Et voilà le deuxième chapitre ! J'avais dit deux ou trois jours, mais bon, vous allez pas vous plaindre hein ?
Merci à tous pour vos reviews, follows et favoris ! Je n'ai pas eu le temps de répondre aux reviews, sorry !
Bonne lecture !
[Chapitre 2]
Harry en avait marre du 'Prince Ali Baba', l'agaçant gamin de rue déguisé ne le laissait pas tranquille un instant. Peu importe où Harry allait, le Prince Ali Baba réussissait à le trouver. Tout ce qu'Harry voulait, c'était un peu de paix et de calme et une tarte à la mélasse, mais noooon, il n'y avait rien à faire avec ce crétin pompeux.
« Grand Vizir Harry ! »
'Oh merde. Encore lui.'
Harry se retourna et marcha dans la direction opposée. Peut-être que s'il prétendait ne pas avoir vu Aladdin, il s'en irait.
« Grand Vizir Harry ! »
'Je n'entends rien.' Harry accéléra.
« Harry ! » Le Prince Ali Baba trottina jusqu'à lui et posa sa main sur son bras. L'épaule d'Harry s'affaissa de défaite.
'Merde. Je n'ai pas été assez rapide. Pourquoi moi ? Pourquoi ? Qu'ai-je fait pour mériter ça ?' Pleura-t-il son destin mentalement.
« Je vous ai cherché partout. » Dit le Prince Ali Baba, à bout de souffle. Harry le regarda d'un air vide.
« Je sais. » Dit-il, pince-sans-rire.
« Génial ! Venez, les domestiques nous ont préparé un pique-nique. Peut-être pourrions-nous apprendre à mieux nous connaître. » Sourit-il victorieusement.
« Pourquoi n'allez-vous pas voir ce que fait la Princesse Jasmine ? Peut-être qu'elle souhaiterait votre compagnie ? » Harry délogea la main du faux prince et continua à marcher.
Le 'Prince' rit et suivit le rythme d'Harry.
« Je préfère être en votre compagnie. » Harry roula des yeux.
« Bien. » Se renfrogna-t-il.
Le Prince Ali Baba sourit et ses yeux s'illuminèrent de triomphe. Il offrit son bras à Harry et Harry poussa un grand soupir avant de l'attraper. Espérons que ce pique-nique ne soit pas trop pénible.
-Deux heures plus tard-
'Oh Merlin, s'il vous plaît sauvez-moi. Ou au moins frappez cet homme agaçant avec votre bâton.' Gémit Harry intérieurement. Le petit pique-nique que le Prince Ali Baba avait organisé était en fait plutôt sympa, mais Harry aurait pu se passer de sa compagnie. Cet homme ne la fermait jamais. Il n'arrêtait pas de parler de son royaume, de ses richesses et de sa grandeur. Harry savait que c'était des conneries, mais il ne l'avait pas dénoncé. Il espérait toujours que même si Jafar était parti, Aladdin finirait avec la Princesse Jasmine.
Honnêtement, Aladdin n'était pas vraiment une mauvaise personne. En fait, Harry l'aimerait probablement davantage s'il cessait de mentir et disait simplement la vérité. La probabilité que cela se produise était cependant plutôt faible. Ca ne voulait pas dire qu'il sauterait sur Aladdin s'il disait la vérité. Nope. Harry ne voulait rien avoir à faire avec le petit garçon qu'était Aladdin. Même si le jeune homme avait eu une vie difficile, il avait cette naïveté qui dérangeait Harry.
Cela, ajouté au fait qu'Harry était bieeen plus âgé que lui mentalement… Eh bien, Aladdin n'avait pas beaucoup de chance.
Le Prince Ali Baba sourit à Harry en essayant d'attirer son attention. Harry cligna des yeux.
'C'est vrai, qu'est-ce qu'il disait ?'
« Retrouvez-moi sur votre balcon ce soir. J'ai une surprise. »
Les yeux d'Harry s'élargirent. Il se souvenait de cette scène du film. S'il faisait le tour de tapis volant avec Aladdin, alors Jasmine ne serait jamais intéressé par le rat des rues ! Il se mit immédiatement à bégayer une excuse.
