Chapitre 2 : Pensez Printemps les Amis !


Notre Monde est gouverné par des fous, avides de leur pouvoirs, qui ne se rendent pas bien compte du fait qu'ils vivent leur derniers instants.

Emmanuel Macron fut l'un d'eux, paix à son âme en Enfer.

Si il avait su voir plus loin que le bout de son nez ce Pinocchio, il serait peut être encore de ce monde.

Je vois votre surprise.

Fin 2018, il était encore vivant.

Je vous laisse donc découvrir les conséquences de sa mort.


France; Paris; 8e Arrondissement; Palais de l'Élysée


L'attente est interminable.

En plus, les gardes républicains qui gardent le bureau du Président n'ont pas une bonne appréhension des visiteurs, ça se voit rien qu'à leur regard.

Si ils n'étaient pas équipés de vieux fusils, ils leur auraient peut être, mais pas sûr, foutu un pruneau dans la bouche.

Comme c'est bien le cas, ils se contentent d'observer en silence.

La tension est palpable, allez savoir pourquoi.

Centrons nous sur ceux qui ont des noms complets et sont donc plus importants.

Nos trois protagonistes avaient été capturés par les autorités puis transportés dans ce chef lieu du Gouvernement français où on leur avait demandé de patienter, le temps que le dirigeant se prépare correctement à les rencontrer. Heureusement, il y avait un canapé vert pomme juste en face de la porte du bureau où elles ont pu s'installer, le temps que ça soit leur tour.

Pire qu'à la Poste.

Pour le moment, il n'y a eu aucune interaction entre elles.

Chacune a sa manière de s'occuper dans son coin, avec l'état mental qui va avec.

Masumi Sera est encore secouée par le fait qu'elle a vu sa défunte amie posée de façon macabre sur une croix, comme si nous avions affaire à une reconstitution d'un mauvais goût que même TPMP n'oserait jamais faire. Ran ne méritait pas ça, pas du tout. La garçon manquée écoute intérieurement les conseils divins de son meilleur frère pour faire face à cette horreur. "Garder la tête levée et le sourire sur le visage, comme ça ils ne pourront pas te prendre par surprise." C'est donc ce qu'elle fait depuis tout à l'heure, bien que ses lèvres soient amères comme du citron, et elle prend bien soin à observer son environnement, tout en se posant de bonnes questions.

Qu'est ce que je fais en France ?

J'ai toujours rêvé de partir un jour à Paris, mais pas dans ces conditions.

Surtout pas aujourd'hui, alors que Ran est morte.

J'ai dû resté un petit moment inconsciente.

Peut être même un jour ou plus.

Un sommeil de mille ans.

Au moins, leur Président aura des réponses à me fournir.

J'espère qu'il n'est pas derrière tout ça, sinon je vais en chier pour le coincer.

Il parait que leur politiques s'en tirent toujours et sont encore en fonction.

Ça, ça emmerderait Shinichi-kun.

Shinichi...

Je ne t'oublie pas, t'inquiète pas.

Shiho Miyano de son coté en a profité pour prendre un journal afin de le lire, le froissant à même ses doigts relativement puissants. Bien que sa tension ait baissé depuis le moment où on l'a quitté, elle est toujours un peu de mauvais poil, car en même temps on a tué son père adoptif, et pas de la meilleure des façons. Elle doit cependant rester calme afin d'éviter de tomber dans des pièges et de pouvoir mener sa vengeance à bien. Voilà donc pourquoi elle tient ce bout de papier entre ses paumes, afin de découvrir des éléments qui pourraient l'aider à trouver qui a fait le coup et surtout pourquoi. Écoutons la lire les gros titres pour suivre en même temps qu'elle.

"Massacre à Marseille.

La Milice Pro-Macron a causé une centaine de mort la veille dans le vieux port de la ville, voir page 12."

Je ne me rappelai pas que la situation était aussi chaude dans le coin.

Ni qu'il y avait encore des personnes qui soutenaient l'Ancien Roi Macron.

Par contre, c'est quoi ça ?

Pourquoi le reste, c'est du gribouillis ?

Je sais que la presse, c'est devenue de la merde, mais quand même.

Même Toto arriverait à faire des mots lisibles par rapports à ceux de chez le Monde qui ont mis ces trucs.

