Hiccup et Snow

ou comment faire sa vie en dépit de tout le reste ?


Les personnages de cette histoire appartiennent à Dreamworks, Cressida Cowell et Williams Joyce. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


-Et pour finir, vous me lirez le traité page 142 et vous me rédigerez une petite note en me disant ce que vous en penser.

Des murmures ennuyés retentir dans toute la salle.

-Allez, ce n'est pas la fin du monde.

-Parlez pour vous, lui dit l'un de ses élèves. Ce n'est pas vous qui vous tapez un contrôle demain.

-Ça va vous prendre vingt minutes maxi.

Hiccup sourit à son élève.

-Mais si vous êtes jaloux, je peux aussi vous préparer un devoir pour demain.

-Non, ça ira...

Ses élèves sortirent de la classe et le concierge demanda à entrer.

-Je peux vider les poubelles ?

-Oui, allez-y.

Il remarqua qu'une de ses élèves, Cassandra Blake attendait sagement devant son bureau. Hiccup soupira intérieurement. Qu'allait-il devoir faire encore une fois pour pouvoir s'en débarrasser ? Cassandra était une gentille fille, et faisait tout pour avoir de bonnes notes dans sa matière. Mais elle avait aussi eu de malheur de tomber amoureuse de lui, s'il en jugeait par les rougissements dès qu'il la regardait et les questions plus qu'inutiles qu'elle venait lui poser à la fin du cours juste pour parler cinq minutes de plus avec lui.

-Monsieur, je peux vous poser une question ?

-Oui Cassandra ?

-J'ai... J'ai remarqué que vous portiez une bague.

Hiccup regarda l'anneau que son amant lui avait offert des années auparavant. Si au départ, il avait eu les doigts trop petits pour la mettre, aujourd'hui, elle s'accordait parfaitement à son annuaire gauche.

-Vous êtes marié ?

Hiccup soupira.

-Non je ne suis pas marié. Mais j'ai effectivement quelqu'un dans ma vie.

La jeune fille eut l'air de mal encaisser la nouvelle mais elle ne fit aucun commentaire. Elle lui souhaita une bonne journée et sortit de la pièce. Hiccup s'assit à son bureau et soupira.

-Eh beh dit donc, tu les fais toutes craquées.

Hiccup jeta un regard morne au concierge.

-La ferme, tu veux. Et fiches moi le camp.

Le concierge rigola et reposa la corbeille à papier qu'il avait. Il passa derrière Hiccup et fit glisser ses mains sur ses épaules, puis sur son torse.

-Je peux savoir ce que tu fais ?

-Ça s'appelle un câlin.

-J'ai du boulot. Et faut que j'aille manger avec Jack.

Il sentit l 'autre homme grogner dans ses cheveux.

-Eh bien tu te passeras de déjeuner.

Le concierge fit le tour de la chaise et s'installa sur les genoux d'Hiccup.

-Sans vouloir être méchant, tu es lourd.

-Là tu me blesses.

-C'est ça.

On frappa à la porte et Hiccup le fit descendre de ses genoux. Le concierge fit semblant d'être occupé alors qu'Hiccup ouvrit la porte.

-Salut, Hiccup, lui dit son collègue.

-Bonjour Jack.

-C'est toujours okay pour notre déjeuner.

Hiccup soupira, en se maudissant de céder une fois de plus.

-Non, j'ai encore du boulot, désolé.

Jack lui lança un pauvre sourire.

-C'est pas grave, une prochaine fois.

Hiccup lui sourit.

-Ouais, pas de problème.

Il referma la porte et se colla dessus en soupirant. Le concierge vint le voir et se mit à côté de lui en souriant.

-Ça c'est un vent.

Hiccup lui envoya un regard noir.

-Tu n'as pas des poubelles à vider ?

-Si.

Hiccup retourna à son bureau et se pencha sur ses devoirs de sa classe de terminales. Il entendit un clic et vit que le concierge avait fermé la porte à clé. Il se dirigea vers lui et s'assit sur le bureau, à côté de lui.

-Ça va pas ?

Hiccup ne répondit pas et se replongea dans ses papiers. L'autre homme soupira et lui força à relever la tête.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Rien... C'est juste qu'en ce moment, ça ne va pas.

-Qu'est-ce qui...

Puis il réalisa.

