Hey Guys ! How are you today ?

Here we go, chapter 3 for my favourite readeeeeeeers !

... Okay j'arrête.

Disclaimer: Oda-chan possède One Piece et je garde Reiko et Kuro pour moiiiii !

Rating: T, ouais, ça change pas.


Loque Town, la ville des serpillières.


Ils vont me rendre folle...

C'est ce que je me disait, affalée sur le dos sur le matelas qu'on avait mit pour moi dans la chambre des filles.

Ero-cook est un dragueur-harceleur, Épéiste est un dormeur sadique perfectionniste: Quand il ne dort pas, il s'entraîne alors qu'il est déjà super fort à la base et quand je lui ai demandé s'il pouvait me donner des conseils pour devenir forte, il ma donné une liste impossible à réaliser (Tenir en apnée 1h dans de l'eau à 0°, faire des pompes avec une main et un poids de 10t sur le dos, …), Nami est une sorcière colérique accro à l'argent qui devient folle quand on touche à ses mandarines, Straw Hat est une boule de caoutchouc hyperactive qui vole la nourriture dans les assiettes, Long-nez est un menteur doué en mécanique et en tir.

Et moi, dans tout ça, je remballe le coq, j'évite de trébucher sur le sabreur qui dort par terre, je garde un œil sur mon argent, je m'éloigne des bagarres entre le sabreur et le cuistot, je fait des concours de bouffe avec Straw Hat et le tout en écoutant patiemment Long-nez me raconter ses bobards.

Je suis crevée...

Kurabrutie lévite au dessus de ma tête.

J'avais remarqué.

Est-ce que je t'ai demandé l'adresse de tes pompes ?

Je suis un livre.

Est-ce que je t'ai demandé de me corriger ?

De rien.

C'était pas un remerciement !

Je change de position et me met à plat ventre. J'attrape l'entité et tournes les pages, regardant distraitement les cartes et les infos sur ce monde. J'ai découvert ça récemment: ce tas de feuille peut faire encyclopédie, album photo et GPS en plus d'être chiant. En fait c'est un livre multifonction qui ce remet à jours régulièrement. Un peu comme un PC. En tout cas ça va bien me servir. Je tournes une nouvelle page et tombe sur la carte de notre prochaine destination: Logue Town.

Bizarrement, ça me fait penser à des serpillières.

Non, je ne suis pas folle...

… Juste schizophrène.

Bref. Pendant que je regarde des photos, une question – pour une fois – sérieuse me vient à l'esprit.

Dis, Kurabruti...

C'est Kuro !

...qu'est ce qui ce passera après ?

... Et bien... Tu vivra la même vie que dans ton ancien monde, je suppose.

Étrangement, cette idée me donne pas du tout envie. De plus, je n'ai aucun support fixe, nulle part où aller et pas un rond.

Tu peux toujours rejoindre l'équipage.

Pour servir de boulet de service ? Non merci.

Pourquoi tu dis ça ?

Réfléchis un peu, cervelle de moineau ! Je n'ai aucune compétence en navigation, je ne sais pas me battre, un crabe manierait le sabre mieux que moi, quand je vise quelque chose je trouve toujours le moyen de l'envoyer sur moi, je me casse la figure six fois par jours minimum, je ne sait pas utiliser mon fruit du démon et je suis une enclume ! Si j'entre dans l'équipage, je serais pire qu'un poids !

C'est vrai que vu sous cet angle, t'es mal barrée.

Merci de me remonter le moral...

De rien, c'est gratuit.

Je soupire et me met une nouvelle fois sur le dos. Le livre sur mon ventre.

Et puis, qui te dis qu'il y a des lycées là-bas ?

J'ai jamais dit qu'il y en aurais.

Si tu l'as dit !

Non, je ne l'ai pas dit !

Je me redresse et m'exclame, le livre dans mes mains. "Rah, mais tu m'énerve !"

Le silence me répond. Silence pendant lequel je m'aperçois que je ne suis pas seule dans la pièce: Nami est devant sa bibliothèque, me fixant l'air surpris. Oh la boulette... Je me reprends, NERVEUSEMENT. "Non, c'est pas ce que tu crois, je parlais à Kuro ! Toi je t'aime bien ! Haha..."

Elle me fixe silencieusement, puis s'approcha. Elle posa sa main sur mon front et l'autre sur le sien.

