Et quoi ?
Chapitre 14
Steve courait dans la neige.
Près de lui, un guerrier Jotun tentait difficilement de suivre son rythme.
Les jotuns n'étaient pas fait pour courir. Ils étaient trop grands, trop massifs pour parvenir à courir longtemps. Ils pouvaient lâcher une jolie petite pointe de vitesse grâce à leur taille de foulée évidement, mais ils ne pouvaient pas sprinter plus de quelques instants sans risquer l'épuisement ou se faire mal.
Alors même si la vitesse de Steve, due encore une fois, à la différence de foulée, n'était pas excessive pour un jotun, le guerrier se laissait de plus en plus distancier.
Le biglesnipe lâcha un meuglement de détresse. Lui aussi essaya d'accélérer mais l'animal était épuisé par la course poursuite.
A chaque foulée, Steve se rapprochait de l'animal, pourtant de trois fois la vraie taille de Fenrir sous sa forme animale. Le Capitaine accéléra encore jusqu'à sprinter. Il ne voulait pas faire souffrir l'animal plus que nécessaire et cette course poursuite trop longue était déjà de la cruauté de son point de vue. Il comprenait qu'on ne lui laisse pas utiliser son arme de service évidement, mais il n'aimait pas ça quand même.
Le jotun lâcha un cri lorsqu'il vit Steve bondir sur le dos de l'animal avec son bouclier. Le capitaine enfonça son arme dans la nuque de l'animal de toutes ses forces. Le bord tranchant comme un rasoir, quand Rogers le voulait, s'enfonça dans les écailles comme dans du beurre puis un peu plus difficilement entre les vertèbres. Steve du forcer avec un grondement pour l'enfoncer entre les os. Le tronc cérébral tranché net, l'animal s'abattit avec un cri de douleur indicible. Steve sauta de son dos après avoir récupéré son arme. S'il avait tranché le tronc cérébral de sa proie, elle vivait encore. Elle allait s'étouffer lentement jusqu'à mourir. Le capitaine ne pouvait le tolérer. Il utilisa encore son bouclier pour lui trancher la gorge. Le biglesnipe mourut en quelques secondes pendant que son sang congelait dans la neige.
Le chasseur jotun rattrapa enfin Steve. Il se laissa tomber dans la neige, épuisé. Si les humains étaient des chasseurs qui comptaient sur leur endurance, ce n'était pas leur cas. Courir sans fin leur était une torture.
"- Vous avez…Vous avez…"
Steve posa une main sur le dos du jotun pour le frotter entre les omoplates. Il ne savait pas si l'espèce réagirait comme les humains mais à sa grande satisfaction, le chasseur se redressa et respira mieux.
"- Reprenez votre souffle. Doucement. Respirez profondément."
Le chasseur finit par reprendre le contrôle de sa respiration. Il se sentait un peu ridicule d'avoir été surclassé par un simple mortel.
"- Ca va aller ?"
"- Oui. Merci. Je ne pensais pas que vous chasseriez comme ça."
Les Jotuns pratiquaient surtout l'affut ou utilisaient des pièges.
"- Les humains sont fait pour courir." Expliqua Steve en haussant les épaules.
Et maintenant, il allait falloir rapporter l'animal au palais, à plusieurs heures de marche de là. Steve sortit les cordes qu'il avait eu le droit de prendre et les attacha autours des pattes de l'animal après que le chasseur l'ai vidé. Les entrailles étaient laissées aux prédateurs sur place.
Puis Steve se mit à trainer la bête. Le chasseur ne l'aida pas plus.
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Clint était caché derrière une congère qui le camouflait sans peine mais ne suffisait pas à son propre accompagnateur. Heureusement, ils étaient loin de leurs proies. Très, loin.
Sans bruit, l'archer tira une flèche de son carquois, la plaça sur son arc, se redressa lentement puis d'un mouvement d'une fluidité totale qui gonfla les muscles de ses bras et de son dos, tira, sans même donner l'impression de viser.
Le chasseur jotun eut un reniflement railleur. Ils étaient bien trop loin pour qu'une flèche lancée d'ici et en plus comme ça, n'importe comment sans viser, puisse toucher sa proie.
Le biglesnipe visé s'écroula sans un cri, la flèche de Clint profondément enfoncée dans l'œil, assez pour avoir grillé instantanément le cerveau de l'animal.
