Hi everyone !
It's Water Flag on the radio ! We've got a new little (ahem, if you think that around 6,800 words is "little") chapter on line ! Yeah !
J'ai eu comme qui dirait le "virus de la page blanche" ce qui a fait que je n'ai pas remplit une seule ligne pendant un petit moment.
Pour me faire pardonner, j'ai fait un chapitre plus long. ^^
Sur ce, voici le chapitre 4, bonne lecture !
L'art d'être suicidaire.
Précédemment:
La grande place est pleine à craquer.
Ero-cook et Épéiste sont là.
Tous les regards sont tournés vers l'échafaud.
Sur lequel se trouve allongé Straw Hat, un homme avec une épée au dessus de son cou.
…
C'est Straw Hat ?
C'est Straw Hat.
...
MAIS QU'EST-CE QU'IL FOUT LÀ ?
L'homme au dessus de lui prend la parole:
"GHIAHAHAHAHAHA ! Monkey D. Luffy ! Hors-la-loi et pirate des mers, pour m'avoir sérieusement GONFLÉ et EMMERDÉ, tu va être exécuté !"
…
Hein ?
"C'est cool !" Dit Straw Hat, le sourire aux lèvre. "C'est la première fois que j'assiste à une exécution !"
"C'EST TOI QUI VA ÊTRE EXÉCUTÉ, ESPÈCE D'IDIOT !" Répondit Gros Pif, énervé.
"… QUOI ?" Fit Straw Hat.
Straw Hat a vraiment un temps de réaction merdique...
ET C'EST TOI QUI DIT ÇA ?
Oh, ça va, hein ! Et puis c'est qui ce mec avec un gros nez rouge qui est habillé comme un éléphant bourré ?
Baggy le Clown, capitaine pirate, recherché dans tout East Blue, sa prime s'élève à 15,000,000 B. Il a mangé le fruit du démon de la fragmentation qui lui permet de séparer des parties de son corps.
… C'est un clown qui a raté sa carrière ?
... On va dire ça.
"Je suis désolé, je ne le referai plus c'est promis, laisse-moi partir maintenant." Fit le brun.
"Tu peux toujours rêver !" S'écria Gros Pif. "Tu vas mourir ici, et tout de suite !"
Il ne compte quand même pas le décapiter ?
Dans la piraterie, il y a beau avoir certaines règles à respecter, tous les coups sont permis. Surtout si deux pirates visent le même objectif. De plus, la marine est dans les parages, même s'il y survit, il ne pourra peut-être pas quitter l'île.
...
A présent, deux choix s'offrent à toi. Soit tu repars et fait comme si de rien n'était, ça t'évitera les problèmes, après tout, Luffy sait se débrouiller tout seul, et puis tu n'as plus aucuns liens avec eux. Soit tu l'aides, mais dans ce cas-là, tu sera accusée d'être leur alliée et tu sera aussi une hors-la-loi, et là, tu auras beaucoup d'ennuis.
Je regarde Straw Hat qui semble déprimer – en fait, on ne sait jamais vraiment à quoi il pense exactement – sur l'échafaud et Gros Pif qui a l'air d'être à deux doigts d'entamer une danse de la joie.
"Alors, Chapeau de Paille..." Jubile Gros Pif. "... as-tu une dernière parole à prononcer ?"
Tout le monde est pendu à ses lèvres. Il prend sont inspiration et hurle:
"MOI, MONKEY D. LUFFY, JE SERAIS LE ROI DES PIRAAAAAATES !"
L'écho de son cris résonne dans la place. Seul le ciel qui se couvre semble lui répondre. Puis, des murmures s'élèvent de la foule. Je reste interdite quelques instants, puis un sourire se dessine sur mes lèvres.
J'ai trouvé ma réponse.
"HAHAHA !" Réplique Gros Pif. "Tu crois vraiment que dire ça va t'aider à t'en sortir ? Tu peux toujours courir !"
"IL N'Y AURA PAS D'EXÉCUTION !"
Les têtes se tournent vers le fond le la place, là où apparaissent Épéiste et Ero-cook.
Puis vers le devant de la place, sur le toit du bâtiment situé juste derrière l'échafaud.
Là où je me trouve.
Nos cris ont retentis dans la place au même moment. Straw Hat se dévisse le cou pour voir où je suis, puis, grand sourire barre son visage.
"Ouais ! Zorro, Sanji, Reiko !"
"Hey, dis donc Straw Hat." Fis-je. "Je sais que tu est insouciant et un peu suicidaire sur les bord mais il y a des limites quand même !"
"Non mais tu t'es regardé Luffy ?" Ajoute le sabreur. "Même si c'est pour rigoler je trouve que tu vas trop loin, t'exagère !"
"Haaa... Reiko d'amour !" Dit Ero-cook en se dandinant. "Qu'est-ce que tu est belle, avec tes magnifiques cheveux attachés et ta tenue qui flottent au vent !"
"ARRÊTES TON TRIP ! C'EST VRAIMENT PAS LE MOMENT !"
Reiko ?
Quoi ?
Je crois qu'il fait allusion au fait que, comme il y a du vent, que tu est sur un toit – donc, en hauteur – et que tu est en jupe courte, on voit ta culotte.
Je baisse les yeux et vois ma jupe noire voleter vivement tandis que des sifflements s'élèvent de la foule.
C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent par ici !
ET C'EST TOUT L'EFFET QUE ÇA TE FAIT ?
Ben, c'est pas comme si je n'en avais pas...
… Et la pudeur, tu connais ?
Pff... C'est la faute de Nami aussi ! C'est elle qui m'a forcée à porter une jupe soit-disant parce que « Ça fait beaucoup plus féminin » !
