Ce chapitre contient des paragraphes pouvant choquer la sensibilité d'un public jeune et innocent. Si vous n'avez pas l'intention de laisser mes mots vous traumatiser, vous pouvez directement passer au bas du chapitre, juste après le trait.

Et parmi les coquins qui liront, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :)


EPISODE 1 - PARTIE 13

La petite pièce était un bureau plongé dans une demi-obscurité propice aux secrets et aux moments volés.


!PARTIE SMUT!

Clarke n'eut que quelques secondes pour laisser son regard embrasser l'endroit. Le "clic" du verrou retentit derrière elle et, presque instantanément, Bellamy revint à l'assaut de sa bouche.

La basse d'un morceau qu'elle ne reconnaissait pas faisait trembler les murs et résonnait à ses oreilles, à moins que son propre coeur n'ait décidé de jouer solo, ce qui ne l'aurait pas étonné.

Les lèvres de Bellamy étaient douces et chaudes. Brûlantes même, tandis qu'il dévorait les siennes avec une avidité désarmante, épousant parfaitement les forme de sa bouche. Il glissa sa langue sur sa lèvre inférieure, réclamant l'accès qu'elle lui offrit sans avoir à y réfléchir deux fois.

La pensée l'effleura qu'elle ne connaissait même pas son prénom, mais qu'elle aurait pu le laisser l'embrasser ainsi pendant des heures sans s'en soucier. Qui il était, qui elle était, tout ça n'avait pas d'importance à cet instant. Seuls comptaient sa bouche, qui courrait à présent le long de sa gorge, ses bras qui l'enserraient avec force mais délicatesse, ses mains, qui parcouraient son dos, son ventre, ses hanches, sans jamais s'aventurer plus loin et laissaient dans leur sillage une Clarke prompte à la frustration.

La jeune femme désirait reprendre exactement là où ils s'étaient arrêtés plus tôt, dans l'obscurité du couloir où ils s'étaient embrassés. D'un mouvement précis, elle bascula son bassin contre ses hanches et sourit en sentant son excitation. Bellamy comprit instantanément le message et pivota pour la plaquer contre la porte du bureau. Il attrapa ses poignets et glissa ses mains au-dessus de sa tête, les bloquant à l'aide d'une seule des siennes tandis que ses lèvres continuaient leur exploration, embrassant, léchant, suçotant sans retenue la peau pâle de la jeune femme, déclenchant ses frissons et ses gémissements.

Avec une lenteur délibérée, il glissa sa paume de la hanche à la poitrine de Clarke, pressa son sein droit dans le creux de sa main tandis que sa bouche torturait le gauche. Elle gémit encore et cette fois, ce fut à son tour à lui de presser désespérément ses hanches contre son bassin.

Elle répondit à son assaut en relevant sa jambe droite et en l'accrochant à ses hanches. Il saisit tout de suite l'intention de la jeune femme et en un seul mouvement lâcha ses poignets pour venir soutenir ses fesses en la soulevant du sol.

Elle gémit de plus belle, prisonnière entre le poids de son corps et la porte, et il étouffa son cri d'un baiser langoureux et profond, accompagnant chacun des mouvements de ses lèvres par une pression de son bassin contre le sien. Elle passa ses mains dans ses boucles brunes et ne put s'empêcher de griffer son cuir chevelu, ce qui lui arracha à son tour un gémissement.

Il posa une de ses mains sur sa cuisse, tandis que l'autre la soutenait toujours, et remonta doucement le long de sa jambe, soulevant sa jupe, remontant sur ses fesses galbées et jouant avec l'élastique de son sous-vêtement. Avec une force qu'elle ne pensait pas avoir, elle frotta son pubis contre le sien, espérant qu'il comprendrait son besoin urgent de friction.

Il la laissa reposer ses pieds à terre et s'accroupit devant elle, descendant en même temps son tanga en dentelle noire le long de ses jambes. Elle fixa son regard sur lui, tremblante d'impatience et de curiosité. Tout son être brûlait et se demandait quel allait être son prochain mouvement.