Le troupeau s'écarta, un peu inquiet mais pas plus que ça. Ils ne voyaient pas de chasseur. Ils mourraient aussi, comme n'importe quel autre animal.
"- Un seul ca suffit ?"
Le plus long avait été de trouver le troupeau. Pour le reste, ce n'était que de la chasse. Clint avait tué son premier animal à l'arc à l'âge de 8 ans. Le cirque, c'était bien, mais on n'y mangeait qu'en fonction du travail qu'on y faisait. Un petit garçon comme lui ne mangeait pas beaucoup. Alors quand son talent s'était révélé, Clint avait décidé qu'il nourrirait lui-même son frère Barney. Ils n'avaient plus jamais eut faim après ça. On devenait vite bon quand sa vie et son estomac en dépendaient.
Le chasseur jotun hocha la tête, incrédule. Cette petite chose, certes très séduisante, mais quand même toute petite et fragile avait été capable de tuer un biglesnipe, en un coup, avec sa petite arme minuscule, à près de 1500 mètres de distance ! Et il ne semblait pas fatigué ! Comme si c'était… Normal !
Mais qui étaient ces gens que le petit prince avait trouvés ?
Clint sauta par-dessus la congère. A petites foulées, il se rapprocha du Biglesnipe mort.
Lui par contre, aurait besoin d'aide pour le déplacer.
"- Bon, tu viens m'aider ou on prend le thé ?"
….C'était quoi du thé ?
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Laufey avait les sourcils froncés.
Le Capitaine Rogers et l'Agent Barton, puisque c'était leurs titres à tous les deux, avaient acceptés assez facilement d'aller chasser pour prouver qu'ils étaient capables de prendre en charge une famille. Puisque les enfants de Loptr les avaient choisi comme père, il fallait bien qu'ils montrent leur capacité à les nourrir.
C'était le minimum.
Normalement, ce n'aurait été demandé que si l'un d'eux avait demandé la main de Loptr. Puisqu'il n'en était pas question, malgré la brèche énorme de protocole qu'un fils-mère pouvait être à Jotunheim, il fallait bien adapter.
C'était donc pour ça que même si le Capitaine et l'Agent étaient partit à l'aube, Laufey était venu voir ce que trafiquait Stark. Lui aussi devait prouver qu'il était capable de nourrir une famille !
Et ce n'était pas en restant enfermé dans sa chambre, et maintenant debout sur la terrasse de la famille royale depuis deux heures qu'il allait y arriver. Ou étaient ses armes ? Qu'est-ce qu'il fichait !
Il n'avait que jusqu'au coucher du soleil pour ramener une proie et il n'était même pas encore partit !
"- Stark."
"- Majesté."
"- Que faites-vous encore au palais ?"
Tony ne leva même pas les yeux de l'écran qu'il regardait. Ses pouces et ses index effleuraient doucement des petits paddles sur les côtés de l'écran et sous la tranche.
"- Je suis pas un chasseur, je vous l'ai déjà dit."
"- Vous devez…."
Tony quitta un instant l'écran du regard. Son sourire moqueur était tellement supérieur que Laufey en fut à la fois choqué et… grondé comme un gosse.
"- Je ne dois rien, Laufey. A personne. Mais comme je suis un gentil garçon, je veux bien me soumettre à vos traditions. Vous nous avez laissé prendre chacun nos armes. C'est ce que nous avons fait. Steve a son bouclier, Clint son arc. Moi, je suis pas un combattant. Je suis pas un agent, je suis pas un soldat. Je suis juste un type intelligent. Bon, soyons honnêtes, je suis un génie. Sans doute le plus grand génie de Midgar." Laufey renifla. Oui, un génie. Avec une humilité géniale aussi. "Je saurais pas prendre une épée dans le bon sens sans un plan et Cap à pas encore réussit à me faire tenir un flingue sans que je me fasse mal. Je suis pas un chasseur. La seule chose que j'ai jamais chassé dans ma vie c'est les jupes des filles et les dollars." Une petite lumière se mit à clignoter sur l'écran. Tony l'éteignit du pouce mais modifia certaines configurations. "Mais mon arme, c'est mon cerveau. Et mes mains. Je suis pas capable de tuer une bestiole qui m'a rien fait. Alors ça, vous le ferez vous-même."
