Voilà un nouveau moment, en attendant que je termine la réécriture de Mon Père.
Seul l'histoire est de mon cru.
Enjoy :)
Elle avait autrefois été aimée, aimée par un homme sombre, mystérieux, que tout le monde considérait comme froid et insensible. Malgré les préjugés, elle avait tenu et c'était battue pour afficher sa relation au grand jour. Ses amis l'avaient très mal pris, comment elle, la miss je-sais-tout, pouvait avoir une relation amoureuse, voir même physique avec un homme, un homme qui fut leur ancien professeur honnis ?
Cela avait dépassé tout ce qu'ils auraient pu imaginer. Leur relation fut huée, lui relégué au rang de vieux pervers. Ex-mangemort, il fut accusé de l'avoir manipulée, de lui avoir fait avaler un filtre... Leur relation bien que solide et basée sur leur profond amour ne résista pas à toutes ces accusations.
Elle finit isolée, ses amis ne comprenant pas comment elle avait pu avoir une relation avec celui qu'ils nommaient le bâtard des cachots. Elle s'était renfermée sur elle même, ne mangeant qu'assez pour survivre, ne sortant de son isolement que pour faire des courses... Elle ne se reconnaissait plus, elle avait maigrit, perdant les formes qu'il se plaisait à caresser et à embrasser. Ses cheveux hirsutes, ses joues creuses, ses cernes noirs... Elle ne ressemblait plus à une jeune femme, juste à une loque.
Il lui manquait, cela faisait maintenant 7 mois qu'elle ne l'avait plus revu. Il s'était éloigné, s'excusant d'avoir gâché sa vie, lui disant qu'elle était jeune, qu'elle retrouverait un homme de son âge pour faire sa vie. Mais il n'avait pas compris que c'était lui qu'elle voulait, lui et lui seul. Lui qu'elle aimait, ses discussions qu'elle adorait, ses baisers, ses caresses, sa façon de lui faire l'amour...
Alors lorsqu'il l'avait quitté elle c'était laissée dépérir, mais refusant de mourir, se disant que ce serai trop lâche, mais tous les jours pensant à ce qu'ils avaient vécu... Ses amis ne la voyaient plus et ne s'inquiétaient plus pour elle. Ils l'avaient abandonné.
Lui aussi l'avait abandonné mais il se morfondait, sa présence à ses côtés le matin lui manquait, la chaleur de son corps frêle qu'il couvait du regard... Elle lui manquait plus qu'il ne l'aurait jamais pu envisager. Il rêvait à sa présence, il rêvait qu'il allait la chercher, qu'elle l'excusait et qu'ils reprenaient leur relation, ignorant le regard des autres. Mais après sept long mois il se disait qu'elle l'avait oublié, qu'elle était sûrement entrain de se reprendre en main, un travail bien payé, des collègues bienveillants et plus intéressant que lui pour l'accompagner... Alors il saisissait ses rêves et les renvoyaient au fond de sa conscience alors qu'il vidait une nouvelle bouteille de whisky pur feu, les nombreux cadavres des bouteilles s'entassant sur le sol...
Mais c'était sans compter sur le hasard qui ne trouva rien de mieux que de les faire se croiser sur le chemin de traverse. Leur yeux se soudant alors soudainement, leurs corps attirés l'un par l'autre. Ce n'est qu'une fois plus proche qu'il se rendit compte qu'elle ne ressemblait plus à la femme qu'elle avait été. Perdues les formes généreuses, perdus les yeux pétillants. Un regard sombre et anéantit mangeait son visage émacié, ravagé par la fatigue et le désespoir. Il cru cependant apercevoir au fond de ses prunelles une lueur d'espoir lorsque leur regard se soudèrent.
-Hermione... Sa voix cassée la troubla et elle fit un pas en avant, se tenant maintenant à portée de bras de cet homme brisé. Il se jeta alors sur elle, enroulant ses bras autour de son corps décharné, réclamant son pardon alors que leurs yeux secs depuis longtemps se remplissaient de larmes. Elle releva la tête et posa ses lèvres sur celles qu'elle rêvait d'embrasser depuis 7 longs mois. Leur baiser avait un goût de retrouvailles, légèrement salé par leurs larmes leurs lèvres se mouvaient avec amour retrouvant leurs habitudes.
-Pardonne moi mon amour je t'en supplie, je t'aime tellement tu me manque tant... Je t'en supplie pardonne moi... La voix rauque de son homme sonnait aux oreilles d'Hermione comme la plus douce des mélodies.
Acquiesçant elle enfouie sa tête dans ses éternelles robes noires alors qu'il transplannait, les emmenant au manoir faisant fi des remarques et des regards. Manoir qui sera jusqu'à la fin de leur vie leur havre de paix, d'amour et de liberté.
