Bonjour à toutes et à tous! Voici le prochain chapitre! Merci à vous de me suivre ;)

Edas44 ta supposition est intéressante, je te laisse lire ce chapitre et voir si tu persiste ou non dans ton analyse^^

Bonne lecture!

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Lorsque je ressors de la salle d'eau, je vois Louveteau fureter sur mon téléphone à la recherche d'une musique à passer. Je lève les yeux au ciel tandis que les premières notes de Despacito retentissent.

-Quoi? Tu m'as dit de faire comme je voulais!

Je me recouche sur le lit à ses côtés en fermant les yeux. Cette musique est notre musique et je profite du moment.

-Qu'est-ce qui se passe Ourson? Me questionne-t-elle.

J'ouvre les yeux et la regarde d'un air interrogateur.

-Tu crois que je n'ai pas remarqué que tu es d'humeur maussade? Aller balance. Poursuit-elle.

-Princesse et moi nous nous sommes embrassées... Je lâche le morceau.

-Quoi? Tu te moques de moi là! S'exclame mon amie.

Je reste silencieuse devant son air insistant. Je soupire profondément.

-En soi, c'est elle qui m'a embrassé la première. Je lui ai juste rendue son baiser. Je précise.

-Mais tu n'aurais même pas dû lui rendre! C'est fou ça, tu oublis tout le mal qu'elle t'a fait? Elle t'a déjà brisé le cœur à deux reprises!

-Il y a eu des bons moments aussi, tout n'est pas tout noir ou tout blanc. Je nuance.

3 ans plus tôt.

Je relis le texto que j'avais reçu quelques minutes plutôt. Princesse ne devait plus tarder à arriver. J'étais étonnement stressée par cette rencontre. Il faut dire que nous ne nous étions pas vu depuis plus de deux ans.

Elle m'avait expulsé de sa vie sans explications du jour au lendemain juste avant les examens de ma première année de licence. J'avais bien sûr essayé d'en savoir plus sur son choix, mais elle avait été très vague puis ne m'avait plus jamais répondu. 1 an et demi plus tard, elle m'avait envoyé un message sur messenger pour me souhaiter un bon anniversaire. J'avais été choquée de recevoir des nouvelles d'elle, moi qui pensais ne plus jamais entendre parler de mon ancienne plus proche amie. Evidemment, lorsqu'elle s'était décidée à revenir vers moi, je n'avais pas pu me résoudre à jouer l'indifférence.

Nous avions renoué le contact, retrouvé la simplicité de nos échanges. C'était comme avant et j'en étais vraiment heureuse. Je lui racontai que je sortais avec jeune femme merveilleuse, Blondie. Elle sembla heureuse pour moi même si je décelais par-ci par-là de la tristesse voir même de la jalousie en elle.

Nous avions convenu de nous voir durant l'été puisque nos emploies du temps ne nous permettaient pas de le faire plus tôt. J'étais rentrée dans ma famille pour la période estivale, non loin de Nancy où résidait Princesse. Ainsi je pouvais venir passer la journée en sa compagnie de temps en temps.

-Désolée pour le retard! Je ne trouvais plus mes clés. S'excusa Princesse en arrivant à ma hauteur.

-C'est pourtant moi l'habituelle retardataire. Je blaguai pour essayer de combattre mon stresse.

Nous dissertions sur toutes les fois où j'étais arrivée en retard pendant que nous nous dirigions vers l'aquarium.

Elle m'avait tannée durant des semaines pour y aller et j'avais fini par accepter d'y aller avec elle.

Une fois dans le bâtiment, elle se fit ma guide spontanément. Elle ressemblait à une petite fille le jour de noël lorsqu'il est temps d'ouvrir les cadeaux. Je la trouvais magnifique, rayonnante, fabuleuse tout simplement. Tout l'amour que j'avais éprouvé pour elle, adolescente, me revenait de plein fouet.

Je la taquinai tout le long de la visite, espérant déclencher un de ses sourires que j'aimais tant. Nous étions à l'étage du bâtiment où se trouvait un musée d'histoire naturelle. Elle s'extasiait devant les différents animaux pendant que je le suivais distraitement.

