Chapitre 5 :Semblance Of Liberty

Born to flee, and we're born to fight

Without your mask, you're terrified

Don't hide your personality

That's who you are, your identity


Le commandant Poe Dameron comptait les jours depuis le départ de la Princesse Léïa. Normalement, il ne restait que quelques jours avant leur retour, si tout s'était bien passé. En tout cas, au sein de leur campement provisoire, le temps s'était écoulé paisiblement. Et il n'était pas peu fier d'être parvenu à organiser leur quotidien de manière efficace où chacun avait son rôle. Personne n'avait rechigné à la tâche et aucun incident n'était venu troubler leur retraite. En outre, les Résistants semblaient déjà plus reposés et moins démoralisés par le revers qu'ils avaient subit il n'y avait pas si longtemps.

Occupé à nettoyer les propulseurs du Faucon Millénium, il sursauta légèrement lorsqu'il entendit crier son nom. Il se retourna pour voir Rey débouler sur lui à la vitesse d'un speeder.

« - Poe ! Il faut partir immédiatement ! Cria t-elle en le tirant par le bras, le Premier Ordre nous a repéré, nous devons quitter cette planète avant qu'ils arrivent !

Le brun sentit son taux d'adrénaline grimper en flèche à cette annonce, toutefois il ne se laissa pas emporter par la peur et demanda :

- Comment peux-tu le savoir Rey ?

Celle-ci déglutit, espérant que son mensonge passerait inaperçu.

- J'étais à la rivière et tout d'un coup un espèce de fantôme m'est apparut. c'était Maître Skywalker ! Il n'est pas resté longtemps cependant il m'a dit de fuir Kalarba et Atzerri. Je ne comprends pas pourquoi Atzerri mais je ne compte pas demeurer ici jusqu'à ce que je saisisse le fin mot de cette histoire ! Aller, viens ! Il faut bouger de là !

- Attends ! Nous ne sommes pas au complet, nous ne pouvons partir sans Léïa et les trois techniciens.

- Par la Force, tu as raison ! Comment allons-nous pouvoir les avertir ? S'ils sont toujours à Kalarba City, la portée des talkies walkies n'est pas suffisante pour communiquer avec eux.

- Et si nous allons à leur encontre, nous avons toutes les chances de les louper, renchérit Poe sombrement, sans compter que nous n'avons aucun moyen de savoir s'ils ont déjà été capturés ou non.

- Et nous ne pouvons guère rester plus longtemps.

- Non, nous ne pouvons pas... »

Les deux jeunes gens se regardèrent avec incertitude. Aucune des solutions ne paraissait être la bonne : partir sans leurs compagnons ? Rester et risquer la capture des derniers Résistants ?

Comptant mentalement les jours depuis qu'ils s'étaient séparés, Poe annonça finalement :

« - Théoriquement, ils devraient être sur le chemin du retour. Penses-tu que le Premier Ordre va arriver immédiatement ou pouvons-nous risquer de les attendre ?

- Maître Skywalker ne m'a pas fait un débriefing heure par heure Poe, railla t-elle, je n'en sais rien ! En outre, c'est toi le commandant, c'est à toi de choisir si nous restons ou pas.

- Nous allons nous préparer à partir, décida t-il après quelques minutes de réflexions, ainsi dès qu'ils seront là, nous pourrons fuir en vitesse lumière. Néanmoins, s'il y a des volontaires, quelques-uns d'entre nous irons à l'encontre de Léïa avec les talkies jusqu'à ce qu'ils perçoivent leur présence et les préviennent.

- Une mission suicide en quelque sorte.

- Il y a de grandes chances oui, mais comme je l'ai dit, ce sera sur volontariat. Bon, il est temps d'aller l'annoncer à tout le monde. »

Lorsqu'ils lâchèrent leur bombe à leurs comparses, la panique s'empara quelque peu du camp. l'apaisement de ces derniers jours disparaissant en un claquement de doigt. Les cris fusèrent. Certains voulaient partir dans l'instant. D'autres, plus découragés, demandaient jusqu'où devaient-ils disparaître pour échapper à leur ennemi. Heureusement, le jeune pilote parvint à garder une cohésion d'ensemble et à leur expliquer le -pseudo- plan qu'il avait élaboré.