En plus, sur toutes les pages c'est pareil.

Bizarre bizarre, vous avez dit bizarre ?

Et Damien...

Damien...

Eu...

Ce con est en train de regarder son portable pour voir si il a des nouveaux messages.

Damien : Déjà le con t'emmerde, et puis j'arrive à rien, les messages ne s'envoient à aucun de mes amies.

Tu as encore des amies toi ?

Damien : Ouais, il faut bien que je puisse continuer à en trahir.

Shiho : Hé toi !

Damien : Ouais ?

Shiho : Tu parles à qui ?

Damien : T'occupes.

Shiho : Je ne le connais pas ce "Tokupe", ça doit être Polonais.

Damien : Et t'es ?

Shiho : Shiho Miyano, ton pire cauchemar si tu continues à me parler comme ça.

Damien : Damien, ça marche.

Shiho : Aussi paumé que moi ici ?

Damien : Ouais, j'ai hâte que ça se finisse pour que je puisse mater un peu la taloche tranquille, un après midi classique.

Shiho : Moi j'ai hâte de voir mon Mari pour qu'il m'explique qui étaient ces gars qui ont causé la mort d'un proche.

Damien : Ton mari est dans ce bureau ?

Shiho : Oui.

Damien : Je pensais qu'il aimait les vieilles moches lui.

Shiho : Non, il les aime jeunes plutôt.

Damien : OK, si tu le connais en privé, je veux bien te croire. J'en ai rien à foutre à vrai dire.

Shiho : Tu es le plus détendu ici.

Damien : C'est qui la meuf qui nous observe juste à coté de toi ?

Shiho : Je ne sais pas, et j'ai pas l'impression qu'elle comprenne le français.

Damien : Je comprends toutes les langues au monde donc je pourrai suivre tout ce que vous dites, si ça m'intéresse.

La conversation passe en anglais alors que Shiho tente cette langue passe le plus partout pour se faire comprendre.

A vrai dire, pour l'instant Masumi n'a juste que compris puis retenu leur nom et rien d'autres dans ce qu'ils ont dit.

Shiho : Tu maîtrises l'anglais ?

Masumi : Je sais le parler un peu près correct, mais je préfère moi le japonais.

Shiho : Ça tombe bien, c'est ma langue natale.

Damien : Switchons en cette langue.

Si il commence à me piquer mes répliques, ça ne va pas le faire.

Shiho : Tu t'appelles comment ?

Masumi : Masumi Sera, je ne sais pas du tout ce que je fais ici en France.

Shiho : Une cargaison d'un bateau albanais sordide ?

Masumi : Non, j'étais à un hôtel avec un ami... Ou plutôt la personne que j'aime, et nous avons été attaqué par des personnes armées et masquées qui nous ont envoyé... Je ne sais pas, une grenade aveuglante ou quelque chose dans le genre, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'après, j'ai perdu connaissance.

Shiho : Pareil pour moi, sauf que c'était dans un bar aux States avec une amie, et que je ne les ai pas vu mais juste entendu venir ces types.

Masumi : Ils portaient des masques de lapins noirs, en métal, un peu comme...

Shiho : Frank dans Donnie Darko ?

Masumi : Exactement.

Shiho : J'imagine la scène, ça doit être flippant.

Masumi : Ce n'est pas ça le pire.

Shiho : Ton sourire... Il cache une tristesse, j'arrive à le sentir. Toi aussi tu as trouvé le corps de quelqu'un que tu apprécies beaucoup, c'est ça ?

Masumi : Oui c'est bien ça, c'est Ran, une amie à moi et qui est en couple avec celui que j'aime.

Shiho : Oh... Ce serait déplacé de dire que tu as le champ libre maintenant.

Masumi : A en croire ce que vous avez dit, Miyano-san, vous êtes dans le même cas que moi.

Shiho : Mon deuxième père a été étripé comme une vulgaire bête à l'abattoir.

Masumi : Mes condoléances pour vous.

Shiho : Merci. Tu peux m'appeler tout simplement Shiho sans aucun suffixe, on est en France, ainsi que me tutoyer.

Masumi : Ça marche.

Shiho : Et toi Damien, tu es victime des mêmes mecs que nous ?

