Chapitre 6 : Daesh. Plus Con que Con.


Nous approchons de la révélation du coupable, je le sens.

Je maintiens le fait que cette FIC durera 10 chapitres.

Ça ne veut pas dire pour autant dire que l'identité du Marionnettiste ne sera pas révélé avant.

Après un petit moment confiné à discuter d'amour avec plus ou moins d'entrain, retournons aux choses sérieuses.

La quête de nos aventuriers va les mener là où la désolation règne.

Où un conflit s'est installé depuis près d'une décennie.


Le flot du vent balaye les grains de sables recouvrant les ruines d'une ville à l'abandon depuis des siècles à en croire son état actuel.

Peu convaincu qu'elle attire les touristes si on la met sur une brochure touristique, ou bien ce serait à leur risque et péril.

Est ce que certains d'entre vous ont connu une époque où la Syrie était un magnifique coin à visiter ?

Les carcasses des voitures, brûlés jusqu'au plus profond de leur être, ne sachant pas à quel point le monde continue à être cruel, et elles espèrent un jour pouvoir à nouveau regonfler leur pneus afin d'avancer à pas de roues jusqu'à un meilleur paradis où y laisser reposer son capot, meilleur que cet enfer que l'on nomme la Terre.

J'en fais trop ?

Oui, je l'ai senti.

J'ai essayé de faire film noir, mais on dirait que je ne suis pas spécialiste dans ce genre.

Dommage, ça va bien avec le coté mystère et enquête.

Comme vous pouvez le sentir à ma métaphore ratée, ce lieu autrefois de vie est désormais synonyme de morts.

Certains corps, atrocement mutilés et décomposés, se trouvent encore là, se faisant dévorer par des vautours percnoptères.

Muakharati n'est plus que l'ombre d'elle même, et cette ombre est sacrément déformée.

Autrefois un fier lieu de la Républiques où les enfants dansaient en ronde autour de pantins de bois qu'ils avaient assemblé ensemble.

Aujourd'hui un reste de cette enfance perdue après la répression alaouite fait tache dans ce décor où la faune et la flore reprennent leur places.

C'est sous cet amoncellement de rapaces que nos aventuriers se déplacent, en se préparant contre tout guerrier.

Il y a une certaine continuité dans leur conversation, qui commence déjà à saouler le petit démon qui l'avait lancé.

Masumi : Si jamais un jour Gilbert venait à te trahir parce quand fait il n'était pas celui que tu pensais qu'il était pour toi, tu ferais quoi ?

Shiho : Je me suiciderai.

Masumi : Carrément ?

Shiho : Pour moi, Gillou est, avec ma sœur, la personne en qui j'ai le plus confiance au monde. Si je ne peux pas croire en lui, je ne peux croire en personne, et donc vivre ne sert plus à rien.

Masumi : Je comprends.

Shiho : La seule fois où il m'a vraiment trahi, ce n'était pas vraiment lui. C'est quand sa version robotique a pris sa place, et encore quand il est venu le moment de la purge finale, il s'est rangé de mon coté. Après j'ai mis du temps à cesser ma méfiance envers lui quand j'ai découvert le pot aux roses. Désormais, nous sommes tous les deux faits de chairs artificielles et de peaux synthétiques.

Masumi : Ces Synthétiques, en quoi on les différencie des humains ?

Shiho : Pour la 3ème génération dont nous faisons parti, c'est un peu dur de faire la différence tant que le synthé est vivant mais une fois mort, tu peux trouvé le composant que nous avons tous et toutes dans notre cerveau.

Masumi : Tuer tout le monde pour savoir qui en est, qui en est pas, c'est pas vraiment une solution cool.

Shiho : C'est vrai qu'elle n'est pas viable mais après ça reste l'une des rares solutions.

Masumi : Pourquoi tu as précisé la troisième génération de synthétiques ?

Shiho : Parce que les deux précédentes générations sont beaucoup plus proches des LMD, dans le sens où se sont vraiment des machines, alors que nous on est plus semblable aux Réplicants de Blade Runner dans le sens où quasiment rien n'est mécanique mais juste assemblage biologique.

Masumi : Je vois. Et donc il y a un moyen de de vous différencier sans avoir à faire un génocide ?

Shiho : Nous ne perdons pas de poids, ni n'en prenons.

