Épilogue 1 : Sacré Petit Diable


Enfin terminé...

J'en avais marre.

Devoir être dirigé par ces deux femmes se croyant plus malines que moi.

Certes, je dois reconnaître qu'elles sont supérieurs à la moyenne des misérables humains, surtout cette fille aux cheveux rougeoyants.

Après, je ne le cache pas.

Elles étaient plutôt jolies.

Croyez moi que si j'avais dû les expédier sous terre, j'en aurais profité pour tirer un coup dans chacune d'elle avant de les enterrer.

Il faut en profiter tant que la chair est encore chaude.

Maintenant, je vais pouvoir me concentrer sur d'autres choses bien plus importantes.

J'ai été trop longtemps dans le camp des gentils, je dois leur montrer quel vilain je vaux.

Comme ça mon connard de père finira par se prosterner face à moi.

De même pour Lucifer, Belzébuth et tous les autres démons qui feront de même.

Un jour, je vous le jure, je dominerai les Enfers, la Terre et le Paradis.

Satan s'en mordra la queue.

Pour se faire, j'ai décidé de m'associer avec quelqu'un qui en à lui aussi marre de ce monde.

El Vamoutispachoulis, aussi connu comme Jeremy Verdier, le Dieu Mexicain de la Pluie.

Ce sont des divinités mineures du monde terrestre.

Les divinités étant créées par ces maudits humains et ne survivant que grâce à la croyance d'eux.

Si plus personne n'y croit, ils meurent.

J'ai donc tout intérêt à ce qu'on continue de croire en moi.

Nous nous sommes donc retrouvé à notre endroit habituel, pour discuter un peu.

Ce sont deux pierres arrondis censées bloquer les voitures à l'extrémité d'un parking juste à coté d'un lycée.

Certes, il y a des bancs plus confortables non loin de là, mais je préfère m'asseoir sur ça, je ne sais pas pourquoi.

Mon ami, si on peut l'appeler ainsi, s'est laissé pousser la barbe comme c'est à la mode au cinéma américain et est vêtu d'une grosse veste en fourrure.

Il a vraiment la dégaine du mystérieux héros tels que nous pouvons le voir dans bon nombre d'œuvres.

Il n'y a personne aux alentours, donc nous pouvons discuter avec impunité.

Moi : Jeje, comment ça va depuis la dernière fois ?

Jeremy : Je me sens comme une fleur à laquelle on aurait recollé les pétales.

Moi : J'ai encore dû mal à croire qu'ils aient vraiment cru que cette peluche c'était toi qui était mort.

Jeremy : Je te l'avais dit qu'il ne fallait pas sous estimer leur connerie.

Moi : Néanmoins, Alex n'est plus de la partie, donc il va falloir s'amuser à deux pour s'occuper d'eux.

Jeremy : Si t'es pas aussi nul que la dernière fois avec Sarah et Alexis.

Moi : Hé, comment je pouvais savoir que cette meuf avait de telles pouvoirs ?

Jeremy : En réfléchissant un peu gros nul !

Moi : Me cherche pas, sinon j'invoque Carlos V.

Jeremy : Ouais, écoute ce que j'ai à dire.

Il lâche un proute comme seul argument.

Jeremy : A ça je rajouterai le fait que si tu me renvoies là haut, tu devras te débrouiller tout seul pour ton but personnel.

Moi : Si j'avais encore l'autre lame, j'aurais pu te tuer de façon définitive.

Jeremy : Ouais tu peux repasser ce passé dont tout le monde s'en fout ou passer au futur.

Moi : Tu as un plan ?

Jeremy : Bien sûr, j'ai bossé pendant que tu te prélassais dans cet "autre monde".

Moi : Si tu peux appeler ça "se prélasser", je dirais plus s'emmerder.

Je ne l'aime pas trop mais il peut vraiment m'être utile sur ce coup là.

Cependant je le garde à l'œil.

Même si je le trahirai à la fin quoiqu'il arrive.

Il ne restera que moi, rien que moi, et personne d'autres.