Bonjour à tous et bienvenue pour un nouveau chapitre!
J'espère qu'il vous plaira et que vous n'hésiterez pas à commenter tout ça !
Bonne lecture !
Chapitre 10 – Le club de Slugh
Début octobre annonçait également un automne qui s'installait doucement dans les Highlands écossais environnant Poudlard.
Ce matin là, Anthéa, comme à son habitude, était réveillée depuis un long moment. Elle s'endormait tard et se réveillait tôt, prenant le temps alors de lire des ouvrages de la réserve ou des romans.
Si ses parents possédaient trois fléreurs domestiques, chacun des jumeaux en avait un. Milly et Mordy, les parents, avaient eu une portée de trois : Hoppy, qu'ils avaient gardé pour eux, et deux autres qu'ils avaient laissé à leurs enfants.
Les Fléreurs étaient des petites créatures poilues, à la fourrure fournie, proche du chat, exotiques et élégants, connues pour leur intelligence et leur clairvoyance. Leurs oreilles étaient bien plus grandes, que celles d'un chat et leur queue ressemblait à celle d'un lion. Si ceux de leurs parents étaient tachetés, celui d'Anthéa était ocellé, et celui de Rich était moucheté. C'étaient des animaux indépendants et perspicaces, pouvant devenir agressifs face à un comportement suspect ou peu fréquentable. Bien que solitaires, c'étaient des animaux de compagnie excellents, très fidèles et attachés à leur maître.
La femelle en possession de Rich s'appelait Nyx, en hommage à la déesse grecque de la nuit, et le mâle qui adorait Anthéa se nommait Lux, qui signifiait lumière en latin. C'était aussi ironique que le deuxième prénom d'Ulrich était Phoebus, dieu du soleil, et celui d'Anthéa, Artemis, déesse de la lune. Aussi ironique que la jumelle possédait un mâle, et le jumeau, une femelle.
Ce matin là, alors que la jeune fille lisait un roman policier sur son lit, son fléreur s'était enroulé en boule sur son ventre, et ronronnait joyeusement, alors qu'elle le caressait distraitement sur le haut de la tête.
Au dessus de leur tête, accroché au voile supérieur du baldaquin, un attrape rêve bleu ciel perlé bruissait légèrement à cause de la fenêtre entrouverte. C'était un cadeau de l'une des tribus d'indiens qui environnaient Ilvermorny, les mêmes qui avaient tatoué magiquement le dit attrape rêve sur le flanc droit d'Anthéa.
La magie donnait diverses propriétés à des tatouages : protections, attaques, capacités… Lorsqu'on se faisait tatouer, la magie du tatouage soutenait, comblait, ou apportait de nouvelles choses au porteur, en rapport avec l'objet tatoué.
Anthéa, tout comme son frère, possédait ainsi un tatouage magique classique qui offrait au sujet la symbolique de la salamandre à savoir la foi qui ne pouvait être détruite, la force indestructible, la pensée surpuissante, mais également l'esprit de l'élément qu'était le feu, laquelle salamandre nourrissait le bon feu et éteignait le mauvais. C'était un tatouage qui apportait, ou en l'occurrence soutenait certains aspects de la personnalité du porteur : la transformation, la maîtrise qui permettait de surmonter les obstacles et les problèmes quotidiens, mais également l'inspiration, la vitalité, le pouvoir, la passion et la profondeur, mais surtout le caractère guerrier : puissance terrestre, de feu, céleste et marin… Tout cela grâce au triton et au dragon qui étaient apparentés à la salamandre.
Le tatouage d'attrape rêve, également magique mais également mouvant, dont les quatres plumes délicates et ouvragées semblaient bouger en fonction du vent contre ses côtes ou l'arrière de son dos. Selon les cultures amérindiennes, le capteur de rêve empêchait les cauchemars et les mauvais esprits d'envahir le sommeil et l'inconscient de la personne et servait de filtre contre les ondes négatives qui attaquaient le subconscient, ne gardant que les bonnes images du jour à chaque instant. Cela permettait de mieux comprendre les besoins primordiaux de l'âme et de les satisfaire. Ainsi, Anthéa profitait de ces capacités là dans la vie de tous les jours. Et Merlin savait qu'elle en avait besoin.
Sur sa table de chevet de l'encens et des huiles essentielles s'évaporaient à l'intérieur du lit, protégé de ses baldaquins.
Puis vint l'heure de se lever, et tandis que la jeune femme prenait sa douche et enfilait son uniforme et sa robe de sorcière, Lux se faufila hors de la chambre alors que Hestia et Greta descendaient à la salle commune.
Lorsqu'Anthéa les rejoignit, Aliénor Hamilton, furieuse, lui fit face avec un air accusateur. L'américaine arqua un sourcil, déjà agacée par ce que cette petite prétentieuse avait à lui dire. Elle n'était pas au bout de ses peines.
-Athéna, commença Aliénor.