Et elle a raison.
Vous êtes tous contre moi aujourd'hui ?
La plupart des civils s'enfuient en reconnaissant l'épéiste, laissant le passage au cuistot et au sabreur qui se fraient un chemin à travers les hommes de Gros Pif. Celui-ci éclate de rire:
"Et vous croyez que vous arriverez à m'arrêter ?"
Bon, il peut pas nous lâcher la grappe celui-là ?
Je le regarde méchamment et crie en le pointant du doigt:
"HEY TOI ! C'EST PAS PARCE QUE T'A RATÉ TA CARRIÈRE DE CLOWN QU'IL FAUT T'EN PRENDRE AUX AUTRES !"
Il reste bouche-bée quelques secondes, laissant le temps à Ero-cook et Épéiste d'arriver devant l'échafaud. Mais c'est trop tard, Gros Pif, haineux, élève son sabre et s'apprête à l'abaisser.
Mais c'est qu'il compte vraiment le tuer en plus !
Je réfléchis à toute vitesse à un moyen de l'en empêcher mais pour l'instant, je ne vois qu'une seule solution, plutôt suicidaire.
Kurabrutie, sache que les quelques jours passés avec toi ont été super et que tu aura été une conscience inoubliable.
… Reiko... Tu ne vas quand même pas faire ça ?
Oh si.
Je prends de l'élan...
Je t'interdis ! Je veux pas mourir, moi !
Qui te dis qu'on va y passer ?
Non, Reiko, NON !
Et je saute du toit.
Baggy jubilait: il tenait enfin cette vermine de Monkey ! Il pouvait enfin lui faire payer tout ce qu'il lui avait fait endurer ! Et personne ne pouvaient l'en empêcher ! Roronoa Zoro et le blond qui l'accompagnait étaient en bas de l'échafaud et cette gamine effrontée à la culotte blanche – car oui, lui aussi l'a vue, comme à peu près toutes les personnes sur la place – qui était sur le toit n'auraient pas le temps d'arriver jusqu'à lui. Et quand il aurait tué Chapeau de Paille, il ferait en sorte que la fille meurt dans d'atroces souffrances pour l'avoir insulté !
Telles étaient ses pensées quand il allait abattre son sabre sur le cou du brun à la cicatrice. Or, quelle ne fut pas sa surprise quand il entendit au dessus de lui la voix de Reiko.
"JE T'INTERDIS DE TUER MON CAPITAINE !" Cria-t-elle.
Il leva la tête et la vit, à quelques mètres d'altitude au dessus de lui. La brune avait sauté du toit.
Sa mâchoire se décrocha, cette fille était suicidaire. Il n'eut pas le temps de se déplacer, et Reiko atterrit, pieds joints, sur son visage.
Il y eu un instant pendant lequel rien ne bougea. Puis, Baggy bascula vers l'arrière, entrainé par le choc et le poids de Reiko sur lui. Il essaya de se redresser mais peine perdue, ils basculèrent dans le vide. Pendant la chute, Reiko se sépara de lui atterris sur un Sanji ravi, tandis que le clown s'écrasa la tête la première sur le sol. La jeune fille se redressa silencieusement et dépoussiéra un peu ses vêtements. Puis, avec le sourire aux lèvres et sur un ton joyeux.
"On peu dire que j'ai eu de la chance que tu soit en dessous, merci pour avoir amorti le choc, Ero-cook !"
[Ne pas se soucier de sa vie pour les nuls, livre 2, par Reiko]
"T'ES VRAIMENT SUICIDAIRE EN FAIT !" Cria Zoro, sur le cul.
"Reiko !" S'exclama Luffy du haut de l'échafaud. "Alors tu t'es enfin décidée à entrer dans l'équipage ?"
"Reiko de mon cœur !" Fit Sanji. "Qu'est-ce que tu est sexy quand tu t'énerves !"
"On verra ça après !" Répondit Reiko à Luffy.
"Ne t'enflamme pas, sourcil enroulé." dit Zoro.
"Tu as dit que j'étais ton capitaine alors ça veut dire que tu entre dans l'équipage !" Insista le capitaine.
"Tu t'es vu, tête d'algue ?" Répliqua le cuistot.
"J'ai dit, on verra ça après !" S'emporta la brune aux yeux bleus.
"Tu veux te battre ?" Défia le bretteur.
Baggy les regarda, effaré. Il rêvait ou... La bande de pirates l'ignoraient ? De plus il avait du mal à suivre les conversations mélangées. Mais peu importait, cet idiot de Chapeau de Paille se trouvait encore sur l'échafaud – il n'y était pas attaché pourtant, pourquoi n'est-il pas parti ? - à discuter avec la gamine aux cheveux noirs et à la culotte blanche. C'était sa chance !
Pendant ce temps, chez les Marines, l'impatience commençait à se faire ressentir. Surtout chez le colonel Smoker. Les troupes avaient encerclé la place, ils n'avaient plus qu'à attendre le signal pour passer à l'action.
Le signal en question étant la mort de Luffy au Chapeau de paille.
Mais ce fichu Roronoa Zoro et ses acolytes retardaient l'exécution, avec des actions plus ou moins suicidaires – cf. la gamine à la culotte blanche – et à présent ils discutaient comme si de rien n'était.
Pourtant, le plan était simple: l'équipage de Baggy le clown et du chapeau de Paille s'entre-tuaient, Monkey D. Luffy mourrait ils piégeaient Baggy le clown, le mettaient en prison et puis voilà.
Alors POURQUOI cela mettait autant de temps ?