-Ho regarde! Un éléphant!

-Savais-tu que les éléphants vivaient près de 70 ans? Je lui expliquai, dans une veine tentative de l'impressionner.

-Tu regardes trop ARTE, Lexa. Rigola Princesse.

Elle avait toujours aimé me taquiner sur ma passion pour les chaînes historiques ou documentaires.

Nous poursuivîmes la visite puis décidâmes de nous rendre dans le petit parc non loin de là. Je m'assis sur le banc et tapota du plat de la main la place à côté de moi. Elle me rejoignit et posa sa tête sur mon épaule comme elle l'avait fait des années plus tôt dans l'avion qui nous ramenait d'Italie. Nous rîmes et parlâmes durant des heures de choses anodines. Puis je me décidais enfin à poser la question qui me brûlait les lèvres depuis deux ans.

-Pourquoi es-tu partie? Questionnais-je.

Je n'avais pas besoin de préciser mon propos, elle savait de quoi je parlais et devait certainement s'attendre à ce que je lui pose cette question.

-C'était compliqué. Nous nous disputions bien trop souvent et je ne le supportais plus. De plus je... Elle laissa la fin de sa phrase en suspens.

-Tu...quoi? Je la relançai.

-Je ne comprenais pas ce qu'il se passait entre nous. On ne va pas se mentir, notre relation amicale était particulière et je me posais des questions sur nous.

-Tu veux dire que je te plaisais? Je demandais ébahie.

-Je n'en sais rien, ça remonte à si longtemps.

-Et maintenant, que ressens-tu pour moi?

-Ne fais pas ça, Lexa. Tu as une copine, je ne serai pas une briseuse de couple. Répliqua Princesse.

Elle avait raison bien sûr. Le pire était que j'étais très amoureuse de ma copine et que je me sentais bien avec. Je n'avais aucune raison de chercher à séduire mon ancienne meilleure amie.

-Que fait-on alors? Je demandai pour m'assurer que nous soyons sur la même longueur d'onde.

-On reste amies. Les meilleures amies du monde! Fit-elle en me serrant dans ses bras.

Laissant mon souvenir de côté, je me concentre à nouveau sur Louveteau.

-Elle avait de bon côté aussi. J'ajoute.

Louveteau ne dit rien, dubitative. Nous restons un moment silencieuses puis je me décide à briser ce silence pesant.

-Quand est-ce que tu retournes dans ta chambre? Je la questionne avec un sourire.

-Tu me mets déjà dehors! Réplique-t-elle, faussement offensée.

-Non, mais je te rappelle qu'Octavia a prévu un truc cet après midi dans moins de trente minutes.Je réponds après avoir regardé ma montre.Et tu es encore en pyjama...

-Ho oui c'est vrai! Je vais voir si ma squatteuse est partie.

Alors qu'elle s'apprête à partir, elle se retourne vers moi.

-Au fait, j'étais venue te dire quelque chose, pas seulement me cacher dans ton lit.

Je la regarde avec un air interrogateur pour l'encourager à poursuivre.

-J'ai discuté avec Octavia hier soir. Elle s'inquiète pour toi. Elle trouve que tu ne fais aucun effort pour t'intégrer, que tu restes un peu trop dans ton coin. Je pense qu'elle va te prendre à par pour t'en parler. M'explique Louveteau.

-Depuis quand es-tu devenue si proche de MON amie? Je rétorque.

-Moi je te dis ça c'est pour toi. Si tu ne veux pas un sermon, tu devrais faire des efforts cet après-midi. Me conseille-t-elle avec gentillesse.

Je la remercie silencieusement pendant qu'elle se détourne. Elle sort de ma chambre alors que je mets mes chaussures. Je ferme la porte de ma chambre et m'engouffre dans le couloir en repensant à ce que m'a dit mon amie. En un sens elle n'a pas tord, je n'ai pas vraiment fait d'effort. Mais d'un autre côté je n'ai jamais été très sociable et cela Octavia le sait. Néanmoins je ne veux pas l'inquiéter et encore moins subir l'une de ses tirades sur mon asociabilité chronique alors je me promets de faire une peu plus connaissance avec les autres invités. Je descends les escaliers et me rends dans la cuisine pour chiper quelque chose à manger. Je suis affamée.

