Hello !
Finalement je n'ai pas pu publier fin juillet, mes excuses, alors voici ce chapitre la première semaine d'août ! Il est un peu plus court, mais j'espère qu'il va vous plaire ^^ !
Bonne lecture !
Réponse anonyme :
NinadereAckerma : Je ne sais pas si tu iras jusque là mais merci beaucoup de ton com sur le chapitre 1 en tout cas :) !
VI
D'une logique imparable, le temps avait continué de s'écouler. Honnêteté pour honnêteté, Katsuki avait profondément les boules pour son comportement. Il s'en voulait énormément. Et il n'arrivait pas à ne plus y penser. À oublier les yeux écarquillés par la peur de Deku, ses larmes, son visage rougi, la déception qui s'y lisait… Tout un étalage d'émotions négatives. Il se repassait la scène en boucle. Son départ, le sentiment de haine envers lui-même, ses remords. Rien ne le sortait de sa déprime. Les cours l'emmerdaient comme pas possible. Les gens, aussi. Tout le dégoûtait. Y compris lui-même. C'est dans ce sentiment de malaise perpétuel que Katsuki évoluait depuis bientôt deux semaines. Deku et lui s'étaient bien croisés. Cependant, à chaque fois, il se bornait à regarder bien devant lui, sans cligner des yeux, avec la même concentration qu'Aizawa-Sensei lorsqu'il éliminait l'alter de quelqu'un. Sauf que lui s'appliquait à ne pas le regarder. Il ne voulait pas lire la colère ou la crainte au fond ses prunelles. Tout ça parce qu'il était trop lâche pour avouer ses sentiments, trop lâche pour faire des excuses.
Et à quoi bon ? C'était trop tard. Tout était foutu en l'air.
La tête couchée entre ses bras lors d'un intercours, Katsuki luttait pour ne pas s'endormir. En fait, il pionçonnait – au modèle de la différence entre sommeiller et somnoler – un petit peu. Il comptait sur Kirishima pour le faire émerger. Il lui cassait les burnes, en ce moment, celui-là. Justement, il sentit une main sur son épaule. Il redressa le cou, meurtrier, tombant nez à nez avec celui qui se qualifiait comme son meilleur ami. Si Kirishima, qui était un chic type, avait su ce qu'il avait fait à Izuku… Il était sûr qu'il le dégoûterait, lui aussi. Katsuki se renfrogna devant le jeune bêta.
« T'as un problème, mec ? » Au vu de sa face effarée, l'autre garçon reprit : « Je veux dire, dernièrement, tu parles pu, tu gueules même pu… Et ça, c'est hyper bizarre. Y'a une couille dans le pâté, non ? »
Ça aurait pu être risible en d'autres circonstances, le blond lui-même était sur le point de s'énerver contre le rouquin, comme s'il passait sa vie à gueuler sur tout le monde ! Bon, peut-être un peu, mais… Et puis merde, Eijiro avait raison. Ses ongles tapotèrent le bois usé de la table, un court instant, signe de sa nervosité. Il observa furtivement le ciel gris au dehors, comme lui en dedans. Il se mordit la lèvre.
« Occupe-toi de ton cul.
—Oh, allez ! T'as perdu de ta virilité, là ! Même avant, tu m'aurais envoyé chier plus fort que ça ! Bakugou, qu'est-ce que t'as ? »
Ce qu'il avait ? Un guignol qui se mettait à lui courir nerveusement sur le haricot. Les images de son altercation avec Deku lui revenaient en mémoire, lui soulevaient le cœur. Bordel, pourquoi n'arrivait-il pas à faire abstraction ? Pourquoi était-il si triste de s'être conduit comme… lui ? Lui il y a un an et demi. Lui, un jeune connard par excellence. Ce n'était pas ce qu'il voulait devenir. Ni ce qu'il voulait être. Et c'était une attitude qu'il s'acharnait à reproduire sans cesse. Pourquoi était-il si con, voilà la vraie question, à laquelle une réponse faisait cruellement défaut. Il se contenta de détourner l'œil du visage amical, pour regarder de nouveau par la fenêtre. Kirishima parut s'alarmer.
