Soudain une voix trop familière à leur goût les fit presque sursauter.

- Qu'est-ce que vous fichez ici les Juice ?

Ils se retournèrent vers la propriétaire de cette voix. Junon ! Elle portait une pile de dossiers d'une main, tenant une cigarette de l'autre, de la fumée s'échappant de son cou.

Beetlejuice- Junon ! Mon ancienne patronne que je déteste le plus ! Comment ça va ?
Junon- Qu'est-ce que vous faite ici ?
Beetlejuice- Je suis nostalgique... mon ancien travail ici, l'odeur de pourriture des dossiers, le café dégueulasse, ta fumée de cigarette... Non j'rigole ! j'suis venu draguer vos nouvelles secrétaires ! Il est pas mal le nouvel arrivage. Je suis pour le suicide des jolies filles à fortes poitrines !

La fantôme fronça les sourcils, nullement convaincue par les explications du bio-exorciste.

Junon- Vous manigancez quelque chose j'en suis sûre.

Beetlejuice- Tu me déçois patronne. comment tu peux penser ça de nous ?
Junon- Et bien tenez vous tranquilles ! J'ai assez de travail comme ça ! C'est de pire en pire du coté des vivants.

Un homme aplatit tel une crêpe sortit d'entre deux armoires, suspendu par un fil qui le faisait se déplacer.

- JUNON ! ça y'est on a retrouver le cinquième morceau du cas 6854 !
Junon- Il est bien temps ! Il est morts il y a deux ans ! Envoie ça tout de suite aux serpents de sable avec les quatre morceaux qu'on a déjà.
- C'est à dire que... on a que cinq morceaux sur quinze. Ce mec là a du avoir une mort lente et douloureuse. Dépecer vivant avant de mourir jeter en plusieurs fois dans une bétonneuse.
Junon- Et alors ? Tu veux qu'on le plaigne ce connard fini de manipulateur ? Retrouve moi les morceaux qui restes ! Et vous les Juice déguerpissez ! Je veux pu vous voir ici !

Beetlejuice et Bettyjuice ne se firent pas prier pour s'en aller.

Bettyjuice- Si tu veux mon avis c'est à cette aigrie là que ça ferait du bien un bon coup d'queue.
Beetlejuice- Ouais mais là même moi je suis pas volontaire !

En riant ils remontèrent en voiture. Maintenant il s'agissait de retrouver sur le terrain les amis des survivants qu'ils abritaient.

Du porte à porte. On faisait plus excitant comme journée.

Du coté de la maison de Beetlejuice la journée était au repos et au rangement.

La veille chacun avait un peu mit ses affaires en vrac dans sa chambre et là vous n'imaginez pas leur bonheur de retrouver de vrais placards et une vraie penderie.

Aussi une vraie salle de bain avec de l'eau chaude illimité ! Le plaisir de passer une heure sous la douche ou deux heures dans un bain chaud.

Bref du simple confort.

Également la joie inexplicable de retrouver une télévision. Ce petit écran aduler des foules. Il y avait même des consoles de jeux.

Rick était heureux de voir Carl y jouer, il s'amusait à nouveau comme un véritable enfant et n'agissait plus comme un enfant soldat. Quoi que... c'était quoi ce jeu vidéo ? « Call Of Duty »... Bon d'accord, il faudrait vraiment qu'il es une petite conversation avec son fils.

La joie aussi de retrouver un ordinateur. Même si il s'agissait du réseau internet de l'Au-Delà.

Et ce bonheur de pouvoir mettre la musique de la chaîne-hifi à fond sans risquer d'attirer le moindre rôdeur. Péter les plombs et danser sur la table sans se dire qu'il valait mieux garder son énergie pour combattre un de ces maudits zombies.

Carol- VOUS POURRIEZ BAISSER LA MUSIQUE ? J'ESSAYE D'ENDORMIR JUDITH !
Beth- Oups... Pardon...

La blonde sauta de la table et baissa le volume, Lydia descendit également de la table. Ces deux là s'entendaient étrangement bien, sans doute parce qu'elles étaient de la même tranche d'age.

Même la musique couper, Judith continuait de pleurer, Carol essayait de la bercer sans succès.

Daryl- Elle a hériter de son père celle là. Quand elle pousse une gueulante ça s'entend.
Carol- J'arrive pas à la calmer.
Daryl- Donne.

Il prit le nourrisson dans les bras et petit à petit Judith calma ses pleures.

Daryl- Là voilà... entre dur-à-cuire on s'comprend.
Carol- Tu as le coup avec les enfants.

Daryl- Faut croire. Mais ça serait à Rick de s'en occuper.
Carol- Il parle avec Carl.
Daryl- Il est bien temps.

Judith s'endormait.

Carol- Dis moi... toi et Betty...
Daryl- Quoi ?
Carol- Non rien. Je remarque juste que vous êtes très proches.

Le chasseur marqua un temps avant de répondre.

Daryl- Disons qu'elle était là quand Merle était pas là. Donc assez souvent. Quand mon père été bourré et qu'il avait pas mon frère sur qui cogner j'avais qu'à dire trois fois Bettyjuice et j'me retrouvais ici. Enfin elle avait sa tombe à l'époque.

Carol- C'était ton amour de petit garçon ?

Daryl recula d'un pas, choqué.

Daryl- Quoi ? Mais... mais non ! Enfin... j'veux dire... enfin non merde !

Carol rit à la réaction du chasseur. Un vrai gosse.

Carol- Et pourquoi tu ne l'as pas appeler avant ? Quand l'épidémie a commencer ? Tu aurais pu te mettre à l'abri ici.

Le chasseur soupira en tournant son regard vers le bébé qu'il tenait dans les bras.

Daryl- C'est à cause de Merle. Bet' pouvait pas trop se montrer aux vivants à cause du risque de révéler qu'il existe une vie après la mort. Du coup y'avait que moi qui la voyait et quand j'en parler à Merle y disait que je rêvais que c'était dans ma tête tout ça. Que Betty c'était...
Carol- Une amie imaginaire ?
Daryl- Ouais... à force... j'pense que j'ai fini par m'en convaincre comme un con. J'devais avoir douze ou treize ans la dernière fois que j'avais appeler Bet'.

Carol- ça doit vous faire beaucoup de changements à tout les deux.

Daryl rit.

Daryl- Elle, elle a pas changer d'un pouce.

Carol- T'es sûr ?
Daryl- J'l'aurai remarquer.

La femme sourit en reprenant Judith pour la mettre dans son berceau. Effectivement ça ne faisait pas beaucoup de changements le chasseur était toujours aussi aveugle aux marques d'affections.