-C'est ton père ?

Hiccup soupira se passant une main sur le visage.

Il y avait quelques semaines, Hiccup avait reçu un message de l'hôpital dans lequel était son père pour lui annoncer que le cancer qu'il se traînait depuis plusieurs années avait finalement eut raison de lui. Et bien qu'il ait repris le contacte avec lui depuis quelque temps, ça lui avait un choc. Et il y était plus sensible qu'il ne voulait le paraître.

Son amant se mit à genoux devant lui et lui prit les mains. Il les caressa doucement en soupirant.

-Je ne sais pas quoi te dire Hic. J'aimerais tellement que tu sentes mieux.

Il soupira.

-Quand j'ai perdu mes parents, j'étais trop jeune pour bien comprendre, et j'ai très mal réagi. Et s'il n'y avait pas eu Aster... Et toi... Je ne sais pas comment j'aurai tourné aujourd'hui.

Hiccup soupira et sourit devant la tentative de son amant. Il se pencha vers lui et l'embrassa.

-Fais-moi juste un câlin.

Ils s'allongèrent sur le sol de la salle de classe et Hiccup l'embrassa.

Oui, il se souvenait très bien comment il avait repris le contacte avec son père. Àl'époque il travaillait dans un autre lycée, au début de son enseignement. Hiccup était devenu professeur d'histoire et Jack faisait la maintenance électrique. Et bien qu'ils aient signalé à la direction le fait qu'ils étaient ensemble, ils tenaient à ce que personne d'autre ne le sache. C'était leurs affaires, celle de personne d'autre, point. Mais ce jour-là, les autorités avaient débarqué dans la cafétéria alors qu'Hiccup y passait sa pause avec un café en lisant le journal, et que Jack y faisait de la maintenance, et l'avait arrêté. Même si Jack avait donné le nom qui était sur sa fausse carte d'identité (merci à Rustik qui avait choisi la voie du grand banditisme) à savoir Snow Overland, l'inspecteur qui dirigeait l'unité, Drago Bludvist avait expliqué qu'il suivait l'affaire depuis le début, et même si ça lui avait pris quinze ans, il avait enfin mis la main sur Jack Frost, le kidnappeur de mineur. Il lui avait passé les menottes mais Hiccup était intervenu. Il était hors de question qu'il les laisse embarquer Jack sans se battre.

-Une minute, avait-il dit. Étant donné que le mineur est majeur, maintenant, il y a peut-être prescription, non ?

-Cet homme est condamné pour détournement de mineurs, kidnapping et délit de fuite, lâcha Bludvist. Vous voulez vraiment prendre sa défense ?

-Oui.

-Et vous êtes ?

-Hiccup Horrendous Haddock, troisième du nom. Et vous voulez une preuve ?

Sans laisser le temps de répondre, Hiccup avait levé sa jambe prothétique et avait relevé le pantalon qui la cachait.

-Si vous connaissez Jack, vous me connaissez aussi. Vous savez que j'ai perdu ma jambe quand j'avais quatorze ans. Et pour l'information, il ne m'a pas kidnappé, je suis partis avec lui de mon plein gré.

-Attendez, vous... Vous avez fugué ? Avec lui ?

-On était jeune et amoureux, qu'est-ce que voulez que je vous dise.

-Amo... Mais vous n'aviez que quinze ans !

-Et aujourd'hui, j'en ai trente. Et je suis toujours avec. Alors vous pouvez peut-être m'accuser d'avoir été abusé à l'époque, mais pas encore quinze ans plus tard.

-Mais... Votre père...

-Mon père a décidé que Jack était l'Ante-Christ dès qu'il l'a vu. Il s'est même battu avec son père. Il a même pas cherché à le connaître, alors on est partis.

L'inspecteur Bludvist se tut un instant avant de déclarer.

-Toute ma carrière est basée sur cette enquête.

-Et bien votre carrière est basée sur une bourde.

Finalement, ils avaient été obligé de relâcher Jack et quand les deux amants comprirent que cette histoire les suivrait partout, ils avaient décidé de partir de ce lycée pour en trouver celui-là. Ils y travaillaient depuis lors, et il n'était pas rare que Jack vienne le voir, comme aujourd'hui, entre midis et deux. Ils s'enfermaient dans la classe d'Hiccup et discutaient, se faisaient des câlins pendant le déjeuner. Et comme son amant savait que la mort de son père l'avait attristé, il venait plus souvent le voir, en ce moment.