-Eléonore, répliqua Anthéa.
-C'est Aliénor.
-Et moi, c'est Anthéa, tâche de t'en souvenir.
Anthéa voulu la dépasser mais Hamilton la retint par le bras.
-Ton imbécile de chat est entré dans ma chambre et a fait un carnage de ma jupe préférée, accusa cette dernière.
-C'est un fléreur, et il est bien plus intelligent que toi, répliqua Anthéa en se défaisant sèchement de son emprise. Tu devrais relire ton cours au sujet de ces animaux, cela t'aiguillera sur la raison de son 'agression', fit-elle avant de lui tourner le dos.
Anthéa se faufila dans le tunnel jusqu'à la Grande Salle, suivie de ses 2 amies levées,
qui jouissaient entre elles et commentaient allègrement la petite joute verbale qui venait d'avoir lieu devant elles.
Alors qu'elles arrivaient devant les portes de la Grande Salle, Demoiselle Peste, la très vieille chatte de Rusard, cracha à l'adresse de Sirius et James qui rentraient en riant à l'intérieur du château. Ils avaient convenu de faire gonfler la tête de Bertram Aubrey de deux fois sa tailles, en représailles. Celui-ci avait du mal à tenir debout à cause du nouveau poids de sa tête et ne cessait de se casser la figure.
Manque de chance pour eux, Rusard apparut à l'angle du couloir. Il avait tout vu à travers l'arche d'un des couloirs du rez-de-chaussée, et accourait de son pas claudiquant, un air mauvais sur le visage. Il avait des yeux globuleux et brillants comme des lampes, à l'instar de sa chatte, ses cheveux commençaient à se faire gris, ils étaient mal coiffés et gras. Il avait la voix sifflante et soufflait comme un bœuf. Il était grand et très maigre. C'était un cracmol, et sa frustration à cet égard le rendait vindicatif, un vieil homme acariâtre qui haïssait les élèves, en particulier les Maraudeurs et Peeves, qui lui donnaient du fil à retordre. Il avait une bonne connaissance du château et de ses secrets, et regrettait le temps de Picot, où l'on pouvait torturer physiquement les élèves.
-Vous ! Je vous ai vu ! siffla-t-il, recourbé, les mains sur ses genoux, reprenant tant bien que mal sa respiration.
-Nous ? demanda innocemment James en pointant Sirius et lui avec son index.
-Allez hop, double retenue ! Suivez-moi dans mon bureau, bande de fripouilles !
-Fripouilles ? ricana Greta à côté d'Anthéa.
-Mais on n'a pas mangé ! protesta Sirius en plantant ses talons dans le sol
-ça vous apprendra ! Interdiction d'utiliser la magie dans les couloirs ! Surtout contre d'autres élèves !
-Pas de chance, ricana James en haussant des épaules
-C'est la faute de sa stupide chatte. Et après Demoiselle Peste, ça sera quoi, Miss Teigne ?
-Ne lui donne pas de mauvaises idées, rigola James en emboîtant le pas du concierge, suivi de Sirius qui continuait de pestiférer contre ce 'sale cracmol sournois'.
-C'était amusant, releva Greta en reprenant leur marche jusqu'à leur table.
-Oui, convainc Anthéa avec un sourire amusé. Qu'a fait Aubrey, au juste ?
-Il a souligné que Potter s'était mis à dos Evans, parce qu'il pensait plus à son rôle de capitaine que de Préfet en Chef. Tu sais, lorsqu'ils se sont tous retrouvés face à McGo et Dumby, après l'annonce des délégations, lui rappela Hestia en s'installant.
-De quoi parlez-vous ?
Hestia et Greta résumèrent à Dorcas et Emmeline la joute verbale matinale entre Anthéa et Hamilton, puis le châtiment des deux Maraudeurs à l'encontre de leur camarade, ainsi que la punition du vieux concierge.
-Grillés, railla Dorcas, avec un ton néanmoins amusé.
-Ils nous ont habitué à mieux, concéda Emmeline en attrapant le pichet de jus de citrouille.
A travers les fenêtres, on vit la silhouette gonflée comme une montgolfière d'Aubrey qui frappait contre les vitres. Flitwick et McGonagall se levèrent immédiatement pour annuler le sort.
-Rusard n'a même pas pensé à les prévenir. Pauvre Aubrey, se désola Greta.
-Il ne pense qu'à sévir, dit Emmeline avec un haussement d'épaule. Dommage qu'il n'ai pas retiré de points, ajouta-t-elle en lançant un regard vers les sabliers.
-Il devait être tellement content de leur mettre la main dessus. C'est assez rare, révéla Dorcas.
Après quoi, les filles se rendirent en cours.