Il la surprit encore une fois en remontant davantage sa jupe et en embrassant doucement son genou, puis sa cuisse, pour remonter ensuite ses lèvres plus haut, toujours plus haut, jusqu'à atteindre ses parties intimes. Il leva les yeux vers elle et la tendresse qu'elle y lut la désarma un instant lorsqu'il demanda :

— D'accord avec ça, Princesse ?

Incapable de parler, elle hocha simplement la tête et regarda la douceur de ses prunelles brunes virer à un désir intense et brut. Elle perdit le fil de ses pensées au moment où la bouche de Bellamy passa de l'intérieur de sa cuisse à ses lèvres.

Il l'embrassa doucement et son souffle se coupa. Puis, du bout de la langue, il se fraya un chemin jusqu'à son clitoris. Elle ne retint pas le cri de plaisir qui s'échappa de sa gorge et il grogna de satisfaction, redoublant d'ardeur. Sa langue était chaude et ses mouvements experts.

Clarke sentait déjà la tension familière précédent l'orgasme nouer son bas ventre dans un besoin désespéré d'exploser. Et il dut le sentir aussi, car c'est au moment où Clarke allait le supplier pour obtenir davantage de stimulation qu'il inséra un premier doigt en elle. Le "oui" qu'elle cria à cet instant sembla l'encourager, et il y ajouta un deuxième, accompagnant désormais les succions de sa bouche par les-va-et-vient de ses doigts. Jusqu'à ce qu'enfin, le plaisir la submerge toute entière. Un spasme la secoua et ses jambes tremblèrent, menaçant de ne plus la porter.

— Je te tiens, Princesse, laisse-toi aller.

Quelques secondes après que son orgasme l'ait engloutie, il ôta ses doigts et son vagin se serra presque douloureusement dans le besoin de plus. Elle grogna de frustration, déjà en manque de ce contact, et il laissa échapper un petit rire qui l'amena à sourire.

Elle reprit contact avec la réalité lorsque le jeune homme se releva et plongea ses yeux dans les siens avant de l'embrasser. Sur ses lèvres et sa langue, elle pouvait sentir le goût de ses propres parties intimes et, plutôt que de la repousser, cela l'excita encore davantage, bien qu'elle n'aurait pas cru cela possible.

Clarke le fit reculer de quelques pas tout en l'embrassant et il se laissa guider jusqu'à un petit canapé deux places installé dans la pièce. Lorsqu'elle sentit les jambes de Bellamy heurter le meuble, elle entreprit de défaire sa ceinture, puis de déboutonner et dézipper son jean avant de murmurer :

— À ton tour.

En un seul geste, elle abaissa son pantalon et son boxer jusqu'à mi-cuisse, révélant ainsi son membre tendu et gorgé par le désir. Elle repoussa le jeune homme et il tomba assis sur le canapé. Son regard de braise ne la quitta pas une seule seconde et elle le détailla, savourant chaque détail de son corps. Il continuait de l'observer lorsqu'elle se mit à genoux devant lui.

Se savoir ainsi scrutée dans chacun de ses gestes ne faisait qu'augmenter son désir pour lui. Elle enveloppa son pénis d'une main et ses testicules de l'autre, le caressa par mouvements lents. Il se mordit la lèvre inférieur pour étouffer un cri et pencha sa tête en arrière, les yeux fermés sous l'assaut du plaisir.

Satisfaite, elle ne perdit pas plus de temps et prit son membre dans sa bouche, ce qui lui arracha un autre gémissement. Sa respiration sembla se bloquer dans sa poitrine lorsqu'elle commença les va-et-vient de sa bouche.

Cependant, les festivités durèrent moins longtemps que ce qu'elle aurait voulu. Au bout de quelques minutes, la main qu'il avait glissé dans ses boucles lui fit lâcher prise et elle releva la tête lorsqu'il murmura :

— Princesse...