Et puis c'était quoi cette histoire d'équipage entre la gamine à la culotte blanche et Chapeau de Paille ? Elle faisait partie de l'équipage ou non ?
Soudain, un mouvement à côté de l'échafaud le fit sourire, ça allait enfin être leur tour !
J'ai cru que mon cœur allait lâcher !
Roh, ça va ! Arrêtes de te plaindre, on est vivantes !
On est vivantes seulement parce que POUR UNE FOIS tu as eu de la chance !
Je soupire, qu'est qu'elle peut être rancunière ! Tandis qu'elle grommelle dans un coin de mon esprit, je reporte mon attention sur Straw Hat.
"Si tu m'as appelé capitaine c'est que tu entres dans l'équipage !" Fait le brun.
Et lui qu'est-ce qu'il peut être têtu !
Tu l'es autant que lui.
Tiens ? Tu fait plus la gueule ?
Si.
"J'ai dit qu'on verra ça après !" Je répond.
"Il n'y aura pas d'après !" S'écrie un homme derrière lui.
C'est Gros Pif ? Il est encore là lui ?
"Cet idiot de Luffy," grogne Épéiste, "il a oublié de se libérer pendant que Baggy était encore en bas !"
"Comment il a fait pour remonter sur l'échafaud ?" Je demande au sabreur.
"Fruit du démon."
Ah oui ! Kuridiote me l'avait dit !
C'est Kuro !
"GIAHAHAHAHAHA !" Rigole Grof Pif. "Maintenant tu vas vraiment mourir, Chapeau de Paille ! Et personne ne pourra m'en empêcher cette fois si !"
Il lève à nouveaux les bras et abaisse son...
… En fait il n'abaisse rien du tout et ne tue personne.
"AHHHH !" Crie Gros Pif. "J'ai oublié mon sabre quand je suis monté !"
"Mais oui," dis-je en frappant mon poing sur ma main," je l'ai vu tomber en même temps que nous !"
Je le cherches du regard et le vois au pied de l'échafaud. Malheureusement, Gros Pif l'a vu aussi et... LANCE SA MAIN ?
"HEY, C'EST DE LA TRICHE !" Je crie en me ruant sur le sabre. "JE PEUX PAS DÉTACHER MA MAIN DE MON CORPS MOI !"
"Je suis un pirate." Réplique-t-il comme si c'était une réponse qui résumait tout... Ce qui l'était en fait.
J'attrape le manche du sabre en même temps que lui.
"Lâche ça !" Dit Gros Pif en tirant dessus.
"Non, toi, lâche ça !" Dis-je en tirant de mon côté.
On dirait deux gamin en train de ce disputer un jouet.
"Kuro, c'est pas le moment !" Je crie.
OH ! Tu m'as appelée par mon prénom ! AU SECOURS ! C'EST L'APOCALYPSE ! ON VA TOUS CREVEEEEEEEEEEEEEEEEEEER !
"Les sabres ne sont pas fait pour les gamines dans ton genre ! Retourne chez toi !"
"Tu commence à me taper sur le système !" Je réplique. "Je suis pas une gamine, j'ai 17 ans je te signale ! Et les sabres peuvent êtres utilisée par tout le monde ! Tu sait que c'est pas bien de faire de la discrimination ?"
"Je me fiche de ton age !" Dit Gros Pif en essayant de remonter sa main avec le sabre.
"Si tu t'en fiche alors ne dis pas que je suis une gamine !"
Soudain, il se mit à sourire.
"En fait, t'es moins lourde que ce que je pensais !"
"C'est toi qui est lourd, tu ne veux pas lâcher ce sabre !"
"Mais non, crétine ! Regarde à tes pieds !"
Je baisse les yeux.
Je suis à un mètre du sol.
"AAAAAAAAAAAAAAAH ! ÇA AUSSI C'EST DE LA TRICHE !"
Ero-cook cours vers moi, un cœur dans l'œil.
"Ne t'inquiètes pas, Reiko de mon cœur ! Ton prince charmant – c'est-à-dire, moi – va te sauver !"
"MAIS QU'EST CE QUE TU FOUS LA, TOI ? VA AIDER ÉPÉISTE A DÉTRUIRE L'ÉCHAFAUD !"
"Tout de suite, ma Reiko !"
Je soupire avant de me concentrer sur ma prise sur le manche du sabre. Sa main nous fais monter assez rapidement. Je dois le retenir et gagner du temps pour Ero-cook et Épéiste.
… Qu'est-ce qui pourrait le ralentir ?
Complimente-le.
"Alors là tu peux crever, Kurenfoirée !"
"On parle toute seule, maintenant ?" Fait Baggy.
"Toi je ne t'ai pas sonné !"
Un rictus énervé passe sur son visage, tandis que la main monte plus vite. Je commence à fatiguer.
Je te dis que ça va marcher !
Tu rêve, Kurabrutie, je refuse de le complimenter !
Fais-le !
Mais qu'est-ce que tu veux que je lui dise ? Que ses mains sont douces ? Que je fantasme sur les gros nez rouges ? Que j'aime les hommes maquillés comme des mouches ?
... Tu n'as vraiment aucunes compétences dans le domaine, franchement.
Parce que t'es une pro des compliments, toi, un livre ?
C'est justement parce que je suis un livre et que je peux abriter des milliers d'histoires que je suis une pro ! Tu connais la romance ?
Non.
Je l'entends s'étouffer dans mon esprit.
TU NE CONNAIS PAS ?
J'aime pas lire.
Pourquoi ça ne m'étonne pas ? Bref ! On parlera de ton problème d'éducation' plus tard.
J'ignore Kurenfoirée et reporte mon attention sur le clown.
