Et hop, voici le suivant! ;)


CHAPITRE 2

Baelfire se figea en réalisant que c'était une humaine. Du côté de la princesse c'était tout autre chose. Elle ressentait de l'incrédulité, de la surprise. Il fronça les sourcils face à ce sentiment inexpliqué venant de sa voisine. L'étrangère s'approcha d'eux et instinctivement, il fit reculer Emma. Il avait fait un serment du cœur, il comptait le respecter et prendre soin d'elle. Cependant, une main délicate se posa sur son épaule avec douceur pour le retenir d'un quelconque agissement.

« -N'ayez crainte, je reconnais là ma dame de compagnie, l'informa-t-elle d'une voix rassurante.

-Dame… de compagnie ? pensa ce dernier, d'un air interloqué.

-Je suis sincèrement désolée de vous avoir fait peur », intervint une voix douce et familière aux oreilles de Bae.

Ce dernier plissa les yeux afin de cerner les traits féminins de cette femme brune s'approchant peu à peu d'eux et sentit une odeur troublante. Une odeur qui lui rappelait un lointain souvenir du passé. Quand il vit l'éclat bleu de ses yeux, il sut et son cœur cessa brièvement de battre. Emma sentit un étrange émoi, c'est pourquoi elle se retourna vers Baelfire. Celui-ci venait de légèrement s'écarter d'elle et observait Belle avec incertitude mais aussi avec ce qui serait une profonde tristesse.

« -Non… ce n'est pas possible… Belle ? balbutia-t-il.

-Oh… Bae c'est toi ? lança la concernée soudain émue, en venant à lui et touchant ses avant-bras avec affection.

-Oui… mais que fais-tu là ? Tu ne devrais pas être là, répondit-il, inquiet en songeant à son père.

-Attendez… Je suis perdue. Vous… Vous connaissez ? questionna Emma en les regardant, stupéfaite.

-Oui c'est une longue histoire, Emma, confia sa dame de compagnie.

-Ce n'est pas le bon moment pour évoquer les souvenirs…, lâcha Bae, préoccupé.

-Comment es-tu parvenu à franchir la frontière de la Lande ? lança la princesse, intriguée par son apparition inattendue.

-Eh bien… je pourrais te poser la même question, Emma…, annonça Belle, pensive alors.

-Je me suis lié à Baelfire.

- Quoi !? Cette condition n'a pas été changée après toutes ces années ? » s'exclama la femme brune au jeune homme d'un air surpris.

Celui-ci baissa la tête, comme accablé par quelque chose.

« -Non mais il n'y a pas eu de nouveaux membres dans la Lande depuis… Emma, déclara-t-il.

-Qu'est-ce que vous savez que j'ignore ? interrogea Emma, contrariée par tant de mystère.

-Emma…

-Elle doit savoir… C'est mon amie. Elle est ma confidente. Je me dois d'être honnête et sincère avec elle. Faire de même. Ecoutez Emma, moi aussi je me suis liée à un habitant de la Lande. Il y a de ça des années, expliqua posément la jeune femme brune.

-Vraiment? Oh…c'est donc la raison pour laquelle tu m'as conseillé de venir ici. Tu savais beaucoup de choses sur la forêt noire et sur le grand sorcier », s'écria alors la princesse, étonnée.

Baelfire se tendit à ces propos et croisa le regard azur de Belle. Elle réalisa que ce dernier était étonné par cet aveu.

« -Oui mais c'est… », marmonna t-elle, embarrassée.

Le guetteur se ressaisit.

« -Plus tard, Belle. Il va reconnaître vos odeurs très rapidement. Vous allez devoir vous camoufler, intervint le fils de la Bête sans appel.

-Oui, tu as raison. Avec quoi ? lança Belle French.