Damien : Aucune idée, j'ai rien écouté de ce que vous avez dit.

Masumi : Ton visage m'est familier Shiho, est ce qu'on se serait déjà rencontré quelque part ?

Shiho : Maintenant que tu le dis, tu serais pas la sœur de Shuichi Akai ?

Masumi : Ouais c'est bien ça.

Shiho : Après sa mort quand les robots tueurs nous ont attaqué et l'ont remplacé par une copie de lui même, tu faisais partie des personnes présentes à l'enterrement en commun qu'il y a eu. Tu t'en rappelles ?

Masumi : Pas du tout. Mon frère est bien mort, enfin je n'en suis plus si sûr, mais ce dont je le suis c'est que ça n'a rien à voir des robots tueurs ou quelque chose dans le même genre.

Shiho : L'histoire se perd actuellement.

Masumi : Tu ressembles à la petite fille qui traîne toujours avec Shinichi, la personne que j'aime, elle s'appelle Ai Haibara.

La mention de ce nom suffit à angoisser la jeune femme qui n'a pas facilement peur, lui rappelant de mauvais souvenirs.

Son interlocutrice est suspicieuse, faisant la corrélation entre ces deux personnes, en se tenant le menton avec sa main gauche.

Shiho : Ce nom, je l'ai bien utilisé à une époque, quand j'avais rajeuni, mais plus maintenant.

Masumi : Pourtant, je peux t'assurer que tu es censée toujours l'être.

Shiho : Ce monde ne tourne pas rond, à moins que... Hmmm...

Damien : Je croyais que vous essayez d'éclaircir la situation, pas de la compliquer.

Shiho : J'ai compris où est le soucie.

Masumi : Tu peux m'éclairer s'il te plaît ? J'ai beau avoir résolu pas mal d'enquêtes, celle ci me largue complètement.

Shiho : Nous ne sommes pas originaires du même univers, et celui où nous nous trouvons n'est pas le mien, ni le vôtre je pense.

Masumi : Quoi !?

Shiho : Je pense que le Président, qui qu'il soit, confirmera mes propos. J'ai déjà connu ça.

Damien : Maxime et Stive aussi. Je dis ça, je dis rien.

Shiho : Maintenant que tu soulèves ça, je crois avoir entendu parler de toi, et connaître ceux que tu mentionnes.

Damien : Mais ouais, ton non a été mentionnée la dernière fois que j'ai participé à un plan diabolique en collaboration avec d'autres gars.

Masumi : Je ne vous comprends vraiment pas vous deux. ça ne peut pas être vrai, c'est...

Agent : Monsieur Asselineau est prêt à vous recevoir.

L'homme qui vient tout juste de s'adresser à elles fait partie du GSPR, le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République.

Sa coiffure noire est courte et carrée ainsi que bien droite. Il porte des lunettes de vue rectangulaires qui lui donnent un petit coté sérieux supplémentaire. Il porte une fine veste bleu acier avec un pantalon serré de la même couleur, une chemise blanche par dessous et une cravate bleu marine rayée. Un Manurhin MR 73, revolver de calibre .357, se trouve à sa ceinture. Sa voix grave et charmante ressemble à celle de Takehito Koyasu, doubleur que vous avez surement déjà entendu si vous vous intéressez un minimum aux animés nippons.

Avec un air bien plus que sérieux, cet agent leur laisse la porte ouverte en s'écartant pour qu'ils puissent y entrer.

Masumi est la première à se lever pour s'y rendre avec entrain, suivi de près par Shiho qui se méfie de ce type qui ne lui inspire pas confiance, et celui qui termine la marche est Damien en traînant le pas tout en baillant la bouche grande ouverte. Elles entrent toutes dans le bureau qui se ferme juste derrière elle, les laissant en intimité avec juste deux personnes.

Celui qui les y a conduit, ainsi que celui à qui appartient ce bureau en bois massif bien poli avec divers garniture pour le décorer.

Je ne ferai pas durer le suspense longtemps, puisque son nom a déjà été dévoilé.

François Asselineau, ancien dirigeant de l'UPR et actuel Président de la République française.

Je pense que malgré la censure médiatique, vous devez surement connaître le personnage.

Celui qui connaît mieux la Constitution que ceux qui l'ont écrit.