"Hey, Gros Pif !"
"Je t'interdis de te moquer de mon nez !"
"Tu préfères Tonton Clown ?"
"ARRÊTES DE ME DONNER DES SURNOMS DÉBILES, SALE GAMINE !"
"OK, va pour Tonton Clown !"
"PRENDS PAS DE DÉCISIONS TOUTE SEULE !"
Il secoue sa main dans tous les sens mais je m'agrippe encore plus. Il faut que je tienne encore.
"Mais lâche ce sabre !"
"Nan !"
Je vais lâcher...
Tiens bon !
Je commence à griffer la main qui tiens le sabre, une grimace de douleur apparaît sur son visage tandis que je sens ma poigne se desserrer. Soudain, une violente secousse créée par le clown me fais lâcher prise et je tombe au pied de l'échafaud.
J'encaisse le choc en serrant les dents, une douleur vient se loger dans mon épaule. Je me relève tandis qu'Ero-cook cours vers moi.
Purée, ça fait mal !
Heureusement pour toi, c'était pas très haut !
Peut-être mais ça fait pas du bien !
"Reiko de mon cœur ! Ça va ? Tu ne t'es pas fait mal ?"
"Oui ça va, je peux me relever."
Je lève la tête vers l'échafaud. Tonton Clown est debout, un pied sur la planche qui retiens le cou et les bras de Straw Hat pour l'empêcher de s'en aller et les bras croisés et un air vainqueur sur le visage.
"GIAHAHAHAHAHA !" S'esclaffe-t-il. "J'ai eu le sabre ! C'est bien fait pour toi, sale gamine !"
"Enfoiré !"
"Tu peux toujours m'insulter..." Fait-il, sadique. "Ça ne changera pas les choses, ton cher capitaine va mourir !"
Je sent la colère monter en moi, et ce salaud y prends plaisir. Il élève le sabre, tandis que le tonnerre gronde et que le ciel s'assombrit. Luffy, sentant son heure arriver, lève le tête.
"Zoro, Sanji, Usopp, Nami, Reiko, je suis désolé..." Commence-t-il.
"Luffy !" Je crie sans vraiment m'en rendre compte. La peur me retourne l'estomac, je n'arrive plus à bouger. C'est avec un rire presque dément que le clown abat son sabre sur le brun. "… mais je suis mort !" Termine le celui-ci avec un grand sourire.
Et la foudre tombe.
La foudre tomba dans un éclatement sonore. Les civils encore sur la place poussèrent des cri terrifiés tandis que l'échafaud se couvrait de grandes flammes bleues.
Reiko regardait les flammes onduler, éberluée. Tout c'était passé trop vite, elle n'avait rien vu venir. A présent, il y avait peu de chances de sauver le capitaine. Reiko sentit son cœur se serrer.
Une pluie torrentielle commença à tomber. Mouillant ses habits et collant ses mèches sur son front.
En une semaine et demi, elle avait eu le temps de s'attacher à l'équipage. Bien trop à son goût – les adieux avaient été difficiles. Ils lui avaient même demandé de les rejoindre ! Et au moment ou elle s'était enfin décidé à intégrer l'équipage, sa chance d'avoir une vie pleine d'aventures s'était envolée. Elle se sentait coupable. Peut-être que si elle s'était décidée plus tôt, Luffy ne serait pas mort.
Un bruit tonitruant sortit la brune aux yeux océan de ses pensées. En relevant la tête, elle vit la construction s'effondrer tandis que la pluie tombait.
Soudain, comme par miracle, elle vit Luffy se relever, s'épousseter, ramasser son chapeau et le visser sur sa tête avant de déclarer, avec un grand sourire:
"Hahaha ! J'ai vraiment eu de la chance !"
Toutes les mâchoires se décrochèrent. Sanji en laissa tomber sa cigarette tandis que Zoro regardait son capitaine, les yeux écarquillés. Reiko restait bouche-bée, n'y croyant pas ses yeux, regardant Luffy rigoler.
Ce mec...
... a une putain de chance.
Tiens ? T'es toujours là ?
Je risque pas de partir, ça te ferai trop plaisir.
En même temps t'as pas trop le choix.
Calmement, Sanji ressortit une cigarette, l'alluma, prit une bouffée et la souffla. Puis, il se tourna vers son rival qui s'approchait de lui.
"Dis-moi, tu pense que Dieu existe ?" Demanda le cuistot.
"Non, mais là, je dois avouer qu'il y a de quoi se poser des questions." Répondit le sabreur.
Les deux hommes se retournèrent en entendant des pas rapides et virent Reiko s'avance vers yeux.
"Reiko de mon cœur ! Tu est inquiète pour moi ?" Fit Sanji, un cœur dans l'œil.
Le cuistot ouvrit les bras, s'attendant à se que la brune l'enlace mais elle passa à côté de lui sans même le regarder. Il partit déprimer accroupis un peu plus loin, en faisant des rond dans le sol, tandis que Zoro ricanait.
Reiko, quand à elle, se dirigea vers Luffy qui la regarda, interrogatif. Elle se planta devant lui, et le regarda sous toutes les coutures. Le sabreur et le cuistot s'approchèrent, curieux. Son manège dura quelques minutes, jusqu'à ce qu'elle se plante une nouvelle fois devant le capitaine au chapeau de paille et lui tire la joue.
"Aïeuh ! 'ais qu'est-che que tu fait ? Cha fait 'al !"
"Dis..." dit-elle l'air pensive "... t'es un revenant ?
"'as du tout ! Je chuis 'as 'ort !"