Une fois à destination, je m'assure que je suis seule et ouvre le réfrigérateur. Je prends de quoi faire un en-cas rapide et pose le tout sur le plan de travail.

-Vous jouez très bien du piano. Me lance une voix enjouée pendant que je sursaute et fait tomber le couteau que j'avais à la main.

Je me rends compte que sous le coup de la surprise je me suis coupée la main entre le pouce et l'index.

-Ho non excusez-moi, je suis vraiment désolée. Déclare l'importune.

-On ne s'excuse pas soi-même, vous-savez? Je lui réponds avec un sourire pour la rassurer. Ce n'est rien je vous assure.

Je prends le temps de la détailler. C'est la fille de la tante d'Octavia, celle qui était sur le parking la veille et qui m'a apporté une serviette pour me sécher après mon bain de minuit. Elle est assez jolie et ses cheveux teints en rouge font ressortir ses yeux bleus. Sans que je ne sache où elle a trouvé cela, elle me tend un pansement que j'applique sur ma la remercie d'un hochement de tête.

-Vous disiez m'avoir entendu jouer du piano? Je la relance en essayant de faire la conversation.

-Oui, hier soir. Enfin ce matin, enfin dans la nuit quoi...Je descendais me chercher un verre d'eau quand j'ai entendu une douce musique provenant de la bibliothèque. Me raconte la jolie jeune femme.

-Et la curiosité vous a poussé à venir voir de quoi il en retournait. Je poursuis.

-Oui... ne m'en veuillez pas, c'était si beau!

Son enthousiasme me fait rire. Au final peut être qu'Octavia a raison, je devrais vraiment faire des efforts pour apprendre à connaître d'autres personnes. Me faire de nouveaux amis n'est peut être pas une si mauvaise idée que cela.

Je perds mon sourire lorsque je vois une nouvelle personne arriver dans la pièce.

-On peut parler Lexa? Me questionne Princesse.

La fille aux cheveux rouges semble comprendre qu'elle est de trop et quitte la pièce.

-Je ne pense pas avoir quoique ce soit à te dire. Je rétorque.

Je n'ai pas vraiment apprécié qu'elle me laisse en plan après m'avoir embrassé dans la bibliothèque.
Je retourne à la préparation de mon sandwich en faisant mine de ne pas me soucier d'elle. Peut-être que si je l'ignore assez, elle s'en ira.

-Lexa, ne fais pas l'enfant s'il te plaît. On a besoin de parler. Dit Princesse en s'approchant de moi.

Elle est juste à côté de moi. Je perçois son odeur enivrante lorsqu'elle se penche vers moi pour effleurer mon bras du bout des doigts. Un frisson me parcourt, c'est dingue l'effet qu'elle peut me faire.

-Tu es en retard de 3 ans Princesse.

Sur ces mots, je quitte la cuisine avec mon en-cas en main. J'éprouve une certaine jubilation à la laisser planter là. Cependant, même si ma voix n'a pas tremblé en disant cela, moi je sais les efforts monumentaux que j'ai dû faire pour partir loin d'elle.

Je sors du chalet et vais m'asseoir sur une grosse pierre au bord du lac. Je déguste mon sandwich, enfin contente de me sustenter. Toutes ces émotions m'ont creusé l'appétit.

Les invitées affluent peu à peu sur le semblant de plage où j'ai décidé de m'asseoir. Je finis de manger lorsqu'Octavia arrive.

-Aller les filles on se rassemble! Bien, tout monde est là? Ok on commence. Débute la future mariée. La cérémonie est pour ce soir, mais cet après-midi on vous a prévu une petite activité pour bien se dépenser avant de se gaver avec le repas de mariage.

Je l'écoute distraitement pendant son petit discours, trop occupée à chercher Louveteau des yeux. Je me demande bien où elle peut être. Je lève d'un coup la tête vers mon amie lorsqu'elle annonce que nous allons faire du canoë sur le lac. Je remarque alors seulement que les petits bateaux sont amarrés un peu plus loin sur la plage.

-Pourquoi les garçons ne sont pas avec nous? Je demande.