Le soir même, Anthéa attrapa James. Elle avait reçu une note de Slug et ils avaient le droit de venir avec des invités. D'ordinaire, il n'organisait des banquets que pour des événements particuliers, tels qu'Halloween, Noël… Mais allez savoir pourquoi, cette année, la première réunion serait également une espèce de bal, ce qui ennuyait beaucoup Anthéa. Les robes strictes ne lui laissait guère de liberté de mouvement, de plus, elle trouvait cela austère.
-Ah ! Ma Théa ! s'écria James en lui tendant le bras. Une ballade nocturne avant le couvre feu ?
-Si tu veux. Bien joué pour ta blague de ce matin.
-Que veux-tu, on ne se refait pas ! On ne pouvait pas rester calmes trop longtemps, finalement…
-Chassez le naturel et il revient au galop, concéda Anthéa.
-Tu avais quelque chose de particulier à me dire ?
James s'installa sur l'un des bancs en pierre de la cour, entourée des arches de pierres du rez-de chaussée. Anthéa s'installa près de lui et adopta un air ennuyé.
-Il y a la première réunion du Club de Slug.
-Quelle joie de ne pas en être membre ! On a eu du mal à le faire abandonner ses poursuites, mais Sirius et moi n'y avons jamais mis les pieds, expliqua James.
-J'aimerai que tu m'accompagnes, dévoila Anthéa.
-Ah non ! ça fait des années que je fais tout pour ne pas en être digne, tu ne peux pas me traîner là bas.
-S'il te plait James ! en plus, il y aura Evans.
James s'ébouriffa les cheveux avec lassitude.
-Fais le pour moi ? insista-t-elle.
-T'y vas avec Rich, devina James.
-Ce sera plus amusant si tu venais.
James soupira exagérément et la jeune fille sut qu'elle avait gagné.
Ils continuèrent de discuter un peu, puis, l'heure du couvre feu se profilant à l'horizon, chacun pris la direction de sa salle commune. Ils croisèrent même le Moine Gras, alors que James, galant, raccompagnait son amie jusqu'aux tonneaux. Il souhaitait s'arrêter aux cuisines, dont Théa et Rich lui avaient livré les secrets sur sa localisation et son entrée avant la rentrée de sa première année. Tous les Poufsouffle le connaissait, et il n'était pas rare que James s'y faufile de nuit sous sa cape pour faire des provisions.
-Un jour, la p'tite Huguette, tripote-moi la bte avec les doigts, un jour, la p'tite Huguette, s'en revenait des bois … salut ! jeunes gens ! Belle soirée, n'est-ce pas ? En chemin elle rencontre, tripote-moi la b*te avec les doigts, en chemin elle rencontre, un étudiant…
Anthéa et James suivirent le fantôme avec un air amusé, se tournant dans sa direction pour le suivre du regard, puis James explosa de rire, bientôt le rire cristallin et fluet d'Anthéa suivit.
-Ca lui arrive souvent de chanter des trucs comme ça ? s'intéressa le Gryffondor en s'essuyant les yeux.
-Oui, presque tout le temps, ça doit l'inspirer à être aussi bienveillant et gentil, supposa avec sarcasme Théa.
-Génial ! Nous on a Nick Quasi-Sans-Tête. Il se sent inférieur, et se rabaisse parce que.. ben… Il est seulement quasi sans tête, révéla James.
-Le pauvre, compatit la jeune fille, allez, bonne nuit James.
-bonne nuit Théa !
Le week-end suivant, Anthéa dut à contre coeur emprunter une robe à Emmeline, qu'elle dut modifier magiquement afin qu'elle lui aille.
C'était une robe couleur bleu encre en forme de princesse fait de tulle. Le haut, avec un col en V asymétrique, était plissé et drapé mais moulant, les manches brodées de paillettes, et la jupe était fluide et tombait aux chevilles, l'avant tombait en dessous du genou. Elle enfila des escarpins noirs à talons, chose qu'elle abhorrait particulièrement, mais elle n'avait rien d'autre à mettre.
-Magnifique ! s'extasia Greta alors qu'Hestia applaudissait.
-Je déteste les réceptions, s'agaça Anthéa avec un air mauvais vers son reflet.
-Si tu n'es pas contente, tu n'as qu'à pas y aller, répliqua le miroir de la salle de bain.
Anthéa leva les yeux au ciel, laissa Dorcas lui faire un chignon lâche et flou qui retombait à la base de la nuque, piqué sur le dessus, deux mèches à l'avant léchant son visage. Elle se maquilla de noir, appréciant l'effet charbonneux et surtout la couleur de ses yeux qui ressortait.
-Superbe, apprécia Ulrich alors que sa jumelle sortait du tunnel reliant le dortoir à la salle commune
-J'ai une sainte horreur des talons, bougonna Anthéa.
-Allez, souris, lui dit gentiment Edgar, tu ne seras pas la seule.
-La chance qu'il a, Potter, se mêla Benjy qui s'était retourné, installé dans son fauteuil, un bras posé sur le dossier
-On y va ? s'impatienta Anthéa. Plus vite on y va, plus vite on part, précisa-t-elle devant l'air surpris d'Edgar.
