Bonjour à tous et à toutes! Voici le chapitre suivant ;)
Je rappelle que Clarke est l'une des prétendantes qui courent après notre héroïne Lexa et que vous découvrirez à la fin qui elle est ;)
Bonne lecture!
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Je me laisse emporter pas la musique pendant un long moment, rien d'autre ne compte hormis sentir Blondie dans mes bras même si mes sentiments à son égare sont contradictoires.
Les musiques s'enchaînent et le temps des slows se termine bientôt.
-Je peux t'emprunter Lexa un moment? Je te la rends juste après promis. Demande Octavia, nous surprenant Blondie et moi-même.
Ma cavalière hoche la tête avec un petit sourire et la mariée prend sa place.
-Tu te lasses déjà de Lincoln? Je la taquine.
-Ahah, très drôle. Je voulais te remercier d'être venue, c'était très important pour moi d'avoir tous mes amis à mes côtés pour ce jour si spéciale. M'explique la brune.
-Je n'allais pas manquer cela! J'avais trop peur que tu viennes me tirer par la peau des fesses si je ne venais pas. Je blague alors qu'elle me frappe l'épaule.
-Sérieusement Lexa, merci. Je sais que ça n'a pas dû être facile pour toi de les revoir après ce qu'il s'est passé entre vous.
-Ne t'en fais pas O, je gère cela. Je suis ravie d'être là. Lincoln et toi êtes fait pour être ensemble et je suis tellement heureuse pour toi. Je la rassure en la prenant dans mes bras.
Elle me rend mon étreinte et nous terminons notre danse. Les premières notes d'une musique bien plus rythmée se font entendre et je la reconnais sans mal.
-Même pas en rêve. Je la préviens.
-Ho aller! C'est mon mariage, tu ne peux rien me refuser. En piste!
Et elle m'attire avec elle au beau milieu de la piste de danse pour exécuter la chorégraphie que nous avions un jour imaginée alors que nous étions ivres. Je me retrouve à lancer un lasso imaginaire sur "Cotton eye joe".
Les convives se sont réunis et forment un cercle autour de nous pour nous observer. Les applaudissements et encouragements en tout genre me parviennent de tous côtés.
A la fin de la chanson, Octavia saute pour se retrouver à cheval sur mon dos signant la fin du spectacle.
Nous retournons tous nous asseoir après cela, le dessert étant servi.
Louveteau me félicite autant qu'elle se moque de moi et je vois ma voisine de gauche faire pareil, même si elle se montre plus discrète.
Un serveur pose devant moi une assiette contenant une part de la pièce montée. Je ne suis pas fan de tout ce qui est sucré mais je constate que la Belle au bois dormant se régale et a déjà fini son assiette.
-Vous en voulez un bout? J'ai mangé trop de canard. Je lui propose avec un clin d'œil.
Elle éclate de rire et me fait signe qu'elle accepte ma proposition.
La tablée discute joyeusement des vertus de la pièce montée alors que j'écoute d'une oreille distraite. Louveteau pose sa main sur mon avant-bras pour attirer mon attention.
-On peut parler dans un endroit calme? J'ai quelque chose à te dire.
J'acquiesce et nous nous levons pour nous éloigner du bruit du mariage. Sa requête a attisé ma curiosité. Elle me guide jusqu'à la terrasse du chalet et je m'accoude à la rembarre en regardant la lune se refléter sur le lac.
-Je t'ai parlé de mon boulot hier, tu t'en souviens? Je voulais te dire quelque chose mais nous avons été interrompu. Commence Louveteau.
Je hoche la tête pour lui montrer que je m'en rappelle.
-Voilà...alors...j'ai eu une promotion. Poursuit-elle.
-C'est super ça! Bravo Louveteau! Je l'interromps pour la féliciter.
-Attends ce n'est pas tout. Elle cherche ses mots. Il y a un poste qui s'est libéré dans l'une de nos filiales à l'étranger et ma promotion me permet d'y postuler si je le souhaite. Voyant que je l'écoute sagement, elle continue ses explications. Le poste en question est en Angleterre, à Londres plus précisément. Ma patronne m'a dit que j'avais de grandes chances d'être prise si je postulais!