"Non, t'as pas de fièvre." Dit-elle après un moment. "T'es sûre que ça va ? Tu veux que j'appelle Sanji pour qu'il te prépare quelque chose ?"

"Euh, non. Pourquoi ?"

J'espère que j'ai pas pensé à voix haute.

"Ben... Depuis tout à l'heure, je te vois gigoter dans ton lit et tu parles toute seule."

Fuck.

"Dis moi... Tu as entendu tout ce que j'ai dit ?"

Faites qu'elle n'ait pas entendu, faites qu'elle n'ai pas entendu, faites qu'elle n'ai pas entendu !

"Je suis arrivée au moment où tu parlais de lycée."

Je soupire, soulagée. Elle n'a pas entendu.

"Pourquoi..." Commença-t-elle d'une voix bizarre.

Je lève la tête vers elle, je le sent pas.

"... tu as quelque chose à me cacher ?"

Son visage pris un air machiavélique, et une lueur étrange passa dans ses yeux. Mélange de curiosité et de sadisme. Kurenfoirée est la première à réagir:

COURS !

Je ne me fais pas prier: je prend mes jambes à mon coup et fonce le plus vite possible sur le pont, suivie de près par Kuro. Étant donné qu'ils savent pour moi et Kuro, elle peut se déplacer sans craindre de se faire écrire dessus/taillader par un sabre/cuisiner/manger/être utilisée pour faire des inventions (rayez les mentions inutiles). Les autres sont toujours un peu surpris de voir un livre bouger tout seul – le cœur de Long-nez a faillit lâcher en la voyant pour la première fois – mais ils on l'air de s'y habituer.

Je me réfugie dans la cuisine. Ero-cook me regarde surpris, puis des cœurs apparaissent dans ses yeux.

... Enfin, dans son seul œil visible comme il en a un caché par sa mèche.

Je me demande le nombre de pots de gel qu'il doit vider le matin pour qu'elle tienne en place à n'importe quel moment de la journée.

"Reiko de mon cœur ! Tu est venue me voir ? Ça me touche tellement ! Je savais que tu étais tombée sous mon charme !"

Je n'ai aucune idée de la façon dont il pense et je n'ai aucune envie de le savoir !

"Désolé de te décevoir, Ero-cook, mais je ne suis pas amoureuse de toi."

"Tu veux que je te cuisine quelque chose, ma Reiko d'amour ?"

Il ne m'écoute pas.

"Peu importe, du moment que c'est du chocolat." Fais-je.

"D'accord, ma Reiko d'amour !"

Il se mit aux fourneaux. Pendant ce temps, je m'affale sur la table, pensive.

"Dis, Ero-cook..."

"Oui ?"

"Toi aussi, tu as un rêve ?"

"Oui, je veux découvrir All Blue."

"All Blue ?"

"C'est une mer légendaire dans laquelle on peut trouver toutes les races de poissons."

Il déposa devant moi une part de gâteau au chocolat. Et le reste du gâteau dans une assiette à côté – au cas où.

"Et voilà pour toi, ma Reiko d'amour."

"Et beh, t'es rapide ! Je te l'ai demandé i peine dix minutes et c'est déjà prêt !"

"Évidemment." Dit-il avec un sourire charmeur. "Puisque c'est pour toi."

Il insinue que si je n'était pas une fille, il mettrait plus de temps, là.

Exactement.

Je t'ai pas demandé ton avis, Kurabrutie.

C'est Kuro !

Je prends une bouchée et me fige. Ero-cook s'approche de moi, inquiet.

"Reiko de mon cœur ? Ça va ?"

"Je... Je..."

C'est...

Oui, je confirme.

Toi aussi tu l'a senti ?

Je fais un peu partie de toi, à la base.

Je rougis. Le cuisinier se statufie.

"Reiko d'amour ?"

"Je crois que..." Commençais-je.

Je ne pensais pas que ça m'arriverait. Quelque chose comme ça... Ce sentiment...

"Je crois que je suis tombée amoureuse..." murmurais-je.

Il reste immobile quelques secondes, bouche bée. Puis, son visage s'illumine, un cœur se loge dans son seul œil visible et il sautille autour de la table.

"Je suis l'homme le plus heureux du monde !" S'écrie-t-il

Long-nez, Épéiste et Straw Hat entrent dans la pièce, alarmés. Nami, accoure quelques secondes plus tard.