"- Stark."
"- Moi, je me contente de vous apporter le troupeau."
Et il lâcha un des côtés de l'écran pour monter du doigt une masse noire qui approchait du palais.
Laufey ouvrir la bouche et les yeux en grand sans trouver quoi dire.
C'était un troupeau d'une cinquantaine de têtes de biglesnipe qui approchait lentement, sans se presser.
Au-dessus du troupeau, des petits drones guidaient en douceur les bêtes dans la bonne direction.
Quand l'un des animaux voulait s'écarter, un des petits drones plongeait vers lui et le poussait dans le bon sens en allumant sous son nez une petite flamme. Dégouté, l'animal partait dans l'autre sens et rejoignait ses copains qui avançaient vers la capitale dans le plus grand calme.
"- Je suis pas un chasseur." Répéta Tony, un grand sourire aux lèvres. "Je suis un ingénieur. Mon boulot, c'est de trouver une réponse différente à un problème. Et si possible, de l'améliorer. Vous faites bien de l'élevage non ? J'ai vu les enclos à l'extérieur de la ville. Ça fera bien du sang neuf pour vos troupeaux."
Et il planta Laufey là pour aller jouer avec les enfants, royal dans son orgueil de génie un peu fou.
Le roi finit par secouer la tête.
Qui étaient donc ces gens que son fils avait trouvés pour l'accompagner sur le chemin tracé par l'Hiver ?
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Pierce commençait à réellement s'inquiéter.
Plusieurs sautes d'énergie avaient eu lieu à la base Pegasus.
Rien ne semblait avoir changé pourtant. A chaque visite, il avait été reçut de la même façon. Rumlow était sur les lieux avec le reste du STRIKE. Il n'avait pas de risque d'être trahit… Tout allait parfaitement n'est-ce pas ?
Alors pourquoi avait-il cette impression de catastrophe imminente qui lui grattait la gorge ?
Il remonta dans son hélicoptère pour retourner à son bureau.
Dès qu'il fut hors de vue, une créature chitineuse sortir des ombres. Elle se mit à cliqueter un peu avant que le traducteur intégré dans sa gorge ne parle pour elle.
"- Se doute-t-il de quelque chose ?"
Rumlow fixa l'Autre avec un regard bleu électrique, comme tout le reste du STRIKE et des agents encore en vie sur la base.
"- Non monsieur."
"- L'avancée des travaux ?"
"- Tout se passe bien monsieur. Mais nous n'arrivons pas à trouver de quoi stabiliser le passage."
Le portail s'effondrait à chaque fois au bout de quelques secondes et il fallait des heures pour accumuler assez d'énergie pour le rouvrir. Pour l'instant, seul une vingtaine de Chitauris avaient pu passer le portail après l'Autre. Ils avaient suffi, avec le sceptre, à prendre le contrôle de toute la base. Comme elle n'avait aucun contact à l'extérieur, c'était facile.
Le passage régulier de Pierce n'était pas un problème en soit.
L'Autre avait été tenté de prendre son contrôle également mais y avait renoncé. Il ne pouvait l'avoir sous le nez pour s'assurer qu'il ne faisait pas n'importe quoi. Et surtout, il ne pouvait être sûr que personne ne verrait de modification à son comportement, alors autant ne pas prendre de risque.
Thanos attendait bien sagement qu'ils parviennent à ouvrir un portail décent mais jusqu'à quand ? Autant profiter de sa rare patience pour faire les choses proprement pour une fois.
L'autre problème était l'énergie.
Il fallait une très, très grosse source d'énergie pour sustenter le Tesseract. Ce qu'ils obtenaient de la base Pegasus ne suffirait jamais.
Il allait falloir déplacer la pierre à un endroit stratégique.
Le problème n'était pas de trouver le lieu. Le problème était d'y avoir accès.
La Tour Stark était protégée par Stark lui-même, ce qui n'était déjà pas rien, mais en plus, il y avait Captain America maintenant. Et un Prince d'un autre monde dont les capacités étaient quasi inconnues.
Son dossier du SHIELD était étrangement vide.
L'Autre ne voyait qu'une solution : prendre le contrôle, non de Stark ou du prince, mais de Fury.
