Hey ! What's up ?
Disclaimer: Everything belongs to Oda-chin and the story and my OCs are mine !
Rating: T for the language.
(Oui, je me la fait à l'anglaise aujourd'hui...)
Chapitre 1: Quand un livre vous dit "Bonjour !", on est sensé faire quoi ?
Le sable...
Cette matière friable, composée de grains de tailles et de couleurs qui diffèrent selon le lieu...
Cette matière grouillante de milliers d'êtres vivants, de la bactérie au serpent, en passant par les puces de sable et en faisant un détour par les crustacés (en hommage à l'Ennemi n°1 –comprendre ici le crabe– )
Le sable...
Quel goût dégueulasse...
C'est ce que je me dis, étalée dessus, après avoir trébuché une seconde fois.
Je me relève, sans difficultés cette fois, et après avoir craché tout le sable que j'avais dans la bouche, je cherche le coupable de mes chutes.
Mon regard se pose sur un sac de cuir blanc muni d'une bandoulière.
C'est le sac qui m'a fait trébucher. Deux fois.
C'est le sac qui m'a fait bouffer du sable. Deux fois.
C'est le sac que j'ai envie de déchiqueter. Deux fois.
Néanmoins, je l'ouvres avec prudence (avec ce qu'il vient de m'arriver, j'ai de quoi me méfier, non ?) et après avoir vérifié qu'aucun monstre ou chose à trente-six yeux et quinze pattes ne me sauterai dessus, j'y plonge ma main pour en sortir...
...
C'est quoi ce truc ?
C'est un légume ?
On dirais une orange marron avec des spirales dessinées dessus. Plus louche tu meurs.
Je pose le légume à côté de moi et replonge ma main dans le sac pour en sortir...
Alléluia ! Le carnet !
"Youhou !" Je crie en faisant la danse de la joie. "J'ai une chance de retourner chez moi !"
J'ouvre le carnet avec une joie non dissimulée, la lumière bizarre va me ramener chez moi et finit le sable, fini les crabes mangeurs de pieds, fini les mouettes qui commencent à se rassembler devant moi et fini les fruits louches et les carnets kidnappeurs ! En gros, finit ce rêve !
30 secondes plus tard...
Haha !
2 minutes plus tard...
… Elle en met du temps cette lumière...
15 minutes plus tard...
"MAIS COMMENT ÇA MARCHE CE TRUC ?"
Reiko: 0 – Carnet: 1
Je secoue le carnet, le tourne dans tous les sens, feuillette les pages blanche, espérant trouver une phrase, ou même un mot qui pourrait m'éclairer.
Mais non, évidement.
MAIS POURQUOI ILS N'ONT PAS MIS DE MODES D'EMPLOIS DANS CE RÊVE ?!
A cours d'idée, je tente une dernière attaque.
Je tiens le carnet fermé, bras tendus au dessus de ma tête et crie d'une voix solennelle.
"Sésame, emmènes-moi !"
J'attends sans bouger.
...
J'ouvre un œil timidement puis l'autre.
Pour trouver une dizaine de mouettes groupées devant moi, me fixant.
Reiko: 0 – Carnet: 2
Elles doivent se dire que je suis un cas désespéré.
Elles ont raison.
Un gargouillement me fait reprendre mes esprits. J'ai faim...
Je m'assois sur le sable et regarde à l'intérieur du sac: Rien. Avec une majuscule.
Rien, à manger.
Enfin si, le légume louche, mais je sais pas si on peut appeler ça de la nourriture...
Je le fixe. Longtemps.
Je sens mon ventre gargouiller.
Non.
Gargouillement plus insistant.
Bon d'accord.
…
"BEURK ! C'EST DÉGUEULASSE CE TRUC ! ARG, J'AI JAMAIS RIEN MANGÉ D'AUSSI INFECT ! ÇA PEUT PAS EXISTER UN TRUC AUSSI IMMONDE ! JE VAIS CREVEEEER !"
Bouhouhou... Je savais que j'aurais pas du manger ce truc...
Maintenant je vais mourir d'intoxication alimentaire, je vois déjà le gros titre de journaux: UNE JEUNE FILLE EST MORTE PARCE QU'ELLE A ÉCOUTÉ SON ESTOMAC.
Bon, j'ai moins faim, c'est déjà ça. [Ne pas se soucier de sa vie pour les nuls, livre 1.]
Mais je ne sais toujours pas où je suis.
Je reprends le carnet dans les mains. Pour aussitôt le lâcher et reculer de deux bon mètres.
J'ai sentis... une vibration venant de ce truc.