Elle fronça les sourcils dans une interrogation silencieuse. C'était rare qu'un homme lui demande d'arrêter ce genre de chose.

— Si tu continues comme ça, je ne vais pas tenir longtemps, expliqua-t-il.

Il libéra ses jambes de son pantalon et sortit un préservatif d'une des poches arrières de celui-ci.

— Et j'ai bien l'intention de te faire jouir encore une fois.

Clarke se releva et le laissa enfiler la protection. Une fois fait, il saisit une de ses mains dans la sienne et l'attira vers lui. Il était encore assis sur le canapé et elle passa ses jambes de chaque côté de ses hanches. Son pénis caressa doucement ses lèvres et son clitoris et déjà, la même tension que plus tôt se réveilla dans son bas ventre.

Bellamy souleva sa jupe et ses doigts s'enfoncèrent dans ses hanches lorsqu'elle se positionna au-dessus de son membre. Elle se laissa glisser le long de celui-ci et ils gémirent à l'unisson lorsqu'il pénétra en elle.

Le plaisir les submergea et, pendant une seconde, la tête leur tourna. Bellamy donna une nouvelle impulsion sur les fesses de la jeune femme et Clarke recommença son mouvement. Encore une fois. Et encore. Encore et encore. Jusqu'à atteindre un rythme rapide et intense. À chaque mouvement, Bellamy la pénétrait plus profondément et le plaisir était tel que leur baiser passionné perdit soudain de son sens. Il la serra contre lui avec force, changeant légèrement l'angle.

— Oui, juste ici ! cria-t-elle lorsqu'il atteignit ce point spécifique à l'intérieur d'elle qui lui faisait irrémédiablement voir des étoiles.

Un sourire satisfait s'étala sur le visage de Bellamy et elle l'effaça en embrassa une nouvelle fois ses lèvres, laissant jouer sa langue avec la sienne, jusqu'à ce qu'à nouveau, Bellamy rencontre ses hanches avec les siennes, et qu'elle perde toute notion de coordination.

Elle ne pouvait penser qu'au plaisir considérable qui la submergeait doucement, par vagues, de plus en plus hautes, de plus en plus fortes. Elle noua ses doigts à ses bouches brunes et il embrassa avec passion la peau de son épaule, puis sa clavicule, le creux de son cou, et enfin ce point si sensible juste sous son oreille. Elle gémit lorsque ses dents mordillèrent sa peau à cet endroit précis et il accentua la succion de ses lèvres. Il n'en fallut pas plus pour l'envoyer au septième ciel.

Lorsque le tsunami frappa, elle cria de plaisir et sentit les parois de son vagin se serrer avec force autour du pénis de son compagnon, qui, deux mouvements plus tard, la suivit dans un orgasme intense et fulgurant.


La musique filtrait toujours par les cloisons du bureau, mais cette fois-ci, le tambourinement dans les oreilles de Clarke venait bien du rythme précipité de son propre coeur. Bellamy laissa reposer sa tête sur sa poitrine et elle l'enserra de ses bras, laissant ses doigts jouer dans sa chevelure dans un mouvement mécanique et absent. Ils restèrent ainsi enlacés quelques minutes, le temps que leurs respirations erratiques et les battements frénétiques de leurs coeurs reprennent une cadence plus calme.

Enfin, lorsque Clarke se rendit compte que sa position avait coupé la circulation du sang dans ses jambes, elle se souleva en grognant et Bellamy l'aida à s'asseoir à ses côtés avant de se relever, de se débarrasser du préservatif et de s'habiller. Elle le regarda faire, essayant de déterminer laquelle des émotions qui se battaient en elle allait l'emporter.

La honte - sérieusement Clarke ? avec un inconnu dans le bureau d'un bar et complètement éméchée ?

La satisfaction - parce que c'est très certainement l'une des meilleures parties de sexe de ma vie.