« Euh...euh… Je ne peux pas, hm. J'ai des tâches de Grand Vizir à accomplir ce soir. Hm… Je dois y aller. Au revoir ! » Harry sauta sur ses pieds et partit du jardin en courant, laissant derrière lui un 'prince' déconcerté.
Le sorcier aux cheveux noirs courut jusqu'à sa chambre et claqua la porte derrière lui. Il glissa le long de la porte et soupira de soulagement. Puis il gémit et se frappa le front.
'Bon sang, qu'est-ce que je vais faire ? J'ai besoin de dévier son attention de moi et de la mettre sur Jasmine.' Il se cogna la tête contre la porte.
« Ca -bang- ne devrait -bang- pas -bang- arriver ! » Il grimaça et massa l'arrière de sa tête.
« Ow. »
-toc toc toc-
Harry se leva et jeta un coup d'oeil à l'extérieur.
« Oui ? » De l'autre côté de la porte se tenait le Capitaine de la garde, Razoul. Il avait l'air un peu inquiet.
« Je passais par là et j'ai entendu des coups. Ca va aller, Grand Vizir ? »
Harry rougit d'embarras.
« Euh… Ouais, je vais bien. Je fais juste...ce que le Grand Vizir a à faire. »
Le Capitaine Razoul eut l'air dubitatif et légèrement suspicieux.
« Vous êtes sûr ? Devrais-je entrer et vérifier ? » Le con poussa ensuite la porte et entra dans la pièce. Il sortit son épée et regarda autour de lui à la recherche d'un intrus.
Harry le regarda, choqué et un peu amusé. Il n'arrivait pas à croire que le Capitaine se permette d'entrer comme ça.
« Eh bien, vous prenez votre travail très au sérieux… » Dit-il en traînant des pieds, et son sourcil se leva quand le garde regarda sous son lit. Le Capitaine Razoul se redressa et hocha la tête.
« Il n'y a personne ici. »
« Vraaaaiiiiment. » Déclara Harry avec sarcasme. « Je vous l'aurai dit si vous me l'aviez demandé. »
Le Capitaine Razoul grogna et rangea son épée.
« Les coups ? »
« C'était moi qui détestais la vie. » Soupira Harry avec exaspération.
Le Capitaine grogna à nouveau.
« Je vous ai vu avec le Prince Ali Baba. »
« Non. » Corrigea Harry. « Vous avez vu le Prince Ali Baba avec moi. C'est un type obstiné. »
Le Capitaine regarda Harry et rétrécit les yeux.
« Vous ne lui rendez pas son affection. » Wow, est-ce qu'Aladdin était si flagrant que ça ? Oui, oui, il l'était. Tout aussi flagrant que Ron adorant les Canons de Chudley ou que l'obsession de Draco Malfoy pour ses cheveux.
« La seule chose que je lui rendrais serait une pierre au visage, ou mon pied, ou vous savez, n'importe quoi tant que c'est douloureux. » Dit Harry d'une manière inhabituellement joyeuse.
Le garde eut un petit rire. C'était plutôt un grondement, mais cela fit sourire Harry. Harry n'avait jamais entendu le Capitaine Razoul faire un bruit d'amusement si ce n'est… Eh bien, il ne l'avait jamais entendu faire de bruit d'amusement.
Comme c'était intéressant.
« Voulez-vous que je l'éloigne de vous ? »
Les yeux d'Harry s'élargirent à l'offre et il réfléchit au pour et au contre. Après un débat minime, il décida…
« Putain de merde, oui ! J'en ai marre de ce con ! Si jamais je vais dans la direction opposée à lui, éloignez-le ! Ca veut dire que je l'ai déjà vu et que j'essaie de m'enfuir sans courir. » Explosa-t-il.
L'explosion d'Harry fut récompensée par un autre de ces grondements de rire et un hochement de tête.
Une belle relation commença ce jour-là.
-Time Skip-
Harry marchait aussi vite qu'il le pouvait sans vraiment courir.
'Où est Razoul ?! A l'aide, Razoul ! A l'aide !'
« Grand Vizir Harry ! »
'Au secours !'
La chambre d'Harry était proche. Sa chambre était au bout du couloir. S'il pouvait juste y arriver…
« Harry ! »
'Je suis foutu.' Le Capitaine de la garde franchit le coin et des larmes de soulagement jaillirent des yeux d'Harry.