-Je l'aime pas, dit soudainement Jack.

-Qui ça ?

-L'autre.

Hiccup sourit contre son épaule.

-Jack Smith ?

-Je ne l'aime pas, ce type. Il est toujours à te tourner autour, ça me gonfle. En plus, faut que ce débile porte le même nom que moi.

-De un, il n'est pas débile. Et c'est pas de sa faute si Jack est un nom courant.

-Il aurait pas pu avoir un autre nom ?

Hiccup sourit et releva la tête. Il regarda son amant et l'embrassa tendrement.

-Au final, qu'est-ce que ce que ça peut faire, son nom ? C'est pas avec lui que je vis, non ?

-Ouais, je sais... Mais bon, on sait jamais.

-Attends, t'es entrain de te dire que je vais me barrer avec lui, là, non ?

Jack lui lança un regard révélateur.

-C'est pas vrai... Chéri, ça va faire près de vingt ans qu'on est ensemble. Comment tu peux croire que je vais partir avec le premier venu ?

Jack soupira.

-J'imagine que les veilles habitudes ont la vie dure.

Hiccup soupira et l'embrassa pour lui faire taire ses bêtises.

On les interrompit en frappant à la porte. Hiccup soupira et alla ouvrir. C'était le directeur.

-Haddock ?

-Monsieur North ?

North regarda dans la pièce et aperçut Jack.

-On vient de nous communiquer qu'une tempête de neige nous atteindrai d'ici deux heures. Alors on a annulé tous les cours de l'après-midi et on expédie tout le monde chez soi. Les étudiants sont déjà informés, et sont pris en charge par leur parent. Je dois prévenir tous les enseignants et membre du personnel.

-On rentre, dans ce cas. Je passe vite fait en salle des profs pour récupérer mes copies, et on va y aller.

North hocha la tête et commença à partir.

-N'oubliez pas de prévenir les enseignants sur votre chemin, je ne sais pas si j'aurai le temps de tous les prévenir.

-Pas problème, monsieur.

North les laissa et Hiccup attrapa sa sacoche de travail pour y ranger ses papiers. Ils sortirent de la classe et se dirigèrent vers la salle des profs.

-Fais chauffer la voiture, lui murmura Hiccup, j'en ai pour deux secondes.

Jack hocha la tête en partant.

Hiccup entra et les autres professeurs lui demandèrent s'il était au courant pour l'évacuation. Il répondit que oui et se dirigea vers son casier. Il l'ouvrit et récupéra des copies qu'il devait corriger. Jack Smith vint le voir.

-Tu vas rentrer comment ? Tu n'as pas le permis, je crois ?

-Non, mais on vient me chercher.

-Tu sais... Tu n'es pas obligé de faire déplacer quelqu'un, si tu as besoin, je peux te ramener.

Hiccup ferma son casier en soupirant. Comment lui faire comprendre un gros NON en douceur ?

-C'est bon, je te dis.

-Ça me dérange pas, c'est sur mon chemin.

-On m'attend déjà. À la prochaine.

Il sortit de la salle et rejoint Jack dans la voiture. Il démarra et prit la nationale qui s'avérait être complètement bouchée. Les embouteillages avaient tendance à rendre Jack nerveux, alors ils sortirent par la première sortie disponible.

-Tu sais qu'on ne va pas chez nous, commenta Hiccup.

-Je sais. On va faire le tour, c'est pas grave.

Mais ils n'eurent pas le temps de reprendre la route qui allait chez eux et se retrouvèrent vite pris de vitesse par la tempête et furent obligés de s'arrêter sous un pont pour se protéger de la neige.

-'Tain, pesta Jack. Il avait bien dit deux heures, non ?

-Ça fait déjà une heure et demie.

Jack soupira. Il jeta sa tête sur l'appuie-tête et puis sourit.

-Qu'est-ce qu'il y a? Demanda Hiccup.

-Rien... Je repensais juste à la première fois qu'on s'est trouvé coincé sous la neige.

Hiccup sourit à son tour.

-C'était bien.

Il se tut un moment et demanda.

-On se met sur la banquette arrière ?