Au fil se ses propos, l'excitation monte peu à peu dans sa voix. Je suis sous le choc de la nouvelle mais en même temps heureuse pour elle.
-On se connaît depuis tellement d'années, imagine si nous vivions enfin sur le même continent et mieux encore dans la même ville!
Elle sautille sur place et je la sers dans mes bras en riant avec elle. Je ne m'attendais pas à cela.
-Mais...et ta famille? Je pensais que tu ne voulais pas les quitter. Je demande.
-Ils me soutiennent à 100% et sont déjà entrain de planifier leurs futurs vacances. Le poste est vraiment top et ça va vraiment booster ma carrière. M'explique Louveteau.
Je la félicite à nouveau et lui propose de retourner à la fête pour boire une coupe de champagne afin de fêter cela.
-Tu rigoles? Une coupe seulement? Ça vaut au moins une bouteille entière oui!
Elle est folle d'excitation avec un immense sourire qui la rend magnifique. Cependant, elle perd toute sa bonne humeur d'un seul coup en regardant par-dessus mon épaule.
-Lexa? Je peux te parler? Me lance une voix glaciale.
Je me retourne vers la personne qui nous a dérangé dans notre moment de liesse.
-Qu'est-ce que tu lui veux? Questionne ma canadienne en fusillant Princesse du regard.
Si mon amie avait des crocs, elle les aurait sorti sans y réfléchir à deux fois.
-Je ne pense pas que cela te regarde. Réplique la blonde avec un ton froid.
-Et moi je pense au contraire que si, ça me regarde. Rétorque la québécoise en avançant de plusieurs pas vers l'intruse.
La tension monte entre ces deux là. Elles ne se sont jamais rencontré avant ce week-end mais Louveteau la déteste réellement sans doute à cause de toutes les fois où elle m'a vu au plus mal à cause d'elle. Quant à Princesse et bien...elle n'apprécie pas énormément de monde et je doute que ma proximité avec mon amie lui plaise beaucoup.
Je pose ma main sur l'épaule de Louveteau pour la calmer. Je la lui presse et me rapproche d'elle pour lui parler sans que Princesse n'entende.
-Ça va aller Louveteau. Laisse moi un instant avec elle, prépare les bouteilles de champagne le temps que j'arrive. Je ne serais pas longue. J'essaye de la convaincre.
-N'oublis pas comment ça s'est passé la dernière fois Lexa. Ne retombe pas dans ses filets. Me met-elle en garde dans un chuchotement.
3 ans plus tôt.
Une semaine plus tôt, je venais de claquer la porte de l'appartement de Blondie après une dispute qui sonnait le glas de notre relation. Je ne supportais plus son comportement ni ses petites piques sur mon passé. J'avais besoin d'air et surtout de me changer les idées plutôt que de ressasser tout cela. Je pris mon téléphone et envoyai un sms à Princesse.
Tu es libre pour se voir? J'ai besoin de me changer les idées
Elle me répondit aussitôt. Elle me proposa de passer chez elle en précisant que sa mère et son frère n'étaient pas là. Elle vivait avec sa famille dans un appartement non-loin d'où je me trouvais. Je lui écrivis que j'étais en route.
Je sonnai à sa porte et attendis qu'elle vienne m'ouvrir. La porte s'ouvra et j'entrai dans l'appartement. Elle était magnifique comme toujours. Son masque glacial qu'elle réservait à tout le monde, tombait en ma présence. Ses yeux s'adoucissait toujours à ma vue et ses lèvres formaient un doux sourire timide que j'adorais par dessus tout.
-Est-ce que ça va? Me demanda-t-elle, inquiète.