Elle marcha excessivement lentement à la suite d'Edgar et de Rich qui parlaient avec animation. Anthéa se concentra seulement sur ses pieds. Ces stupides talons lui faisaient tellement mal ! Mais elle arrivait à marcher dignement, malgré tout. Comment faisaient les sang-pur avec toutes leurs réceptions ? Elle était tellement contente de ne pas avoir à subir la haute société chaque week-end et chaque vacances ! Qu'il était bon d'être de Sang-Mêlé, de ne pas avoir à suivre les règles de bienséance ou de l'étiquette, qu'il était bon d'être un roturier, un simple habitant du peuple, et non pas quelqu'un issu d'une longue lignée de la noblesse sorcière.
James attendait ses amis dans l'entrée du château. Remus, Peter et Sirius étaient sous la cape d'invisibilité, ils voulaient voir ce que James aurait à vivre. Ils restèrent bouche bée devant l'apparition d'une Anthéa plus qu'élégante. Celle-ci prit le bras que James lui tendait avec un sourire compatissant.
-Je ne savais pas que tu avais ce genre de choses dans tes affaires.
-C'est à Dorcas et Emmeline. Je me demande encore si je peux me faire porter pâle, râla Anthéa en grimaçant. Tu imagines le mal que font ces saloperies ? rajouta-t-elle en levant son pied sous le nez de James. Pourquoi doit-on souffrir à ce point ?
-Tu aurais dû me dire, j'avais bien mieux à faire que d'aller à cette stupide soirée, fit James en se passant une main dans ses cheveux
Elle s'arrêta un instant et tenta, en vain, de plisser les cheveux de James du plat de la main.
-ton père a créé une potion pour dompter les cheveux récalcitrants, tu aurais pu me faire honneur, grogna-t-elle après avoir abandonné sa lutte.
-La potion capillaire Lissenplis, précisa James, mais je trouve que ma chevelure a un effet…
-Descente de balais, je suis sûre qu'Evans adore, railla Anthéa. Moi, je trouve que ça te donne un tête de hérisson… non ! Porc épic !
-Tu es de bien mauvaise humeur, nota James, inquiet.
-J'ai mal aux pieds !
-Arrête de me faire honte, s'agaça Ulrich devant eux en retournant la tête par dessus son épaule, tu es vraiment capricieuse, tu n'avais qu'à mettre des chaussures plates, Greta et Hestia en ont parlé cette après-midi.
-Parce que tu crois que c'est facile de dire non à Dorcas ou Emmeline, geint Anthéa en roulant des yeux.
-Je plussoie, affirma James avec une nostalgie feinte.
Au loin, on entendait les échos de la musique, et les rumeurs des conversations.
-Si c'est toujours comme ça, il peut toujours crever pour me voir retourner à ces soirées à deux noises, prévint Anthéa alors qu'Ulrich frappait à la porte.
-Il va être ravi de voir James, pépia moqueusement Edgar.
-Merci soeurette, s'énerva James en la foudroyant du regard.
-Comme si j'allais être la seule à souffrir le martyr ce soir.
-Mais Rich … tenta James en reculant d'un pas.
-A une cible ce soir, renchérit celui-ci, je ne pourrai pas rester avec Théa.
-Quel lâcheur, grommela James.
-Ils sont vraiment capricieux, s'amusa Edgar avec un clin d'œil, auquel Anthéa répondit par un geste grossier du majeur, et James avec un tirage de langue très mature, tandis que Rich s'esclaffait.
-Bon, viens James, on se casse, décida Anthéa en reprenant le bras de James pour faire demi-tour.
-Bonsoir jeunes gens ! babilla Slughorn en faisant frémir sa moustache de morse, son ventre tressautant au rythme de son rire. Oh, Mr Potter, quelle joie de vous voir, Mr Black n'est pas venu avec nous ?
-Non, il a eu un ..
-Fort bien, fort bien, rentrez jeunes gens ! Miss Dragonneau, vous êtes magnifique !
-Merci, répliqua froidement la jeune fille.
Elle tira prestement James avec elle en direction de la table qui servait de 'banquet'.
-Alors, comment se porte votre père ? Et votre oncle ? De grands hommes, vraiment ! Ils ont beaucoup fait pour le monde magique ! embraya directement Slughorn en se plaçant entre les jumeaux, un bras sur chacune de leurs épaules.
-Heu… commença Anthéa qui ne s'était pas renseignée plus que ça sur le club.
-Ils vont bien, tous deux en retraite. Oncle Thésée sert de consultant au bureau des Aurors et au Magenmagot pour le Ministère de la magie. Il continue de correspondre avec le Congrès Magiques des Etats-Unis d'Amérique. Notre père s'intéresse toujours à l'étude des limaces de feu amazoniennes, révéla Ulrich.