La fierté - malgré mon état d'ébriété prononcé, j'ai quand même réussi à mettre la main sur l'un des plus beaux spécimens qui m'ait été donné de reluquer.

Finalement, quand parmi l'embarras, la quiétude et l'orgueil, aucun ne sembla l'emporter, elle décida de fermer son esprit et d'arrêter de penser - et remercia intérieurement son thérapeute de lui avoir enseigné la compartimentation de ses sentiments.

Elle saisit d'une main distraite les vêtements qu'il lui tendait et rencontra son regard. Pendant une seconde, elle ne sut qu'y lire et il lui apparut que les mêmes émotions qui la tourmentaient elle, se mêlaient également sous son crâne. Elle détourna les yeux et enfila rapidement son dessous ainsi que son top - qu'elle ne se souvenait décidément pas avoir ôté.

Enfin, ils se tinrent face à l'autre, elle debout devant le canapé, et lui appuyé sur le bureau, dans un silence gênant. Lorsqu'il leur parut clair que chacun attendait que l'autre parle, ils se raclèrent tous les deux la gorge et se lancèrent en même temps :

— Est-ce que tu vas me dire comment tu t'appelles, maintenant ?

— Je vais rentrer, il se fait tard.

Le regret étrangla immédiatement Clarke lorsque la question du jeune homme recouvrit ses propres mots. Elle avait essayé de se détacher de la situation, de ne pas s'investir émotionnellement, pensant qu'il s'agissait d'une histoire d'un soir et n'ayant pas envie d'espérer pour rien, et voilà qu'il lui demandait son prénom.

Elle se gifla intérieurement et s'apprêta à répondre lorsque la lueur de ses yeux bruns s'éteignit. L'éclat du regard du jeune homme changea du tout au tout. De chaleureux et doux, il passa à imperméable et froid et elle retrouva alors le barman qui l'avait servie en début de soirée. Elle comprit instantanément qu'il s'était désormais fermé, qu'il était trop tard. Le regret se transforma en remords.

Un étrange pincement serra sa gorge et son ventre lorsqu'elle se rappela qu'il s'agissait là de son dernier soir de travail au Grounder. Elle aurait aimé dire quelque chose, mais à part des banalités ridicules, aucune idée lumineuse ne germait dans son esprit alcoolisé et fatigué. Finalement, Bellamy rompit le silence en murmurant :

— J'imagine qu'on se retrouvera un jour où l'autre, Princesse.

Elle sourit devant cette idée et hocha la tête. Elle réajusta sa jupe, passa une main dans ses cheveux et se dirigea vers la porte sans un mot de plus. Elle fit tourner le verrou et posa ses doigts sur la poignée avant de l'ouvrir. Une main vint se poser sur le battant, l'empêchant de s'ouvrir et elle se tourna pour découvrir Bellamy juste derrière elle.

Sans qu'elle ne puisse réagir, il posa une main sur sa joue et ses lèvres sur les siennes dans un baiser doux et langoureux qu'elle aurait voulu ne jamais interrompre. Finalement, il rompit son étreinte et effleura à nouveau ses lèvres, pour une dernière caresse, légère et hésitante, avant de s'éloigner et de lui ouvrir la porte.

Interdite pendant quelques secondes, elle soupira et passa le seuil à regret. Une dernière pensée l'effleura lorsqu'elle quitta le Grounder :

Puissions-nous nous retrouver...


J'ai l'immense joie de vous offrir le tout premier SMUT de ma vie. Je suis toute angoissée à l'idée que des gens le lisent, alors PITIÉ dîtes moi ce que vous en avez pensé !

J'en ai pas trop fait ?

Est-ce que c'était poétique, doux et excitant à la fois ? Car c'est comme ça que j'aime lire les smuts.

C'est que je n'en ai jamais lu en français, alors bizarrement les mots me venaient en anglais, ce qui est bizarre car je suis 100% française haha.

Sinon, Bellarke Anatomy ça vous avait manqué ?

Des Bizouzoux