I'll Be back ! Salut, c'est de nouveau, après une longue absence, désolé, je n'ai pas d'excuse ! Je vais essayer de terminer cette fic le plus tôt possible.


TERMINATOR 2 LES CHRONIQUES DE SAM DAVIES

CHAPITRE 5 : PARTIR LOIN

Lorsque je me réveillai, c'était pour me retrouver dans mon lit, dans ma chambre dans la maison de ma tante. J'avais un sentiment d'apaisement. J'étais soulagée. Je m'étais dis que toute cette histoire de machines tueuses du futur n'était qu'un vaste rêve. Et que j'avais retrouvé le confort de mon foyer.

Toute excitée, je me levai de mon lit pour aller voir dans mon salon, où je découvris Angie ma meilleure amie, qui était face à la fenêtre. Je la voyais de dos.

- Hé Angie ! lançai-je, le visage rayonnant. Tu sais, j'ai fais un rêve vraiment bizarre ! Je rêvais que des machines venues du futur venaient dans notre époque pour nous tuer… c'était trop délirant…

Angie se retourna vers moi, avec un regard noir.

- C'est de ta faute ! répliqua-t-elle, d'une voix froide.

- Quoi ?

- Je suis morte, alors que t'aurais du être à ma place ! vociféra-t-elle le regard haineux. Je suis morte par ta faute !

Soudain, à ma grande horreur, elle se métamorphosa en le T-1000 et fit apparaître une longue tige en métal qui me transperça le ventre.


Je me réveillai en sursaut, avec la main posée sur mon cœur. J'étais à la fois soulagée d'avoir seulement fait un cauchemar, et intriguée de mon entourage. J'avais passé la nuit à l'intérieur d'une voiture en réparation dans un garage. Je constatai que quelqu'un m'avait posée une couverture bleue sur moi.

Il me fallut un certain temps pour me rappeler pourquoi je me sentais si malheureuse. Le souvenir de ce qui s'était passé la veille remonta alors en moi. Le Terminator m'avait fait connaître mon avenir. Mon avenir bien sombre et chaotique. C'était ça ma vie ? Survivre à un génocide nucléaire pour ensuite me faire tuer au combat ?

Une partie de moi voulait lutter, et une autre partie me disait d'en finir avec la vie. Peut-être qu'il fallait mieux que le T-1000 me tue comme il l'a fait avec Angie ? Mais qu'est-ce qui m'arrivait ? Pourquoi je dis des trucs pareils ?

J'étais perdue dans mes pensées quand John arriva vers moi.

- Salut Sam, comment ça va ? dit-il

J'étais trop sonnée pour répondre. Je le regardai sans dire un mot.

- Quand tu t'es endormie, je t'ai posé cette couverture.

- Je te remercie, répondis-je avec reconnaissance.

Je compris qu'il se doutait bien que les révélations que m'a fait le cyborg m'avait causé un immense choc. Et à mon grand soulagement, il ne m'en disait pas un mot.

- Dis-moi, t'as de la famille qui s'inquiète pour toi ? me demanda-t-il avec compassion.

Je secouai la tête.

- Non, il n'y a personne. Ma mère est morte dans un accident de voiture, renversée par un chauffard ivre. Je n'ai jamais connue mon père. Je vis chez une tante qui passe ses journées à boire. Je ne pense pas qu'elle ait remarquer mon absence. Elle est plus préoccupée par sa petite personne qu'à moi.

John hocha la tête.

- Il est temps d'y aller, me dit-il avec douceur.

Je hochai la tête, et marchai pour rejoindre les autres. Sarah était dos contre le mur, les jambes croisées. Ses traits étaient tirés, elle n'avait pas l'air d'avoir bien dormi. Le Terminator se tenait debout devant une fenêtre à scruter l'extérieur, immobile comme une statue, une fidèle sentinelle.

Plus tard, j'accompagnai John et notre protecteur cyborg derrière le garage vers un vieux pick-up Chevrolet garée devant nous. La journée était claire, mais venteuse. Les tourbillons de poussière se poursuivirent derrière la place. Le véhicule était verrouillé, mais le Terminator fracassa le côté fenêtre avec son poing et ouvrit la portière.