-Merveilleux ! Et votre mère ? Que faisait-elle ? s'intéressa le maître des potions, l'œil brillant.
-Enquêtrice pour le Macusa, répondit sagement Ulrich. Notre tante y travaillait également.
-Que faisait-elle ?
James toussa violemment et Ulrich se défit de l'emprise du directeur de Serpentard pour lui taper dans le dos. Le professeur en question ne s'intéressait qu'aux connections que les personnes importantes pouvaient lui apporter. C'était un marionnettiste, mettant les gens en contact. Anthéa avait un sourire moqueur et Rich s'amusait grandement de la situation.
-Quel dommage que votre père et votre oncle n'aient pas fait partie de mon club.
Ce qu'il voulait dire, c'est qu'il regrettait de ne pas avoir remarqué leur talent et leur future carrière exemplaire et reconnue de tout sorcier. Pour les ajouter à sa collection. Au moins, s'était-il rattrapé en s'accaparant la progéniture. Ce n'était pas si mal que ça. S'il jouait bien ses cartes, il pourrait compter les frères Dragonneau dans ses contacts. Ce n'était pas rien.
-Et vous Mr Potter ? J'ai appris que votre père avait vendu son entreprise avec de lourds bénéfices.
James hocha la tête en balayant la salle du regard. De toutes évidences, il voulait échapper au professeur.
Celui-ci attrapa Lily Evans qui passait par là accompagnée de Marlène McKinnon. Ainsi, James abandonna sa cavalière sous l'air désespéré de son amie. Ce n'était pas en s'incrustant qu'il ferait bonne impression auprès de la rousse. Celle-ci le regardait avec un air ennuyé, ce qui changeait de l'expression colérique qu'elle prenait face à lui.
A la vérité, Lily était d'abord étonnée de trouver son homologue au club, lui qui l'évitait depuis toujours, mais elle avait senti une violente pointe au cœur lorsqu'elle l'avait vu en compagnie d'Anthéa Dragonneau. Auprès de laquelle elle devait toujours s'excuser, pour l'avoir traitée d'actrice et de menteuse. Marlène lui donna un petit coup de coude dans les côtes, mais Lily l'ignora obstinément, répondant au professeur qui discutait avec elle, John Abbott, issu d'une bonne famille de juristes sorciers, Johanna Bobbins dont le frère avait hérité de la célèbre chaîne d'apothicaires, et Dirk Cresswell, un génie qui avait sauté une classe suite à ses buses.
Dans un coin, Joan Fawley discutait avec Nathaniel Greengrass, Hamilton, et Cashmere Crane. Tiberius Mclaggen et Marcellus Macmillan étaient en grande conversation avec Cato Shafiq et Barty Croupton. Dirk Cresswell était en compagnie de Frank Londubat, Edgar et Rich. Les serpentard faisaient band à part : Rosier, Rogue, Nott, Mulciber, Lestrange, et Avery. Damoclès Belbly allait de table en table, se saisissant des canapés et des flutes de champagne que les elfes mettaient sous le nez des invités. Il allait de groupe en groupe.
Anthéa soupira et se faufila jusqu'au balcon, derrière les tentures. Elles étaient ou bien en voile presque transparent, ou bien en mousseline légère, ou bien en velours épais, de différentes teintes de vert, et traînaient sur les murs, des lustres de cristal trônaient au plafond avec des petites fées qui voletaient dedans et autour, un orchestre enchanté lançait des volutes de musique classique, de valses … Les lampes sur les meubles étaient enveloppées de châles dans divers teintes de rouge, ce qui jurait avec le vert, mais apportait un peu de chaleur. Il y avait également des bouquets de fleur.
La jeune fille retira difficilement ses horribles chaussures qu'elle laissa choir par terre, s'accroupit contre un mur, et entama une cigarette. Même pas une de celles qui faisaient rire ou qui la calmaient, elle n'avait pas pu récupérer ce qu'il fallait en cours de botanique.
Elle apprécia les volutes de fumée âcre et nauséabondes et observa le ciel.
Elle avait les yeux dans le vague en observant le ciel, lorsqu'un bruit se fit entendre à côté d'elle. En tendant l'oreille, elle entendit Regulus Black et Severus Rogue qui discutaient à vois étouffée. Ils s'approchaient d'elle. Puis, Rogue trébucha sur ses chaussures.
-C'est à qui ça ? s'emporta celui-ci, loin de son flegme habituel
-C'est moi, lâcha Anthéa.
Ce qui au sens premier du terme était faux, elle n'avait fait que les emprunter. De plus, elle détestait ces objets de torture.
Rogue écarquilla les yeux en la voyant. Il se demanda s'il ne valait mieux pas s'éclipser avant que Potter ne les surprenne, ou s'il devait aller vers elle. Après tout, ses amis n'arrêtaient pas de spéculer à son sujet. Ils semblaient avoir de grands projets. Pourtant, la famille Dragonneau n'était pas de Sang-Pur, aux dernières nouvelles. Ou peut-être que si, depuis quelques générations seulement.
