Épilogue 2 : Plan à Trois


Deux semaines...

Ça fait deux semaines que nous étions enfermé dans cet univers illusoire sans nous en rendre compte.

Gilbert a été beaucoup inquiet pour ma situation, de même que ma famille et mes amies.

Heureusement pour eux, je suis de retour.

Je dois vous l'avouer, ça fait bizarre d'avoir autant de personnes qui s'inquiètent réellement pour toi.

C'est quelque chose de nouveau pour moi.

Pendant longtemps, très longtemps, il n'y avait que ma sœur, puis Zarick et Gillou qui se faisaient du soucie pour moi.

Désormais il y a Lucy, Leon et toute cette équipe de héros mondiaux qui en font partie.

En vérité, ça fait surtout bizarre de se sentir enfin chez soi.

Car l'Homme peut être très mauvais quand il ne comprend pas quelque chose, ou même parfois quand il la comprend.

Je vous ferai surement une thèse un jour sur ça, bien qu'il y a mes prédécesseurs qui ont déjà aborder le sujet.

Mention spéciale à Nietzsche qui reste mon préféré de tous.

J'adore notamment sa vision du Nihilisme.

Si vous vous inquiétez aussi à mon sujet, vous n'avez pas à vous en faire.

Aujourd'hui j'ai expérimenté quelque chose de nouveau.

Une relation avec quelqu'un du même sexe que moi.

Bien qu'on ait pas été jusqu'à avoir un contact avec nos organes génitaux.

Oui, j'aurais pu le dire autrement, mais j'aurais très certainement tourné autour du pot pour parvenir à ce que vous compreniez mes métaphores scientifiques.

Je suis entièrement dénudée sous ces draps, ce qui plaira aux lecteurs et lectrices les plus pervers et perverses.

Je ne suis pas seule dans ce lit à baldaquin se trouvant dans la chambre d'Ophelia que nous avons emprunté pour le coup.

Après ce moment intime où nous avons fusionné nos fluides salivaires, il est temps de prendre une pause pour discuter.

Et voilà déjà que ma partenaire du coup me pose une colle.

Lucy : Alors, City Hunter Shinjuku Private Eyes ou bien Nicky Larson et le Parfum de Cupidon.

Shiho : Tu es vache.

Lucy : Les français doivent savoir la vérité !

Shiho : Si tu veux que je sois honnête, j'ai pris un plaisir nostalgique sur les deux.

Lucy : Sérieux ?

Shiho : Oui, l'adaptation française a réussi à toucher ma nostalgie et je la trouve très bien réussite, même en tant que film.

Lucy : Je n'ai pas osé la voir, et tu vas me faire regretter ma décision.

Shiho : Je dis oui pour la suite avec Cat's Eye. D'ailleurs, en parlant de ça, j'ai adoré leur apparition dans l'autre film.

Lucy : Celui là je l'ai vu, et j'ai kiffé de réentendre la voix d'Akira Kamiya pour Ryô Saeba.

Shiho : C'est vrai. Franchement, avec ces deux bijoux en l'espace de quelques jours, et le plaisir de savourer Get Wild, Footsteps et Angel Night, je peux te dire que mon mois de Février est le meilleur mois de l'année.

Lucy : Malgré notre escapade chez les barjots ?

Shiho : Malgré ça.

J'entends la poignet de porte se tourner puis l'ensemble s'ouvrir face à nous.

Est ce Ophelia ?

Non, normalement elle devrait être avec une amie, Danielle, sur un plateau d'Hollywood.

C'est juste Leon qui, au vu de sa tête, ne s'attendait pas à nous trouver toutes les deux complètement dévêtues.

Heureusement, moi je suis couverte par plusieurs couches de tissus, ce qui n'est pas le cas de Lucy.

Comme Gilbert, elle semble aime bien s'aérer le corps après avoir fini l'acte.

Notre visiteur nous regarde bien dans les yeux, évitant de regarder là où il ne faudrait pas.

Ce serait un coup à voir débarquer un tas de SJW pour le pendre afin de vaincre le Patriarcat.

Parce qu'il est Mâle Blanc et ne partage pas certaines de leur idées, donc il est complice.

J'ai surement dû passer à coté de bon nombre de choses durant mes deux vies solitaires.

Leon : Désolé de vous interrompre sans le vouloir, vous ne sauriez pas où est Ophelia ?

Lucy : Elle est occupée.

Shiho : N'espère pas nous rejoindre, Lucy ne sera pas d'accord.

Leon : Je me doute, elle est homosexuelle et je suis son souffre douleur.

Lucy : Oh dis pas ça, mais tu verras, tu auras une surprise demain.

Leon : Je crains le pire.

Shiho : Bon, moi je vais peut être me rhabiller.

Leon : Je vous laisse faire, à plus tard.

Il repart, me laissant renfiler ma culotte noire et le reste ensuite.

Accessoirement, je ne reviendrai pas pour l'instant sur la question du Patriarcat.

Mon point de vue à tendance à énerver les deux cotés de balances, surtout à cause de mon travail sur le sexe naturel.

J'énerve les misogynes et misandres par le fait que j'énonce clairement qu'une différence naturelle ne justifie pas une oppression sociétale.

Et l'autre camp parce qu'ils rejettent la théorie de moi et plusieurs de mes confrères de science, et donc nous croient du coté du système masculin.

Un terrain glissant qu'il faudra que je nettoie avec vigueur si vous voulez un jour une analyse dessus.

Sur ce j'ai à peu près tout énoncé.

Si vous avez des questions, écrivez un petit commentaire.

Je serai plus aimable que le Narrateur.

Je vais laisser la pensée à Masumi pour le prochain et dernier chapitre.

A une autre fois.