John grimpa à l'avant, tandis que moi, je m'installai à l'arrière. Le Terminator avait cette astuce (que vous pourriez faire, si vous aviez des doigts d'acier) où il fracassait le capot autour d'une colonne de direction d'un seul coup de la paume de sa main. Peu après, il dépouilla loin avec un seul mouvement, puis tourna le talon de la serrure mécanique du bout des doigts. Cette opération fit démarrer la voiture. Il lui avait fallu trois secondes pour faire ça. J'éta is de plus en plus fascinée.

John, lui, ouvrit le pare-soleil, et fit tomber une paire de clés qu'il attrapa au passage. Il les montra au cyborg avec un air moqueur.

- On commence à apprendre ? fit-il avec une légère amusement dans sa voix.

Bizarrement, j'étais amusée, moi aussi. Si le Terminator devait passer pour un humain, autant fallait-il qu'il apprenait à démarrer une voiture comme tout le monde.

Sans dire un mot, le cyborg referma le pare-soleil et fit avancer la voiture.

Nous récupérâmes au passage, Sarah, qui s'était vêtue d'une combinaison de mécanicien. Le Terminator roula doucement vers son niveau.

- Nous devons aller le plus loin possible de cette ville, déclara-t-il, toujours avec sa voix neutre.

Sarah monta à l'arrière à côté de moi.

- Direction le sud, dit-elle d'une voix bien calme.

Et nous prîmes la route. Ça ne m'enchantait pas de faire le voyage avec Sarah à côté de moi. Je sentais un profond malaise en elle. Il était clair qu'elle détestait les machines, compte tenu du fait qu'elle avait bien failli détruire notre protecteur, la veille. Son regard ailleurs et froid me faisait frissonner. Hier, c'était le Terminator qui me terrifiait et aujourd'hui, c'était une simple humaine qui me foutait la trouille. Je ne me sentais pas à ma place dans cette voiture.

Mais curieusement, Sarah ne fit aucune attention à moi, m'ignorant complètement, comme si je n'étais pas là. Et ça me soulageait. Moi, je gardai mes distances et m'adossai contre la fenêtre de la portière.

Nous faisions le trajet sur une longue route tranquille. Après un silence, Sarah regarda l'indicateur de vitesse.

- Ne dépassez pas les 100 à l'heure, dit-elle toujours d'une voix calme. Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un contrôle.

- Il ne manquerait plus que ça, commentai-je, soudain à voix haute.

- Affirmatif, répondit le cyborg, le regard fixé sur la route.

- Non, non, non, fit John avec un air amusé. Il faut que tu saches comment les gens parlent. Ils ne disent pas "affirmatif", ou autres conneries du genre. Il faut dire : "No problemo". Et si quelqu'un te gonfle, tu lui réponds "Va chier". Et si tu veux t'en débarrasser, dis "Hasta la vista, baby !"

- Hasta la vista, baby ? répéta le Terminator.

Ça m'amusait beaucoup de voir le cyborg apprendre un vocabulaire humain. Je riais un peu en silence en entendant notre protecteur répéter John.

- Oui, ou bien "Va te faire foutre, sac à merde !" Si quelqu'un s'énerve, tu dis "Relax !" Après, tu mélanges.

- Relax, sac à merdes ! fit le Terminator avec sa voix neutre habituelle.

John était réjoui et amusé. Tout comme moi, qui riais en silence.

- Super ! T'as tout compris !

- No problemo ! répondit le cyborg, toujours le regard sur la route.

Décidémment, John savait comment détendre l'atmosphère. Je trouvais cette leçon de vocabulaire tellement amusante que ça me faisait presque oublier le reste. J'étais, comme qui dirait ailleurs.


Plus tard, le Terminator fit arrêter la voiture à une station d'essence qui comportait également un stand de restauration rapide. J'allais pouvoir en profiter pour aller au p'tit coin et me nourrir un peu.

Sarah se tourna vers son fils.

- T'as de l'argent ? demanda-t-elle.

John tira de sa poche quelques billets de dollars.

- Seulement quelques centaines. Je vais te donner la moitié, fit-il, toujours avec amusement.

Mais sa mère lui arracha toute la liasse de billets, et en remit une petite quantité à son fils.