-Qui a laissé trainer ça ?
Cette fois, ce fut au tour de Regulus Black de sortir. Il était en tout point semblable à son frère, autant en physique qu'en allure. Il était un petit peu plus petit, légèrement moins beau, et intimement plus mince.
Anthéa le détailla. Elle ne savait pas s'il s'agissait du frère ou du cousin de Sirius. Ce dernier n'en avait jamais fait mention, et les deux s'ignoraient cordialement, comme si l'autre n'existait pas. Peut-être étaient-ils des cousins très éloignés, qui ne s'étaient jamais vus. Anthéa doutait qu'une concurrence entre maisons dans une école puisse justifier une rupture entre des membres d'une famille qui s'appréciaient. Ou si tel était le cas, ce serait vraiment ridicule. En tous cas, dans sa famille, une telle chose serait inenvisageable.
-Tu vas me faire un procès peut-être ?
Anthéa se morigéna intérieurement. Elle était agacée par cette soirée, épuisée de ces nuits d'insomnie, fatiguée par les cours et les devoirs, et sentait la pression monter, d'autant plus qu'elle avait toujours mal aux pieds. Et ça allait contrecarrer ses plans et elle devrait redoubler ses ardeurs quant à ses stratagèmes et autres habiles manigances, si elle se mettait à dos des élèves. Oh, adorables Poufsouffle qui aimaient tout le monde et que tout le monde aimait.
A part cette idiote d'Hamilton.
Et puis la pleine lune pesait vraiment sur son moral.
D'autant plus que finalement, elle n'avait rien à leur reprocher, c'était plutôt son côté bordélique.
-T'es pas très agréable, Dragonneau, répliqua Black Junior avec un sourire narquois
-On ne peut pas toujours plaire à tout le monde.
-Pourtant, il me semble que tout le monde t'aime, reprit ce dernier. Pas une exception.
Anthéa pensa à Hamilton et Evans et rit intérieurement. Elle ne faisait rien pour se faire aimer de tous, et pourtant, tel était le cas. Et ceux qui ne l'aimaient pas, ou les deux qui ne l'appréciaient pas présentement, les deux exceptions que les gens ignoraient, étaient une fille jalouse de sa proximité avec James, et l'autre qui l'enviait du plébiscite qu'elle avait reçu de la population du château. C'était toujours ainsi,avec les filles, et même celles qui l'enviaient l'aimaient tout de même pour certaines de ses qualités : courage, répartie, loyauté…
-En effet, ça n'a rien d'extraordinaire, souligna-t-elle amusée.
-ça doit être pratique, approuva Regulus.
-Pourquoi, tu n'es pas aimé ? le nargua doucement Anthéa.
-Pas de tous. Mais je reste très populaire.
Anthéa hocha vaguement la tête. En effet, les Gryffondor ne devaient pas le voir en peinture, comme tous les Serpentard, et réciproquement.
-De toutes façons, être aimé de tous, c'est être aimé de n'importe qui.
La réflexion acerbe de Rogue amusa Anthéa, puisque lui, il n'était aimé de quasiment personne.
La conversation fut vite coupée par l'arrivée de James qui fusilla du regard les deux serpentard, l'un lui rendant la politesse, l'autre l'ignorant superbement.
-Théa, on t'a cherchée partout.
Anthéa se retint de répliquer, James était quelqu'un de fier, il ne risquait pas d'apprécier de se prendre une réflexion désobligeante devant des ennemis mortels.
Elle se leva, remit ses chaussures en retenant une grimace et prit le bras de James pour rentrer à l'intérieur.
-Est-ce que…
-Si tu me fais danser, je t'égorge et sors tous tes organes de ton corps, le menaça Théa.
-Ton oncle sera ravi de reprendre du service pour t'accompagner à Azkaban, ria James.
-Mes parents ont deux enfants, les tiens n'en ont qu'un, si tu meurs, souviens toi que ta lignée de Sang-Pur s'arrêtera, ironisa Anthéa.
Parce qu'il était de notoriété publique que les Potter se fichaient de la pureté du Sang. Celui-ci grimaça à la plaisanterie, mais savait qu'à défaut, elle risquait en effet de lui faire payer l'affront d'une séance de torture. Alors il l'installa près d'une fenêtre.
-Lily, tu m'écoutes ?
Marlène s'exaspéra. Lily avait totalement décroché et lançait des coups d'œil en biais peu discrets en direction de Potter. Après l'avoir envoyé paitre dès que Slughorn s'était éclipsé vers le gang des Serpentard, Lily avait senti comme si ses entrailles se serraient. Quelque part, elle aurait voulu qu'il insiste, mais il était parti. Le pire, c'est qu'il n'avait toujours pas reposé sa question, celle avec laquelle il la harcelait depuis la 5ème année. Pas depuis la rentrée, en tous cas. Elle aurait pensé être libérée, et pourtant étrangement elle se sentait mal. Comme s'il la décevait. Finalement, s'était-il lassé, lui qui avait passé 2 ans à dire que c'était la femme de sa vie ?
