Me revoilà pour le chapitre 3, où on entre enfin dans l'intrigue.

Un grand merci Loaw et pour leur favori ainsi qu'à chocolate25 pour sa review qui m'a fait énormément plaisir.

Comme toujours n'hésitez pas à donner votre avis quel qu'il soit et bonne lecture.

Disclaimer: Harry Potter, Les Animaux fantastiques et le reste de ce monde merveilleux appartiennent à J.K. Rowling


Chapitre 3 : Le garçon aux yeux vairons


Aglaé ne savait pas qui était le garçon de la bibliothèque, elle ne connaissait ni son nom, ni son âge, mais elle savait qu'elle serait amené à le recroiser tôt ou tard.

Jamais elle n'avait vu yeux aussi ensorcelants que les siens. L'un d'un bleu si clair qu'il en paraissait blanc, entouré d'une couronne écarlate, l'autre d'un brun si sombre qu'on aurait pu le croire noir. Il y avait dans son regard une beauté étrange, une grâce ensorcelante, presque malveillante, qui éveillait chez Aglaé l'image d'un fauve prêt à bondir sur sa proie.

Le garçon aux yeux vairons avait sans aucun doute possible le plus beau regard qu'il lui ait été donné un jour d'apercevoir.

-Mademoiselle Notaras, l'interpella son professeur de métamorphose alors qu'elle rêvassait.

-Oui professeur ?

Il lui jeta un regard sévère avant de se détourner non sans l'avoir réprimandée sur son manque d'attention. Aglaé soupira, elle n'avait jamais vraiment aimé la métamorphose mais ses résultats étaient plus que corrects, elle pouvait bien se permettre un instant de décrocher. De toutes manières elle avait déjà réussi l'exercice demandé par le professeur, sans doute l'une des raisons pour laquelle elle ne se trouvait pas déjà en retenue.

La jeune fille se concentra tout de même sur la leçon du jour, elle n'était pas sûre que savoir métamorphoser une allumette en aiguille lui soit un jour utile mais mieux valait ne pas trop tirer sur la corde avec son professeur. Ce n'est qu'au bout d'une demi-heure qui parut interminable à ses yeux qu'il consentit enfin à les libérer, non sans les avoir ensevelis sous les devoirs comme à son habitude. Encore de longues soirées en perspective qu'elle passerait à la bibliothèque plutôt que dans son lit.

Contrairement à ce que s'étaient imaginés ses camarades, Aglaé n'était pas un génie, du moins pas dans les autres matières que sortilège et histoire de la magie. La blonde utilisait simplement les heures que les autres élèves passaient à s'amuser ou dormir, pour réviser le nez plongé dans les livres. Elle avait presque une table réservé à la bibliothèque tellement elle y passait de temps.

Aglaé ne s'en plaignait pas, elle avait toujours trouvé la compagnie des vieux ouvrages plus intéressante que celle des humains. Ses amis de papier avaient toujours des histoires intéressantes à lui conter contrairement à ceux de chair et de sang.

C'est donc tout naturellement qu'elle se dirigea vers son sanctuaire alors que les autres prenaient le chemin du parc pour profiter du temps encore doux. Par le plus grand des hasards son obsession du moment était là, assis à la même table que la première fois qu'elle l'avait vu. Il était plongé dans un livre, le visage barré par une petite ride de concentration.

La jeune fille s'installa à sa place habituelle, l'observant silencieusement. Il ne broncha pas d'un pouce jusqu'au moment où il sentit le poids de son regard sur lui. Il releva la tête de l'épais grimoire qui retenait son attention pour fixer celle qui le dérangeait.

