Kuroko Tetsuya :

« […]-san, merci de m'avoir attendu.

- Tu n'étais pas obligé de te presser Kuroko-kun, j'ai du temps devant moi. »

Tu souris et te mets en marche. Kuroko venait de finir son entraînement de basket. Tu lui avais promis de rentrer avec lui, il semblait vouloir discuter avec toi. Une semaine était passée depuis votre baiser. Honnêtement, tu fus un peu surprise quand il te demanda de rentrer avec lui, il ne faisait que t'éviter depuis la scène du parc.

Vous marchez donc sur le chemin pour aller à ta maison. L'atmosphère est un peu tendue et aucun de vous deux n'ose prendre la parole. Tu continues donc d'avancer dans un mot mais Tetsuya s'arrête net, tu te retournes vers lui.

« -Kuroko-kun ?

- Je suis désolé […]-san, je n'arrive pas à regretter ce qui s'est passé la semaine dernière. »

Tu baisses la tête pour cacher tes légers rougissements. Tu essayes de ne pas craquer, il est tellement mignon.

« Je n'arrête pas d'y penser depuis, je crois que …. Je crois que j'ai des sentiments pour toi […]-san. »

Ta respiration s'arrête et tes rougissements se propagent sur toute ta tête. Tu es rouge comme une tomate. Tu n'arrives pas croire qu'il vient tout juste de t'avouer son amour. Son raclement de gorge te sert de tes pensées et tu relèves la tête vers lui. Tu le regardes dans les yeux, tu y décèles de l'espoir mais également une profonde inquiétude. Tu prends une grande inspiration.

« Moi aussi, je tiens énormément à toi Kuroko-kun. »

Akashi Seijuro :

Tu aperçois Akashi au bout du couloir, tu te retournes et changes de direction. Il rentre dans ta salle de classe par la porte avant, tu réussis à sortir discrètement par la porte arrière. Depuis 2 semaines maintenant, tu arrives magnifiquement bien à éviter le rouge bien que ce soit assez difficile. Déjà que tu avais du mal à le regarder dans les yeux maintenant que vous vous étiez embrassés c'est carrément impossible. C'est d'ailleurs pour cela que tu le fuyais. Plutôt mourir que de l'affronter.

Mais tu sais très bien que ce manège ne va continuer pour l'éternité. C'est donc sans surprise que tu te fais tirer encore une fois dans une salle de classe vide. Tu te retrouves à découvert sous un regard sévère. Décidemment, il avait de très mauvaise habitude.

« -Tu peux m'expliquer ton problème ? »

Tu avales difficilement ta salive. Mince alors, il est vraiment effrayant.

« - Je ne voulais pas t'énerver Akashi-kun, mais tu m'embarrasse tellement que je préfère te fuir. »

Soudain son regarde s'adoucit un tout petit peu.

« […], tu as peur de moi ? »

Tu hoches doucement la tête, tu as limite honte de l'avouer. Il attrape ton menton avec deux de ses doigts et relève ta tête.

« Je t'aime trop pour te faire le moindre petit mal […]. »

Puis il capture tes lèvres dans un doux baiser.

Murasakibara Atsushi :

« Murasakibara-kun, ou- est ce qu'on va au juste ? »

Ca fait maintenant un bon quart d'heure que tu t'efforce de garder la même vitesse de pas que le géant mais faut dire tes jambes entières ne représentent que les mollets chez Atsushi. Cela faisait maintenant une semaine que le gage était passé, le baiser donc, votre relation était plutôt restée tendue, voire très houleuse. Tu ne pouvais pas prononcer un mot en sa présence ou même le regarder sans que tu joues prennent une jolie couleur rosée. Donc depuis ce moment aucun mot entre toi et lui n'a été accordé. Mais va savoir pourquoi aujourd'hui il attendait à la sortie du lycée. Quand il t'a vu il s'est décroché du mur où il était accoudé et il t'avait attrapé le bras pour t'obliger à le suivre.

Il s'arrête enfin devant … une épicerie, tout ce chemin pour aller à un magasin … bon …ok … on lui pardonne, il est tellement chou. Il rentre et t'attire avec lui. Il salue le casier comme si c'était un ami de longue date et part dans les rayons. Il se stoppe au rayon des chips. Il en prend plusieurs paquets et t'en tend un en particulier. Tu le prends en haussant les sourcils.

« Ça, c'est mes chips préférées, je les aime beaucoup. »

Attends, il t'avait emmené avec lui… pour des chips ?! Toi qui es généralement très timide tu es à la limite de péter un câble. Tu t'apprêtes à lui lancer le paquet en pleine tête.

« Tu sais… je crois que je t'aime autant que ces chips. »

Alors qu'il s'en va pour payer, tu restes plantée, complètement choquée. C'est une déclaration plus ou moins … originale.