On le reconnait bien avec son crane dégarnie et sa bonne bouille de papy sympa, celui que l'on a tous eu même sans le savoir.

Il est assis devant une partie de sa vie privée et invite ses invitées à se poser de l'autre coté, pour être face à lui.

Des sièges d'un autre temps les attendent, et elles obéissent dans le même ordre par lequel elles sont entrées dans cette pièce.

Le Garde du Corps se rend directement derrière son protégé afin de veiller à ce qu'aucune des étrangères ne tentent un faux coup.

La discussion et le début des explications peut donc débuter en anglais, celui qui commence est l'hôte qui les a convié ici.

François : Bonjour, j'espère que les mesures prises pour que vous soyez tous là présents n'ont pas été trop durs.

Masumi : C'était pas la joie, surtout après ce à quoi j'ai assisté.

Damien : Pour moi ça allait.

Shiho : Désolée d'avoir tué presque toute cette équipe du GIGN, j'avais le soleil dans les yeux.

Masumi réagit à cette remarque de la part de celle qui est dans la même galère qu'elle et qui tient d'étranges propos depuis tout à l'heure.

Cette Shiho est vraiment bizarre.

Notre conversation avait pourtant bien commencé, mais maintenant je me méfie d'elle.

Ces histoires de robots tueurs, de mondes parallèles, son sang froid en parlant de multiples meurtres qu'elle a commis...

J'ai dû mal à croire que ça soit Ai Haibara, cette gamine qui traîne beaucoup avec Shinichi.

Est ce que ça pourrait être une autre personne ?

Je ne dois pas la quitter des yeux, et surveiller aussi ce Damien là.

Le concerné est d'ailleurs toujours en train de surfer sur son portable pendant que ça parle.

François : C'est une équipe de la Gendarmerie Mobile à laquelle vous vous en êtes prise.

Shiho : Vraiment ?

François : Je n'ai aucune raison de vous mentir à ce sujet.

Shiho : C'est pas leur boulot de faire ça normalement.

François : Nous sommes en temps de crise nationale depuis que mon prédécesseur a été lynché à mort en public, nous utilisons donc tous les moyens à disposition pour lutter contre le terrorisme.

Shiho : D'accord. Confirmez moi ce que j'ai déjà deviné, que nous ne venons pas de ce monde. Comme ça Masumi ici présente arrêtera de me prendre pour une folle et de vouloir que je finisse en camisole dans une chambre blanche.

L'adolescente aux cheveux ondulés est bouche bée devant cette déclaration et tire une tête épique.

Comment... ?

Comment elle a su !?

Elle sait lire dans les pensées aussi !?

Maman j'ai peur !

L'autre métissée sourit de bienveillance, se retenant de rire en la voyant réagir comme ça.

Shiho : Ton visage est tellement expressif qu'on peut deviner sans soucie ce que tu penses.

Masumi : Ah... A ce point ?

Shiho : Nicolas Cage pourrait t'être utile pour rectifier ça. Ça fait des décennies de films que personne ne parvient à lire son jeu d'acteur.

Masumi : Merci, enfin je pense.

Damien : Attendez j'ai pas suivi. Comment vous avez fait pour passer de la Gendarmerie à Nicolas Cage déjà ?

Shiho : Tu n'auras qu'à copier sur ton voisin, comme en cours de Philo.

François : Ce que...

Shiho : Shiho Miyano.

François : Shiho-san a parfaitement bien compris, c'est ce dans quoi vous êtes.

Masumi : Mais alors cette histoire d'autres univers est réelle ?

Français : Malheureusement oui, navré que ça vous bouleverse autant.

Masumi : Comment est ce possible ?

François : Nous n'en savons pas grand chose pour l'instant, seulement qui vous a fait venir ici.

Shiho : Excusez moi de vous interrompre, mais je veux savoir une chose.

François : Oui ?

Shiho : Savez vous parler japonais ?

François : Très bien en effet, pourquoi ?

Shiho : Je me suis dit que l'on pouvait parler dans cette langue, au cas où il y aurait des mouchards quelque parts.

François : Je ne pense pas qu'il y en ait mais soit, faisons comme ça si ça ne dérange personne.

Damien : Tu peux y aller papy, je m'en sors bien.