Comme s'il était vivant, le carnet lévite jusque devant moi, s'ouvre et ses pages s'animent et tournent jusqu'à s'arrêter vers le milieu de l'ouvrage. Un mot apparaît sur la plage blanche:
Bonjour.
La seule chose que je trouve à faire, c'est de lui répondre:
"Ah, euh, bonjour..."
On peut pas trouver plus idiot comme réaction je pense...
Le mot disparaît et de nouveaux mots apparaissent.
Je suis un carnet magique.
"Non, sans blagues." Dis-je, blasée. "J'ai comme l'impression qu'il se paie ma tête."
Exactement.
L'enfoiré.
"Où suis-je ?"
Dans une dimension parallèle à ton monde.
"J'ai mangé une pomme."
Quel est le rapport ?
"Aucun, c'était pour dire que je ne te croyais pas."
… Bref. Parlons plutôt de ton cas...
Étrangement, mon instinct me dis de me courir le plus loin possible de ce bouquin au risque d'avoir de grosses emmerdes.
Je l'écoutes ou pas ?
Il se trouve que, alors que j'allais changer de dimensions, je me suis retrouvée entre tes mains et tu as été... comment dire... "ramassée" par mon pouvoir...
Dans mon cerveau, une lumière sur laquelle est marqué « DANGER » se met à clignoter. Elle se trouve juste à côté de la lumière « FAIM » qui clignote depuis un bout de temps déjà.
… Comment ça « ramassée » ?
Et pour tout te dire, il m'est impossible de te ramener dans ton monde.
Blocage. Tout s'éteint, à part la lumière « DANGER » qui continue de clignoter fébrilement.
C'est pas fini.
Et comme tu ne peux pas rester ici...
Bizarrement, j'ai très envie de rester ici.
Je vais t'envoyer dans un autre monde !
...
...
...
"MOUAHAHAHAHAHA ! ELLE ÉTAIT BONNE CELLE LA ! HAHAHA ! J'Y AI VRAIMENT CRU TU SAIS ?" M'exclamai-je en me tenant les côtes. "Pfiou, j'ai bien rigolé ! Tu devrais faire humoriste tu sais ? Ha, zut ! C'est vrai, t'es un livre ! Bon, assez rigolé, tu me ramènes ?"
Je. ne. peux. pas ! Tu vas te fourrer ça dans le crâne ? Il n'y a aucuns moyens pour te ramener dans ton monde ! Et le volcan de cette île laisse échapper un gaz toxique, si tu reste ici, tu ne survira même pas deux jours !
Dans d'autres circonstances, voir un livre vivant me crier dessus par écrit m'aurait fait exploser de rire.
Dans d'autres circonstances...
"BOUHOUHOU ! POURQUOI MOIIIIII ? QU'EST-CE QUE J'AI FAIT DE MAAAAAAAAAL ? (A part avoir faillit brûler la maison une bonne vingtaine de fois et séché régulièrement le lycée ?)"
Si t'es pas contente, tu n'avais qu'à ne pas me ramasser.
Je m'arrête tout de suite et me tourne vers lui(elle):
"Non mais je rêve ? Je vivais ma petite vie tranquille-pépère quand je me retrouve coincée sur une île à la con dans un monde à la con à cause d'un livre à la con soit-disant magique qui n'a rien trouvé de mieux que me ré-envoyer dans autre monde à la con ET TU OSE DIRE QUE C'EST DE MA FAUTE ?"
C'est pas moi qui ramasse n'importe quoi par terre !
"C'EST PAS MOI QUI CHOISIT DES PLANQUES FOIREUSES POUR CHANGER DE MONDE ! ESPÈCE DE TAS DE PAPIER !"
Tu commence vraiment à me taper sur le système, sale gamine immature !
Sur un coup de tête (et parce que j'ai vraiment envie de me défouler) j'attrape le carnet et prends une des pages entre mes mains dans l'intention de la déchirer mais le livre s'échappe sans que je n'ai pu terminer mon geste. Je sens une vive douleur dans ma main. Une longue entaille la barre dans la largeur, un mince filet de sang s'échappant de celle-ci. Et galère, j'en ai foutu plein mes fringues ! Je jette un regard noir à l'Enfoiré (Bah oui, si je sais pas comment il s'appelle il faut bien que je lui trouve un surnom.). D'ailleurs, la page que j'ai essayé de déchirer en est imprégnée. Une phrase apparaît:
Bon sang, qu'as-tu fait ?
"Hey, c'est bien fait pour toi !" Répliquai-je en faisant une moue agacée. "T'avais qu'à ne pas me mettre en colère et me laisser te déchirer cette page !"