"Qu'est-ce qu'il se passe ?" Fait Long-nez.

"Je peux mourir en paix !" Continue Ero-cook, dans son délire.

"Qu'est-ce qu'il a encore fait ?" Soupire Nami.

"Reiko est tombée amoureuse de moi !"

Il y eu un blanc, pendant lequel je continue de savourer mon gâteau en regardant la scène. De quoi ils parlent ? Je n'ai absolument pas écouté le début. Les regards se posent sur Ero-cook, puis sur moi, Ero-cook,moi...

"HEIIIIIIIIIIIIN ?" Crient-ils, la mâchoire décrochée.

"R-Reiko, tu..." Commence Long-nez.

Je me tourne vers lui, ma cuillère à la bouche, et les interroge du regard.

J'ai l'impression d'avoir raté quelque chose.

C'est pas qu'une impression.

Ha ?

"T'es amoureuse de Sanji ?" Continue le tireur.

"Hein ? Mais de quoi tu parles ? J'ai jamais dit ça !" Répondis-je, surprise.

Silence général. Ero-cook s'approche de moi, les larmes aux yeux.

"Mais... Mais... Tu m'avais bien dit que t'étais amoureuse de moi !" Pleurniche-t-il.

"Mais non ! C'est pas de toi dont je suis amoureuse !" Je rougi et pose une main sur ma joue, l'autre tient mon assiette. "Je suis tombée amoureuse de ton fondant au chocolat..." Avouais-je, le regard rêveur.

Blanc (je trouve qu'il y en a beaucoup), le temps que l'info soit décodée. Tous tombent à la renverse, sauf le cuisinier qui se statufie, choqué.

"J-j'ai... j'ai été..." Balbutie-t-il. "J'ai été battu par... Un gâteau..."

Tous explosent de rire. Moi également. Ero-cook part déprimer dans un coin de la pièce. Soudain, mon radar – car j'en ai un – se met en alerte: une main s'approche de MON gâteau ! Avec une vitesse surprenante, j'enlève le fondant de la menace. Je fusille Straw Hat du regard.

"Pas touche. Fais-je d'une voix menaçante. C'est mon gâteau."

"Tu me fais pas peur." Dit-il, air un air de défi. "T'es moins flippante que Nami !"

L'atmosphère se glace. Nami se dresse derrière Straw Hat, en mode Dark-Nami.

Dark-Nami ? Encore un de tes surnoms débiles ?

Ils sont pas débiles mes surnom, c'est toi qui n'a aucuns goûts !

Je suis bien plus vielle que toi, j'ai connu plus de surnoms que tu n'en connaîtra en une vie.

Tu veux parier, bouquin inutile ?

Quand tu veux, gamine écervelée.

Straw Hat tombe à mes pieds, défiguré. Nami se tiens debout à côté de moi.

"Bah dis-donc, tu l'a salement amoché !"

"Il n'avait qu'à pas m'énerver !"

Tout à coup, elle se tourna vers moi, un air machiavélique à nouveau collé au visage. Je le sent pas.

"Mais parlons plutôt de toi... Tu n'avais pas quelque chose à me dire ?"

Lentement, trèèèèès lentement, je me recule vers la porte. Pour courir le plus vite possible vers la sortie. En n'oubliant pas de prendre le fondant – chose TRÈS importante !


Cette fille est une sadique.

Pour une fois, je suis d'accord avec toi.

On a toujours été d'accord sur ce point !

Je suis dans la salle de bain. Nami m'a eu et a réussi à me faire cracher le morceau.

En même temps, c'était pas difficile, il a suffi qu'elle entame une tablette de chocolat devant toi et tu as craqué.

C'était pas fair-play ! Elle savait que c'était mon point faible et que j'avais faim !

Tu as tout le temps faim, gamine.

Je suis pas une gamine !

Je balance de l'eau sur le livre qui l'évite, puis sort de la baignoire et commence à me sécher.

Et puis comment elle a fait pour me trouver ? Elle était super bonne ma tactique !

En même temps, un tonneau avec des jambes, on en voit pas tous les jours...

Mais j'arrivais pas à les rentrer, il était trop petit !

Tu aurais du te planquer dans le coffre qui était à côté !