-De la terre et de l'herbe mouillée. Mets-en partout sur tes vêtements et sur le corps. Je sens encore le parfum de rose. »

Belle acquiesça et commença à chercher partout autour d'elle. Emma renifla et ne sentit rien. Elle trouva cela très curieux. Il devait avoir un sens de l'odorat très développé. Baelfire enleva alors sa veste en cuir marron et la posa sur les épaules de la jeune fille blonde. Elle se sentit enveloppée par une odeur de cuir, de fleurs sauvages et de bois mouillé. Etrangement, elle appréciait cette senteur. Il semblait que cela soit suffisant pour elle puisqu'il ne lui demanda pas de faire de même… Le propriétaire de la veste la scruta avec un mi sourire. Il avait compris qu'elle aimait son odeur. Il en était étonnement heureux et… aussi rassuré.

« -C'est fait ! clama Belle en revenant méconnaissable avec de la terre partout sur elle et toute mouillée.

-Mais pour quelle raison… ? l'interrogea Emma.

-La Bête… le sorcier de la Lande, coupa son compagnon en regardant Belle d'un air interdit.

-Oh…

-Allons-y. Je vais vous emmener au domaine. Espérons qu'il soit toujours dans ses quartiers… »

Sur ces paroles, elles le suivirent et marchèrent d'un bon pas derrière lui.

Arrivés au domaine, Emma écarquilla les yeux. Elle avait face à elle non pas une modeste demeure mais un immense château. Baelfire leur fit signe et ils empruntèrent un passage souterrain. Au bout de quelques minutes, ils sortirent par une porte secrète et apparurent de derrière une tapisserie au mur. Le couloir était incroyablement grand et de nombreuses armures ainsi que des tapisseries royales y l'ornaient. Avaient-ils seulement le droit d'être en ces lieux ? La princesse avait un mauvais pressentiment...

« -Ne vous inquiétez pas. Je vais vous envoyer dans les quartiers nord. Il y va très rarement. Vous resterez enfermées à clé dans une chambre jusqu'à la fin de cette nuit et vous n'y sortirez que quand j'aurai garanti votre sécurité. D'accord ? »

Emma hocha de la tête. Son compagnon semblait soucieux tout en se déplaçant prudemment.

« -Bien. Nous serons discrets, Bae, assura Belle en posant une main réconfortante sur l'épaule de ce dernier.

- J'attendrai qu'il se manifeste pour lui parler. Je vais essayer de lui faire entendre raison et de vous aider mais je ne promets rien, soupira-t-il en se dirigeant vers une direction.

-C'est déjà beaucoup… Merci pour tout. Merci… d'avoir protégé Emma et de l'avoir laissé franchir la frontière compte tenu de la situation. Tu es quelqu'un de bien, tu le sais ?

-Mmmh… toujours le don de voir le bien en chacun de nous, n'est-ce pas ?

-Toujours.

-Si tu le penses…

-Oui, je le pense Bae. »

Ils se jaugèrent silencieusement, sans rien ajouter de plus. Il y avait entre sa servante et lui, un secret, une familiarité, une connexion inextricable aux yeux de la princesse. Elle se promettait d'éclaircir ce mystère bientôt.

« -Belle a raison. Vous êtes quelqu'un de bien sinon vous m'auriez ignoré et dénoncé à ses chevaliers il y a de ça quelques heures. Vous prenez même de gros risques face à la Bête par égard pour nous, renchérit Emma avec sérieux.

-Mes plus grandes inquiétudes ne sont pas vos présences ici mais sa réaction et surtout les agissements de cet homme que vous fuyez apparemment toutes les deux », lança leur guide, soudain distant.

Au bout de quelques pas, il s'arrêta devant une porte.

« -Installez-vous ici. Je m'occuperai personnellement de votre petit déjeuner. N'ouvrez sous aucun prétexte. Vous trouverez quelques affaires dans la grande armoire. Reposez-vous…, annonça-t-il sérieusement.

-Merci, répondit Belle poliment.

-Merci… »

À peine Emma eut-elle murmuré ses mots qu'il partit. Il semblait contrarié… Furieux ? C'est ce qu'elle ressentait curieusement. Son compagnon et âme sœur de fortune avait décidément un caractère bien bipolaire.

« -Entrons, princesse », déclara sa dame de compagnie.

Distraitement, la concernée acquiesça et la suivit. La seconde suivante, la porte fut fermée à double tour.

