- J'adore quand tu joues au romantique.

Nous riions en même temps et ça fait un bien fou. Mais ce moment de légèreté est de courte durée.

Et maintenant ? Que se passait-il ? Jeanine était tombée mais qu'est-ce que cela signifiait exactement ?

Je décidais de mener ma propre réunion. Je me débrouillais pour faire passer un message à chaque personne que je voulais voir présente. J'allais faire mon rapport de mission, une seule et unique fois. Une dernière fois. Une sorte de dernier cadeau pour ceux qui m'avaient accueilli et aimé parce qu'après je n'aspirais qu'à dormir pendant des jours entiers et à ce qu'on me laisse tranquille. Ils répondirent tous présents alors que je ne doutais pas qu'ils étaient occupés. Mes amis, mes alliés, d'hier et de demain, ils vinrent tous. Mes parents, Tris, Quatre, April, Tomas, Sora, Hervé, Sarine, Anan, Judy, Amanda, Greg, Johanna, Evelyn, Jack, les parents de Greg, les parents de Tris, Nico, Rita et même Archi qui ne me parlait plus. Cela me fit tellement plaisir que les larmes me montèrent aux yeux. Assise sur les genoux de Zack je les remerciais pour leur présence. Puis lorsqu'ils furent tous installés je leur racontais tout. Tout depuis qu'Anan m'avait déposé devant l'antre du loup. Aucun ne m'interrompit et quand je parlais de mon séjour sous la coupe de Jeanine, Amanda raconta aussi. Juste des petites brides de ce qu'elle avait vécu. Mon récit parut encourager le sien. Greg tenta de participer mais il n'arrivait jamais à finir ses phrases alors il abandonna. C'était la première fois que je voyais la colère sur le visage du leader Sincère. Lui toujours si calme, si maitrisé. Les parents de Greg serrèrent leur fils contre lui en lui promettant que ça n'arriverait jamais. J'omis de leur raconter la vilaine cicatrice qui barrait mon ventre, ce titre hideux qui faisait de moi une expérience et Amanda n'en parla pas non plus. Je l'en remerciais. Je terminais par leur sauvetage. Et j'ajoutais une information qu'ils seraient les seuls à connaître mais que je ne leur interdisais pas de répéter.

- J'ai tué Éric.

C'était dit et ils hochèrent tous la tête comme s'il s'en doutait. Jack expliqua que ça n'aurait aucune incidence sur les procès à venir. Procès dont allait se charger les Sincères et leur fabuleux sérum. Pour l'instant le régime des factions seraient conservés mais les Cérémonies du choix annulés. Le temps de mener tous les procès. Ensuite il faudrait rediscuter du système en y incluant le plus de personne. Mais c'était un autre débat. Evelyn nous fit part de son désir de mener le gouvernement mais elle se soumettrait au vote comme il avait été décidé. Johanna se retirait, elle souhaitait aider sa faction d'elle-même et ferait confiance aux nouveaux dirigeants. Jack resta, il proposa même d'autres personnes. Et il fut décidé que je devais réfléchir à postuler pour participer au gouvernement. Ce n'était pas prévu, je voulais laisser faire les autres comme toujours même si j'avais la crainte que nous répétions les mêmes erreurs.

- Prépare un discours et soumets-toi au vote, déclara April avec fermeté.

- Marcus Eaton a lui-même dit que tu avais ta place, m'encouragea Evelyn. Tu n'as peut-être pas l'âme d'un leader mais tu es une bonne oratrice et tu sais voir de quoi les gens peuvent avoir besoin.

Je hochais la tête vaguement, déjà perdu dans les possibilités de « et si ».

- Et si je participer à changer les choses ?

Les procès finirent par arriver. Ils eurent lieu en extérieur afin que le plus grand nombre de personnes puissent y assister. Pour l'instant nous conservions nos couleurs relatifs à nos factions.

Alors que j'observais la foule, je vis une audacieuse avec une tunique grise par-dessus sa robe. Je souris en pensant que quelques personnes étaient pareilles avec des habits désordonnés comme pour briser ce cycle de faction et je pris ça comme l'espoir d'un changement. Pour ma part j'avais eu besoin de renouer avec mes sources. Depuis quelques jours j'avais repris les tenues Altruistes. Je voulais m'oublier un peu pour servir les autres comme j'avais tant pris de plaisir avant.

Éric fut jugé malgré qu'on déclara qu'il fut assassiné dans sa cellule. Cela parut n'émouvoir personne, beaucoup avait une dent contre lui. Jeanine fut jugée alors qu'elle avait aussi été assassinée dans sa cellule. Au même moment, avec Evelyn, nous regards se croisèrent. Elle posa un doigt sur ses lèvres et tourna la tête vers l'estrade. La mort de Jeanine provoqua quelques indignations mais malgré tout Jeanine aurait écopé de la peine capitale. Max fut jugé. Caleb fut jugé. Erudit, Audacieux, furent jugés. Quelques Sincères furent aussi jugé. Les procès durèrent des jours et des jours. Ceux qui écopaient d'une peine de prison étaient enfermés chez ce qui avait été le siège des Audacieux. D'ailleurs Sora râlait à ce sujet parce qu'elle était obligée d'installer son studio de tatouage ailleurs. Ce fut un poids en moins lorsque les procès se terminèrent.

