Hiccup et Snow
ou comment faire sa vie en dépit de tout le reste ?
Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.
Quelques semaines plus tard, l'enseignante de mathématiques lui avait rendu un contrôle auquel il eut une note avoisinant le 0. Lui qui était toujours doué en maths, cet échec l'avait particulièrement interpellé. Et en écumant sa copie des yeux pour comprendre comment il avait bien pu faire autant d'erreurs, il n'avait pas fait attention à la direction qu'il prenait. C'est quand on commença à le bousculer une fois, puis deux, puis trois, qu'il réalisa dans quelle situation il se trouvait. Sa respiration se saccada alors que la seule pensée qui tournait en boucle dans sa tête c'était :
« Non non non non non! »
Il tourna la tête dans tous les sens pour voir une quelconque sortie possible jusqu'à ce qu'il en trouve une. La sortie de l'enfer qui menait directement au paradis. La porte des toilettes pour hommes. La porte n'était qu'à deux mètres mais dans l'océan de la population étudiante, elle lui parut beaucoup plus éloignée. Il joua du coude pour avancer, tout en essayant de maîtriser ses battements cardiaques, et reçut quelques grognements de protestations. Mais quand les élèves indignés se retournaient pour lui faire part de leur façon de penser, il avait déjà disparu. Il finit par atteindre la porte des toilettes et s'y engouffra en refermant la porte tellement fort qu'il fit sursauter l'unique occupant de la pièce.
-Ça va pas ?! T'es pas bien de claquer les portes aussi fort ?! Bordel, je m'en suis mis dessus, c'est dégueulasse...
Snowball, dans toute sa splendeur, se lava les mains en grognant. Et quand il se retourna vers Hiccup pour continuer son sermon bien senti, il remarqua l'état du plus jeune.
-Eh, ça va ?
Hiccup continuait de respirer fortement, et les bruits qu'il entendait à travers la porte lui indiquaient que le couloir était encore bondé de monde et certainement pendant un moment. Il secoua la tête.
-Je... Suis... Y a trop de monde...
Il sentit la poignée dans son dos bouger et il se mit à paniquer. Il sentait déjà les vagues de gens entrer à l'intérieur des deux mètres carrés et il se voyait déjà agonisant sous leurs chaussures multicolores. Il essaya de retenir la porte le plus longtemps possible, et il tint vaillamment quinze secondes. Secondes au bout desquelles Snowball l'écarta d'une main de la porte et l'ouvrit. Hiccup se rétama contre la porte des toilettes fermée et pâlit en le voyant faire... Il sentait déjà les chaussures partout sur lui quand Snowball fit quelque chose pour le moins... Inattendu.
-Chiotte en panne. Va pisser au troisième.
-Mais qu'est-ce que toi t'y fais, si c'est...
L'autre élève n'eut pas le temps de finir sa phrase que Snowball referma la porte et tourna le verrou. Il regarda Hiccup.
-Ça va ?
Hiccup essayait de calmer son cœur et ses respirations. Visiblement, il n'avait pas l'intention de le laisser se faire aplatir par les gens. Il hocha la tête.
-Oui... Oui... Faut juste... Que je me calme...
Snowball sembla soucieux une seconde puis lui attrapa les mains. Il lui les posa sur le visage autour de la bouche. Il les referma en triangle et déclara ;
-Y'a pas de sac, alors gardes tes mains comme ça et continue de respirer.
Il dégagea le sac de l'épaule d'Hiccup et ouvrit sa veste. Il ouvrit les trois premiers boutons de sa chemise et Hiccup commença à se sentir mieux. Quand sa respiration se clama, il enleva les mains et regarda Snowball.
-Merci.
-Pas de quoi.
Snow se releva et Hiccup referma sa chemise.
-Comment tu as su... Pour les mains, et le reste ?
-J'ai pas mal lu.
La réponse était claire, net, sans appel. Traduction : je ne t'en dirai pas plus.
-Tu crois que ça va durer encore longtemps ? Demanda Hiccup quand un élève rigola à côté de la porte.
-Y en a bien pour une heure, encore. La cafète est juste à côté. Tout le monde fait la queue, et le temps qu'ils passent... Il y aura moins de monde vers une heure, une heure et demie.
Hiccup soupira et Snow s'assit à côté de la porte d'entrée, le plus loin possible d'Hiccup. Le petit brun ne savait pas si c'était pour lui laisser plus d'espace, pour qu'il se calme complètement, ou parce qu'il refusait de s'approcher de lui.
Ils passèrent plusieurs minutes en silence. Hiccup n'osait pas trop entamer la conversation mais après une demi-heure de silence, il lança le premier sujet qu'il lui vint à l'esprit.
-Pourquoi tu avais besoin de mon livre, l'autre fois ?
-Ton livre ? Y'avait ton nom marqué dessus ? Lui répondit-il d'un ton hargneux.
Hiccup se tut et Snow soupira.
-J'en avais besoin pour un devoir d'histoire.
-Tu as la Rome Antique, en terminale ?
-Pour le bac. On doit réviser tout le programme.
Hiccup hocha la tête.
-Et toi ? Tu as déjà un bouquin d'histoire, non ?
-Non, je... Je l'avais pris pour le lire. J'adore la mythologie.
-Romaine ?
-Toutes. Même si j'ai une préférence pour la Nordique.
Snow éclata de rire et Hiccup rougit.
-C'est rare, ce genre de délire.
Hiccup sourit légèrement.
-J'aime bien.
De la mythologie, ils passèrent à ce qu'ils voulaient faire plus tard, les études qu'ils entreprenaient, et certaines de leurs passions. L'heure passa beaucoup plus vite pour Hiccup qu'il ne l'aurait jamais imaginé.