-Lincoln les a emmené faire une randonnée en quad. M'explique la future épouse.

Je suis indignée. Moi aussi j'aurais bien voulu aller faire un tour de quad plutôt que d'aller faire du canoë. Cependant malgré mes protestations, je ne semble pas parvenir à convaincre mon amie de me laisser m'en aller pour rejoindre la randonné.

Je soupire pendant qu'Octavia annonce les binômes pour l'activité.

-Stéfanie avec Laura. Louveteau avec Gaïa. Tante Lydia avec Mamie Susane. Blondie avec Lexa. Patricia avec...

Je n'écoute plus les noms qu'énumère ma soi-disant amie. Je patiente le temps qu'elle finisse puis la prends à part.

-C'est une blague O? Tu m'as mise avec Blondie?! Je chuchote en grinçant des dents.

-Ho arrête ne fais pas cette tête. Je suis sure que ça va bien se passer et puis ça vous donnera une occasion de discuter un peu. Tu lui manques. M'explique mon amie.

Elle se détourne pour rejoindre sa binôme, une cousine à elle. Je m'approche de mon exe qui a déjà les pieds dans l'eau. Je ne sais pas trop ce que j'éprouve en ce moment. Je suis partagée entre l'envie de passer du temps avec elle et le besoin de m'éloigner pour ne pas replonger dans mon passé.

Je finis par la rejoindre et nous embarquons dans le canoë. J'enfile mon gilet de sauvetage pendant en même temps que Blondie. Nous ramons silencieusement pendant un moment jusqu'à ce qu'elle se décide à parler. Elle n'a jamais aimé le silence.

-Je vois bien à ta tête que tu n'es pas heureuse de faire du canoë mais je t'assure que je ne le renverserais pas à l'eau! Tente de blaguer Blondie.

-Vraiment? Tu serais pourtant trop contente de me voir en t-shirt mouillé. Je réplique en souriant.

Nous discutons joyeusement de la fois où nous avons fait une bataille d'eau dans la maison de ses parents un été. J'avais fini trempée et pour me venger je lui avais déversé un seau d'eau sur la tête.

-Qu'as-tu prévu pour le reste de tes vacances? Je lui demandais pour faire la conversation.

-Hum... je descends dans le sud pour voir mes sœurs et puis je vais bosser un peu sur deux ou trois idées. L'école veut monter un projet théâtre et je cherche quelle pièce choisir. Me raconta Blondie.

-Roméo et Juliette, évidemment! C'était ma pièce de théâtre favorite.

-C'est bien trop triste pour des enfants de 10 ans Lexa! Rigola-t-elle. Et puis je ne suis pas sûre que les gamins de ma classe apprécient beaucoup Shakespeare.

-Sottises! Il n'y a pas d'âge pour du Shakespeare. Et puis qui n'aime pas les histoires d'amour impossibles.

Nous nous sourions. Elle aimait bien se moquer de mon côté fleure bleue lorsque nous étions ensemble. Blondie me retourne ma question.

-Lecture, sport, un peu de visites dans le coin. Je vais voir ma famille aussi, ma mère ne cesse de me demander quand est-ce que je me décide enfin à venir lui dire bonjour. Ah et bien sur, je vais passer du temps avec Louveteau comme chaque année.

Lorsque je dis ces mots, je la vois froncer les sourcils.

-Tu penses toujours autant de temps avec elle? Me demande-t-elle avec une pointe de jalousie dans la voix.

-Oui.

4 ans plus tôt.

J'étais assise sur la canapé de l'appartement de Blondie. Il faisait plutôt chaud en cette fin d'après midi de printemps. Je lisais mes mails pendant que ma petite amie préparait son concours de professeur des écoles. C'était les vacances d'avril, j'enseignais depuis septembre dans une classe de cm2 du Bas-Rhin. Un message attira particulièrement mon attention. Je le lis rapidement pour en prendre connaissance. C'était une proposition d'emploie.

-Regarde-ça. Je montrais mon ordinateur à Blondie.

-Tu comptes partir en Angleterre? Cria ma petite amie, estomaquée.

-Non, non mais c'est une offre intéressante quand même. Tu as vu le salaire?