-Oui, Marlène ?
-Je te disais que tu devais toujours t'excuser auprès de Théa.
-Pourquoi ?
La mauvaise foi de Lily faisait fureur ces derniers temps. Insupportable aux yeux de sa meilleure amie.
-Pour avoir dit que c'était une manipulatrice.
-Peut-être pas à ce sujet là, avoua Lily, mais elle a un côté calculateur, tu ne peux le nier, même toi qui apprécie tout le monde.
-Peut-être, mais ce n'est ni une menteuse, ni une hypocrite, et puis je l'aime bien.
Marlène avait eu l'occasion à plusieurs reprises de discuter avec Anthéa qui était une jeune fille fraîche avec de la conversation, de l'humour, de la culture, et surtout, elle rayonnait, et illuminait les gens. Elle ne se prenait pas la tête, ne prenait pas les gens de haut, ce qui était agréable. Elle n'était pas aussi difficile d'accès qu'on aurait pu le croire de prime abord.
-Fais un effort, ils ne sont qu'amis. Tu étais moins mauvaise avec Meadowes ou Vance.
-Mais ça m'est égal ! s'indigna vivement Lily.
-Alors pourquoi réagis-tu comme ça ? s'agaça Marlène. Franchement, les filles sont d'accord avec moi, tu es imbuvable quand elle est dans le coin, et cette fille pourrait être ton amie si tu arrêtais d'être si hostile… ça ne te ressemble pas Lil's, on s'inquiète !
Lily eut une moue. Potter l'ignorait peut-être un petit peu parce qu'elle ne s'était pas excusée auprès de Dragonneau. Les filles avaient peut-être raison, après tout son frère était cool, même plus que ça, aucune raison que sa jumelle ne le soit pas. Elle l'avait peut-être jugée hâtivement, et en effet, toutes ces réactions ne lui ressemblaient guère. Elle s'en voulait. Elle était une fille ouverte, elle tolérait même cette crétine de Hamilton, et pourtant, quelque chose l'empêchait d'être douce avec Anthéa. Il ne fallait pas qu'elle reste sur cette impression, c'était injuste, et Lily n' était pas ainsi d'ordinaire. Mais elle se refusait à le faire, c'était lui donner le pouvoir, elle n'était pas imbue d'elle-même, mais Lily Evans ne se rabaissait pas. Et puis finalement, qu'est-ce qu'elle en avait à faire de ce que Potter pensait d'elle ? Elle n'avait qu'à les ignorer tous les deux, sans se montrer mauvaise, voilà tout. D'autant plus que Lily était tout sauf mauvaise…
-Ils sont juste amis, tu sais, avança Marlène.
-Il te l'a dit ? Ou elle ? s'intéressa Lily en regrettant d'avoir paru si curieuse sur un sujet qui ne la touchait pas
-Non, mais c'est évident, asséna Marlène
Lily leva les yeux au ciel. Cette conversation commençait à l'irriter.
De leur côté, James et Anthéa discutaient avec animation.
-Je ne lui ai pas couru après, je ne lui ai rien proposé, c'est à peine si je lui ai parlé, dévoila fièrement James en bombant le torse. J'ai discuté avec Marlène, après tout c'est un membre de mon équipe et une bonne copine, et j'ai parlé poliment mais évasivement à Evans, j'ai tout fait pour ne pas montrer mon intérêt.
-Comment as-tu fait, tu es fâché avec elle ? plaisanta Anthéa.
James se rembrunit. Il n'avait pas vraiment dévoilé le sujet de sa remontrance contre Evans, qui le concernait, elle, Anthéa, bien qu'elle en ai entendu parler. A Poudlard, tout se savait toujours, fatalement. Mais son amie avait eu la décence de ne pas le brusquer pour qu'il en parle, et ne l'avait pas engueulé pour avoir parlé en son nom. Il n'avait donc pas développé mais Anthéa savait. Cette dispute avait mit un coup au moral du Gryffondor qui avait fait comme si de rien, mais tout lui rappelait que Lily n'avait pas fait la paix avec Anthéa. Il y avait 3 femmes importantes dans sa vie : Euphémia, sa mère, Anthéa, sa sœur, et Lily, la femme de sa vie. Et cette dernière restait l'inconnue à cette équation. Si Lily restait butée, il ne voyait pas comment résoudre son problème. Ce ne serait certainement pas sa meilleure amie qui ferait le premier pas. Jamais.
Il fixait obstinément le bout de ses chaussures lorsqu'un bout de tissu vert émeraude se montra à lui. Il leva les yeux et croisa Lily Evans qui se triturait nerveusement les mains.