La conversation change donc de langue, ce qui ne semble pas plaire au mec de la protection présidentielle juste derrière.

Shiho continue à l'observer en silence, alors que Masumi interroge le Président.

Cet homme pourrait être dans le coup.

J'espère me tromper, qu'il soit juste un simple bougre qui fait son job.

Il n'empêche que son regard est mauvais.

Je demanderai son nom après.

Au moins, il y en a deux qui font un effort pour tenter d'enquêter sur leur situation.

Masumi : Qui est responsable de nos enlèvements ?

François : Un groupuscule nommé "Les Lapins de Garenne"...

Damien : Mais quoi !? C'est quoi ce nom de merde !?

François : On sait peu de choses sur eux, juste qu'ils sont très violents, étonnement équipés de matériel militaire de pointe et qu'ils s'adonnent dans le spiritisme. Ils s'habillent généralement de tenues de combat qu'on pourrait qualifier de commando, et ils portent des masques de lapins renforcés en guise de casque.

Masumi : C'est bien ceux qui s'en sont pris à nous.

François : Malgré leur tenue repérable à des kilomètres, nous arrivons toujours trop tard à leur localisations.

Agent : De vrais fantômes.

Shiho : Et vous, vous vous nommez comment ?

Agent : Konoyarō,

Shiho : Connard.

Damien : Hé bien, les insultes ça y va.

Shiho : C'est ce que veut dire son nom si on le sépare en deux parties.

Damien : Ah d'accord, ses parents devaient se marrer quand ils l'ont choisi.

Konoyarō : Comme si vos noms valaient mieux.

Masumi : Sinon, avez vous des pistes concernant la personne dirigeant cette drôle d'organisation ?

François : Oui, trois pistes.

Masumi : Lesquelles ?

François : La première hypothèse, ce serait un complot de Rokhaya Diallo, Danièle Obono et Hapsatou Sy visant à renverser notre pouvoir car il n'y aurait pas assez de "Noirs" à leur goût. Elles soutiennent ouvertement les Lapins pour une raison inconnue, et donc nous pensons qu'elles pourraient tirer les ficelles derrière tout ça.

Shiho : Après, j'ai dû mal à voir ce qu'on vient faire dans cette histoire. On est pas "Noirs" aux dernières nouvelles.

François : La seconde hypothèse serait que ça soit le nouveau coup de Daesh en vue de conquérir le monde afin d'y imposer la charia. Eux aussi soutiennent étrangement les Lapins et en plus des versements d'argents ont été découverts des premiers vers les seconds.

Damien : Ils ont bien changé si c'est bien eux.

François : Et la dernière hypothèse serait que ça soit un Sapin de Noel qui ait envoyé de la Poudre de Perlimpim sur les gens en criant "Pensez Printemps les Amis !". Celle là, je l'ai eu toute seule dans ma salle de bain l'autre soir.

Quelques notes de pianos viennent souligner l'absurdité soudaine qui vient d'animer ce personnage.

Après un petit silence, il reprend comme si de rien n'était, comme si ce fut juste une parenthèse dans l'espace temps.

François : Nous manquons de personnel pour explorer ces pistes, c'est pour ça que j'espère que vous irez voir de votre coté de quoi il en retourne et que vous arriverez à trouver un moyen de retourner chez vous et de sauver vos proches disparus.

Masumi : Hé bien on dirait qu'une nouvelle enquête ouvre ses bras à un nouveau trio.

Shiho : Quand je serai rentrer à la maison, j'en ferai un film.

Damien : Au moins, on va pouvoir rigoler un peu.

Avant de se quitter, allons voir les dernières pensées qui traversent les esprits de nos jeunots.

D'abord Masumi.

Je suis tombée dans un monde de fou, je ne veux pas y rester une minute de plus !

Dés que j'ai retrouvé Shinichi, je pars illico presto !

Ensuite Shiho.

Il y a quelques trucs qui me chiffonnent avec cet univers.

On verra bien si ce que je vois durant notre voyage me confirme ce que je redoute.

Et pour finir, le petit canard mal aimé.

Comment il sait que un allié était avec chacun d'entre nous quand on a été capturé ?

J'ai dû rater le moment de la conversation où elles en ont parlé.

Mes amies, ce que je prévois pour vous va être extraordinaire.

A la prochaine.