« C'est à cause d'Izuku ? »
Là, Katsuki se retourna comme un dément – à tel point qu'il en eut mal au cou. D'où ce con se posait cette question, d'où est-ce qu'il croyait que…
« J'ai remarqué que tu le regardais pu du tout, » répondit son ami pour lui, ce qui aurait fait gueuler Katsuki d'habitude, d'un hargneux 'Ah parce que je regarde Deku ?!', « et lui, il a l'air hyper triste… J'sais pas trop ce qui y a entre vous, mais vous vous êtes engueulés ? »
Kirishima ne savait rien. Katsuki n'avait jamais parlé de ce qu'il avait fait à l'oméga durant leurs années de collège et maternelle. Après, se vanter d'avoir humilié un mec, même pour lui, ça craignait grave. Du coup, la façon qu'Eijiro avait de lui demander ça était on ne peut plus bienveillante. Il lui offrait d'en parler, comme s'il avait besoin de se faire consoler. Katsuki voyait rouge. Une part de lui était scandalisée qu'il lui demande ça, comme s'il avait besoin d'une oreille sur laquelle chialer ! De l'autre, il sentit son cœur lourd et eut comme une envie de se foutre à chialer, justement. Il se mordit la joue pour ne pas gueuler de frustration.
« Il s'est rien passé. »
Un petit sourire gentil flottait sur la tronche du roux.
« T'es sûr ? T'sais que tu peux me le dire, je suis là pour toi.
—Bon, tu m'emmerdes, bouffon, dégage ! »
Katsuki s'était relevé, tapant des poings sur la table. Les quelques personnes restées dans la classe avec eux les fixaient, médusées. Deku n'était pas là. Heureusement. Kirishima fronça durement les sourcils, puis s'apaisa.
« C'est pas la peine de t'énerver, je proposais ça en pote. Laisse tomber, c'est pas grave. »
Il se retournait sur un sourire de mise, visiblement vexé. Les autres détournèrent également le regard. La boule dans la gorge du blond lui parut plus forte. Il avait encore plus envie de chialer, et sentait les larmes s'accumuler sous ses paupières. Ce n'était même pas qu'une impression. Il réalisa qu'il était vraiment sur le point de pleurer. Lui, pleurer en public. C'était bon pour les faibles, pour les mecs hyper émotifs qui n'étaient pas foutus de retenir la moindre larme, se laissaient aller à leurs émotions comme des merdes, les gars comme Deku, en gros. Katsuki avait les mains à plat sur le bois de la table, maintenant, et il avait l'impression qu'il tremblait.
« J'ai tout foiré. »
Il avait murmuré, mais Kirishima émit un hoquet de surprise, pivotant de nouveau dans sa direction. Katsuki se sentait craquer. Merde, il allait, il allait… Putain !
Il sortit de la salle en courant, ignorant les visages estomaqués des autres, dont celui d'Eijiro. Il bouscula quelqu'un dans le couloir, ne s'excusa pas – pas son style, surtout pas le temps. Il trouva les chiottes, y entra et s'enferma dans une cabine vide. Dans l'étroitesse des WC, il se sentait oppressé, mais au moins caché de la vue d'autrui. Personne ne le verrait si pathétique. Sans qu'il ne puisse se contrôler, les larmes commençaient à couler. La sonnerie des cours retentissait. Et lui, il n'arrivait pas à se calmer. Bien au contraire. Une envie de vomir le projeta en avant. Le contenu de son estomac se retrouva bientôt au fond la cuvette. Entre larmes et résidus au coin de la bouche, il se sentait dégueulasse. Il était en train de péter un câble. Au bout de quelques minutes, il eut la force de sortir des chiottes.
Se ruant sur les robinets, il s'aspergea le visage d'eau et s'empara d'une serviette en papier pour s'essuyer. Il se rinça la bouche deux fois, puis resta appuyé contre le lavabo. Dans le miroir, il faisait peur à voir. Ses cheveux étaient en batailles, il avait le dessous des yeux rougeoyant et la bouche tordue, la face malade. Une sale gueule, voilà ce qu'il avait. Il finit par ouvrir la porte, hésitant clairement à retourner en classe. Il n'avait pas vraiment le choix-
Kirishima se trouvait accoudé en face des toilettes, son sac en main. Katsuki s'étonna.
« J'ai dit au prof que t'étais malade, alors j'ai fait ton sac. Je t'ai entendu vomir. Tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ? »
Il se sentait ridicule, au point que râler contre son ami ne lui passa pas par l'esprit. Il attrapa mollement ses affaires en secouant la tête.
« Non, j'ai pas envie. »
En plus de ça, il se sentait coupable. Eijiro était là alors qu'il l'avait envoyé chier avec pertes et fracas…
« Tu veux rentrer chez toi, alors ? Ou je te raccompagne aux dortoirs ? »
Katsuki hésita. Il secoua de nouveau la tête.