Baelfire traversa quelques couloirs sans croiser personne puis se dirigea vers une étrange porte noire qui donnait accès à une grande véranda. Celle-ci était envahie de fleurs et de plantes en tout genre. D'apparence, cette véranda ressemblait à une serre sauf qu'il y avait un piano d'installer dans un coin. Le fils de la Bête leva les yeux vers le ciel étoilé qu'il pouvait admirer à travers les grandes vitres et contempla la lune avec une certaine nostalgie. Il se perdit dedans et ses yeux prirent une teinte dorée. Le jeune homme brun serra les poings et ferma les yeux douloureusement, ne supportant plus cet effet sur lui. Il se détourna de l'astre et repensa aux derniers évènements dont il fut témoin. L'humaine. Sa requête. Sa peur. Les soldats malveillants. Le lien magique. Belle. Les révélations.

Emma n'était pas une simple villageoise… Elle était de famille royale. Belle était sa dame de compagnie. Elle avait pour tâche d'aider et d'accompagner un membre de la royauté où qu'il soit. Et il s'était lié à une future héritière de la couronne… Mais quel idiot ! À présent, elle était prisonnière de son monde, sans retour possible chez elle. Dans un excès de colère, son poing frappa un tabouret en bois et le brisa en deux. Pourquoi Belle l'avait-elle envoyé quérir audience au sorcier de la Lande sachant son fichu caractère et son animosité envers les hommes?! Cette dernière savait ce qui s'était produit par le passé. Il ne comprenait pas, mais dut s'abstenir sur le moment de commentaire à ce sujet puisque sa naïve moitié était avec eux. C'était juste insensé… Belle connaissait les conditions bien précises de la communauté de la Lande. Et s'il n'avait pas été présent à la frontière, que lui serait-il arrivé ? Baelfire imaginait la jeune fille blessée, pire, morte. Le danger était prévisible. Les ténèbres dominaient la Lande. Seule Emma était ignorante de tout ça et il craignait sa réaction quand le voile tomberait. Demain soir la lune atteindrait son apogée. Il ferait tout pour éviter la princesse. Le plus dur serait de cacher son côté sombre à son insu. Ce serait la tâche la plus compliquée à réaliser.

Un chandelier éclairait toute la pièce. Belle donna une chemise de nuit à la princesse provenant de l'armoire et celle-ci alla se changer derrière un paravent. Pendant ce temps, sa servante se débarrassa de la crasse à l'aide d'un savon et d'eau provenant d'un petit cabinet. Dès qu'Emma sortit, Belle prit également une chemise et alla se changer à son tour. Installée confortablement dans un grand lit majestueux, la princesse observa attentivement la chambre puis Belle réapparut dans son champ de vision. Distraite, cette dernière défaisait son chignon en enlevant une à une les épingles tout en scrutant le résultat dans un miroir sur pied. De dos à Emma, elle effectua sa tâche méthodiquement. C'est alors que quelque chose attira l'attention de Son Altesse. Sur l'omoplate droite, Belle avait d'étranges et vilaines cicatrices. Cela ressemblait à une sorte de griffure… Emma blêmit quand une supposition vint trotter son esprit. Cela ne pouvait être l'œuvre d'une chasse qui avait mal tourné connaissant la façon dont son amie appréhendait le monde. La seule hypothèse possible et réaliste à une telle marque serait une confrontation avec une bête et pas n'importe laquelle vu la longueur… Belle se retourna vers Emma et constata que celle-ci était songeuse, quelque peu tracassée.

« -Tout va bien, princesse ?

-Oui… oui…, murmura Emma, faisant mine de s'allonger et d'être fatiguée.

-Reposez-vous. Demain nous aurons une journée riche en évènements », lâcha-t-elle mystérieusement.

Sa dame de compagnie souffla alors sur les flammes et prit place ensuite sur le côté du lit inoccupé. Face à tant de questionnements, Emma eut beaucoup de mal à s'endormir toute de suite.


Diiiing !