Le vieillard était le cheval de Troie qui leur manquait pour prendre aisément le contrôle de ce royaume inférieur.
Romlow avait été suffisamment volubile. Le pouvoir n'était pas aux hommes politiques. Le pouvoir était aux quelques araignées qui avaient tissées leurs toiles pour tirer discrètement les fils du pouvoir.
Les hommes politiques n'étaient que des pantins.
L'Autre ne pouvait qu'être d'accord avec cette assertion. On contrôlait mieux les masses en leur servant un bouc émissaire tout en faisant le boulot en silence dans un coin.
Il était toujours temps de sacrifier le bouc émissaire quand le peuple grognait un peu trop fort.
Tous les vrais dirigeants de l'univers travaillaient ainsi.
Thanos ne faisait pas exception quelque part. Son vrai but était simplement différent.
Lui, il voulait la Mort.
Qu'elle soit d'accord ou non.
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Héla décroisa ses jambes.
La jeune reine était agacée.
Depuis des années maintenant, un malade mental lui envoyait des âmes comme "cadeau".
Au début, elle n'y avait pas fait vraiment attention. Les âmes étaient les âmes, qu'elles arrivent en avance ou en retard, elles finissaient bien par arriver chez elles. Une fois dans son royaume, une infime partie était envoyée au Walhalla pendant que les autres restaient avec elle. Certaines demandaient à repartir, d'autre préféraient se reposer un temps, pendant que les dernières ne voulaient pas repartir du tout.
Héla les laissaient choisir leur destin. Ce n'était pas son rôle de les forcer à quoique ce soit, juste à prendre soin d'elles et à veiller à ce qu'elles puissent déterminer leur avenir.
"- Grande sœur ! Tu viens jouer avec nous ?"
Vali lui sauta sur les genoux.
Le petit garçon avait refusé de partir. Comme tous ses frères et sœur. Ils préféraient rester ici. Si leur maman avait à nouveau des petits un jour, Héla savait que l'un d'eux retournerait auprès de lui. Mais en attendant, ils restaient là, avec elle.
"- Ou est Narfi ?"
"- Il joue avec Kurt."
Kurt avait été un berger. Un simple berger qui avait épousé Loki et lui avait donné huit enfants avant d'être assassiné par Odin avec leurs enfants. Le roi avait ensuite forcé Loki à revenir à Asgard avec lui pour reprendre son rôle de prince. Loki avait été heureux pendant une quinzaine d'année à juste traire des chèvres et faire du fromage. Il ne lui en fallait pas beaucoup pour être heureux finalement. La mort de sa famille l'avait évidemment dévasté au point qu'il l'avait occulté. Il ne se rappelait même pas d'eux. C'était sans doute…Aussi bien.
Lorsque Kurt et les enfants avaient été tués par Odin, Héla les avaient accueilli en son royaume. Le pauvre berger avait eu un peu de mal en apprenant qui et ce qu'était réellement son épouse. Néanmoins, il avait compris et accepté le mensonge et le silence pour ce qu'ils étaient. Depuis, il était resté au palais d'Héla pour l'aider avec tous ses frères et sœurs. La dizaine de gamins était épuisante.
Héla prit son petit frère à cou pour rejoindre le reste de sa famille. Elle appréciait son beau-père. Le berger était un gentil garçon. Il n'était pas d'une intelligence remarquable, il n'était pas un grand guerrier, il n'était pas bien éduqué, mais il savait aimer et se contenter de ce qu'il avait. Vivre dans son entourage était facile et reposant. Tout était simple avec lui.
La jeune reine était heureuse que sa mère l'ait eu comme compagnon quelques temps.
"- Majesté." Par contre, il n'arrivait toujours pas, près de cinq siècles après, à l'appeler par son prénom.
"- Kurt. Comment vont mes frères et sœurs ?"
Les gamins couraient en hurlant dans tous les sens. Comme toujours, ils étaient justes heureux. La mort était finalement facile à vivre quand on l'acceptait pour ce qu'elle était. Les âmes créaient leur propre domaine. L'enfer n'était que ce que les âmes qui le subissait voulait qu'il soit.
"- Comme toujours."
Satisfaite, Héla laissa sa famille s'amuser sous le soleil perpétuel du Helheim.
Il était temps qu'elle aille voir sa mère.