Finalement, ce furent Rey et Finn qui se portèrent volontaire pour aller à la rencontre de la Générale Organa pendant que Chewbacca et Poe piloteraient le Faucon en cas d'arrivée inopinée des forces adverses. Les autres avaient interdiction de quitter le périmètre immédiat du vaisseau, sous peine d'être abandonné sur Kalarba.


Le lendemain à l'aube, Rey et Finn quittèrent le reste du groupe, sac à dos comprenant des vivres pour quelques jours accrochés aux épaules et talkies dans la main. Après avoir dit adieu à chacun – Chewbacca avait grogné son mécontentement ou en tout cas c'était ce qu'ils avaient cru comprendre mais pour quelles raisons cela demeurait un mystère – Poe leur donna ses dernières recommandations :

« - Suivez la carte que je vous ai faite, normalement ils devraient revenir par ce chemin. Si vous ne parvenez toujours pas à les contacter au bout de deux jours, il vous faudra revenir. Au quatrième, nous partirons sauf si le Premier Ordre nous retrouve avant... Bonne chance ! Que la Force soit avec vous. »

Il les gratifia d'une tape sur l'épaule. Tous les trois se regardèrent dans un instant de profonde compréhension. Le poids de leur responsabilité n'était pas bénin et nulle assurance ne les attendait au bout du chemin. Pourtant il ne pouvait faire marche arrière, aussi se quittèrent-ils, incertains de se revoir un jour.

Les deux amis marchèrent sur les premiers kilomètres sans vraiment se parler. Finn indiquant juste les embranchements à prendre et Rey appelant vainement dans le talkie. A l'heure du repas, ils firent une pause bien méritée, se partageant un repas froid composé de viande séchée, de pain et de fromage et d'un fruit sucré. Finalement, l'ex-stormtrooper rompit le silence qui s'était installé :

« - Tu crois que nous avons une chance de les intercepter ?

- J'imagine que s'il y en avait aucune, nous ne serions pas là comme deux idiots, à errer sur la route, répondit-elle en riant légèrement.

Finn se joignit à elle.

- Ou alors nous sommes plus kamikaze que nous le pensions !

- Il doit y avoir un peu des deux sans doute. Je suis étonnée que Rose ne se soit pas proposée pour nous accompagner, déclara la jeune femme d'un air de ne pas y toucher, il me semblait qu'elle allait mieux pourtant ?

- Si, si, entre ce que lui a donné le médecin et le repos, elle est de nouveau en plein en forme. Mais tu avais raison, il a fallu que nous ayons une petite conversation…

Comme la brune vit son ami baisser la tête et se taire, elle comprit que la conversation ne s'était pas forcément bien déroulée. Elle l'encouragea à continuer.

- Je l'ai fait pleurer, soupira t-il.

Effectivement.

La discussion ne s'était pas bien passée.

Rey n'était pas une spécialiste des relations humaines vu qu'elle avait passé sa vie dans le désert à tenter de survivre. Elle n'était donc pas certaine de la conduite à tenir vis à vis de son camarade, ni quoi lui dire pour l'apaiser.

- Même si c'est douloureux, j'imagine qu'il vaut mieux le dire rapidement plutôt qu'attendre. Comme quand tu enlèves un pansement.

- Sans doute. En tout cas, elle ne veut plus me parler maintenant.

- Ça passera, supposa t-elle, sans vouloir sous estimer ton pouvoir d'attraction évidemment ! »

Sa réflexion eut au moins le mérite de faire rire le jeune homme. Ils terminèrent leur frugal repas et repartir à l'assaut des kilomètres.


UNE semaine.

SEPT foutus jours.

168 interminables heures.

Kylo Ren était devenu exécrable pour tout ceux qui l'entourait depuis une semaine. Même ses chevaliers n'osaient l'aborder. Nul ne connaissait la raison de sa mauvaise humeur et nul n'allait s'aventurer à le lui demander. Le nouveau Suprême Leader s'était enfermé dans la salle d'entraînement afin de pouvoir laisser éclater sa rage sans effrayer la moitié de son armée.

D'ailleurs la pauvre salle ne ressemblait plus à grand-chose. Tout était sans dessus-dessous, les mannequins coupés en morceaux gisaient lamentablement au sol. Les murs étaient recouverts de zébrures noirâtres.