« J'veux pas avoir ma daronne sur le dos. J'vais me pieuter, retourne en cours. »
Ayant compris qu'il n'était pas d'humeur, le rouquin n'insista pas. Il lui sourit et s'apprêta à partir. Le blond se tança intérieurement. Il devait se montrer plus sympathique avec Eijiro. Il agissait en pote, et lui était aimable comme porte de prison… Ouais, c'est ça, il devait réellement faire un effort.
« Hé, Kirishima… »
L'interpellé le toisa, devenant attentif. Katsuki ne réussit pas à parler. Il avait toujours la gerbe, toujours envie de chialer. Il devait faire peur à voir, bordel. Il espéra que son expression suffisait à montrer de la reconnaissance. Le visage d'Eijiro s'illumina. Il lui en fallait peu.
« T'inquiète, mec. Allez, à plus. »
Ses pas résonnèrent en decrescendo dans le couloir. L'alpha se retrouva seul avec ses pensées culpabilisantes. Il ferait mieux de foncer au dortoir, comme il l'avait dit à son pote. Ses parents lui avaient cassé les couilles pour qu'il fasse une réserve de médicaments, il avait ce qu'il fallait dans un tiroir. On était vendredi, ce soir, c'était le week-end. Mr. Aizawa pourrait bien comprendre qu'il sèche les cours pour maladie une fin d'après-midi. C'était pas comme si deux heures de classes en moins lui causeraient des lacunes catastrophiques.
Ouais, se dit Katsuki, c'est le mieux à faire.
Izuku ne savait plus quoi faire.
Il était triste et épuisé moralement de se triturer les méninges depuis deux semaines. Katsuki l'avait agressé. Il avait eu peur, avait cru voir le Katsuki d'il y a un an… Pourtant, quelque chose avait changé. Son regard encoléré s'était voilé de tristesse, une brève seconde, presque imperceptible. Izuku l'avait perçu. Il y avait donc un problème. Ça n'excusait pas ce qu'il lui avait fait, et il lui en voulait beaucoup. Il l'avait déçu. Comme d'habitude, en quelque sorte, et cette pensée le peinait. Il avait l'impression d'être trop dur avec lui… et en même temps, il savait qu'il ne l'était pas assez. Il trouvait son attitude injuste, ses réactions mauvaises, et une part de lui était brûlante de rage. Dans sa bonté usuelle, Izuku voulait comprendre ce qui se passait. Il avait l'impression que ce genre d'attitude ne correspondaient plus au blond, du moins plus autant qu'avant, et que s'il l'avait fait, c'est que quelque chose n'allait pas. Toutes ses réactions, en ce moment, ça n'allait pas. Ce n'était pas lui.
Katsuki, par sa violence, avait confirmé ses soupçons. Néanmoins, Izuku se forçait à ne pas s'en mêler. Il était trop en colère d'avoir été le punching-ball de son ami d'enfance une fois de plus alors qu'il n'y était pour rien. Il voulait l'aider, et savait que si son attitude ne s'arrangeait pas, il finirait par tenter. Mais pas maintenant. Maintenant, il lui fallait s'éloigner et prendre du recul. Il n'était pas un imbécile, il savait très bien que leur relation était malsaine, que son attachement pour lui était malsain… Et il continuait à l'apprécier. Ça n'empêchait pas la colère d'être là. Par moment, il se disait que quelque part, il serait toujours attaché à Kacchan pour la bonne part de ce qu'il avait représenté pour lui toutes ces années. Tout comme il le haïrait toujours pour l'autre face de la même pièce.
Parce que ses amis finissaient par se poser des questions entre son air préoccupé, la marque de poing sur son visage, et l'énorme crise de larmes qu'il avait piqué après son entrevue avec Katsuki… Il leur avait avoué la vérité. Il avait déjà parlé à Uraraka et Iida de ce qui s'était passé entre eux au collège, ce qui faisaient qu'ils ne portaient pas le blond dans leurs cœurs. Entendre qu'il avait recommencé à le brimer les avait rendu furieux. Cette fois, ils étaient deux à avoir proposé d'aller en découdre pour lui, et ils lui avaient dit des horreurs sur Kacchan. Ce qu'il comprenait. D'une manière qu'il jugeait mesquine, ça l'avait soulagé qu'ils le lynchent. Il était tellement triste et tellement – furieux, qu'il avait trouvé là-dedans un moindre réconfort. Depuis, il s'en voulait, mais encore une fois, il avait des sentiments conflictuels là-dessus.