Elle réfléchit quelques instants, puis répondit, d'un air très sérieux:
"En fait, t'es increvable comme mec. Tu fait comment pour toujours t'en sortir vivant ?"
Zoro et Sanji tombèrent à la renverse. « Et c'est ELLE qui dit ça ? Pensèrent-ils ». Luffy – malgré un côté de son visage tiré par Reiko – fit un grand sourire avant de répondre. "'Faut faire confianche à la chanche !"
Puis, après un silence, il ajouta "Dis, tu 'eux 'e lâcher, 'aintenant ?"
La jeune fille s'exécuta. Le jeune homme se massa la joue avant de se tourner vers elle.
"Allez, viens avec nous !"
La concernée soupira, elle n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi têtu – à part elle, bien sûr – et se retint de balancer Kuro contre un mur en entendant l'entité ricaner dans son esprit.
"Non, je n'ai aucunes envies d'être un poids pour vous ! Regardez, je ne sait pas manier un sabre, ni me battre, ni utiliser mon fruit ni même viser !"
"Et alors ?"
Elle se tut, surprise. Il la regardait sérieusement – ce qui était assez déroutant pour être habitué aux grands sourires idiots.
"Nami nous a tout raconté." Fit Zoro.
Reiko soupira, désespérée. Elle n'aurait jamais dû tout dire à la navigatrice.
D'un autre côté, mes tablettes de chocolat allaient en prendre un coup...
Morfale !
"On va pas te juger sur ta force !" S'énerva Luffy. "Si tu est faible, entraine-toi ! Si tu as un rêve, réalise-le !"
Puis, il reprit doucement.
"Et puis on est là pour t'aider. On est amis, non ?"
La brune aux yeux océans baissa la tête, honteuse. Le capitaine avait raison: ils étaient amis. Le brun tendit la main en souriant.
"Alors, tu accepte ?"
Reiko releva la tête et regarda le brun, hésitante. Celui-ci souriait à pleines dents. A ses côtés elle vit Sanji souffler une bouffée de fumée avant de sourire et Zoro lui faire un signe de tête. Puis, la brune soupira avant de prendre la parole, sérieuse:
"C'est d'accord, mais à une condition !"
"Laquelle ?" Demanda Luffy, impatient.
"Promet-moi que quoi qu'il arrive, tu ne flanchera pas ! Je refuse d'avoir un capitaine en qui je ne peux avoir confiance."
"OK, c'est promis !" Sourit-il.
"Dans ce cas, j'accepte !"
Ils se serrèrent la main en rigolant, tandis que Sanji sautillait en pleurant de joie et que Zoro hochait la tête, satisfait.
OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ! C'EST TROP ÉMOUVAAAAAAAAAAANT !
… K... Kuro ?
SNIF, QUOIIIII ?
T... Tu pleures ?
NAAAAAN ! JE CHIALE PAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS ! OUIIIIIIIIIIN !
Elle ne répondit rien, trop choquée, et préféra se concentrer sur ses nouveaux compagnons.
"Shishishi ! Alors ça fait six personnes en me comptant !" S'exclama Luffy. "Cette fois-ci on est prêts pour GrandLine ! Sanji, une fois arrivés au bateau tu nous préparera un MÉGA-REPAS pour fêter l'entrée de Reiko dans l'équipage !"
"Luffy..." soupira Sanji "si tu demandais l'avis de la concernée avant de..."
"OUAIS !" Coupa la concernée, réjouie. "Avec PLEIIIIN de chocolat !"
Le coq et le sabreur regardèrent les deux protagoniste commencer à « parler bouffe » d'un air consterné. La même pensée traversa leur esprit en cet instant: Leur frigo allait souffrir.
Soudain, une voix retentit, stoppant tout de suite le débat culinaire sur « La viande est-elle meilleure enrobée de chocolat ou non ? ».
"Encerclez-les !"
Les marines apparurent dans un brouhaha d'ordres aboyés, de bruits de courses et de cris des civils encore présents.
Presque immédiatement, le cuistot et le sabreur se lancèrent dans la bataille. Zoro tailladant tout se qui bougeait tandis que Sanji distribuait coups de pieds et jambettes. Et Luffy dans tout ça ? Il rigolait. Le brun évitait les soldats projetés vers lui en lâchant des commentaires tels que « Super ! » ou « C'est vraiment génial ! ».
Reiko, de son côté, se défendait tant bien que mal en assommant les marines qui s'approchaient d'elle à l'aide d'une barre de fer trouvée par terre.
"Rah ! Mais arrêtez de me coller aux basques !" S'écria-t-elle en frappant un homme.
Les marines l'avaient tout de suite repérée en tant que plus faible du groupe. Et, comme ils se faisaient rembarrer par les trois hommes, la plupart se tournaient vers une 'proie' plus facile: Reiko. Ou la fille à la culotte blanche.
Bref, elle galérait.
Soudain, un homme la prit par surprise et la désarma. Il lui empoigna violemment le bras dans l'intention de le lui tordre dans le dos mais il ne put terminer son geste car un sabre s'abattit dans son dos. Le corps du marine s'écroula et Reiko put voir Zoro se tenir derrière. Ils s'échangèrent un bref sourire complice avant de se diriger vers leur capitaine, vite rejoints par Sanji.
"Luffy arrêtes de t'amuser !" Cria le cook-pervers. "Si on veut avoir une chance de quitter l'île, on doit rejoindre le bateau le plus vite possible !"
"Ah, ouais t'as raison ! Allez, c'est le moment de partir !"
Ils se mirent à courir à travers les rues marchandes de Logue Town.
On court depuis quelques minutes déjà, et on ne voit toujours pas le port.