'Je suis sauvé !' Il tira un sourire au Capitaine qui le ramena à sa chambre, en sécurité. Il sourit et ferma la porte en entendant le Capitaine arrêter Aladdin. Il laissa échapper un petit rire.
C'était la troisième fois en deux jours que le Capitaine le sauvait. Harry était incroyablement ravi. Peu importait à quel point Harry était indifférent à Aladdin, le garçon ne pouvait tout simplement pas comprendre le message. Harry avait essayé de son mieux de pousser Aladdin vers Jasmine et Jasmine elle-même était intéressée par Aladdin. Harry pensait que c'était parce qu'Aladdin ignorait complètement son existence en faveur d'Harry. Harry ne savait toujours pas quoi faire. Peut-être que Razoul aurait quelques idées…
-Plus tard dans la soirée-
« Alors, Grand Vizir Harry, quels sont vos projets pour la soirée ? » Demanda Aladdin au dîner. Harry écarquilla les yeux.
Le Capitaine Razoul s'éclaircit la gorge et quitta sa place appuyer sur le mur.
« Le Grand Vizir Harry va passer en revue les plans de sécurité avec moi ce soir. »
'Je pourrais embrasser cet homme !' Pensa Harry avec soulagement.
« Oui, nous allons voir comment je pourrais utiliser ma magie pour renforcer les armures et tout ça. » Harry se leva brusquement.
« Rien ne vaut le présent. »
Les deux quittèrent la salle à manger.
Harry regarda le garde avec reconnaissance.
« Vous me sauvez la vie ! »
Razoul rit.
« Mais ça devient ridicule. J'ai besoin de détourner l'attention de ce garçon de moi. »
« Je pourrais toujours l'enfermer. » Offrit Razoul. Harry sourit.
« Je serais d'accord, mais je ne pense pas que les gardiens de prison apprécieraient sa compagnie non plus. » Razoul fit un rictus à Harry.
Harry soupira.
« Je n'ai rien de mieux à faire aujourd'hui. Je suppose qu'on pourrait revoir les plans de sécurité. » Razoul eut l'air surpris, mais acquiesça d'un signe de tête.
Deux heures plus tard, les armes des gardes furent charmées pour être incassables et toujours tranchantes. Harry se dit que demain, il travaillerait sur un charme pour les uniformes afin de leur donner un peu plus de protection.
Razoul le raccompagnait actuellement dans sa chambre. Ils arrivèrent à la porte et Harry l'ouvrit un peu à contrecoeur.
« Ca va aller, Grand Vizir ? »
« S'il vous plaît. Appelez-moi Harry, et oui, je vais bien. Mais je ne suis juste pas encore fatigué. Voulez-vous entrer un moment ? » Demanda Harry. Razoul lui jeta un regard curieux, mais hocha la tête et entra dans la pièce. Au grand amusement d'Harry, il vérifia minutieusement la pièce avant de faire signe à Harry d'entrer.
Harry gloussa.
« Vous savez que je peux prendre soin de moi, n'est-ce pas ? »
Razoul eut un rictus.
« Et pourtant, vous fuyez le prince superficiel. »
« Allez-y, acharnez-vous sur moi. Je jurerai qu'il y a un mouchard sur moi si ma magie ne court-circuitait pas ces maudite choses. » Harry fit la moue. Il s'assit sur le bord de son lit et s'effondra en arrière. Razoul resta debout.
« Je pourrais le convaincre d'abandonner sa poursuite. » Grogna dangereusement Razoul. Harry frissonna au son.
« Vous menaceriez un prince de son calibre ? » Demanda curieusement Harry en s'asseyant.
« Je le ferais. » Dit-il en regardant Harry dans les yeux et franchement, Harry le crut. Un frisson traversa Harry, laissant un sentiment qu'il ne reconnaissait pas tout à fait.
« Cela ne sera pas nécessaire. Faites-moi confiance. » Razoul hocha la tête et s'excusa pour retourner à son travail.
Ce n'est que lorsqu'Harry rampa dans son lit pour dormir qu'il reconnut ce sentiment. Celui de la luxure.
Les choses se compliquaient un peu.
« ...Nous sommes tout à fait sûrs que votre présence perturbera quelques petites choses. »
'Oh la ferme.'
