Un nouveau petit moment, sans lien avec les précédents, toujours triste et toujours une mort.
(update : correction des fautes)

Je ne fais encore et toujours qu'emprunter les personnages à JK Rowling.


Elle l'aimait... mais elle savait que jamais il n'éprouverait la même chose pour elle... Elle n'était qu'une jeune femme. À peine sortie de l'adolescence, alors que lui... eh bien c'était lui. Il était un homme meurtri par les années, célibataire endurci, si on ne comptait pas ses nombreuses aventures d'une nuit. Jamais il n'aurait porté ne serai-ce qu'un regard sur elle. Pourtant aujourd'hui il l'avait regardée... et pour la première fois de sa vie elle avait senti son jeune cœur pourtant si éprouvé, battre dans sa poitrine alors que ses prunelles noires la scrutaient. Elle avait baissé le regard sur son livre et c'était replongée dans sa lecture, troublée par la lueur qu'elle avait pu apercevoir dans son regard habituellement si froid.
-Miss Granger... pourriez-vous nous expliquer l'importance du cycle lunaire dans la préparation du Polynectar au lieu de rêvasser à je ne sais pas quoi ?!
-Pardon...
-Alors, nous vous écoutons?
Les ricanements de la bande de Serpentards retentissaient dans les cachots, alors qu'Harry devenait de plus en plus mal à mesure que le temps passait sans que la réponse ne vienne de la part de sa presque sœur. Mais elle se repris finalement et commença ses explications, clouant le bec à cette bande de Serpentards hypocrites.
Encore une heure de potions finit pour elle. Malheureusement elle savait que jamais il ne lui accorderait plus qu'un simple regard froid.

Cet hiver froid, une fois la guerre terminée, une fois les nombreux morts pleurés, les vivants remerciés et félicités, elle se rendit compte qu'elle ne l'avait pas vu à aucunes des cérémonies, que son nom, non gravé sur le mausolée répertoriant le nom de tous les morts pour cette guerre, prouvait bien qu'il était encore en vie, quelque part...Elle se fit alors la promesse qu'elle le trouverait, ou qu'il soi, elle le chercherait et le trouverait, qu'importe le temps que cela lui prendrait.
Et c'est ce qu'elle fit... Des jours, des mois, un an puis deux, à voyager autour du globe avant de le trouver. Au fin fond d'un cimetière, en paix, sous une stèle de marbre noir, simple, où l'on ne voyait inscrit rien d'autre que deux dates. Celle de sa naissance, et celle de sa mort. Même pas deux mois auparavant.
Même s'il était mort, seul, elle lui rendit un dernier hommage et grava, du bout de sa baguette sur la pierre :
"Un héros que je n'oublierais jamais" en versant une seule et unique larme, qui alla s'écraser sur la tombe, sans un bruit, sous l'œil vigilant des statues, gardiennes de son éternel repos.