Il y avait un coffre à côté ?

T'es myope ou quoi ? Il était trois fois plus gros que ton tonneau !

Non je ne suis pas myope ! Je vois très bien même !

Ben on dirait pas !

Je lui jette une brosse à dents, mais elle l'évite une nouvelle fois. Je fais le même geste avec un savon. Elle l'évite aussi.

"Tu m'énerves ! Arrête d'éviter tout ce que je te balance !" M'écriais-je.

"Reiko de mon cœur ? Tout va bien ? Tu parles toute seule ?" Cria une voix derrière la porte.

Hahahaha ! La honte !

Je lance un regard noir à Kuridiote. Il faut vraiment que j'arrête de penser à voix haute.

"Oui, ne t'inquiète pas, Ero-cook !" Lui répondis-je.

"Haaaa, les surnoms que tu me donnes son tellement attachants !"

Est-ce qu'il se rend compte de ce qu'il dit, au moins ?

J'en doute.

"Reiko d'amour, veux-tu que je vienne te frotter le dos ?"

"CRÈVES ! En plus je m'habille !"

Et puis qu'est ce qu'il fait devant la porte de la salle de bain ? Je croyais qu'il se battait contre Épéiste.

"Veux-tu que je t'aide à attacher ton soutien-gorge ?"

"Va plutôt me chercher du chocolat !"

"Tes désires sont des ordres, Reiko de mon cœur !"

Je l'entends partir. Enfin débarrassée !

C'est un pervers.

J'avais remarqué, merci.

En même temps, avec toi il faut s'attendre à tout, Mlle je-suis-pas-foutue-de voir-un-coffre.

Ne pas défoncer mon livre sous prétexte qu'il me tape sur le système, ne pas défoncer mon livre sous prétexte qu'il me tape sur le système, ne pas défoncer mon livre sous prétexte qu'il me tape sur le système...

Je passe cette phrase en boucle dans ma tête tout en me séchant les cheveux. Soudain, une voix m'arrête dans mon mouvement.

"UNE IIIIIIIIILE !"

Je reconnais la voix de Long-nez. Je m'habille en vitesse et sort sur le pont. Le tireur a raison, il y a bien une île au loin.

Alors ça y est, notre voyage parmi eux est terminé. Je devrais être contente, non ? Je vais ENFIN partir de ce bateau pirate. Je descend dans le quartier des filles pour prendre mes affaires, c'est-à-dire, mon sac de cuir blanc, Kuro, des vêtements et un peu d'argent que Nami m'a donné – les garçons ont été choqués.

Je remonte sur le pont, nous avons accosté.

Arg, c'est bientôt l'heure des adieux !

J'ai horreur des adieux.

Moi aussi.

C'est dégoulinant de larmes et de morve...

C'est bruyant...

Il y a TOUJOURS de la guimauve...

Nan, pas tout le temps.

Exemple ?

Ben, si c'est des amis, ils vont pas s'embrasseret se dire « Je t'aime, moi aussi, oh Ken, marions-nous et faisons plein de petits n'enfants ! ».

Tu marques un point...

Hein ? Kurenfoirée qui me laisse le point ? Je rêve !

... Mais ce sera le dernier !

Ouais, je me disais aussi que c'était trop beau pour être vrai. Je l'entends ricaner dans mon esprit.

C'est vrai qu'elle peut lire mes pensée.

Mais pourquoi je peux pas faire la même chose sur elle ?

Nous descendons tous sur le quais. Je fais un premier pas et...

Je m'étale.

Kurenfoirée ricane dans ma tête.

Foutus cordages !

En même temps, nous sommes sur un quai. Il fallait t'attendre à ce qu'il y ai des corde qui trainent un peu partout.

Mais pourquoi ils ne les rangent pas ?

Je me relève, aidée par Ero-cook, sous les rires de l'équipage. Puis, tous s'arrêtent et me regardent.

"Ben alors ? C'est quoi ces têtes ?" Fais-je avec un sourire forcé. "Hey, c'est pas la mer à boire, on se reverra !"

Ils restent silencieux. Straw Hat s'avance, l'air sérieux.

"Rejoins-nous, ordre de ton capitaine !"

Je tombe à la renverse, les autres lui donnent un coup de poing sur la tête.

"Crétin !" Crie Épéiste. "Si elle ne nous a pas encore rejoint t'es pas son capitaine !"