Il avait besoin de s'éloigner de l'autre encore un peu, par sécurité. Tant pis si Kacchan avait besoin d'aide dans l'urgence… Il savait qu'il n'était pas celui qui pourrait le lui en apporter. Il ne l'avait jamais été. Ça faisait mal. Le reconnaître offrait un effet rassurant. C'était au-dessus de ses forces. Ça le dépassait. Il devait lâcher prise. C'étaient ce que ses amis lui avaient recommandé, et ils avaient raison.
Puis, pour lui remonter le moral, il fallait dire qu'un fait positif s'était produit récemment. Il avait découvert que Todoroki Shoto s'intéressait à lui. Il y a un peu plus d'une semaine, il avait été lui parler, et essayait de se lier d'amitié avec lui. Izuku avait toujours pensé qu'il était une personne sympathique. Ils étaient rivaux, et Todoroki lui avait avoué qu'il restait persuadé qu'All Might était son père… Mais il l'aimait bien, en fait. Honnêtement, l'autre garçon lui avait avoué qu'il trouvait qu'il sentait bon, et lui avait demandé si ça le dérangeait qu'il tente de se rapprocher de lui. On pouvait difficilement faire plus direct, et Izuku avait accepté cet intérêt.
Il était le genre d'alpha avec qui Izuku aurait bien aimé être. Quand il venait vers lui, Ochako n'arrêtait pas de lui donner des petits coups de coudes complices. Quant à savoir s'il accepterait de sortir avec lui… Bon, Todoroki ne lui avait pas encore demandé. Et c'était encore un truc que le pauvre garçon n'arrêtait pas de retourner mentalement !
Pendant longtemps, il était resté scotché sur Kacchan, au point qu'il avait ignoré les alphas ou les bêtas, filles ou garçons, autour de lui… Il trouvait Todoroki bien trop gentil pour se servir de lui comme « pansement ». C'était la dernière chose qu'il voulait, surtout que ce dernier semblait sincère avec lui. Il n'avait pas envie de lui faire du mal, ni de lui faire miroiter de faux espoirs. Encore une fois, il avait été honnête, lui avait dit qu'il voulait surtout une relation amicale avant quoique ce soit – il avait du mal à s'imaginer tomber amoureux sans que la relation repose sur une certaine complémentarité, allié à une complicité, avant. C'était en nostalgie pour ce qu'ils avaient enfants qu'il avait aimé Kacchan, puis pour son physique, aussi, alors…
Enfin, ce n'était peut-être pas le meilleur exemple.
Toujours est-il qu'il voulait ça.
En se concentrant sur sa feuille pour prendre des notes, Izuku jeta un œil à la place occupé habituellement par Kacchan. Ce dernier était absent en cette fin de journée. D'après Kirishima, qui s'était levé quand le cours avaient repris pour expliquer la situation à Aizawa-Sensei, il était malade. C'était très bizarre, Kacchan n'avait jamais été du genre à tomber malade… Ce n'était pas ses affaires, après tout. C'était dur à faire rentrer. Il avait envie de faire quelque chose, malgré ses résolutions, et se surprenait trop de fois à envisager des solutions pour découvrir ce qui n'allait pas chez son 'ami' d'enfance.
Le dernier cours sonna. Izuku avait hâte de retourner aux dortoirs pour se détendre tranquillement. Alors qu'il rangeait ses affaires et que ses deux amis lui proposaient d'aller se balader en ville, Todoroki remonta la bretelle de son sac et marcha vers lui.
« Midoriya, » il ne souriait pas, restant réservé, mais son ton était joyeux. « J'ai une proposition à te faire. »
Izuku rit. Shoto était si formel… C'était mignon.
« De quoi s'agit-il, Todoroki-kun ? »
En conséquence, il jouait lui aussi la carte de la politesse. Le susnommé rougit un peu. Il eut la tête de côté, évitant de croiser ses prunelles.
« Ça te dirait un rendez-vous… avec moi… demain ? »
Ochako eut un glapissement ravi, et Iida lui sourit. D'habitude, il aurait été du genre à le sermonner parce qu'ils avaient une montagne de devoirs à faire. Il se doutait bien que les deux autres s'étaient mis d'accord pour l'encourager avec Shoto pour qu'il se détourne de Katsuki, ce pourquoi il quittait son sérieux usuel. Izuku fut surpris par cette demande. Shoto était toujours aussi timide, tout en se montrant plus direct.