Thanos commençait à être dangereux pour l'équilibre de l'univers. Si personne, pour l'instant, n'y pouvait rien, au moins Héla pouvait-elle prévenir sa maman.
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Thor était…. Perplexe.
Fandral était un garçon exubérant, enthousiaste, énergique et parfois épuisant. Même pour lui.
Depuis deux jours qu'ils étaient au SHIELD, pourtant, son ami n'avait pas du prononcer plus de vingt phrases.
Dès que le Directeur était là, Fandral rougissait, baissait les yeux et fermait son clapet.
C'était…. Aussi étrange que fascinant.
Même ODIN n'arrivait pas à lui faire fermer sa mouille quand il l'engueulait !
Visiblement, le Directeur avait remarqué que quelque chose n'allait pas avec Fandral.
Régulièrement, il le fixait avec une interrogation certaine dans l'œil.
"- Prince Thor. Pour l'instant, à part des exigences, Asgard n'a rien pour nous. J'espère que vous comprenez qu'un traité doit être à l'avantage des deux parties."
Thor avala sa salive. Odin ne lui avait pas donné grand-chose pour travailler. Il voulait le Tesseract. Point. Que Thor se démerde. Le prince avait la possibilité de proposer quelques garnisons d'Ases aux humains mais Fury avait balayé la chose avec agacement.
"- Vous pensez VRAIMENT que je vais acceptez que vous stationniez des troupes chez nous ? Et avec le sourire ? Comme si vous nous faisiez une fleur ? C'est une blague ?"
Thor n'avait pas vu les choses comme ça évidement. Pour lui, que Asgard accepte de prêter ses troupes étaient un honneur. Mais en se mettant à la place des humains… Oui, ça ressemblait à une invasion.
Thor avait été consterné. Mais pourquoi Loki n'était-il pas là ! Lui aurait déjà eu un traité signé et le Tesseract dans la poche. Lui se débattait pour juste obtenir la pierre.
Finalement, il soupira.
"- Directeur Fury. Vous avez du vous rendre compte que je ne suis pas un diplomate." Fury eut un sourire ne coin. Noooon, sans rire ! "Je suis juste un guerrier qui a eu la chance douteuse de naitre le premier de la famille royale. Mon père ne m'a pas appris la diplomatie et je me débats pour faire ce que je peux comme je peux. C'est Loki le diplomate de nous deux. Moi je tape et lui me dis où et qui" S'il te plait monsieur, fait venir mon frère pour qu'il nous aide. Mais Fury n'aurait pas cette pitié. "Dites-moi ce que vous voulez contre le Tesseract."
Il ne restait plus que ça pour Thor.
Fury eut un sourire de fauve.
Fandral retint difficilement un gémissement.
C'était de la torture.
Il ne savait pas pourquoi ce simple humain, moche, sans charme, vieux, balafré de partout et vieux (il l'avait déjà dit ?) lui chauffait les reins à ce point.
Et encore ! Si ce n'était que les reins….Il lui aurait souri, se serait collé à lui et aurait tenté sa chance. Il était rare que qui que ce soit le repousse avec une main dans le pantalon ou ses lèvres sur la hampe.
Mais là ? Fandral ne voulait pas de sexe (enfin, pas que). Il foulait se bouiner contre ce large torse musclé, poser sa tête sur cette épaule solide et y rester. Longtemps.
Pourquoi ne devait-il rencontrer cette étrange créature qu'au crépuscule de sa vie ? Il aurait voulu le connaitre quand il était un jeune homme débordant d'énergie. Là ? Il ne lui restait que quelques années, au mieux.
Fandral eut soudain envie de pleurer.
Il ne remarqua pas que Fury l'observait avec attention.
Hills, elle, le remarqua.
C'était aussi mignon que ridicule et dangereux.
Il fallait qu'elle en parle à Coulson.
Fury finit par s'arracher à la contemplation de Fandral. Il n'avait jamais été bégueule et était dans l'armée depuis assez longtemps pour avoir appris à faire ce qu'il pouvait avec ce qu'il avait sous la main. Cul inclus. Un trou était un trou. Du moment que c'était adulte et consentant, que son propriétaire soit un homme ou une femme n'avait pas vraiment d'importance.