-Qu'est-ce que tu veux, Evans ? demanda sombrement James, chose qu'il regretta immédiatement, d'autant plus que même Anthéa, qui n'appréciait pas plus la rousse que ça, lui pinça le dos.
-Je tenais à m'excuser pour les propos injustes que j'ai eu envers toi, Dragonneau, articula difficilement Lily sans les regarder.
-Très bien, je te pardonne, concéda Anthéa après avoir jaugé la préfète en chef du regard.
Lily tourna immédiatement les talons, le feu aux joues, sous le regard approbateur de Marlène.
James était radieux et Théa lui mit une claque à l'arrière du crâne. Mais James était béat et avait l'air idiot. Cela consterna Anthéa, mais elle trouvait cela touchant. Heureusement, Lily ne le vit pas.
Finalement, Anthéa était une marionnettiste, comme Slughorn, mais au lieu de s'occuper de la vie professionnelle, elle le faisait avec la vie privée. Celle-ci influençait indirectement liée à la carrière. Finalement, Anthéa était fière de son rôle .Elle pouvait créer et détruire quelqu'un.
Et elle avait certaines cibles.
-Tu vois, tu te sens mieux non ? pépia Marlène
-Je me sens humiliée et rabaissée, avoua Lily.
-Mais plus sereine ?
-Détendue, concéda Lily en détournant les yeux.
-Parfait. Tout rentreras dans l'ordre, tu verras.
Marlène frotta le dos de son amie.
-Tant que Potter ne recommence pas à me harceler…
-bien sûr, acquiesça Marlène non sans un cynisme évident.
Pourtant, Lily se sentit mal, comme si elle avait mentit à sa meilleure amie. Pourtant, elle ne mentait pas, si ? Pouvait-on mentir sans s'en rendre compte ? impossible.
Lily secoua la tête.
Anthéa était ennuyée, ses projets à elle n'avançaient pas des masses. Elle ne pouvait pas approcher des Serpentards qui restaient distants à cause de James. Un peu plus, et elle regrettait de l'avoir convié. Pourtant, ils s'étaient bien amusés. James avait fait s'étouffer Belbly en le bousculant 'malencontreusement'. Puis, Mulciber s'était 'accidentellement' étouffé avec son verre, vengeance envers l'attaque de Mary (il ne s'en lassait jamais). La langue de Lestrange avait 'étrangement gonflée'. Les voies respiratoires de Rosier avait 'comme par magie' commencé à s'encombrer. Pour ces deux là, c' était juste à cause des regards qu'ils lançaient et qui polluaient sa meilleure amie. Ils étaient discrets, mais il avait l'œil vif, le James ! Et si Lily l'avait remarqué, elle avait paru trouver ça drôle ou approprié. Pourtant, le coupable ne faisait aucun doute. C'était plutôt une blague des Maraudeurs invisibles, et non pas de James, dont la baguette était restée dans la poche. Ces derniers en avaient fait vivre des vertes et des pas mûres aux Serpentard toute la soirée, épié les conversations intéressantes. Et si tout le monde pensait que les farces venaient de James, il n'en était rien, celui-ci s'agaçait même fortement, sa baguette n'avait jamais été entre ses mains de la soirée, et cela, tout le monde en fut témoin. Seule la bousculade de Belbly était avérée.
-Au fait, toujours personne en vue ? demanda James alors qu'il raccompagnait Anthéa jusqu'à sa Salle Commune.
-Si, avoua Anthéa avec un drôle de sourire aux lèvres, mais j'attends qu'ils s'en montrent dignes.
-Je ne savais pas que tu te faisais autant désirer, se moqua James qui n'avait pas compris le pluriel dans la phrase de son amie.
-J'ai promis aux parents de me calmer. Et puis à Ilvermorny, j'avais eu 4 ans pour étudier mes camarades, là je n'ai qu'une année pour agir, lui dévoila-t-elle en un haussement discret d'épaules.
-Tu sais que par moments, tu es terrifiante ? la taquina James.
-Ulrich n'est pas mieux, lui rappela la jeune fille. Merci de m'avoir accompagnée.
-C'était marrant.
La jeune fille lui fit une bise et le vira du couloir pour pouvoir toquer au tonneau sans qu'il ne l'espionne. Elle ne savait pas que les autres Maraudeurs étaient sous la cape d'invisibilité, mais Remus les attira en arrière. Déformation dû à son rôle de préfet.
Au final, ça avait été une bonne soirée.
L'avis du lecteur est important pour l'auteur, qui ne gagne pas sa vie sur des fanfics, mais qui passe tout de même du temps dessus!
Alors, comment avez-vous trouvé cette soirée? Je voulais un peu la développer, mais j'ai eu peur d'être ennuyeuse... Vue qu'il y en aura d'autres, autant me dire d'emblée si je devrais aller plus loin ou pas !
Après tout, vos propositions peuvent alimenter mon imgaination !
En plus, une review fera plaisir à mon chaton !