Je hochai la tête pour ne pas lui faire peur. Je ne voulais pas parler de ce qu'il se passait, enfin pas maintenant. Plus tard peut être. Elle sembla le comprendre sans que je n'en dise plus. Elle devait subodorer que je m'étais disputais avec ma copine. Cela arrivait de plus en plus fréquemment et ce n'était pas la première fois que je venais la voir lorsque cela arrivait. Elle parvenait toujours à me changer les idées.
Elle m'entraîna avec elle vers le canapé et me proposa de m'asseoir. Sans que je n'eus rien à dire elle se dirigea vers la télévision et prit un film qu'elle inséra dans le lecteur dvd. Elle savait qu'un bon film parvenait toujours à me faire du bien.
Elle revint sur le canapé et s'installa. Je me couchai sur la banquette en posant la tête sur ses cuisses et elle passa sa main dans mes cheveux.
Elle m'avait confié un jour qu'elle adorait y glisser ses doigts. J'avais selon elle des cheveux aussi doux que la soie. Je la laissais toujours faire avec plaisir;appréciant la caresse.
Je me concentrai sur le film, oubliant la dispute avec Blondie.
-Tu sais, ce n'est pas normal que vous vous disputiez autant. Commença Princesse.
-Je ne veux pas en parler. Je l'arrêtai tout de suite.
-Mais...tu trouves ça normal toi? Elle te traite comme un chien. Elle ne te rend pas heureuse. Poursuivit-elle.
-Je ne veux pas en parler. Je répétai en détachant soigneusement chaque mot.
Elle semblait vouloir continuer dans sa lancée mais je l'en dissuadai d'un regard. Elle soupira et reporta son attention sur la télévision.
Bien sur ses propos tournaient en boucle dans ma tête. On avait déjà eu cette même discussion un nombre incalculable de fois.
Le film se termina. Il était plutôt tard, elle me proposa de dîner avec elle. J'acceptai.
Je la regardai faire à manger. Ses mouvements étaient gracieux quoiqu'elle fasse. Je me fis la réflexion que cela devait être dû à sa pratique de la danse classique. Le repas fut excellent comme à chaque fois qu'elle avait cuisiné pour moi. C'était une très bonne cuisinière et je ne manquai pas de la féliciter une fois encore de ses talents.
-Viens, j'ai quelque chose à te montrer.
Elle m'entraîna à sa suite hors de la cuisine. Elle traversa les pièces et couloirs jusqu'à échouer dans sa chambre.
J'observai la pièce comme toujours. Les murs étaient bleus, de la même teinte que ses yeux. Une bibliothèque avec un coin lecture se trouvait dans la pièce. Nous partagions l'amour de la littérature.
-Regarde. Fit-elle en me montrant quelque chose.
Je m'approchai et vis sur son bureau une photographie. Elle nous représentait elle et moi. Je reconnu la photographie. Elle avait été faite en Italie. Nous étions couchées dans un lit en riant aux éclats. L'image originale comportait une autre personne sur la photo. Nous l'avions prise avec l'une des amies de Princesse.
Cependant la blonde en face de moi avait décidé de couper l'image pour qu'il n'y ait plus qu'elle et moi.
-C'est une belle photographie. Je dis en me tournant vers elle.
Elle hocha la tête en signe d'assentiment.
-Tu restes dormir? Demanda-t-elle.
Je n'étais pas sûr que ce soit une brillante idée. Nous étions très proches, notre relation était ambiguë sans qu'il ne se soit jamais rien passé entre nous néanmoins. Cependant à présent que j'étais célibataire, même si elle l'ignorait, je redoutai de commettre un impair.
-S'il te plait? Je n'aime pas être seule...
Elle savait comment toucher ma corde sensible. Même si je voyais que sa supplique n'était qu'un stratagème pour me garder cette nuit, j'acceptai sa proposition en lui souriant.
Je n'avais rien prévu pour la nuit mais elle me prêta quelques affaires pour la nuit que je passai après une douche rapide.
Elle s'était rendue dans la salle de bain juste après moi et je l'attendai assise contre les oreillers de son lit en lisant un livre que j'avais chipé dans sa bibliothèque.