Jack haussa un sourcil, puis un sourire grognard étira ses lèvres.

-On a déjà trop froid, monsieur Haddock ? On a besoin de la chaleur de mon corps ?

-J'ai juste envie de m'allonger contre vous, monsieur Frost. Mais si vous ne voulez pas, j'irai m'y installer tout seul.

Il détacha sa ceinture et passa entre les deux sièges avant. Jack le rejoint rapidement. Jack s'allongea et Hiccup se posa sur lui, la tête sur son cœur, entouré par les bras du concierge.

-Cette bagnole est définitivement trop petite.

-Elle est à la bonne taille, je trouve.

-Parle pour toi, maigrichon. J'ai la moitié du dos dans le vide

-Si tu n'étais pas une montagne de muscles, aussi.

-Montagne, tout de suite...

Hiccup sourit et ferma les yeux. Il pourrait rester ici toute sa vie.

Et finalement, c'est ce qu'il faisait, depuis presque vingt ans. Après avoir acheté la caravane, ils étaient resté caché pendant plus d'un an. Ils se plaçaient dans des endroits peu fréquentés, les terrains à l'abandon, les forêts. Hiccup s'inscrivait généralement à la bibliothèque du coin et continuaient ses études en lisant les livres scolaires qu'il avait à sa disposition. Puis, quand il fut enfin majeur, ils relâchèrent leur surveillance. Jack trouva un job de caissier dans une supérette le temps qu'Hiccup passe son bac en candidat libre. Il avait insisté pour que Jack le passe aussi, mais le plus vieux avait déclaré que les études ne l'avaient jamais intéressé, et qu'il préférait faire des petits boulots sans intérêt qu'il savait pertinemment qu'il ne garderait pas éternellement. Il avait ajouté qu'il était de toute manière plus intelligent que lui, et que s'il y en avait bien un des deux qui méritaient de faire des études, c'était bien Hiccup. Puis le temps avait passé, Jack avait repris le contacte avec Aster (qui ne s'était pas privé pour lui passer une soufflante avant de lui avouer qu'il lui avait manqué) et Hiccup avait finalement passé son concours de prof d'histoire qu'il eut haut la main. Ils avaient fini par revendre la caravane et s'étaient installé en appartement quand ils eurent leur premier travaille au lycée. Puis, quand Drago Bludvist les avait retrouvés et avait fini par supprimer définitivement l'avis de recherche de Jack, Hiccup avait appelé son père. Stoïk avait été surpris, puis énervé et finalement soulagé de savoir que son fils allait bien. Et Hiccup avait appris que son père avait un cancer. Et il l'avait enterré un mois et demi avant.

Il remit les pieds sur terre quand la main de son amant se perdit dans ses cheveux.

-Au fait? Demanda-t-il. Je n'ai jamais su... La fois où on était coincé... Avec la cabane, et tout... Pourquoi tu m'as embrassé, et le reste. Tu ne m'as jamais dit pourquoi tu l'avais fait.

Jack soupira et au son de sa voix, Hiccup su qu'il souriait.

-Tu étais tellement mignon, avec ton air perdu et tes raisonnements logiques. Tu sortais tout un tas de faits scientifiques ou historiques pour tous justifier. Et quand tu étais face à quelque chose que tu ne comprenais ou ne connaissais pas, tu rougissais. Tu es tellement mignon à vouloir tout savoir.

-Même la première fois ?

Jack laissa un grognement échapper.

-Cette fois-là... Putain, je ne pensais pas que tu aurais été aussi loin.

-Je te voulais, sourit Hiccup.

-Et tu m'as eu.

Hiccup rigola. Oh ça, pour l'avoir, il l'avait eu. Et même si le trajet en voiture qui avait suivi avait été douloureux, il n'avait jamais rien regretté.

-Et toi ? Tu m'as jamais dit pourquoi tu m'avais laissé t'embrasser.

-Oh, ça... Comment dire. Je trouvais qu'anthropologiquement, je pouvais te laisser faire.

-Attend... Quoi ?

-Une relation commence quand on a conscience de suffisamment de facteurs décisifs sur la personne pour avoir une idée de la réussite de la relation. Et comme, juste avant, on avait parlé, du fait que tu n'as jamais fait de prison, de ton accident, du mien, et de tes parents.