« Oh, oui, pourquoi pas ! » Izuku sentait que ses joues rosissaient. « Tu veux qu'on aille manger des crêpes en ville ? »
Il savait que c'était quelque chose qui se faisait souvent lors des rendez-vous de couple – il l'avait lu dans quelques magazines, et peut-être vu dans des dramas… Pas qu'il regardait, hein, mais il était curieux ! Et puis mince. Bien sûr qu'Izuku s'intéressait un minimum à l'amour… C'était une belle chose. Mais une chose curieuse, il fallait bien l'avouer. Surtout quand il pensait à ce qu'il expérimentait en la matière, personnellement. Un nébuleux néant, teinté de cheveux blonds, d'une paire d'yeux rouges, et d'un tempérament colérique, pour ne pas dire violent.
Il faut que j'oublie Kacchan. Il n'attire que mon malheur.
Mais j'arrive tellement pas à le faire.
J'arrive tellement pas à ne pas m'inquiéter pour lui. Comment faire pour comprendre ce qui lui arrive… Je l'avais jamais vu si perturbé. Je sais que je dois arrêter d'y penser… Je dois…
« Oui, ce serait très bien. »
La voix rauque de Todoroki le ramena à la réalité. Izuku se força à sourire. Un doux sentiment dansa au creux de son ventre. Au moins, c'était arrangé. Todoroki le salua et sortit de la salle de classe.
« Je suis vraiment heureuse pour toi ! » s'exclama Ochako, un sourire bienveillant scotché aux lèvres.
Elle lui donna une tape amicale vigoureuse sur l'épaule, qui le projeta en avant. Devant son visage atterré, elle éclata de rire. De bon cœur, le vert la rejoignit. Tenya s'empressa d'approuver.
« N'oublie quand même pas les devoirs, et le contrôle de mardi.
—Ça m'aurait étonné que tu ne me fasses pas la réflexion, Iida-Kun, » s'amusa Izuku.
Son amusement retomba aussi sec. Il se passa la langue sur les lèvres.
« Vous avez remarqué la même chose que moi, hein ? Kacchan n'est pas là…
—Oublie-le, Deku ! » s'énerva Ochako. « Il t'a saisi à la gorge, bon sang ! Si tu veux mon avis, ce type a de graves problèmes. Je ne m'étonnerais pas qu'il finisse par devenir un Vilain. »
Izuku fronça les sourcils malgré lui, se sentant obligé de le défendre.
« Ne parle pas de lui comme ça, s'il te plaît, Uraraka-san. Tu sais très bien que je lui en veux, mais de là à dire ça…
—Izuku, tu ne devrais pas t'inquiéter pour lui. »
Le délégué de classe remonta ses lunettes sur son nez, le jaugeant sévèrement.
« C'est tout à ton honneur, mais il ne le mérite pas. S'il n'est pas mauvais et que c'est plus fort que lui… Il a sûrement besoin d'une aide psychologique. Ou de se remettre sérieusement en question. Peut-être même les deux.»
Ça, l'oméga était on ne peut plus d'accord. Mais il ne voyait pas Kacchan faire une démarche de ce style, autant pour la première option que pour la deuxième. Ochako posa une main amicale sur son épaule.
« Allez, détends-toi, demain tu sors avec Todoroki-kun. Il est vraiment gentil avec toi, tu mérites quelqu'un qui te fasse sourire. »
De côté, Tenya approuvait encore.
Izuku était sincèrement touché de la prévenance de ses amis à son égard. Il réalisait qu'il était très chanceux de les avoir. Cela lui mit du baume au cœur.
« V-Vous avez raison. Je dois aller voir All Might pour… un devoir, et on pourra sortir. Dans une demi-heure ?
—C'est parfait ! » opina la jeune fille du groupe, « ça me laissera le temps de me changer.
—Pareil pour moi. »
Les trois adolescents signèrent ainsi leur accord. Le vert était réjoui à l'idée du week-end en perspective. Il espérait réussir à oublier un peu Kacchan…
À suivre...
J'avoue que j'adooooore le ShotoDeku, cela dit, ça reste bel et bien un KatsuDeku, n'ayez crainte XD. Disons qu'avec le choc et la colère, Izuku s'éloigne de Katsuki, comme on le voit avec son point de vue :). Au cas où, non, Shoto n'intervient pas pour que Katsuki soit encore jaloux ou pour rajouter de la difficulté, il aura bien un rôle déterminant dans tout ça :p. Vous verrez lequel... ;).
Reviews ? N'hésitez pas, ça fait toujours plaisir ^^ !
Si je me débrouille bien (et à priori je pense que c'est bon) le prochain chapitre sera soit pour la fin de semaine, soit le début de semaine prochaine ^^ ! Je vais essayer de terminer la fic pour le 29 septembre au plus tard.
Merci d'avoir lu !