-Je croyais que tu pensais que ce livre était mauvais.
Elle me posa cette question en venant s'asseoir au bord du lit, à côté de moi. Je tournai le livre pour voir la première page. "The tempest".
-Je le pense toujours. L'as-tu lu? Elle fit non de la tête. Pourquoi l'avoir gardé?
-Lorsque je le vois, il me fait penser à toi.
Elle n'ajouta rien et j'acceptai sa réponse. Elle vint s'allonger sur le lit et je me remis à la lecture pour m'empêcher de détailler son corps trop peu vêtu pour mon bien.
-Tu n'as pas peur d'attraper un rhume? Je finis par demander avec un sourire narquois.
Elle portait un débardeur et un shorty vraiment trop court qui laissait voir ses interminables jambes fines et musclées.
-C'est l'été, il fait chaud. Répondit-elle en me fixant, me défiant de la détromper. Et puis il paraît que cela plait aux garçons.
-Ha? Un petit copain dont j'ignore l'existence?
Je savais ce qu'elle cherchait à faire. Je n'étais pas jalouse, ni avec elle ni avec personne mais j'entrai dans son jeu pour la taquiner. Elle adorait tenter de me rendre jalouse et je la laissai essayer.
-Qui sait? Fit-elle avec un air mystérieux.
-Je lui souhaite bien du courage à ce pauvre garçon.
-Hé! C'est méchant ça! S'exclama-t-elle, feignant d'être outrée.
Je riai et la pris dans mes bras en guise d'excuse même si elle savait que je la taquinais. Je me replongeai dans ma lecture.
-Qu'est-ce que ça fait d'embrasser une fille? Me demanda-t-elle après plusieurs minutes de silence.
-Pourquoi cette question?
Je ne m'attendais pas à cela. Elle n'avait jamais semblé attirée par les femmes pour mon plus grand malheur. J'avais en effet été longtemps amoureuse d'elle lors de la fin de mon lycée et la première année de ma licence, avant qu'elle ne décide couper les ponts.
-Je suis curieuse, c'est tout. Rétorqua-t-elle en me fixant. Alors?
-Ce n'est pas si différent de de cela qu'embrasser un garçon. C'est un peu plus doux peut être. Ça dépend de chacun. J'expliquai en ignorant son regard insistant.
Elle sembla réfléchir pendant un moment. J'espérai que ses questionnements s'arrêteraient là. Mais j'avais tord.
-Embrasse-moi.
-Non.
-Pourquoi? Insista-t-elle.
Je ne répondis pas. Sa requête m'avait déstabilisée. J'avais conscience que ce n'était pas une bonne idée de l'embrasser. J'en avais bien trop envie depuis des années.
Elle me retira mon livre des mains et se pencha vers moi. Elle plaça un main sur mon cou et l'autre sur ma joue.
-Princesse, c'est une mauvaise idée. Je la prévins.
Elle n'en fit qu'à sa tête et posa ses lèvres sur les miennes. Je tentai de résister à l'afflux de désir qui parcourut mon corps. Cependant je perdis la bataille lorsque sa langue vint effleurer ma lèvre supérieur.
Cette fille était la tentation incarnée. Je devais réagir avant qu'il ne soit trop tard. J'avais tellement envie de l'embrasser des heures durant mais je ne pouvais pas lui faire cela avant d'avoir été honnête avec elle. Je devais lui dire pour ma rupture.
-Attends, attends...J'avais dû mal à aligner deux mots alors qu'elle revenait sans cesse à l'assaut de mes lèvres. Je dois te dire quelque chose d'important.
-Plus tard. Fit-elle, en reprenant sa tâche.
-C'est vraiment important Princesse; c'est à propos de Blondie...
-Tais-toi. M'ordonna-t-elle. Je m'en fou.
-Non, écoute. Elle est moi ont...
Je ne finis jamais ma phrase. Elle s'attaqua à mon cou et je perdis toute notion du bien et du mal. Seuls comptés ses baisers.