Masumi : Et c'est tout ?

Shiho : Oui, jusqu'à présent nous n'avons rien trouvé d'autres.

Masumi : Bon après il n'y a pas de mal à ne pas savoir les différencier, pas vrai ?

Shiho : Oui, sauf quand des gros méchants décident de remplacer l'un des tiens par un Synthétique programmé pour leur cause et pour te trahir un jour.

Masumi : Comment ils peuvent être programmé si ce ne sont pas des robots ?

Shiho : Comme n'importe quel être humain, par le conditionnement. Et parce qu'ils ont quand même des données définis dans leur cerveau à la base.

Masumi : Ah mince.

Damien : Je ne voudrais pas vous déranger mais j'crois bien qu'il y a un mec là bas, et lui il est bien vivant.

En effet, il y a bien un homme caché derrière un bus sur essieux qui est déjà en train de préparer son AK pour notre groupe.

Ses intentions ne sont surement pas pacifiques, et si rien est fait, il y aura au moins un cadavre à rajouter sur le tapis rouge.

Shiho envisage déjà une solution drastique afin de préserver la vie de sa camarade qui n'est pas aussi invulnérable qu'elle.

Heureusement pour l'autre gars, la Sœur Akai décide de choisir la voix de la diplomatie en lui gueuler dessus en anglais.

Masumi : Nous ne sommes pas armées ! Pas besoin de nous tuer !

Elle lève ses mains bien en l'air pour lui montrer qu'elle dit vrai.

Les deux à coté d'elle jouent le jeu et font de même, avec plus ou moins de conviction suivant la personne.

Je vous laisse deviner qui a presque la flemme de ne pas le faire, et qui aurait foutu tout le monde dans la merde dans ce cas là.

Je ne vais pas dire son nom pour ne pas vous gâcher la narration avec une énième dispute entre nous.

Le gaillard armé, qui porte une tenue typique de ce qu'on appellerait dans notre jargon des "Rebelles", baisse son gros canon russe.

Il reste quelques peu méfiants vis à vis d'elles, peut être parce que ce sont des femmes en partie, ou bien parce que ce sont des étrangers.

Une chose est nette, son but n'est pas avant tout de les tuer, sinon il l'aurait déjà fait.

Alors on peut au moins tenter quelques belles paroles, pour au pire déverser des mots rouges à même le sol souillé.

Il s'approche d'elles, en jetant quelques regards sur les cotés et derrière lui, preuve qu'il n'est pas très rassuré.

Que ça soit Shiho ou Masumi, elles comprennent par ça que ce type se trouve dans une zone hostile pour lui et probablement pour elles aussi.

Ce cimetière a peut être quelques pilleurs de tombes qui se baladent par ci par là.

Le Rebelle s'arrête à leur niveau et reluque d'un air sérieux et un peu méprisant les deux femmes, ce qui n'est rien comparé au regard qui jette brièvement à la troisième pétale de cette fleur difforme. Celle ci ne sait pas qu'elle vient de tomber et en même temps, elle est trop occupée à vérifier si le téléchargement de ses fichiers... importants... est fini.

Repartons dans un peu de bavardage, là où je maîtrise parfaitement.

Pléonasme.

Rebelle : Qui êtes vous et que faites vous ici ?

Shiho : Je suis le Pape et j'attends ma sœur.

Rebelle : Le Pape ?

Shiho : On ne connait pas ses références à ce que je vois.

Damien : C'est pas "Les Trois Frères".

Shiho : Tu ne peux pas te planter aussi bien en beauté.

Masumi : Nous sommes ici enfin de découvrir qui est le chef des Lapins de Garenne et où il planque nos amis.

Rebelle : Ce nom me dit quelque chose...

Masumi : Daesh est allié a eux et leur finance leur méfaits.

Rebelle : Ah oui, je vois de quel groupe vous parlez.

Shiho : Et vous, vous faites parti de quel morceau de ce bazar qu'est ce conflit ?

Rebelle : Je fais parti de l'Armée Syrienne Libre et je suis venu ici pour aider quelqu'un à espionner l'Etat Islamique, sauf qu'il a été capturé, et là je dois l'empêcher de se faire exécuter.

Masumi : Qu'est ce qui est arrivée à cette ville ?