- Va chercher à manger, fit-elle en sortant de la voiture.

- Maman ! s'exclama John, vexé. Aucun sens de l'humour.

Quelque chose me disait que Sarah ne savait plus rire depuis bien longtemps. Vu son tempérament d'acier. Son hostilité à l'égard de notre protecteur. Mais j'imaginais que c'est ce qui arrivait quand un Terminator du futur vient pour vous tuer, et quand vous savez que la fin du monde est inévitable. Allais-je finir comme elle ? Froide et hostile envers tout le monde, y compris mon entourage ? Enfin, pour ce qu'il restait de mon entourage ?

Voulant penser à des choses agréables, je me décidai à sortir de la voiture pour me dégourdir les jambes. John et le Terminator en firent de même. Mon nouvel ami parlait à nouveau au cyborg.

- Tu sais, tu pourrais te dérider un peu, expliqua-t-il à l'homme machine. Ton air grave craint un peu, tu ressembles presque à un taré. Tu pourrais sourire !

- Sourire ? demanda le Terminator, comme si la notion de sourire était un concept inconnu pour lui.

- Oui, ce serait pas mal de sourire, ajoutai-je. Comme ça, les gens vous verraient différemment. Et vous aurez l'air encore plus humain.

Voir un Terminator joyeux pourrait bien me remonter le moral.

- Oui, sourire, poursuivit John, tiens, regarde…

Il se dirigea vers un stand de restaurant, et parla à la dame de fenêtre.

- Bonjour, fit-il, tout souriant. C'est super sympa chez vous. Comment vont les affaires ?

Mais la dame de fenêtre n'avait rien de joviale. Elle toisa John avec un regard de marbre.

- Lâche-moi, tu veux ! lança-t-elle.

- Pas très gracieuse, celle-là, commentai-je en silence alors que John s'éloigna du stand.

- O.K. c'est raté, dit-il, un peu vexé en regardant autour de lui. Oh, le type-là, tu vois ? Eh bien, il sourit.

Il nous montra un homme au téléphone, le sourire aux lèvres.

Le Terminator fixa l'homme souriant, du regard. Peu après, il se tourna vers nous en essayant de sourire… le résultat était bien médiocre. Une sorte de rictus assez pitoyable. Je ne pouvais pas résister. J'étais partie dans un fou rire. Complètement hilarante, je dus me tenir au mur, pour ne pas tomber. Le sourire du cyborg ressemblait plus à une grimace qu'un sourire. On dirait un cheval qui essayait de sourire.

J'étais partie dans mon fou rire, tandis que John regardait notre protecteur, avec gêne.

- C'est pas mal, fit-il, tu devrais t'entraîner devant un miroir.

Puis, l'homme machine ne sourit plus, et retrouva son air grave. Moi, je riais pendant un moment, que j'ai du retourner à la voiture pour ne pas attirer l'attention sur nous. Rire. J'ai bien cru que ça n'allait plus jamais m'arriver. Ça m'avait fait tellement de bien. C'était comme si j'étais revenue à une époque où je n'avais pas connaissance des machines du futur. J'étais apaisée… pendant un moment.

Quand j'aperçus Sarah revenir à la voiture, là, j'étais calmée. La réalité de ma situation actuelle était revenue.


Sarah, John et moi, nous étions dans la voiture, à manger des frites et des cheeseburgers. Sarah était plongée dans ses pensées. Puis, John ressortit pour aller voir le Terminator, occupé à verser du liquide de refroidissement dans le radiateur du véhicule. Je me décidai à les rejoindre. Je ne tenais pas à rester seule avec la mère de mon ami.

- Besoin d'aide, fit John.

- Non, répondit le cyborg, concentré sur sa tâche.

Ce fut alors que deux gamins passèrent autour de nous, jouant avec des pistolets à mitraillettes. Ils semblaient se combattre à mort.

- T'es mort ! fit l'un des deux.

- Pas vrai ! fit l'autre.

- Si ! T'es mort !

- Je suis le plus fort !

- Je t'ai tué !