Imbécile ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ?
"Ben quoi, c'est juste deux-trois gouttes de sang sur une page, c'est pas comme si tu allais crever d'une intoxication alimentaire due à un légume louche !"
Contrairement à moi, bouhouhou...
C'est pire que ça, tu viens de nous contracter ! Sale gamine écervelée !
"Hein ? Mais de quoi tu parles ? Et puis je ne te permet p-...!"
Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase, une lumière aveuglante nous englobe et je sens quelque chose changer en moi. Comme si quelque chose était entré en moi. C'est une sensation horrible, l'impression d'être nue, à découvert, sans l'être pour autant.
L'impression d'être habitée par quelque chose.
Puis, tout s'arrête. Je réouvre les yeux, je suis toujours sur la même île à la con, avec le même volcan à la con, devant le même livre à la con, et sûrement dans le même monde à la con.
Rien n'a changé.
À ma surprise, une voix féminine retentit dans ma tête, pleine de dépit.
Si, tout à changé.
"WAAAAAAAAAAAAAH ! Q-qui à parlé ?"
Je regarde dans tous les sens, personne. Je pâlis, ça-y-est, je deviens folle !
Triple idiote ! C'est moi, le livre !
Je me tais, fixant intensivement le bouquin volant en face de moi. Ce tas de feuille ambulant ? Dans ma tête ?
Tu sais ce qu'il te dis, le tas de feuille ambulant ?
Je pâlis encore plus. Non, impossible !
Raaah ! Mais comment j'ai pus en arriver là ? J'étais libre comme l'air, je pouvais voyager au gré de mes envies ! Et en l'espace de quelques heure, je me suis retrouvée coincée dans une gamine immature qui n'a rien trouvé de mieux que de nous contracter ! Bouhouhou...
Ouh, je sens le mal de crâne arriver.
"Hep, hep, hep ! STOP ! Je pige rien ! C'est quoi cette histoire ? Depuis quand ça existe des contrats avec des livres ?"
Ça existe depuis toujours, inculte ! Tu n'as jamais vu de films ou quoi ? C'est la base ! Pour faire un contrat il suffit que la personne verse son sang sur les pages du livre. Et c'est ce que tu as fait, bouhouhou !
Aïe, ça y est, mon mal de crâne s'est installé.
"Mais moi je suis pas d'accord, c'était un accident ! Comment on fait pour annuler ?"
Il n'y a aucuns moyens de l'annuleeeer, c'est pour la viiiiiiiie ! OUIIIIIIIIIIIN!
Mon mal de crâne s'intensifie. Y'a pas un bouton « ARRÊT » sur ce truc ?
"Mais c'est quoi ce délire ? Y'a toujours un moyen de rompre un contrat normalement !"
La voix se tait, puis reprends, une lueur d'espoir dans la voix:
Tu accepterais de mourir ?
Tout de suite ça donne moins envie de le rompre, ce contrat.
"Non."
BOUHOUHOU !
Arg, j'ai la tête qui va exploser !
"Mais t'as fini de chialer, oui ? Et puis comment ça se fait que tu soit dans ma tête ?"
C'est simple, passer un contrat avec moi signifie que tu accepte de porter une partie de moi en toi... Pour la vie... OUINNNNNN !
Je comprends mieux pourquoi j'ai mal à la tête, maintenant.
La voix se tait. Mon mal de crâne s'arrête. Enfin ! Je reprends mes questions:
"T'es devenue ma conscience ?"
Oui, on peut dire ça.
"C'est pour ça que je peux t'entendre dans mon esprit ?"
Crétine, si je suis devenue ta "conscience", on peux forcément communiquer pas pensées !
"Ah parce que moi aussi je peux le faire ? Trop cool !"
... Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi idiot.
"Bouge pas, je fais l'essai !"
Où veux-tu que j'aille ?
Ignorant sa remarque, je me concentre.
ALLOOOOO ! IL Y A QUELQU'UN ?
CRIES PAS JE SUIS PAS SOURDE !
Ça a marché ! Je suis trop forte !
J'ai vraiment des doutes quand à ta santé mentale. Au fait, as-tu mangé le Fruit du Démon ?
"Le... quoi?"
Fruit du Démon. C'est un fruit qui procure des pouvoirs surnaturels aux homme qui les mangent, en échange, il sont condamnés à être maudits des eaux, ils ne peuvent plus nager et s'affaiblissent au contact de l'eau de mer. Les Fruits du Démon ont une allure un peu loufoque, ils peuvent avoir des formes et des couleurs … Originales... Mais leurs points communs sont d'avoir des spirales dessus et un goût horrible. Il y en avait un dans le sac blanc qui était avec toi. Tu en aura peut-être besoin dans le monde où on va. Alors l'as-tu mangé ?