Aglaé ne lui fit pas le plaisir de détourner les yeux, au contraire, elle profita qu'il la regarde pour l'observer plus en détail. Ses cheveux blonds encadraient un visage aux traits fins, aristocratiques. Il avait la peau pâle de ceux qui ne passent pas beaucoup de temps au soleil, elle-même avait toujours eu le teint pâle. Il était beau, sans être magnifique, il se dégageait de lui un charisme, une élégance qui le faisait paraitre plus intimidant qu'il n'aurait dû l'être. Le garçon aux yeux vairons devait sans nul doute avoir bien des admiratrices. Par ailleurs, la magie exsudait littéralement de lui, Aglaé pouvait presque sentir le pouvoir pur qui flottait à tout instant autour de lui. C'était enivrant, presque addictif, de ressentir toute cette puissance l'entourer. Elle ne savait pas si il peinait à la contrôler ou si l'effet était voulu, mais elle était au moins assuré que son inconnu était puissant.

Les deux adolescents se livrèrent à un duel de regard avant qu'il ne se décide finalement à replonger dans son ouvrage en soupirant. Elle l'avait sans doute agacé.

Aglaé se détourna alors et se plongea elle aussi dans son livre de métamorphose, le travail d'abord, elle s'amuserait ensuite.

Les jours qui suivirent, elle rencontra souvent son mystérieux inconnu, à chaque fois le même manège se répétait. Ils n'échangeaient pas un mot, ne s'asseyaient pas à côté, ils se contentaient de se fixer jusqu'à ce que l'un d'eux se lasse et détourne le regard. Au fil des jours passant, Aglaé avait fini par s'habituer à sa petite routine, si bien qu'elle eut de nouveau le temps de penser au problème Bolgarov.

Le garçon prenait de plus en plus confiance et se pavanait maintenant dans le château comme si il en était le propriétaire. La fillette se méfiait de la vengeance qu'il avait préparée, si elle le rendait aussi sûr de lui alors cela ne devait pas être bon pour elle.

Elle devait donc trouver un moyen de lui faire lâcher prise, si possible sans le provoquer de nouveau, cela ne ferait qu'envenimer la situation. Elle avait été stupide de s'attaquer à lui sans réfléchir, stupide et beaucoup trop sûre d'elle. Elle n'était plus au manoir où chacun de ses mots comptait pour force de loi, ici, elle devrait se faire sa place en étant prudente, tous n'attendaient qu'un faux pas pour la faire tomber.

Le problème était qu'Igor avait la rancune tenace et qu'elle ne voyait absolument pas ce qui pourrait le détourner de sa vengeance.

C'est Chloé qui sans le vouloir lui apporta la solution. La grande rousse l'avait abordée un soir alors qu'elle rentrait dans son dortoir. Elle s'était arrangée pour que personne ne les voit et avait attiré sa cadette à l'écart.

-Aglaé, le garçon avec qui tu vas à la bibliothèque, tu ne devrais pas t'en approcher, déclara-t-elle brusquement en vérifiant que personne n'arrivait.

-Donc maintenant tu me parles, je ne suis plus une pestiférée ? demanda doucement la blonde en fusillant sa comparse du regard, elle n'avait pas apprécié de se faire trainer brusquement jusqu'à ce couloir désert.

La troisième année eut au moins le mérite de paraître gênée.

-Je sais que nous t'avons abandonné, mais personne ici ne veut se mettre à dos les amis de Bolgarov. Comprend-nous, ils peuvent facilement faire de notre vie un enfer. Enfin ce n'est pas la question, je suis juste venue te prévenir de rester loin de Grindelwald.

Aglaé haussa un sourcil, on lui avait toujours dit qu'elle ressemblait à sa mère quand elle faisait ça. Sans être une beauté, Elena Notaras était une femme agréable qui, si énervée, pouvait réduire en cendre la réputation de toute une famille sans jamais perdre son charmant sourire.

-Je ne connais pas de Grindelwald, déclara-t-elle avec la plus grande mauvaise foi.

Elle se doutait qu'il s'agissait de son inconnu aux yeux si particuliers, mais elle n'allait pas se priver de glaner quelques informations à son sujet. Chloé lui faisait perdre son temps depuis qu'elle l'avait abordée, autant trouver une utilité à son intervention. Celle-ci lui jetait d'ailleurs un regard surpris.