Je pris les choses en main et la renversa sur le lit. Une main sur sa hanche, je la maintins couchée alors que son corps sursauté de plaisir. Elle passa une main dans mes cheveux et s'y accrocha lorsque mes lèvres se perdirent dans son cou.
J'eus un instant de lucidité et m'arrêtai.
-Continue. M'ordonna-t-elle à nouveau.
-Si je continue...je ne pourrais plus me stopper.
Je ne voulais pas qu'il se passe quoique ce soit qu'elle puisse regréter plus tard malgré mon désir qui me poussait à poursuivre.
Elle m'embrassa sauvagement, me faisant comprendre qu'elle désirait autant que moi ce qui allait arriver.
Dès heures durant, je me perdis dans ses baisers. Je caressai ses courbes délicieuses pendant que son corps se cambrer sous mes assauts. Je la fis gémir comme je l'avais tant de fois rêver. La réalité se révéla tellement plus satisfaisante que mes pensées oniriques. Il se trouva qu'elle était une élève des plus appliquées et c'est avec plaisir que je lui partageai mon savoir.
Nous étions enlacées à reprendre notre souffle après une énième étreinte. Je fermai les yeux, un sourire immense sur les lèvres. Je n'en revenais pas de ce qu'il venait de se passer. Mon cœur débordait d'amour pour elle. Je me sentais bien enfin à son côté. Elle était mon première amour. Je comptais lui déclarer ma flamme lorsque mon téléphone vibra. Je l'ignorai et restai dans ma bulle de bien être. Je sentis mon amante bouger dans le lit.
-Tu te fous de ma gueule?! Cria Princesse avec colère.
J'ouvris vivement les yeux et la regardai. Ses yeux d'habitude si glaciales, brillaient d'une flamme de colère que je n'avais jamais vu.
-De quoi parles-tu? Je lui demandais.
Elle se leva rageusement du lit pour s'éloigner de moi. Elle me lança mon portable et je lis le message de Blondie.
Je suis désolée de t'avoir poussé à la porte. Je t'aime. Je veux être avec toi.
-Barre toi de chez moi! Me hurla-t-elle.
-Mais enfin calme toi. Explique moi ce qu'il se passe.
-Ce qu'il se passe? Ce qu'il se passe c'est que tu t'es jouée de moi!
-Mais c'est faux! Je me défendus.
-Faux? Vraiment? Est -ce faux que tu n'es plus avec ta copine?
-Non, mais je voulais te prévenir!
J'avais tenté de lui en parler avant que nous ne couchions ensemble.
-C'est ça, fais moi rire. Tu t'es faite jeté par ta copine et tout ce que tu as trouvé à faire c'est venir ici pour me sauter! Tu me dégoûtes Lexa. Casse toi!
Ses mots me firent mal. Elle n'avait jamais été pour moi une vulgaire fille avec qui prendre du bon temps, elle était bien plus que cela. Je tentai de m'expliquer, de lui dire que ce n'était pas ainsi que cela c'était passé mais elle refusait de m'écouter. Elle m'abreuva de noms d'oiseaux à la place. Elle me répétait de partir et lorsqu'elle commença à me jeté des objets au visage, je me résolus enfin à partir.
J'avais voulu lui dire que je l'aimais, que je voulais être avec elle et à la place elle m'avait chassé de chez elle à cause d'un malentendu.
Je n'étais pas venue la voir avec des intentions malhonnêtes, j'avais voulu lui expliquer la situation mais elle ne m'en avait pas laissé le temps. Elle ne m'avait même pas laissé le bénéfice du doute.
Elle m'avait brisé le cœur, et j'errai seule dans la lueur fade du petit matin.
Je pris mon téléphone et cherchai dans ma boîte mail un message ne particulier. Je le trouvai et rédigeai ma réponse.
Je partis pour Londres.
-Ne t'inquiète pas Louveteau, je n'ai pas oublié. Je rassure mon amie d'une voix dure.
Ma canadienne me laisse seule avec Princesse tandis que celle-ci s'approche de moi pour entamer la discussion.