Rebelle : Les troupes de Bachar sont passés ici i ans de cela pour mater le mouvement protestataire, tuant bon nombre de mes connaissances.

Masumi : Vous viviez ici avant ?

Rebelle : Oui, j'ai grandi ici, mais j'ai dû partir pour libérer mon pays de ce Boucher qui l'étripe toujours en ce moment même.

Masumi : Ah... J'espère que vous arriverez à lui botter ses fesses à ce Boucher.

Shiho : C'est Daesh qui s'est occupé du reste de la population ici ?

Rebelle : Exact, ils sont pire que lui. Si Bachar est le Boucher, eux sont les chiens affamés qui achèvent les proies à peine vivantes.

Masumi : C'est dommage qu'ils n'en parlent que peu chez moi, au Japon.

Shiho : Plus c'est loin, plus on s'en fout. Règle Numéro 1 de l'Humanité.

Rebelle : Après, c'est surtout de la faute aux Américains si ces fous sont devenus plus présents aujourd'hui.

Shiho : Comme toujours.

Masumi : C'est vrai qu'ils ne sont pas très appréciés au Japon, comme les Chinois. Je comprends pourquoi.

Shiho : Normal, les Yankees aiment bien se croire chez eux où qu'ils s'installent, quitte à violer des gens sans impunité.

Rebelle : Au moins, ça nous fait un point commun.

Shiho : Par contre, je croyais que vous étiez alliés à ces terroristes notoires ?

Rebelle : Non, seulement à al-Nosra, et seulement pour vaincre Bachar. L'Alliance n'était que de courte durée.

Shiho : Il reste juste une chose à éclaircir.

Masumi : Qui est cette personne que vous avez accompagnez ici et que vous devez sauver.

Rebelle : Une stars française, son nom est Gilbert Montagné. Ça vous parle ?

Shiho : Tu es sérieux ?

Masumi : C'est bien ton mari ?

Shiho : Oui, je ne pense pas que ça soit juste un homonyme.

Damien : Vive les coïncidences, ou plutôt le scénario mal ficelé.

Va te faire foutre.

Rebelle : Alors dépêchons nous, ils vont l'exécuter en direct dans moins d'une heure.

Shiho : Vous connaissez le chemin, guidez nous.

Masumi : Damien, c'est toi qui t'occuperas d'eux comme tu l'avais dit ?

Damien : Ouais ouais, je le ferai.

Leur nouveau compagnon de fortune leur fait traverser quelques ruelles délabrés où plusieurs rongeurs et d'autres bestioles y font désormais leur vie.

Quand on pense qu'à une époque, ces étroits passages étaient bien plus fleuris.

En tout cas, chacun est sur ses positions en suivant le natif du coin, bien qu'elles soient variées.

Damien s'en fout, de toute façon il peut tous les tuer avec un seul doigt si il le veut.

Seule une personne avec de puissants pouvoirs pourrait à la limite lui foutre une déroutée.

Un peu comme cette fois là au Théâtre National de Strasbourg où il s'est pris la branlée de sa vie.

Si cette histoire vous intéresse, je peux toujours vous renseigner sur où vous pouvez la retrouver.

Elle s'appelle "Sacré Crossover !" et voici son lien :

resident-evil-7,forumactif,org/t468-fic-sacre-crossover-termine

Ne me dites pas merci surtout.

Damien : Enfoiré.

Shiho : Hm...

Pour Masumi, elle est un peu angoissée à l'idée de voir autant de sangs se déverser devant elle.

Elle en a vu des cadavres, voir même des meurtres, mais là nous sommes dans un niveau bien au dessus.

Du point de vue de Shiho, il faut guetter à ce qu'aucune embuscade ne survienne et qu'elles parviennent à bon porc.

Elle est en parallèle tiraillée et troublée par la présence de Gilbert ici, ce qui semble trop gros pour être vrai.

Pourtant quand elles arrivent à proximité de l'échafaud, planquées derrières des caisses et véhicules de combats, le doute n'est plus permis.

C'est bien le célèbre rétro chanteur français qui se trouve à genou, la tête baissée, prêt à attendre que la lame entre en contact avec sa nuque.

Les Chiens de Fidèles l'entourent, et l'un d'eux possède déjà l'arme du futur crime qu'ils commettront si elles ne les empêchent pas.