La porte s'ouvrit sous le son de petites clochettes. Des odeurs fleuries, de cire et de vieux livres régnaient dans la demeure. Le visiteur entra dans ce qui serait une petite librairie commerçante. Un vieil homme aux cheveux et à la barbe blanche rédigeait une note sur un cahier à l'accueil quand il fut interpellé par la sonnerie d'entrée. Il releva la tête et adressa un sourire amical au nouveau venu.

« -Bonjour ! Ravi de vous revoir. Cela faisait un moment que je ne vous avais vu, s'enquit le libraire tout en rangeant prestement son livre.

-Bonjour, monsieur Brooks. C'est partagé. J'ai eu beaucoup d'occupations professionnelles et familiales à régler… », s'excusa le visiteur en soupirant légèrement avant de s'avancer vers lui, les bras chargés de quelques livres.

Le client inconnu scruta les alentours et remarqua que c'était désert, du moins c'est ce qu'il pensait jusqu'à ce que ses yeux se posent sur une jeune villageoise vêtue d'une modeste robe bleue et blanche, installée sur un petit fauteuil et accoudée contre le bras, concentrée dans la lecture d'un quelconque roman.

« -Vous ramenez les livres que vous m'aviez empruntés il y a de ça un mois ? questionna le libraire, attentif.

-En effet. Je pense que c'était le délai maximum. Je suis désolé de n'avoir pu venir plus tôt. Mais vous connaissez ma situation… loin d'être simple avec un père qui attend de vous que vous soyez plus un guerrier, un chevalier qu'un diplomate et un lecteur éclairé, expliqua t-il tout en remettant trois livres à Mr Brooks.

-C'est tellement dommage que vous ne puissiez être libre d'agir à votre guise, à votre âge. Sans manquer de respect au Roi. Vous êtes un jeune homme remarquable et intelligent. »

Soudain distraite, la villageoise quitta sa lecture pour écouter la conversation entre le libraire et l'étranger. Elle admira ce dernier. C'était donc un prince ? Il était effectivement fort bien habillé dans sa tenue marron et doré. Elle n'en avait jamais vu un de près, si ce n'est dans ses rêves les plus fous. Se sentant observé, celui-ci croisa ses yeux azur inquisiteurs et ils se sondèrent silencieusement du regard. Le libraire capta l'attention des deux jeunes gens, quelque peu amusé par cet échange.

« -Cher Prince, voici ma plus fidèle cliente. Elle illumine mes journées fortes longues et solitaires. C'est une fervente lectrice tout comme vous », éclaira le vieil homme avec un sourire aimable.

Sur ces mots, avec politesse, Belle se leva et s'avança vers les deux hommes.

« -Je vous présente Belle. Elle réside ici depuis trois semaines. C'est la fille de l'inventeur du village, annonça le libraire.

-Bonjour. Ravie de savoir que vous tenez à cette boutique autant que moi. Il y a très peu foule ici », répondit la jeune fille quelque peu réservée tout en se rendant compte après coup du regard hilare du libraire.

Ses joues commencèrent à rosir. Elle n'aimait pas attirer l'attention.

« -Adam. Enchanté de faire votre connaissance. Avec un peu de chance, nous aurons de nouveau l'occasion de nous croiser ici dans ce lieu de tranquillité », annonça le Prince poliment.

Elle acquiesça de la tête, quelque peu intimidée. Le libraire interpella alors Son Altesse et lui demanda de signer le registre à son bureau. Le prince le suivit et promit ensuite de passer plus régulièrement. Il était sur le point de partir quand un parfum en particulier, plus prononcé, lui chatouilla les narines. Il se retourna. La jeune fille curieuse et rêveuse de tout à l'heure était derrière lui avec un nouveau livre. Apparemment, elle comptait l'emprunter.

« -Vous aimez la rose ? l'interrogea-t-il, intrigué.

-Oui. J'aime cette fleur et le parfum qu'elle dégage. Pourquoi cette question ? lança-t-elle quelque peu méfiante.

-Encore une chose que nous partageons, avoua-t-il, d'un air pensif.

-Qu'as-tu choisi aujourd'hui, ma chère Belle ? questionna le vieux libraire en se penchant sur le côté.