Mais pourquoi c'est aussi loin ? J'ai pas mis autant de temps pour faire le trajet Port-Échafaud tout-à-l'heure !
Si. Tu était tellement occupée à ne pas tomber des toits que tu n'a pas vu le temps passer.
… Un de ses jours, je lui ferait bouffer ses pages à ce bouquin de malheur.
Moi aussi je t'aime, cervelle de piaf.
Mais arrête de lire mes pensées !
Je ne les lis pas, je les écoutes.
Arrête de me contredire !
Hin, hin...
...
C'était quoi ce rire qu'elle m'a fait ?
Tu fais peur, Kurenfoirée...
M'APPELLES PAS COMME ÇA !
Zoro me regarde ricaner, sceptique.
"T'es sûre que t'es pas folle ?" Dit-il.
"Pas du tout, je suis juste un peu schyzo." Je lui répond avec un grand sourire.
Il pâlit, il a attrapé un rhume ?
... Je vais te laisser méditer sur ce que tu viens de lui dire, on en reparle après.
J'esquisse une moue boudeuse, tout en accélérant pour me mettre à leur hauteur – discuter avec ma conscience me fait ralentir.
"On va lever l'ancre pour aller sur GrandLine, C'EST COOL !" S'écrie Luffy.
"Allez, plus vite !" Fait Sanji.
"Rah, il faut aller dans quelle direction ?" Râle Zoro.
"La vache," fais-je "la pluie est tellement dense qu'on n'arrive plus à se repérer !"
Soudain, j'aperçois quelque chose au coin d'une rue adjacente. Je m'arrête subitement, créant la surprise chez les garçons qui freinent.
"Qu'est ce que tu fais ?" Demande Zoro. "Faut pas perdre de temps !"
"Je dois absolument faire quelque chose." Je répond en me tournant vers eux. "Ce ne sera pas long. Partez devant !"
"Hors de question !" s'exclame Sanji. "On ne peut pas te laisser là !"
"Partez devant je vous dis ! Je vous rejoindrai après !"
Je pars sans attendre leur réponse. J'entend Luffy déclarer:
"Allez les gars ! Il faut rejoindre Nami et Usopp !"
"Ma Reiko chérie..." Pleurniche Sanji.
"On a plus qu'à lui faire confiance..." Soupire le sabreur.
Quelques minutes plus tard, Reiko était en plein combat verbal avec sa conscience.
Triple idiote !
Quoi encore ?
Vraiment... Qui m'a attribué un réceptacle pareil ? J'ai pourtant été correcte ! Bon, j'ai juste failli détruire un ou deux gouvernements mondiaux... Mais j'étais ivre ! Je ne me rendais pas compte de mes actes ! Et puis c'est cette pieuvre bleue aussi, si elle n'avait pas mis plein d'encre sur ma couverture, ça ne serait jamais arrivé et...
Kurabrutie.
... cette stupide grand-mère qui avait lâché son chien sur moi parce qu'elle regardait les pigeons manger des miettes au lieu de tenir sa laisse et...
Kuridiote.
... à m'envoyer des fleurs alors que je n'était pas du tout intéressée par lui, ce n'était qu'un vulgaire carnet de voyage aux allusions répugnantes qui...
Kurenfoirée.
... et puis ce martien qui voulait faire des expériences sur moi puis me montrer à son roi avec...
À bout de nerfs, Reiko prit l'entité qui volait à ses côtés et la jeta dans le mur le plus proche. La réaction ne se fit pas attendre:
ÇA FAIT MAL ! T'ES COMPLÈTEMENT FÊLÉE !
MAIS TU VAS LA FERMER, OUI ? T'ES PAS TOUTE SEULE DANS MA TÊTE, ALORS TU VA ME FAIRE PLAISIR ET BAISSER LE SON PARCE QUE J'EN AI PLEIN LE CRÂNE !
...
Merci !
La brune continua son chemin, suivie de près par le livre magique.
Hum, hum, donc reprenons où nous en étions : tu est une écrevisse totalement contrôlée par ton instinct-...
Pas par mon instinct, c'est TOI mon instinct !
CULINAIRE ! Par ton instinct culinaire ! Si tu ne m'avais pas coupée, tu aurais compris !
Grmpf. Je le savais !
Bref. T'étais pas obligée d'en prendre autant !
Mais, on mettra peut-être beaucoup de temps à rejoindre la prochaine île, il faut bien que je me fasse des réserves !
Pas au point de prendre dix kilos de chocolat !
Reiko serra son sac de cuir blanc – qui ne la quittait plus – remplis à ras-bord de tablettes de chocolat. Bon, OK, quand elle a vu la boutique elle n'a pas put s'empêcher d'aller s'acheter des « provisions pour le voyage, nan Kuridiote je vais pas m'en remettre si je n'en prends pas ! ». Oui, elle en a pris beaucoup. Mais ça valait le coup !
"En plus, le chocolat d'ici est délicieux !" Dit-elle avec un sourire ravi après avoir croqué dans l'une de ses acquisitions.
... Haaa... Quelle désolation !
Dis pas ça ! Tu devrais goûter !
Vu comment ça agit sur ton cerveau, je préfère pas.
Tant pis, ça en fera plus pour moi !
T'avais même pas l'intention de m'en passer...
Tu lis en moi ou quoi ?
... Crétine.
La brune accéléra le pas tout en croquant un nouveau morceau.
Rien de mieux que du chocolat pour se redonner des forces !
... Au fait, comment as-tu fait pour tout caser dans le sac ?
Des années d'expériences. Tu devrais comprendre n'est-ce pas, grand-mère ?
Je n'ai que quatre cent trois ans, je te signale !