-Tu ne connais pas Grindelwald ? Mais vous passez votre temps à vous dévisager à la bibliothèque, comment peux-tu ne pas le connaitre ?

-Parce que tu vas à la bibliothèque toi ? Je croyais que tu n'avais aucun intérêt pour les vieux livres poussiéreux et ennuyants.

Chloé le lui avait dit au tout début de l'année, à l'époque où on ne la fuyait pas comme la peste. La troisième année l'avait vu arriver avec un gros livre et leur avait déclamé un magnifique discourt sur l'horrible lieu qu'était pour elle la bibliothèque.

-Je n'y étais pas, c'est Maria qui vous a vus.

-Je ne vois pas en quoi mes occupations concernent ton… amie.

-Aglaé, je sais que nous ne sommes pas vraiment proches, mais c'est un conseil, reste loin de Grindelwald.

La blonde ne montra aucun signe de ce qu'elle pensait, elle se contenta de fixer Chloé sans un mot. C'était étrange à voir, la petite première année au physique angélique se tenait droite, sûre d'elle, en position de force, alors que l'autre jeune fille, plus âgée de deux ans, qui devait bien faire une bonne tête de plus qu'elle semblait se ratatiner sur place.

-Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je devrais rester éloigné de lui ?

Chloé sembla gênée et hésita quelques secondes avant de répondre.

-Il y a des rumeurs qui courent.

-Les rumeurs ne m'intéressent pas, si on en croit celles qui circulent actuellement je suis la peste et le choléra réunis. Si ce sont là tes seuls arguments alors tu m'as fait perdre mon temps.

-Non !, s'exclama-t-elle en la voyant commencer à partir. Elle reprit plus doucement pour éviter d'attirer l'attention. L'année dernière, une fille a voulu lui lancer un sort parce qu'il avait repoussé ses avances. Personne ne sait comment il s'y est pris mais on a retrouvé la gamine suspendue au-dessus du lac avec la capacité mentale d'un légume. Elle ne doit toujours pas être sortie de l'hôpital à l'heure qu'il est. On n'a jamais pu prouver que c'était lui qui avait fait ça, mais tu l'aurais vu les jours qui ont suivis, on aurait dit qu'il venait d'assister au plus beau jour de sa vie. Après ça, ses camarades ont commencé à éviter de le provoquer, même les septièmes années se méfient de lui. Tout le monde sait que c'est un prodige en cours de duel, le professeur Vulkia elle-même dit qu'il a les capacités de devenir l'un des plus puissants duellistes de ce siècle alors qu'il n'a qu'un an de plus que toi.

-Donc, reprit très doucement Aglaé, parce qu'il est puissant et qu'il sait se défendre vous en avez peur et vous en faites le diable incarné, c'est bien ça ?

La moquerie sous-jacente était évidente, Chloé ne pouvait pas la manquer.

-Certains disent qu'il aurait une… affinité pour la magie noire et les sorts plutôt sanglant. La gamine qu'on a retrouvée, les professeurs ne nous ont pas laissés voir le corps, mais il parait qu'il était sérieusement charcuté, répliqua la troisième année sans se démonter.

Aglaé la fixa quelques instants, songeuse.

-Donc tu as pris le risque de parler avec la pestiférée simplement pour la mettre en garde contre un autre pestiféré, c'est ça ?

-Mes raisons n'importent que moi, reste simplement loin de Gellert Grindelwald. Et pour ta gouverne, il n'y a que toi qui es une pestiférée. Si tu faisais un peu plus attention tu aurais vu que Gellert attire les gens, c'est simplement lui qui les repousse.

La grande rousse la planta là, disparaissant à l'angle du couloir avec le reste de son orgueil blessé. Aglaé se retrouva seule, encore une fois. Elle soupira longuement, cette fois ci elle l'avait bien cherché. De toute manière elle n'avait jamais supporté la lâcheté et le comportement du petit groupe de Chloé l'énervait.

Au final la jeune fille avait eu ce qu'elle voulait, tout en douceur, elle avait amené sa camarade à lui parler de son inconnu dont elle connaissait à présent le nom : Gellert Grindelwald.