Aomine Daiki :

Après de longues supplications de Satsuski, tu t'es enfin décidé à t'inscrire dans le club de basket. C'est pour cela que tu te retrouves actuellement en train de ramasser les ballons perdus dans le gymnase. Tu t'étire quand tu as enfin finis ton boulot et vas te rassoir sur le banc en attendant Momoi. Etrangement, Aomine avait assisté à l'entrainement du jour. Pour vrai, tu aurais préféré qu'il ne vienne pas. Tu ne lui avais toujours pas pardonné le baiser de la dernière fois, il t'avait embrassé seulement pour fuir Momoi ! Pour toi c'était tout simplement devenu impossible de le supporter.

Les garçons de l'équipe sortent un à un du vestiaire, mais toujours aucune trace de la jeune rose et de son acolyte. Tu décides de te bouger et de partir à leur recherche. Tu te diriges donc vers le vestiaire et tu vois que la porte est entre-ouverte. Tu te rends compte que les deux sont en pleine discussion. Tu restes caché derrière ma porte.

« - Satuski laisse-moi tranquille !

- Non ! Redis-le, je suis pas sûr d'avoir bien entendu !

- Arrête de me souler ! Je t'ai dit que je n'étais pas encore certain!

- Tu m'as dit que tu avais des sentiments pour […]-chan. »

Quoi ? As-tu bien entendu ? Aomine Daiki serait tombé sous ton charme ? Tu es tellement choquée que tu en perds l'équilibre et que tu tombes en avant, t'étalant de tout ton corps devant Satsuski et Aomine. Décidemment, tu es maudite.

Midorima Shintaro :

Tu grognes énervée et tu te retiens de frappé Takao. Tu viens de lui raconter ce qu'il s'est passé la veille avec Midorima et lui tout ce qu'il trouve à faire c'est exploser de rire et attirer toute l'attention.

« -C'est bon t'as finis de te foutre de nous ?

- Ah non mais j'imaginais pas Shin-chan comme ça, il est stoppé par un fou rire, et puis toi qui … ha ha ha ! »

Tu abandonnes ton self-control et frappe violemment le jeune homme. Quel idiot ! Qu'il le cri encore plus fort ! D'un coup, il reprend son sérieux et te fixe.

« Tu sais, Shin-chan ne parle pas beaucoup mais y a bien une chose dont je suis sûr c'est qu'il t'aime énormément et puis s'il t'a embrassé … »

Tu rougis instantanément mais le moment est mal choisis car Midorima rentre dans la pièce et t'aperçois rouge de gêne. Il s'avance vers vous et demande à Takao ce qui se passe. Son coéquipier se lève alors en lui disant qu'une petite discussion entre vous deux s'imposait. Tu gardes la tête baissée et fixe la table pour fuir les regards des deux hommes mais aussi pour préparer mentalement le supplice qu'allait vivre Takao une fois que cette histoire serait réglée. Tu relèves la tête quand Shintaro s'assoit sur la chaise en face de toi. Il te regarde interrogatif.

« - Tu vas bien ? Tu sembles perturbée ?

- Ho c'est cet idiot de Takao, il m'a fait croire que tu m'aimais ! », Te força tu à dire en rigolant.

Son expression d'habitude impassible est changée par la surprise. Une gêne s'installe.

« - Et s'il disait vrai ?

- Et ben, je suppose que je serais heureuse si Midorima-kun partageait mes sentiments. »

Kise Ryota :

« -Aller […]-cchi, rentres avec moi !

- Et avoir encore tes groupies sur mon dos ? Non merci !

- T'es méchaaante ! C'était pour me sauver et puis j'ai bien aimé moi ! »

Tu grognes et continue d'avancer. Autant dire qu'après le baiser que vous aviez échangé, tu n'avais pas reparlée à Kise d'aussitôt ! Tu ne lui as toujours pas complètement pardonné d'ailleurs. Tu prends le chemin vers chez toi sans te retourner en laissant Kise derrière toi. Tu mets tes écouteurs et avances droit devant toi. Tu marches sans t'arrêter cette fois-ci mais après une dizaine de minutes tu es stoppé par des bras qui entourent ta taille. Tu sursautes et un poids se sent sur ton épaule droite. Tu tournes la tête et te retrouves face à celle de Kise. Il te regarde mi sérieux mi amusé.

« - Sois pas si froide avec moi, je t'aime moi […]-cchi. »

Tu essayes de te dégager, ne voulant tout simplement pas croire à ses âneries mais sans succès, il te tient fermement contre lui.

« -Arrêtes de te moquer de moi, si tu m'aimais vraiment, tu ne profiterais pas de moi comme tu l'as fait la dernière fois.

- Je suis désolé pour ça […]-cchi mais depuis j'ai vraiment compris pourquoi je t'avais embrassé toi. »

Son souffle caresse tes oreilles et ton cou, un frisson te parcours tout l'échine. Sa poigne sur tes hanches se resserre.

« Je t'aime. »