-Celui-ci. »

Elle lui remit le livre.

« -Mais tu l'as déjà lu deux fois, s'exclama le gérant de la boutique en examinant l'ouvrage.

-Oui, mais j'aime beaucoup ce roman, Mr Brooks.

- Eh bien si tu l'aimes tant, je t'en fais cadeau. Je vais refaire des commandes de livres…, déclara-t-il, d'un air déterminé.

-Mais monsieur, c'est trop !

-Cela me fait plaisir.

-Merci infiniment. J'en prendrais soin », assura la jeune Belle en récupérant le roman et le plaquant contre sa poitrine.

Un petit sourire aux lèvres, le prince prit congé des deux personnes. En sortant de la librairie, il reprit un masque plus fermé. Il entendait déjà de loin les sermons de son père le Roi suite à son escapade improvisée et sans escorte royale.

Ce songe bien réel, souvenir d'un temps lointain, le réveilla instantanément. Son souffle était saccadé. Il se redressa de sa couche de fortune - à même le sol -, les sens en alerte et vit le soleil faire son apparition de son balcon. Quelque chose clochait… Il le savait. Sans plus attendre, il se vêtit d'une simple cape, d'un pantalon informe et sortit de ses appartements. Il traversa un long couloir et un pressentiment naquit. Il y avait cette odeur… Une odeur qu'il ne pourrait jamais oublier. Au croisement d'un carrefour, son fils fit son apparition, la mine grave et sérieuse.

« -On doit parler, Papa, déclara son fils.

-Pas maintenant Bae… », marmonna son père, déboussolé par cet effluve.

Il avait bien des rosiers dans la serre, mais elles n'avaient pas un tel parfum. Cela ne pouvait être que… Non, impossible… impossible !

« -On parlera maintenant que tu le veuilles ou non, s'exclama Baelfire en lui barrant le chemin.

-Mais qu'est-ce qui te… ?! »

C'est alors qu'il eut le déclic. Il renifla longuement et il sut.

« -TU AS FAIT VENIR DEUX HUMAINS DANS LA LANDE! DE SURCROÎT ICI, hurla-t-il avec fureur.

-Laisse-moi m'expliquer…

-IL N'Y A RIEN À EXPLIQUER. CE SONT LES RÈGLES. LES MIENNES ! TU M'AS DÉSOBÉI DÉLIBÉRÉMENT !

-Il en va de notre futur et de la Lande ! répliqua son fils, toujours stoïque.

-C'EST CERTAIN ET CELA GRÂCE À TOI ! »

Furieux, il contourna son fils têtu, mais ce dernier ne l'entendit pas de cette oreille. Baelfire s'interposa de nouveau devant son père.

« -ET MOI, JE T'INTERDIS DE TOUCHER À UN DE LEURS CHEVEUX! » cria celui-ci en le menaçant de son index, les yeux luisants.

La Bête se redressa de toute sa hauteur et jugea froidement l'attitude de son fils.

« -L'une des humaines est liée à moi et la deuxième… c'est Belle », confia alors son unique fils.

À cet aveu, le grand sorcier reçut comme un coup de massue. Il recula de quelques pas, complètement sonné. Pourquoi… Pourquoi serait-elle revenue ? Et que faisait cette autre humaine liée à son fils ? Ce dernier était décidément irréfléchi. Ils étaient maudits. On ne pouvait pas y échapper. Jamais. Déçue, la Bête partit en direction du petit salon sans adresser la parole à Bae. En voyant la douleur et la déception sur les traits de son père, Baelfire serra les poings et ferma les yeux tristement. Il se retint de hurler sa rage. Il se sentait de nouveau impuissant. Rien ne prédisait que tout se passerait bien. Son père avait tellement de colère refoulée envers lui-même, envers les hommes et envers le monde entier. Le jeune homme devait lui expliquer la situation avant qu'une nouvelle tempête ne survienne. Il s'élança à sa poursuite sans plus attendre. Son père devait à tout prix l'écouter !

À suivre

Quels sont vos ressentis sur cette histoire? La relation entre les différents personnages? :). Hâte d'avoir vos retours sur la question.