Pourtant, cette fois, son intérêt pour l'ase n'était pas sexuel. Pas que. Non. Il aurait voulu l'inviter à diner. Plus d'une fois.
Il se passa la langue sur les lèvres.
Devenait-il sénile ? Il fallait qu'il passe à l'infirmerie. A moins que ces bestioles n'aient une magie bizarre. Le SHIELD avait un protocole pour les situations dites de "sex-pollen". Ils y avaient déjà été confrontés. Mais le SHIELD avait des protocoles pour tout. Même pour une attaque de requins zombies mutants venu de l'espace monté par des reptiliens nazis. Ou s'ils ne l'avaient pas encore, ça devait être dans les tuyaux. Ils avaient des équipes entières dont le seul boulot était de faire des protocoles d'action pour les fins du monde et les situations les plus improbables que l'univers puisse proposer.
Qu'on leur amène un extraterrestre surpuissant qui voulait provoquer un génocide ? Ils auraient un protocole d'action sur le bureau du Directeur avant que le dit Directeur n'ait pu porter son mug de café à ses lèvres.
Alors un petit blondinet qui utilisait un pouvoir étrange pour mettre le Directeur sous sa coupe ? Oui ils devaient avoir ca quelques part.
"- Ce que nous voulons, Thor ? Matériaux, technologie, magie. Et informations, évidement"
Rien de moins.
Est-ce que ce petit blondinet pouvait arrêter de rougir oui ?
Hills devait se retenir d'éclater de rire.
C'était presque mignon.
Un coup de foudre pareil, c'était inédit pour le vieux Directeur.
Et aussi adorable que dangereux.
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La petite fille avait supplié l'américain de la suivre.
Sa maman était malade. Mourante même. Elle lui avait mis dans la main quelques dollars froissés, toute sa fortune, pour qu'il vienne aider sa maman.
Finalement, Bruce l'avait suivi.
Elle s'était mise à courir.
Le scientifique avait tenté de la suivre, lui criant de l'attendre, mais elle n'avait pas attendu.
Puis elle était entré dans une maison isolée, avait bondit par la fenêtre et il s'était retrouvé devant la femme rousse en catsuit.
Il s'était fait avoir.
Avec peine, il avait retenu Hulk se sortir.
Elle s'était présentée.
Natasha Romanov, du SHIELD. Et non, ils ne l'avaient jamais perdu. Ils lui avaient laissé de la distance. Ce n'était pas pareil.
Non, ils n'avaient que faire de son sang, ils ne voulaient pas contrôler le Hulk. Ils n'étaient pas Ross. Ils avaient reconnaitre quand ils n'étaient pas en capacité de contrôler quelque chose.
Non.
Ils voulaient qu'il rejoigne Anthony Stark a New York pour travailler avec lui.
Bruce avait été incrédule.
Retourner à New York ?
Travailler avec un type comme Stark ?
C'était une blague ?
Puis Natasha lui avait montré des photos.
Bruce devait blâmer sa curiosité pour avoir accepté de venir avec elle finalement.
Des extraterrestres ? Vraiment ?
Bon sang. Il aurait dû rester en inde.
Mais des extraterrestres quoi !
Et…C'était qui le blondinet ? CAPTAIN AMERICA ? POUR DE VRAI ?
Ok, il n'était qu'un imbécile.
Sans doute pour ça qu'il était en train de se tortiller, mal à l'aise, dans le quinjet piloté par la jolie rousse.
Elle avait eu l'air soulagée qu'il accepte de venir sans faire d'esclandre.
"- ETA dans 20mn."
Bruce s'étonna. Si vite ?
"- Ce quinjet profite d'une nouvelle technologie moteur de Stark Industries." Expliqua Natasha.
Oui, en effet. Ils allaient vite. Très, très vite.
Bruce se tortilla encore.
Il avait aussi peur qu'il était curieux.
"- Ca va mal se passer hein ?"
Natasha hésita un peu.
"- Honnêtement, je n'en sais rien Docteur Banner. Le Directeur Fury a du nez pour prévoir les situations de crise. S'il veut que vous soyez avec Stark, le Cap, Clint et moi, c'est qu'il doit avoir ses raisons…..Avez-vous entendu parler de l'Initiative Avengers ?"
Autant passer le peu de temps qu'il leur restait de façon utile.