Reiko faillit tomber, sous le choc, mais elle se rattrapa. Ce n'était pas le moment de tomber et d'insulter les pavés trempés de la rue – déjà que c'était un miracle qu'elle réussisse à courir dessus sans tomber. Malgré tout, elle accéléra encore le rythme.
Q... QUATRE CENT TROIS ANS ?
Oui, et c'est même plutôt jeune pour un livre comme moi !
Mais ça fait quel âge pour un humain ?
Hum... Je dirais autour de vingt-cinq ans.
… Ah ouais, quand même... Mais j'ai huit ans de moins que toi, donc tu est plus vieille que moi, donc tu est vieille !
... Il ne doit pas y avoir de personnes plus têtue que toi.
Si, Luffy !
Moui, mais c'est un cas à part. Ce gars ira très loin. Peut-être même plus qu'on ne le pense.
Je me demande jusqu'où...
La jeune fille s'arrêta. Elle avait réussit à rejoindre la rue principale, empruntée par le groupe précédemment. Mais elle ne s'attendait pas à y trouver son capitaine maintenu au sol par un homme aux cheveux gris et avec deux cigares à la bouche. Il tenais une étrange manchette de couleur grise au dessus de lui, dans l'intention de frapper Luffy mais un autre homme tenais le bras du fumeur. Celui-ci se tenait derrière, il était encapuchonné dans une longue cape et la seule partie visible était le bas de son visage.
Joli tatouage...
Hmm... J'ai vu plus impressionnant...
Rabat-joie !
Fière de l'être.
Chut !
Hin, hin...
Et arrête avec ton rire débilo-flippant !
Ça n'existe pas « débilo-flippant ».
On s'en fout, ce mot existe dans mon dico !
C'est moi ton dico...
Un ricanement suivi cette dernière phrase tandis que Reiko était à deux doigts de l'encastrer dans le mur à côté.
"Je te conseille de le lâcher, Smoker." Dit l'homme encapuchonné.
Le colonel Smoker regarda l'homme d'un œil mauvais. Soudain, un éclair survint et éclaira le visage de l'inconnu et tous (sauf Luffy plaqué au sol) purent le voir.
"Toi ? Ici ?" Demanda le colonel mi-surpris, mi-amusé.
"Gnn... C'est qui ?" Fit Luffy en gigotant. "J'arrive pas à voir !"
"Je ne pensais pas que j'étais si connu." Remarqua l'inconnu.
L'encapuchonné jeta un regard à Reiko et un sourire se dessina sur son visage. Celle-ci fit un haussement de sourcil et un regard interrogatif en réponse. Tout à coup, une énorme bourrasque apparut et balaya littéralement tout sur son passage, aussi bien les objets que les personnes. Luffy et Reiko ne furent pas épargnés et le vent les emporta.
Je m'accroche comme je peux à mon sac tendis que je me fais emporter par le vent. J'attrape Kurenfoirée – qui était malmenée – et la mis dans mon décolleté – on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a: j'ai pas de poches et mon sac est plein.
Non, plus sérieusement... C'EST QUOI CETTE BOURRASQUE ?
Visiblement, c'est l'homme avec la cape.
Hein ?
Tu veux que je fasse une explication plus détaillée pour la moule que tu est ?
La moule t'emmerde, vieille bûche.
Cigogne atrophiée !
Ampoule allumée !
Trouve mieux, gamine écervelée !
Change de disque, vieille plante !
On dit 'vieille branche' !
Vieille plante quand même !
Soudain, quelque chose m'attrape et m'emporte vers le sol. C'est Luffy qui m'a chopée au vol.
Sauf qu'il n'avait pas prévu quelque chose, c'est que j'ai pas de pistes d'atterrissage.
Donc, je me rapproche dangereusement du sol.
"LUFFY ! ESPÈCE d'IDIOT !" Je crie.
Je bats désespérément des ailes en voyant le sol arriver.
NOOOOOOON ! JE VEUX PAS MOURRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR !
Je ferme les yeux très fort en espérant qu'un coussin apparaisse par miracle pour éviter ma mort.
… Qui n'arriva finalement pas. Grâce à l'arrivée d'un certain blond pervers qui m'attrapa avant que je ne touche le sol.
"Ah ! Ma belle Reiko ! Comme ça me touche de t'avoir dans mes bras !"
Lui par contre, il est calé côté romance !
Il a encore pris la pose ?
"Merci, Cook-pervers."
"Ma Reiko de mon cœur, je peux te porter si tu veux !"
"Porte plutôt mon sac, mais attention, si tu le fait tomber je ne te le pardonnerais jamais !"
"Tes désirs sont des ordre, ma Reiko d'amour !"
Il prend mon sac et nous nous remettons à courir. Bientôt, nous voyons deux silhouettes devant nous. Nous nous approchons encore et la première chose que je vois – grâce à mon radar-à-chose-inutiles – c'est un chapeau de paille.
Et qui dit chapeau de paille, dit capitaine.
Qui dit capitaine, dit crétin qui sait pas viser.
"LUFFY !" Crie-je en accélérant. "ESPÈCE DE TARÉ ! J'AI FAILLI MOURIR !"
"Han ! Ma Reiko de mon cœur tu es si belle quand tu t'énerve !"
"SANJI, C'EST PAS LE MOMENT ! QUAND A TOI DÉBILE-HAT TU NE PAIES RIEN POUR ATTENDRE !"
Je l'entend rigoler.
Je vais le tuer.
Réserve moi une place au premier rang, gamine.
Quand tu veux, la vieille.
"C'était pas fait exprès !" Dit-il en rigolant.