"Mais je veux une alien dans mon équipage !"

Aïe, ça fait longtemps que je l'avais pas entendu, ce mot là.

Hahahaha !

Bon, t'arrête de te marrer, toi ?

Non ! Il est trop drôle ce mec !

"Allez les gens, c'est pas le tout mais il faut que j'y aille !"

Je m'approche d'eux et leur fait la bise. Ils réagirent tous bizarrement. Straw Hat se figea, Nami rougit, Long-nez aussi, Ero-cook s'évanouit et Épéiste se figea également. Je les regardes, surprise.

"Ben quoi ? Ne me dites pas que vous ne faites pas la bise aux gens pour vous dire au revoir !"

"Reiko... " Répondit Nami encore rouge. "... je ne sais pas comment sont les coutumes dans ton monde, mais faire la bise à quelqu'un, ça ne se fait pas vraiment, ici. Enfin, dans notre monde.

"Ah ? Vous êtes bizarres."

"C'est toi qui es bizarre ici !" Font-ils en cœur.

Je commence à m'éloigner en rigolant, mais, après quelques mètres, je me retourne avec un air menaçant:

"Ah, au fait, vous avez intérêt à réaliser vos rêve ! Si j'apprends que vous avez abandonné, vous aurez affaire à moi !"

Ils frissonnent, le "regard-qui-tue" que Nami m'a appris a plutôt bien marché ! Je repars, le sourire aux lèvres, mais avec une boule dans la gorge.

Je lève la tête vers l'arche d'entrée. Sur celle-ci ce trouve, écrit en grosses lettres capitales, le nom de la ville. Logue Town, la ville du commencement et de la fin. D'après Nami, c'est ici que le roi des pirates est né et c'est ici aussi qu'il est mort. C'est ici qu'est né l'Age d'Or de la Piraterie. Et c'est ici que commence ma nouvelle vie.

"Logue Town, me voilà !" Dis-je pour me donner du courage.


Idiote !

Je sais.

Mais pourquoi tu ne les a pas rejoins ? Ils te l'on demandé !

Tu sait très bien pourquoi ! Je n'ai aucune envie d'être un boulet qui les retardera !

Pourtant, s'ils te l'avaient demandé encore une fois, tu aurais craqué, ne me mens pas. Je sais que tu crèves d'envie de les rejoindre.

Et c'est bien pour ça que j'ai écourté les adieux, tiens !

Elle se tait. Je termine ma chope de bierre, laisse de l'argent sur la table et sort du bar.

Comment tu va faire si tu les croise ?

Je ne les croiserait pas, je ne pense pas qu'ils resteront ici.

Ça c'est ce que tu crois !

Pff, qu'est-ce que tu raconte ? Logue Town est une ville plutôt grande, il n'y a aucun risques pour que je les croi-...

Je cours dans une ruelle et me planque derrière une caisse. En tournant la tête sur le côté, j'ai vu Nami dans une boutique, en train de s'acheter des vêtements.

Tu vois ? Qu'est-ce que je t'avais dit ?

Prends pas la grosse tête, ma vielle, c'est juste une coïncidence !

J'attends que la voie soit libre pour prendre une autre chemin. Deux minutes plus tard, je vois Long-Nez se promener avec des lunettes bizarres. Je me précipite devant un stand et fais comme si je choisissait...

... Des plumeaux ?

J'ai vraiment pas de bol ! Sur les je-ne-sait-combien de stands de cette rues, il a fallut que je tombe sur un stand de plumeaux !

Hahaha !

Et toi, ne rigole pas !

Je le vois passer, j'attend qu'il s'éloigne pour courir le plus vite possible vers le port.

S'ils sont tous en ville, je ne pense pas que je vais trouver du monde sur le port. Je vais quand même m'éloigner du bateau. On se sait jamais.

Sauf que je n'avait pas pensé à une chose. C'est que sur le port, on décharge les marchandise apportées par bateau. Et qui dit marchandises, dit nourriture. Qui dit nourriture dit cuisinier. Je regarde (ou plutôt bave sur) les stands, jusqu'à ce que la voix d'un certain cuistot coureur de jupons parvienne à mes oreilles:

"Un Thon-éléphant ? Je croyais qu'il n'en existait que sur South Blue !"

Et merde !

