Et voilà le premier chapitre, il est un peu court lui aussi mais il s'agit surtout de placer le contexte et d'introduire quelques personnages.

N'hésitez pas à donner votre avis qu'il soit positif où négatif, c'est par la critique qu'on s'améliore. ;)

Disclaimer: Harry Potter, Les Animaux Fantastiques et le reste de ce monde merveilleux appartiennent à J.K. Rowling.


Chapitre 1 : La princesse des Notaras


Aglaé Notaras était belle, c'était une vérité indéniable et incontestable. Toute personne ayant déjà posé ses yeux sur elle, ne pouvait que le confirmer. La jeune fille était le joyau de sa famille, le diamant à la pureté incomparable que l'on expose aux regards des autres sans jamais les laisser y toucher.

Belle, gracieuse, élégante, la toute jeune enfant attirait déjà les convoitises. Quel meilleur parti pour un jeune sang pur qu'une magnifique demoiselle aux allures d'ange et au sang jamais souillé par la moindre goutte venant de moldus ?

Blonde comme les blés et pourvue de jolis yeux noisette, personne ne résistait jamais à sa petite frimousse délicate. Toute sa famille ne jurait que par elle, dernière héritière des Notaras, elle était leur petite princesse. Après la tragédie qui avait vu mourir tous les enfants de la noble famille, Aglaé était le seul espoir qu'il leur restait de ne pas voir leur famille s'éteindre. En attendant la naissance d'un héritier de la branche principale, elle était et restait la future lady Notaras.

De nombreux assassins étaient venus dans l'espoir de la tuer ou de l'enlever pour le compte de quelque sombre famille, mais jamais aucun n'avait atteint leur but. La fillette demeurait intouchable. On avait beau dire des Notaras qu'ils étaient des idéalistes naïfs, leurs exceptionnels sorts de protection n'étaient plus à démontrer.

Charmante, obéissante et douce, Aglaé avait tout de la petite fille modèle. Elle attirait la jalousie et la convoitise à chacune de ses rares sorties, ce qui l'empêchait de créer de véritables liens. La seule personne qui avait un jour réussi à s'attirer l'amitié de la petite princesse était l'un de ses cousins, malheureusement décédé en même temps que le reste de sa famille. Depuis ce tragique événement, l'enfant passait son temps seule ou en compagnie de ses gardes du corps.

Aglaé évoluait dans un monde différent de celui de ses semblables, personne n'avait jamais réussi à comprendre les méandres de l'esprit singulier de la petite. Tous ceux qui s'y étaient tentés avaient finis par abandonner et choisis de ne voir en elle que l'image de la jolie poupée de porcelaine. C'était tellement plus simple de ne pas se pencher sur les étrangetés qui semblaient l'entourer, et penser qu'elle deviendrait plus tard une femme soumise à son mari dont la seule utilité serait d'enfanter un héritier mâle.

Au fil du temps, la fillette avait fini par devenir extrêmement douée pour cacher ses véritables sentiments. Elle jouait avec ses proches à un jeu de pantins dont elle était la marionnettiste. Elle les manipulait sans même qu'ils s'en rendent compte pour qu'ils ne voient en elle qu'une enfant sans défense. Qui se serait méfié d'un petit ange blond au sourire ensorcelant ?

Aglaé savait qu'elle n'avait pas le comportement qu'une enfant de son âge aurait dû avoir, mais elle devait protéger la boite et le sombre secret qu'elle renfermait. Elle était prête à tout pour ça, même à manipuler ses parents.

C'est pourquoi à ses huit ans, quand elle entendit pour la première fois sa mère parler avec un homme inconnu de fiançailles et de mariage, elle dut agir pour protéger son précieux secret. Tous les jeunes garçons qui lui étaient présentés repartaient chez eux en refusant tout court de ne serait-ce qu'envisager de l'approcher une nouvelle fois.

Le seul qui persista à vouloir la revoir après sa rencontre avec la demoiselle s'appelait Elliot. C'était un sang pur français de quatre ans son aîné dont la famille ruinée ne possédait plus que quelques titres de noblesses. Il fut le seul à chercher à comprendre l'étrange fillette au caractère imprévisible. La seule raison qui empêcha Aglaé de le haïr fut qu'il avait une conversation intéressante et qu'il n'avait absolument aucune envie de l'épouser.

Au fil des ans, Elliot devint ce qui fut le plus proche d'un ami pour elle. Il lui avait confié que lorsqu'il serait assez grand pour vivre seul, il partirait loin de sa famille étouffante pour devenir spécialiste des créatures magiques. Son plus grand rêve était de créer une réserve ou il pourrait étudier à loisir toutes sortes d'espèces.

Aglaé le tolérait à ses côtés en parti grâce aux fabuleuses connaissances qu'il avait du monde magique pour un enfant. L'autre bénéfice de sa présence était que ses parents, trop heureux qu'elle s'intéresse enfin à quelqu'un, cessèrent de lui présenter de potentiels futurs fiancés.

Durant deux ans elle n'eut plus à se préoccuper de cette idée de mariage qu'elle trouvait stupide, jusqu'à ce qu'Elliot ne mette en œuvre sa fugue. Il disparut soudainement deux jours avant son anniversaire sans laisser la moindre trace, et Aglaé se retrouva de nouveau en proie aux vautours intéressés par sa renommée et sa fortune.