-Et du fait que tu te brosses les dents sous la douche.

-... Voilà. J'estimais que je pouvais essayer une relation avec toi.

-... Notre couple est basé sur une étude que tu as lue... C'est ça que t'es entrain de me dire ?

-À la base, oui. Mais il y avait aussi un autre facteur que je n'ai pas pris en compte, et qui m'est tombé dessus sans que je ne m'en rende compte.

-... Je sens que je vais le regretter, mais quel facteur ?

-Le facteur Jack.

Hiccup se redressa.

-Franchement, si ça n'avait pas été toi... Avec ta retenue, ton désir de ne pas me blesser, et le fait incontesté que tu étais fou de moi, je ne pense pas que ça aurait marché.

Il soupira.

-J'ai jamais intéressé personne. Et que je t'intéressais toi, qui avais déjà vu pas mal de chose, ça m'a interpellé. Et puis...

Il laissa glisser sa main sur son torse et lui murmura d'une voix plus câline.

-Tu m'as fait découvrir tellement de choses...

-Si tu avais eu quelqu'un d'autre, tu aurais aussi découvert c'est chose.

-Peut-être. Mais en attendant, c'est avec toi que je les ai découvertes. Et franchement...

Hiccup se mis au-dessus de lui et l'embrassa langoureusement.

-Quand je vois à quel point tu m'aimes, je n'ai pas envie de te changer pour n'importe qui d'autre.

Jack cacha tant bien que mal le rougissement qui montait dans ses joues alors qu'Hiccup réfléchissait. Il se dit que finalement, si on lui avait dit dès le départ comment tournerait sa vie, il ne l'aurait pas cru. La première fois qu'il avait vu Jack, il n'aurait jamais pensé qu'il aurait pris une place aussi importante dans sa vie. Que quand il l'avait croisé, des années au auparavant, dans la petite bibliothèque de son lycée, il vivrait encore avec lui des années plus tard, Hiccup ne l'aurait pas cru. Comment aurait-il pu ? Ils avaient l'air tellement différents. Mais dans le fond, c'est ce qui faisait leur force. Quand un problème se posait, ils finissaient toujours par le résoudre. Comme la fois où Jack avait cru qu'il le trompait de nouveau parce qu'il avait trouvé une bague dans les affaires d'Hiccup.

-Nan, mais tu te fous de moi ?

-Quoi ?

-C'est qui cette gonzesse ?

-Mais de quoi tu me parles ?

Hargneusement, Jack avait lancé un écrin bleu foncé devant Hiccup.

-La bague de fiançailles que t'as acheté. C'est pour quelle pute, au juste?

Hiccup soupira et Jack enchaîna.

-Putain, mais c'est pas vrai ! J'arrive pas à le croire ! Mais bordel, c'est avec qui... Avec Astrid, c'est ça ? Tu me trompes avec Astrid et tu vas te barrer te marier avec elle ?

Hiccup, habitué aux élans jaloux de son amant, le laissa dire pendant près de quinze minutes tout en finissant de lire son journal. Puis, Jack avait fini et avait pris son manteau pour partir. Et ce n'est qu'à ce moment là qu'Hiccup parla.

-Eh, Jack ?

-Quoi ? Avait craché le concerner.

Hiccup s'était levé et avait été le rejoindre près de la porte.

Il avait ouvert l'écrin, et en sortit la bague. Jack ouvrit la porte pour partir mais Hiccup lui tint la main. Il glissa de force la bague à son annuaire gauche, à l'endroit où était la sienne, et partit se réinstaller sur son fauteuil en attendant que Jack percute. Il avait presque une minute avant de revenir le voir, s'agenouiller devant lui et lui prendre la main en implorant son pardon. Hiccup avait souri et lui avait accordé, comme toujours, et Jack avait passé la nuit à se faire pardonner.

Finalement, leur vie à deux se passait bien. Il y avait des hauts et des bas, mais jamais Hiccup n'avait regretté de le laisser l'embrasser, ce jours enneigé, pensant ces vingt dernières années. Jamais il n'avait regretté quoi que ce soit.

-À quoi tu penses ? Demanda Jack en caressant ses cheveux affectueusement.

Hiccup sourit.

-Que je suis un foutu chanceux.

Jack rougit et Hiccup ne put s'empêcher de sourire.