Je pâlis.
"ARG ! JE LE SAVAIS ! J'AURAIS PAS DU MANGER CE FRUIT LOUCHE ! MAIS POURQUOI J'AI ÉCOUTÉ MON VENTRE ? JE VAIS PLUS POUVOIR NAGER DE MA VIIIIIIIIIIIIIIIIIE !"
J'en conclus que tu l'as mangé...
"Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ?"
Parce que tu ne me l'a pas demandé.
L'Enfoirée.
Je t'entends
C'est bien ce que je disait: l'Enfoirée.
… Passons... Donc, il y a plusieurs types de Fruits du Démon, il y a le type Zoan, qui permet de devenir un homme animal ou l'inverse, le type Paracemia, qui permet de modifier son corps ou faire apparaître des choses et le type Logia, qui permet de ne faire qu'un avec un élément. Les Fruits de type Logia sont les plus puissants mais il y a toujours un élément qui les affaiblit. Après on peut trouver des fruits de type Zoan Mythique, qui sont les plus rares.
"Cooooool !" Dis-je avec des étoiles dans les yeux. "Et moi, c'est quoi mon pouvoir ?"
L'eau.
"L'eau ?"
L'eau.
"Mais c'est merdique !"
Pourquoi ?
"Parce que je suis maudite des eaux ! C'est le comble !"
Peut-être que tu résistera mieux que les autres...
"C'est vrai ? Mais super alors !"
J'entame une danse de la joie sous les yeux (?) de l'Enfoirée. Ça me fait penser qu'il faut que je lui demande son nom, à l'Enfoirée...
Kuro.
"Pardon ?"
Mon nom est Kuro. Tu voulais le savoir alors je te le dit.
Merde, j'avais oublié qu'elle pouvait m'entendre.
… Passons... Maintenant que j'ai terminé les explications, on va pouvoir y aller !
"Où ça ?"
Dans le monde qui t'attends bien sûr !
"Hein, mais non, je veux pas y aller !"
Je t'ai pas demandé de choisir, gamine !
"Si !"
C'était pour la politesse !
"Mais je suis pas d'acc-...!"
Je ne peux terminer ma phrase, un flash m'interromps. Décidément, ils peuvent pas attendre que les gens aient fini de parler avant de se manifester ? C'est vachement malpoli !
Le flash disparaît et je vois...
...
"Un bateau."
Je vois ça.
"Sous nos pieds."
C'est logique.
"Ce que je veux dire c'est: pourquoi on est à plus de mille mètres d'altitude au dessus du bateau ?"
Ah, ça... Ahem...
"L'Enfoirée, ne me dis pas que..."
En fait, j'ai toujours eu des petits... problèmes... avec la téléportation... Haha...
"Des petits problèmes ?"
Des petits... un peu gros j'avoue...
"Et c'est là que tu me dis que c'était une blague pour me faire flipper et que tu vas nous ralentir cette chute car mine de rien, on tombe. Haha !"
C'est-à-dire que...
"Tu peux pas ?"
Ben... non.
"L'Enfoirée ?"
Oui ?
"Sérieusement, où sont les caméras cachées ?"
Je suis un livre je te rappelles ! Comment veux-tu que je tienne une caméra ?
…
JE VAIS LA BUTTER !
"L'ENFOIRÉE ! SI JE SURVIS, T'AS INTÉRÊT A VOLER VITE PARCE QUE JE VAIS FAIRE EN SORTE QUE TU CRÈVES DANS D'ATROCES SOUFFRANCES !"
Je voie le bateau se rapprocher de plus en plus vite.
Bouhouou... On va mourir comme des meeeeerdes ! Complètement scratchées sur le pont d'un navire ! Je plains celui qui va laver tout ça...
Bouhouhou... Qui aurait crut qu'on pouvait mourir aussi bêtement ?
Le navire n'est plus qu'à 100 mètres. J'ai le vertige.
Je fermes les yeux, je ne veux pas voir ça !
...
PLOUF !
TO BE CONTINUED...
Et voilà ! Deuxième chapitre (enfin... premier chapitre si on ne compte pas le prologue... Bref.) corrigé, tout beau tout propre ! Ahlala, je dis "vive les vacances" moi, il n'y a que lorsqu'on est chez les grand-parents à chercher désespérément du réseau pour avoir la foi de corriger deux chapitres en un jour... :3
Alors ? Vous avez aimé ?
... Review ?
Water Flag.