Le garçon aux yeux vairons avait désormais un nom, un âge, et un visage.

Elle connaissait enfin celui qui jouait au même jeu qu'elle, celui dont les yeux brillaient du même éclat que les siens. Restait maintenant à savoir si elle en ferait un pion où un égal. Pour savoir qu'elle place il prendrait sur son petit jeu d'échec elle n'avait qu'une solution, une solution radicale mais nécessaire. Une solution qu'elle mettrait bientôt en œuvre.

Elle mit deux semaines à mettre son plan à exécution, le temps de s'assurer que rien ne viendrait le perturber. Tout devait être parfait, absolument parfait. Elle agit un soir, alors que pratiquement tous les élèves étaient rentrés à leur dortoir. A force de l'observer, elle avait fini par savoir que Grindelwald partait tard de la bibliothèque, surtout le jeudi. C'est donc ce jour qu'elle avait choisi. La chambre de son ainé, même si elle n'en connaissait pas la localisation exacte, devait se situer à proximité de la sixième tour du château. Le seul moyen de s'y rendre était de passer par un couloir de l'aile nord, pratiquement toujours désert à cette heure. Aglaé s'était arrangée pour qu'il le soit ce soir et que Bolgarov apprenne qu'elle comptait s'y promener, il ne résisterait pas à la tentation. Maintenant elle n'avait plus qu'à attendre.

Une trentaine de minutes tout au plus, c'est le temps que mit Igor à tomber dans son piège. Pour sa défense, la seule erreur qu'il commit ce soir-là fut de venir seul. Tous pensaient Aglaé faible parce qu'elle était jolie et qu'elle ne faisait pas d'incroyables démonstrations magiques en cours, ils avaient torts. Aglaé n'était peut-être pas la plus puissante des sorcières, mais elle avait une connaissance des sortilèges très poussée pour son âge. C'est pourquoi Bolgarov fut surprit quand la fillette qu'il croyait sans défense lui pointa sa baguette sous la gorge avant qu'il n'ait pu faire un geste.

-Je t'attendais Igor, tu es en retard.

Elle lui souriait, d'un sourire doux et chaleureux, celui que les femmes réservent à leur mari lorsqu'il rentre d'un long voyage. Cela ne la rendait que plus terrifiante. Igor ne l'aurait jamais avoué, mais à cet instant il fut terrorisé par cette gamine qui tenait sa vie dans le creux de ses mains. Il tenta vainement d'atteindre sa baguette rangée dans sa poche, mais elle ne lui en laissa pas le temps.

-Voyons Igor, tu n'as pas besoin de ça, déclara-t-elle gentiment en jouant avec l'artefact qu'elle venait de lui subtiliser.

-Qu'est-ce que tu veux, cracha-t-il dans une vaine tentative de paraitre maitre de la situation.

-Oh, rien de bien compliqué je t'assure, même toi tu devrais y arriver sans problèmes.

Elle s'approcha et lui caressa la joue d'un geste tendre qui fit se raidir le garçon. La manière qu'elle avait de se comporter était… malsaine, on aurait dit une adulte piégée dans le corps d'une enfant.

-Tu sais ce que je veux Bolgarov, je veux que tu tues quelqu'un pour moi, je veux que tu le tues et que tu m'apportes son cœur encore chaud, lui murmura-t-elle doucement à l'oreille.

Il eut un violent geste de recul, mais se retrouva bloqué entre le mur et sa cadette qui lui souriait toujours candidement.

-Tu es folle ! Jamais, je ne ferais jamais ça !

Elle eut une moue boudeuse avant de s'avancer, ne laissant que quelques centimètres d'écart entre elle et le garçon. Ils étaient si proche qu'ils pouvaient tous deux sentir la respiration de l'autre.

-Alors ça c'est vraiment dommage vois-tu, parce que tu le feras de toute manière, de ta volonté ou non ça ne dépend que de toi.

-Tu ne peux pas m'obliger à… enfin tu ne peux pas !