Le poste de préceptrice qu'on me proposait était plus qu'alléchant mais je ne comptais pas abandonner ma vie ici et encore moins celle que j'aimais.

Je déposai l'ordinateur sur la table basse en face de moi et attirai ma copine sur mes genoux. Elle avait un air bougon et j'entrepris de la dérider au moyen de petits baisers savamment posés le long de son cou.

Pendant que je commençai à caresser son corps, mon portable vibra. Blondie se pencha pour l'attraper.

-Laisse donc cela, on est occupée. Je tentai de la recentrer sur moi et non sur mon SMS.

-Vas dire ça à ta canadienne. C'est dingue ça, elle ne peut pas te laisser 5 minutes tranquille? S'énerva-t-elle en se levant.

Elle me lança mon téléphone et je le réceptionnai habillement. Je lis le message, un simple petit message pour me demander comment j'allais. Rien de bien méchant.

-Ne sois pas jalouse voyons, ce n'est rien. Dis-je pour la raisonner.

-Rien? Vraiment?! Cette fille ne te lâche pas. Je suis sûre qu'elle est amoureuse de toi!

Elle criait à présent pendant que je soupirais d'exaspération. Les disputes de ce genre ne cessaient de se multiplier et j'en avais assez.

-Tu dis n'importe quoi. Tu sais bien que c'est toi que j'aime. Je la rassurai, convaincue qu'elle s'emportait bien trop pour rien.

-Ah oui? Tu m'aimes. Et à combien de filles as-tu dit cela avant moi? Me demanda-t-elle avec venin.

-Tu sous-entends quoi là?

Je n'étais pas bien sur de comprendre où elle voulait en venir.

-Oh ne prends pas cet air offusqué. Tu t'es tapée la moitié de la ville!

S'en était trop pour moi. Ce n'était pas la première fois qu'elle abordait ce sujet, me faisant passer pour une traînée. Je reconnaissais avoir eu beaucoup d'aventure par le passé mais ses mots me blessés tout particulièrement. J'étais jeune et responsable, je n'avais pas honte de mon passé sulfureux. Je ne supportais plus ses crises infondées, ni ses reproches qui me heurtaient. Je ne répondais jamais à ses provocations. Lorsqu'elle était en colère, elle ne mâchait plus ses mots. J'avais subit des tonnes et des tonnes de disputes, la laissant déverser sa colère contre moi sans broncher jusqu'à ce qu'elle se calme mais cela suffisait.

Je me levai et pris ma veste en me dirigeant vers la porte.

-On peut savoir où tu vas là?

-Prendre l'air. Tu te calmeras peut-être ainsi.

-Si tu passes cette porte, ce n'est pas la peine de revenir. Me prévint-elle.

J'hésitai un instant. Puis franchis le pas sans me retourner.

Je m'ébroue pour chasser de mon esprit ce souvenir. Je contemple le paysage autour de nous. Nous sommes au milieu du lac, un autre binome est un peu plus loin sur la droite. Je reconnais une sœur d'Octavia, Marie, ainsi que la fille que j'ai vu plutôt dans la cuisine.

-Je suis désolée. Je n'ai aucun droit de te faire ce genre de remarque. S'excuse Blondie.

Je hoche la tête en guise d'acceptation de ses excuses.

-J'ai changé tu sais? J'ai travaillé sur ma jalousie. Me confit-t-elle.

Voyant que je ne l'interromps pas elle poursuit.

-Tu m'as manqué ces dernières années. J'ai vraiment été conne. Est-ce que tu penses que...que tu pourrais me redonner une seconde chance? Me demande-t-elle fébrilement.

-Blondie...Je commence sans vraiment savoir que dire.

Son idée est alléchante. Nous avons eu plus de hauts que de bas. Le seul bémol a notre histoire a toujours été sans jalousie maladive mais si elle a travaillé dessus, peut-être avons nous une nouvelle chance.

-Non attends. Je sais que j'ai vraiment abusé mais ne penses-tu pas que peut être le fait de nous retrouver ici toutes les deux est un signe? Peut être le destin? Réfléchis-y, on pourrait...

-Au secours! Crie une voix non loin de la.