"On s'en fout, t'as failli me tuer !"
"Mais t'es pas morte !"
"Bon ça va !" s'énerve Zoro. "Arrêtez de faire vos gamins et courez plus vite !"
Dans un geste purement enfantin, nous nous tirons la langue avant de tourner la tête sur le côté. Nous arrivons enfin au port, pour voir que le Vogue Merry est emporté par les remous.
"Dépêchez vous !" Crie Usopp du bateau.
"Nous nous éloignons !" Crie Nami.
Nous nous arrêtons sur le quai, essoufflés.
"Ils sont trop loin." dit Zoro, "Nous ne pourrons pas les rattraper."
"Raaah ! Comment allons nous faire ?" Demande Sanji en jetant sa clope.
"J'ai une idée !" S'exclame Luffy.
Étrangement, un long frisson me parcours l'échine en entendant cette phrase de sa part.
Mon alarme « DANGER » s'allume.
Instinctivement, je me dirige vers Sanji et dirige ma main vers son bras.
Hm ?
Je prends alors mon sac de cuir et retourne à côté de mon capitaine. Je la sent pas cette idée, il vaut mieux que je garde le chocolat avec moi.
Haaa...
Tu t'attendais à quoi ?
Une petite scène romantique où tu venais prendre la main de Sanji sans t'en rendre compte parce que Luffy t'a fait peur. Et ça se serait terminé par une magnifique histoire d'amour dans laquelle tu...
Blergh, non merci, je ne veux pas me marier.
… et vous aurez pleins d'enfants qui joueront dans un grand jardin avec...
J'arrête d'écouter le monologue de Kuro pour me reconcentrer sur l'idée louche de Luffy. Visiblement, le cook-pervers et l'épéiste sont du même avis et le regardent avec une certaine crainte.
"Luffy, ne me dit pas que..." Commence Zoro. Il n'a pas le temps de terminer sa phrase que Luffy étend ses bras vers un toit, s'y accroche, se laisse emporter et reviens vers nous à grande vitesse.
"Oh non..." Grimace Sanji.
"Quoi ?" Je demande, inquiète.
Bizarrement, j'ai un mauvais pressentiment.
"Quand il t'attrapera, accroche toi bien d'accord ?" Fait Zoro.
"Mais qu'est-ce qu'il se p-...!"
J'ai pas eu le temps de terminer que Luffy nous attrape et nous volons vers le bateau...
GHYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
"Luffy, si on ne meurs pas noyés, je t'étranglerai pour que tu le sois vraiment !" Crie-je en me cramponnant à mon sac d'un bras et au cou du brun de l'autre en espérant l'étrangler en vol.
"Hahaha ! T'inquiètes pas, on va pas mourir !" Répond-il.
"Accroche-toi à moi, ma Reiko d'amour !"
Nous retombons sur le pont du bateau dans un grand « BAM ! », et nous nous retrouvons étendus au sol, complètement essoufflés. Nami arrive avec Usopp.
"Vous allez bien ?" Demande Usopp.
"Ouais..." Répond Zoro en se levant.
"Hahaha, c'était GÉANT !"
"Luffy ?" Dis-je avec un sourire forcé.
De mauvaises ondes m'entourent. Je lève mon poing en l'air et l'abat de toutes mes forces sur sa tête. Une grosse bosse apparut tandis que je soufflais sur mon poing encore fumant.
"AIE ! Mais ça fait mal !" Crie-t-il.
"C'est fait exprès, ça t'apprendra à essayer de nous tuer !" Je répond.
"L'important, c'est que nous soyons en vie, non ?" Soupire Zoro.
"Parce que tu as aimé ce petit voyage dans les airs peut-être ?" Dit Sanji.
Ils partent se battre plus loin tandis que nous rions. Nami me regarde avec un grand sourire.
"Bienvenue dans l'équipage des Chapeaux de Paille, Reiko !" Dit-elle.
"Merci !" Je souris.
"OUAIS ! UNE NOUVELLE NAKAMA ! IL FAUT FÊTER ÇA, ALLEZ SANJI PRÉPARE NOUS UN FESTIN DE ROI !"
"Avant de manger, si nous faisions une petite cérémonie pour fêter notre prochaine entrée sur GrandLine ?" Demande Zoro.
"Ouais, je ramène un tonneau !" Dit Sanji.
Il revient avec un tonneau. Nous nous mettons tout autour.
"Je commence..." Dit Luffy en mettant son pied sur le tonneau. "Je vais devenir le seigneur des pirates !"
"Je vais faire ma propre carte du monde !" Dit Nami en mettant son pied.
"Je vais devenir le plus grand épéiste du monde." Dit Zoro en mettant son pied à son tour.
"Je vais découvrir All Blue !" Dit Sanji en faisant le même geste.
"Et moi, je vais devenir un valeureux guerrier !" Dit Usopp en l'imitant.
Ils me regardent en souriant, je lève ma jambe et la pose sur le tonneau.
"Je vais devenir la femme la plus libre du monde."
Dans un même geste, nous levons nos jambes et les abaissons sur le tonneau qui se détruit.
"Allez, maintenant c'est l'heure de fêter notre entrée sur GrandLine et l'entrée de Reiko dans l'équipage !" S'exclame Luffy.
"OUAIS !" Disons-nous en coeur.
"À l'arrivée sur GrandLine," dit Zoro en levant une chope, "et à l'entrée de Reiko !"
"SANTÉ !" Crions-nous ensemble.
OUIIIIIIIIN C'EST TROP ÉMOUVAAAAAAAAAANT !
TO BE CONTINUED...
Voili-voilou les gens ! :3
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Water Flag.