Elles vont devoir laisser le Petit Diable s'en occuper, mais avant, voici un petit résumé pour ceux qui se sont un peu assoupis.

Damien : Nous sommes en Syrie et il faut sauver Gilbert Montagné de Daesh car il pourrait peut être nous renseigner sur les autres Lapinous.

Masumi : C'est très invraisemblable.

Damien : La prochaine fois, si ça se trouve, on va tomber sur une sitcom allemande avec la Nièce de Michaels Myers et Schwarzy.

Shiho : Cette série existe dans mon monde, et elle a un succès fou en Europe.

Damien : Ton monde est vraiment taré.

Masumi : Tu vas faire comment pour tous les neutraliser sans que Gilbert meurt ?

Damien : Tu vas voir.

Masumi : J'ai déjà peur.

Le Blanc aux cheveux noirs se concentre fortement pour assembler la majeure partie de ses forces dans sa prochaine attaque.

Puis il éternue.

Tellement violemment que ça tue net la dizaine de soldats islamistes présents sur place, les faisant tomber comme des mouches.

Tout le monde, même Shiho, est bouche bée devant ce massacre fait en un claquement de narine.

Shiho : Thanos, il a bien changé.

Rebelle : Comment il a fait ça !?

Masumi : Va savoir !

Damien : Je suis le meilleur, c'est tout.

Ouais, on te croit.

En tout cas, les choses vont de bon train pour nos héroïnes puisque celui qui devait être sauvé est sauvé.

Ce dernier se relève sans aucun problème et commence déjà à applaudir ses sauveuses à sa façon qu'on lui connait.

Tous grimpent sur l'échafaud pour le rejoindre et s'en suit une discutions concentrée entre deux personnes liées sans l'être ici.

Shiho : Salut Gilbert, juste pour être sûr. Tu ne me reconnais pas ?

Gilbert : Je reconnaîtrai cette voix n'importe où !

Shiho : Vraiment ?

Gilbert : Shiho Miyano !

Shiho : OK, là je dois avouer ne pas trop comprendre.

Gilbert : Hé, je suis le meilleur et premier fan de Detective Conan ! Je l'étais déjà avant même que Gosho ne dessine la première esquisse de Yaiba !

Masumi : Comment est ce possible ?

Damien : Qu'est ce que tu veux qu'on en sache ?

Rebelle : Je pige rien, tout ça pour moi c'est du chinois.

Gilbert : Tu es l'unique et seule Shiho Miyano, et à coté de toi, il y a Masumi Sera !

Masumi : Oui c'est bien moi.

Gilbert : Sans même voir je peux savoir que c'est vous !

Shiho : Tout ça me parait quand même plus lourd que du Flérovium.

Gilbert : Je suis même le fondateur secret du Forum DCFC de la Communauté DCFR ! Les deux s'entendent super bien !

Shiho : Tu as un pseudo sur les deux ?

Gilbert : Oui et j'en ai eu l'idée en écoutant la chanson "Rodrigo y Julietta" d'un groupe il y a 10 ans au moins !

Shiho : Et c'est quoi ?

Gilbert : Pinoulelapin !

Shiho : Je te reconnais bien là pour ce sens du choix cohérent.

Masumi : Est ce que vous savez qui est le chef des Lapins de Garenne ?

Gilbert : Non !

Masumi : Mince.

Gilbert : Mais je sais que celui ci contrôle tout, absolument tout et qu'il doit même être à notre écoute à l'heure actuelle !

Rebelle : C'est n'importe quoi.

Damien : Tais toi Personnage Dont On Ne Saura Jamais Le Nom.

Shiho : C'est bon, il vient de confirmer ce que je soupçonnais depuis un petit moment.

Masumi : Et c'est quoi ?

Shiho : Je vous le dis sur le métro du retour, pour être sur que vous soyez bien assis et que vous ne risquiez pas de tomber.

Damien : Pour moi ça me va.

Gilbert : Allez y petits oiseaux, prenez votre envole ! Comme ça je peux aller tourner dans "Stars 80, l'affrontement final" !

Personnage Dont On Ne Saura Jamais Le Nom : Bordel...

Je me demande si elle a bien trouvé qui est derrière toute cette histoire.

Et vous, l'avez vous trouvé ?