Médusée, je regardai ces deux morveux faire semblant de se battre. Quelle éducation ! Ma mère n'aurait jamais tolérée ça ! Mais bon… les armes… jouer à la guerre ou à s'entre-tuer n'a absolument rien de plaisant ou d'amusant. Ils ne se rendaient pas compte à quel point c'était mal ! Et les deux Terminator du futur dans notre époque en étaient les preuves vivantes. Quand on joue avec le feu, on finit par se bruler, c'est pareil avec les armes.

En me tournant, je constatai que John et le Terminator regardaient eux aussi les deux garçons qui se battaient.

- On ne s'en sortira pas, hein ? fit John, avec un air solennel. Les gens et moi…

- C'est dans votre nature de vous détruire vous-même, expliqua le cyborg avec sa voix neutre, les yeux fixés sur les deux morveux.

Pour une fois, j'étais d'accord avec lui.

- Depuis la nuit des temps, l'être humain est ainsi, ajoutai-je à John.

- Eh ben, on n'est pas dans la merde ! répliqua John.

- Tu l'as dit !

Enfin, j'aperçus une femme qui semblait être la mère des deux garçons arriver pour les séparer et confisquer leurs abominables jouets.

Ce fut alors que Sarah nous rejoignit et s'adressa au Terminator :

- Je dois savoir comment Skynet a été mis au point. Qui en est le responsable ?

Le Terminator finit de verser le liquide et referma le capot de la voiture, tout en répondant à Sarah :

- Le responsable direct s'appelle Miles Bennet Dyson.

- Qui est-ce ? demanda la mère de mon ami, alors que nous remontions à la voiture.

- Le directeur des projets spéciaux chez Cyberdyne Systems.

Nous venions de remonter dans la voiture, alors que Sarah continua ses questions.

- Pourquoi lui ? fit-elle.

- Dans quelques mois, il va créer un microprocesseur révolutionnaire, répondit le cyborg en démarrant la voiture.

Nous venions de quitter la station quand Sarah en voulut savoir davantage. Le Terminator poursuivit son histoire.

- Cyberdyne deviendra le premier fournisseur d'ordinateurs militaires. Les bombardiers furtifs pourront voler sans pilote avec des capacités opérationnelles parfaites. Skynet sera subventionné par la Défense. Le système entrera en fonction le 4 août 1997. L'homme disparaîtra de la chaîne décisionnelle stratégique. Skynet améliorera ses capacités de façon exponentielle. Il accédera à la conscience le 29 août à 2h14 du matin. Prises de panique, les autorités tenteront de le désactiver.

- Et Skynet ripostera, fit Sarah, toute choquée.

- Oui, il lancera ses missiles sur la Russie.

- Pourquoi attaquer la Russie ? demanda John, ce sont nos amis, maintenant.

- Parce que Skynet sait que la contre-attaque russe détruira ce pays, répondit le cyborg, toujours les yeux fixés sur la route.

- Seigneur ! s'exclama Sarah.

- C'est du délire ! commentai-je.

J'étais moi-même abasourdie par ces révélations. Voici donc comment la fin du monde allait se dérouler. À l'heure actuelle, l'homme travaille sur une nouvelle technologie qui allait révolutionner le monde, mais il est loin de se douter qu'il va déclencher l'apocalypse. C'est comme ouvrir la Boîte de Pandore. Si seulement ils savaient…

Après un silence, Sarah demanda à nouveau :

- Que savez-vous sur Dyson ?

- J'ai des fichiers détaillés, répondit le cyborg.

- Je veux tout savoir. À quoi il ressemble, où il vit… absolument tout.

Et durant le voyage, le cyborg nous parla de ce Miles Dyson. Apparemment, il vivrait dans une jolie maison avec sa femme Tarissa et son fils de sept ans Danny. Un homme tout ce qui avait de plus ordinaire, croyant pouvoir révolutionner le monde de la technologie. Un rêve qui finira en cauchemar. Notre cauchemar à tous. Et si ce cauchemar allait se réaliser, allais-je vraiment finir comme me l'avait annoncé le Terminator, la veille, même ?

Je priais le Seigneur, pour ne pas connaître la réponse. Oh, bon sang ! Je tremblai de peur, et rien, ne pouvait m'apaiser. Rien du tout ! Mon innocence était envolée, comme qui dirait. Le début de la fin pour moi, je le sentais au plus profond de moi.