Vint alors des discours et des discours. D'Evelyn et de Jack qui expliquèrent ce qui allait se passer ensuite. Mais surtout le discours au sujet des divergents, notamment ceux traités comme des cobayes. Ce fut une réelle épreuve d'être observé comme des animaux curieux. Pourtant je ressentais ce sentiment commun avec tous les divergents, tous ceux croisés dans les cellules, nous étions libres. Abîmés certainement mais libres. Plus jamais nous n'allions nous faire chasser, traquer, enfermer ou tuer.

LIBRES.

Zack et moi venions de nous installer dans une des maisons Altruistes vide. Mes parents n'étaient pas loin. Tris et Quatre avaient fait le même choix, nous étions donc voisins.

- C'est vraiment sympa comme maison, grimaça Zack. Très épuré.

- Et la vérité ? ris-je.

- J'ai envie de me jeter par la fenêtre. Pitié, dis-moi qu'on va repeindre les murs et planter des fleurs devant l'entrée. Cet endroit va me rendre triste.

- Tout ce que tu veux, dis-je en l'embrassant.

- Tout ? Vraiment ?

Il vint déposer quelques baisers dans mon cou et passa ses mains sous mon t-shirt. Je frissonnais de plaisir et n'hésitais pas à aller caresser les muscles de son dos. Lorsque ses doigts passèrent sur ma vilaine cicatrice, je me raidis.

La vérité n'était pas aussi belle à voir. Je faisais cauchemar sur cauchemar ce qui m'empêchais de dormir. J'avais honte de mon corps, de le montrer et ça avait été une réelle épreuve de montrer à Zack cette chose « IN-32 » gravé sur ma peau. Ce jour-là, il s'était contenté de m'embrasser à cet endroit en me répétant que ça ne voulait rien dire. J'avais aussi des problèmes d'alimentation vu mon manque d'engouement envers la nourriture et mon régime plus que mauvais pendant qu'on m'enfermait. Si bien que toutes les semaines, je devais aller voir Mae, mon médecin Érudit qui s'était vite attachée à moi, pour contrôler mon état. Je faisais peine à voir, j'étais plus que maigre, j'avais le teint pâle de grands cernes sous les yeux mais à chaque fois Mae me promettait que ça allait s'arranger et je la croyais.

Sora avait fini par s'installer près du quartier Sincère, dans un appartement qui faisait aussi office de salon de tatouage. La dernière fois elle nous racontait qu'elle avait failli s'étrangler en voyant un Sincère se présenter pour un tatouage.

April, Tomas, Adam et le tout dernier né Lucas avaient fini par s'installer dans le quartier Fraternel. Leur maison était à leur image : chaleureuse. Hervé et Sarine s'étaient installés dans le quartier Érudit afin de renouer avec leurs familles. Judy et Anan vivaient plus loin, aux abords de la ville, Judy ne supportait pas beaucoup les autres, comme nous tous il lui faudrait du temps pour se réparer.

Amanda vivait encore avec son père, j'avais oublié qu'elle était encore jeune, que c'était encore une enfant. Tout comme Greg qui vivait avec ses parents.

Les Sans-factions avaient quitté les ruines pour trouver des foyers en meilleurs états. Une grande majorité avaient investi le quartier Altruiste. Loin de se décourager, les Sans-faction cherchaient à reconstruire les ruines afin de pouvoir s'y réinstaller. Là-bas, c'était chez eux.

Rita et Nico s'installèrent ensemble pas très loin d'Evelyn.

Et Archi partit s'installer dans le quartier Audacieux, il devint d'ailleurs gérant de la prison.

Arthur et Eliott avaient rejoint le quartier des Fraternels. J'avais été tellement soulagée de les revoir.

Enfin il fallait que je vous parle de Dex, ce jeune garçon venu récupéré la puce dans mon poignet. C'était le fils de Jeanine et ce pauvre enfant avait eu trop de responsabilité pour son jeune âge. Je m'étais battue pour qu'il ne soit pas jugé pour les actes de sa mère et j'avais obtenu gain de cause. Dex s'était retourné contre sa mère, il avait failli rejoindre les Sans-faction mais Evelyn l'avait convaincu d'agir de l'intérieur. Ce n'était qu'un enfant mais il avait accepté et il s'était montré courageux.

Comme une vieille habitude, nos dîners hebdomadaires reprirent. Tous les vendredis, nous nous retrouvions chez les uns et chez les autres. Le plus souvent chez April et Tomas parce que leur maison était la plus grande. C'était agréable de nous revoir, de nous raconter nos journées. Nous étions occupés çà et là et nous avions besoin d'échanger. Anan et Judy acceptaient même de faire le déplacement. Archi redevenait peu à peu celui qu'on avait connu, même s'il continuait de m'ignorer. Il m'en voulait affreusement pour ce que j'avais fait à Zack.

Bientôt on oublia les factions, on parla de quartier pour ne pas totalement oublier. Une nouvelle ère commençait.

Un nouveau système, des nouveaux dirigeants, de nouvelles vies.

Je finis par présenter un discours à la ruche, lieu décidé institutionnel. Dans mon discours j'expliquais que j'aspirais à l'abolition des factions, à donner le choix aux uns et aux autres. Et surtout à être tout à la fois Altruiste, Audacieux, Sincère, Érudit, Fraternel, Marginal. A être Divergent.


On se retrouve vendredi pour le point final. Prenez soin de vous !