Je cours je plus vite possible vers le centre de la ville. Après quelques minutes je m'arrête, les mains sur les genous, essayant de reprendre mon souffle. La voix de Kuridiote retentit, moqueuse.

Juste une coïncidence ?

La ferme !

"Reiko ?"

"AAAAAAAAAAAAAH !"

Je me redresse, perds l'équilibre et tombe sur les fesses. Épéiste me regarde, blasé.

"Tu sais pas tenir sur tes jambes ou quoi ?"

"C'est de ta faute aussi ! Faut pas faire peur aux gens comme ça ! Un de ses jours tu vas finir par tuer quelqu'un ! Tiens ? Tu t'es acheté des sabres ?"

"A la base, j'utilise la technique à trois sabre. Je te l'ai déjà dit l'autre jour."

Il me l'a déjà dit ?

Tu était en train de manger.

Ah.

"Mais tu sais que ça blesse, les sabres ?"

"Évidemment !" Dit-il avec un air sadique.

Il me fait presque aussi peur que Nami, là...

...

Mais qu'est ce que je fous à discuter avec lui alors que je dois absolument éviter l'équipage ? Foutue mémoire de poisson rouge !

Je me remets à courir. Si après ça je me suis pas améliorée en endurance...

"Hey ! Qu'est-ce que tu fous ?"

Mais c'est qu'il me suit en plus !

Vas-y, face d'algue, rattrape-la !

T'es dans quel camps ?!

Ben ça ce voit pas ? Je suis avec Marimo !

Je me sent seule, tout à coup.

Pourquoi le monde m'en veut autant ?

"Lâche-moi les basques, épéiste !"

"Mais pourquoi tu cours comme ça ?"

"Rahh, mais laisse-moi tranquille !"

Je l'entends se rapprocher. Je bifurque dans une ruelle, tourne à gauche, traverse une avenue et tombe sur un cul-de-sac. Des caisses sont empilées, je grimpe dessus et parviens à me hisser sur le toit d'une maison. Là, je m'arrête pour prendre mon souffle.

Ils ne vont jamais me lâcher ?

Jamais.

Alors toi, question bousiller le moral, tu mérite la palme de platine !

Ça n'existe pas.

On s'en fout. On va dire que ça existe.

Je me redresse et regarde un peu autour de moi. Étant sur une maison plutôt petite, la vue n'est pas super. Je me promène sur les toits, en prenant soin de ne pas tomber – ce qui est très difficile, étant donné ma maladresse légendaire. Me voilà donc à marcher pas à pas, les bras tendus sur les côtés, à essayer de garder l'équilibre.

Autant dire que j'ai l'air parfaitement idiote comme ça. C'est vraiment pas la classe...

On va où ?

Je vais essayer d'aller sur les toits de la grande place, il y aura une meilleure vue.

Tu oublie que tu risque de croiser du monde.

Je suis sur les toits, tu as déjà vu des gens discuter sur les toits ?

Qu'est-ce qu'on fait, là ?

Tu m'énerves.

Après un petit – un peu long – moment d'hésitation, je saute et me réceptionne sur le toit d'un des batiments de la grande place d'exécution. Je bats de l'air un petit moment pour reprendre l'équilibre, avant de continuer ma route sous les ricanements de Kuridiote.

Fais preuve d'un minimum de compassion pour une fois et arrête de ricaner, on dirait une hyène atrophiée !

Tu t'es vue avant de m'insulter ? T'es pas capable de tenir sur une tuile sans avoir besoin d'agiter les bras comme une poule !

Je suis pas comme toi, moi, je ne peux pas léviter, sale bouquin périmé !

Gamine écervelée !

Tas de feuilles ambulant !

Cervelle de piaf !

Face d'encre de chine !

Cloporte !

Calamar desséché !

Huître vide !

Planétoïde en orbite !

Un planétoïde est forcément en orbite, crétine !

Je ne répond pas, stupéfiée par la scène qui se passe devant moi.

La grande place est pleine à craquer.

Ero-cook et Epéiste sont là.

Tous les regards sont tournés vers l'échafaud.

Sur lequel se trouve allongé Straw Hat, un homme avec une épée au dessus de son cou.


TO BE CONTINUED...


Et voilàààààààààààà ! Chapitre 3 réédité ! Vive le nettoyage ! \o/

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