Elle mit donc au point un nouveau plan, un plan qui lui permettrait d'échapper à l'influence de ses parents. C'est donc particulièrement satisfaite d'elle-même qu'elle alla demander à ses chers parents de l'inscrire l'année prochaine à l'institut de Durmstrang. Ses parents vivant en Grèce, il n'y avait aucune chance qu'ils puissent jouer de leur influence pour la marier là-bas, ce qui lui laissait sept ans pour pallier à ce problème.

Elena et Stanislas Notaras hésitèrent, l'école n'avait pas très bonne réputation et ni l'un ni l'autre ne souhaitaient vraiment envoyer leur fille si loin d'eux. Ils finirent cependant par céder, aucun d'entre eux n'avaient jamais réussi à refuser quoi que ce soit à leur fille chérie, pas depuis la mort tragique de son petit frère.

Aglaé partit donc début septembre pour ce qui serait sa maison pour les sept années à venir. Personne, pas même les propres élèves de Durmstrang ne connaissaient l'emplacement exact du château, c'est pourquoi Aglaé ne fut pas surprise qu'on les y conduise en porteloin.

L'école se situait tout près d'un lac ou reposait un immense bateau orné de l'emblème de l'école. Le château en lui-même était impressionnant, Aglaé admettait sans peine que ses six immenses tours et ses murailles de pierres donnaient un air grandiose au bâtiment.

Un professeur à l'air austère conduisit aussitôt les premières années vers la salle principale du château. Les élèves plus âgés y étaient déjà installés, assis autour de petites tables rondes disposées un peu partout dans la salle. On regroupa les petits nouveaux au centre de la pièce, bien en vue de tous pour leur expliquer les règles de l'école.

Le directeur, un grand homme au visage dur et à la courte barbe brune se leva, faisant taire les quelques murmures.

- Bonjour et bienvenue à tous à Durmstrang, je suis Grigori Arkov, le directeur de l'école. Vous êtes ici pour étudier la magie sous toutes ses formes afin de devenir des sorciers accomplis, c'est pourquoi vos professeurs et moi attendons de vous un investissement et un travail réels lors de vos cours. Tout élève dont la motivation serait inférieure à celle demandée pour intégrer notre prestigieuse école n'a rien à faire ici. Notre école a depuis toujours formé de jeunes sorciers talentueux qui ont révolutionnés le monde, et nous entendons bien à ce que cela continue.

Un silence de mort s'était abattu dans la salle et de nombreux nouveaux observaient leurs pieds avec gène.

-Pour ceux qui seraient assez motivés pour réussir à suivre les sept années réglementaires dans notre institut, sachez que Durmstrang offrira toujours un refuge à ses anciens élèves. Ceux d'entre vous qui parviendront à se faire un allié du château gagneront une famille soudée et unie. Durant vos deux premier mois ici, vous serez en probation. A la fin de ce délai, ceux qui resteront se verront attribués un tuteur de deuxième année qui sera garant d'eux et chargé de leur expliquer les règles du château. Maintenant que ces détails sont réglés, installez-vous et mangez, les cours commenceront demain. L'un de vos aînés se chargera de vous remettre vos emplois du temps et de vous conduire à votre salle de cours.

L'homme se rassit dans son siège sans un sourire et observa les premières années s'installer sur des tables où il restait de la place près des autres élèves.

Aglaé se retrouva coincée entre une née moldue très agaçante et un garçon grossier qui ne cessait de postillonner quand il parlait. Leurs camarades plus âgés leur témoignaient un intérêt poli mais semblaient aussi irrités qu'elle. La jeune fille se contenta d'un silence poli après avoir salué respectueusement les quatre autres membres de leur tablée d'un signe de tête. Ses deux énervants camarades se présentèrent sous le nom de Maria et Timothée.

-Et toi, comment t'appelles-tu ?, demanda l'une des troisièmes années assise à leur table, Chloé si elle se souvenait bien.

La jeune blonde la fixa quelques secondes, laissant planer un léger silence autour de leur table avant de répondre.

-Je m'appelle Aglaé Notaras, ravie de vous rencontrer, déclara-t-elle d'un ton doux.

-Ravie également, je suis Chloé, voici Ekaterina, Viktor et Vladimir. Viens nous voir si tu as besoin d'aide pour trouver ton chemin demain.

Aglaé haussa un sourcil, le directeur avait précisé qu'un élève serait chargé de les accompagner.

-Ne le prend pas mal, mais nous avons tendance à n'aider que ceux que nous jugeons méritants, ceux qui auront réussi à s'attirer le respect où l'amitié d'un élève plus vieux auront leur emploi du temps et seront à l'heure, les autres devront se débrouiller tout seuls.

Elle hocha la tête, elle savait que Durmstrang n'était pas tendre avec ses élèves.

Le repas s'acheva rapidement et Aglaé fut conduite aux côtés de ses camarades dans un immense dortoir où leurs affaires avaient étés déposées.

-Ceux qui resteront auront le droit à une chambre individuelle plus tard, pour l'instant, vous vous contenterez des dortoirs. Le couvre-feu est à vingt et une heure pour les premières années, ceux qui seront pris dehors après cette heure feront la connaissance avec notre charmante concierge, leur expliqua le professeur qui les avait accompagnés avant de les laisser.

Aglaé choisit un lit à l'écart des autres et s'y installa sans adresser la parole à qui que ce soit. Elle rangea ses affaires et lança quelques sorts pour éviter que l'on ne vienne fouiller avant de se coucher. Demain serait une longue journée, mieux valait être reposée.