-Bien sûr que si je peux, allons Igor, je te pensais plus intelligent que ça. Tu sais très bien que je ne t'aurais pas dévoilé mes plans si je n'étais pas sûre que tu y adhères. Je te le redemande une dernière fois, est-ce que tu tueras celui que je te désignerais ?

-Non ! Bien sûr que non ! Je vais aller te dénoncer et tu te feras renvoyer !

La fillette secoua la tête et poussa un long soupir.

-C'est dommage, mais ne t'inquiètes pas, je prends soin de mes pantins. Tu ne souffriras pas, enfin, pas trop.

Elle leva sa baguette pour la tenir juste devant la tête de son camarade et prononça doucement la formule.

-Non, qu'est-ce que tu fais, arrêtes !

-Impero.

Igor cessa d'un coup de gesticuler et sembla comme absent. Ses yeux étaient vides, presque comme si toute lumière y avait été éteinte, il avait les yeux d'un mort.

-Et maintenant Igor, tu tueras pour moi ?

-Oui.

-Tu exécuteras tous mes ordres peut importe de quoi il s'agit ?

-Oui.

-Tu feras face à la mort pour moi ?

-Oui.

-Bien, très bien, dans ce cas attend ici, et lorsqu'il arrivera, tues Gellert Grindelwald, murmura –t-elle en remettant quelques mèches de son pantin en place. Lorsque cette histoire sera finie, ne parles à personnes de notre discussion. Continue à faire comme tu l'as toujours fait et arrange toi pour ne pas éveiller les soupçons, je te le ferais savoir si j'ai de nouvelles consignes pour toi.

Il hocha la tête sans exprimer la moindre émotion.

La jeune fille sourit gentiment et quitta les lieux. Si elle avait choisi ce couloir, mis à part pour son emplacement stratégique, c'était surtout parce qu'elle n'avait eu aucun mal à y placer quelques vieux sortilèges tirés d'un grimoire de sa famille. Des sorts qui lui permettraient de voir et d'entendre tout ce qui s'y passerait. Maintenant elle n'avait plus qu'à retourner dans son dortoir et attendre les résultats de sa petite mise en scène.

Grindelwald arriva quelques minutes plus tard, il avait la mine sombre. Apparemment ses recherches n'avaient pas abouties ce soir là non plus. Bolgarov n'avait pas bougé depuis qu'elle était partie, c'est sans doute ce qui l'alerta en premier. Il s'arrêta à quelques pas et sortit sa baguette. Grand bien lui en prit car quelques secondes plus tard, Igor lui jeta une myriade de sorts plutôt teigneux au visage. Tous s'écrasèrent sur le bouclier qu'il venait d'invoquer, le sorcier n'hésita même pas une fraction de seconde à renvoyer à son attaquant des sorts frôlant la limite de la magie noire. Le duel ne dura pas plus de quelques minutes, Grindelwald avait clairement l'avantage. Pourtant, le blond semblait vouloir jouer avec sa cible, il finit par le plaquer contre un mur, le menaçant avec sa propre baguette.

Les rumeurs étaient véridiques, Gellert Grindelwald était un véritable prodige en duel, et il n'avait pas peur d'user de sorts peu recommandables. Aglaé était d'ailleurs persuadée qu'il s'était retenu contre son petit pantin.

-Tu vas aller retrouver ton maître, clébard, et lui dire que la prochaine fois qu'il m'envoie un de ses jouets je le lui renvoie démembré pour le petit déjeuner avant de lui faire subir le même sort.

D'une simple pulsion de sa magie elle ordonna à Igor de faire ce qu'on lui disait et de retourner à son dortoir, il pourrait encore lui être utile et elle avait eu ce qu'elle voulait. Durant une fraction de secondes, elle était persuadée que Gellert avait regardé en direction de son sort, comme si il avait senti son regard.

Non, Gellert Grindelwald n'était définitivement pas le genre de personnes qui se contentaient d'être des pions, le jeu promettait d'être intéressant avec un joueur de sa trempe.