Assis contre l'un des pans, la tête légèrement en arrière, il passa une main lasse sur son visage, effleurant au passage sa cicatrice. Lui non plus ne ressemblait plus à grand-chose en cet instant : sa chevelure ébène était dans un désordre le plus complet, des cernes commençaient à apparaître sous ses yeux et des traînées de sueur avaient laissées des marques sur sa peau.

Une semaine qu'il avait prévenu Rey de l'arrivée de Hux.

Sept foutus jours qu'il n'avait reçu aucune nouvelle de son Général.

168 interminables heures à tenter de joindre la jeune femme sans succès.

10080 minutes à enrager de demeurer dans l'ignorance la plus complète.

Jamais il n'avait eu de problème pour contacter la pilleuse d'épave alors pourquoi brusquement leur lien ne fonctionnait pas ? Hormis s'il lui était arrivé quelque chose... Hormis si Hux était parvenu à ses fins...

Et il s'inquiétait !

Il n'avait plus ressentit ce désagréable désarroi depuis... depuis longtemps. Et il n'était pas le moins du monde ravi d'en être de nouveau l'hôte. Pourquoi s'était-il donné la peine de la prévenir si cette idiote se faisait tout de même éliminer par cet incompétent de Hux ? Non, elle ne pouvait être morte ! Il l'aurait sentit au travers de leur lien, même si celui-ci demeurait affreusement silencieux. Il était persuadé qu'il aurait perçut un chamboulement si quelque chose de grave lui était arrivé.

En outre, il avait besoin d'elle pour mener à bien son projet. Ils devaient/ seraient deux pour ramener l'équilibre dans la Force et mettre en place un nouvel ordre dans la galaxie.

« - REY ! hurla t-il dans sa tête.

- Quoi !? Lui répondit une voix hargneuse.

Aussitôt Ren se releva à moitié : sa main et son genoux droit au sol et sur la pointe de son pied gauche, il fixa la silhouette qui se tenait devant lui. Rey était bien là. Vivante. Sale et en colère. Mais vivante.

- Ce n'est pas la peine de crier de cette façon, tu m'as griller les neurones !

- Tu es vivantes ! Constata le brun bêtement.

- Évidemment.

- Alors pourquoi tu ne m'as pas répondu avant ? S'énerva t-il.

- Je ne suis pas l'un de tes larbins Ren ! Et quoi que tu en penses, j'étais légèrement occupée ces derniers temps.

Il la vit tourner la tête avant de revenir vers lui.

- D'ailleurs je n'ai pas franchement de temps à t'accorder là. Ton beuglement m'a quelque peu dérangé.

Le Maître des Chevaliers de Ren faillit s'étouffer dans sa propre indignation. Comment osait-elle lui parler ainsi ?

Il se releva complètement, une grimace déformant son visage, prêt à lui retourner la monnaie de sa pièce. Mais elle l'arrêta d'un geste.

- Je ne peux vraiment pas rester. Je nous... connecte ? Hasarda t-elle, dès que je suis seule. »

Puis elle l'abandonna. Il la laissa partir sans rien dire de plus. Il resta immobile un long moment après sa disparition, sentant encore le fantôme de sa main sur son bras. Ce geste l'avait statufié. Elle l'avait touché. Lui. Aussi innocemment que s'il avait été son... son quoi ? Son ami ?

Ridicule.

Ren s'ébroua. Elle ne devait même pas s'être rendu compte de son geste. Il n'y avait aucune signification derrière. L'inquiétude l'avait rendu stupide. L'important étant qu'il était désormais fixé sur son sort. Il pouvait de nouveau penser rationnellement.

Le Suprême Leader sortit de la salle d'entraînement tout en ragrafant sa cape. Il avait un Général à trouver. Il frissonna d'anticipation à l'idée de remettre à sa place le roux en lui affichant son échec. Avec un peu de chance, il tomberait dans l'estime de ses soldats. Un rictus sur le coin de ses lèvres pleines, il entra d'un pas conquérant sur le pont de commandement.

« - Trouvez-moi le Général Hux immédiatement ! Cria t-il. »

Tout l'équipage, la tête rentrée dans les épaules pour essayer de passer inaperçu, s'affaira instantanément, telles de petites fourmis à la recherche dudit Général.


Reviews anonymes:

Guest: You read frech? Congratulation! I hope this chapter enjoy you! Thanks for the review.

Sam: Merci beaucoup, j'espère vraiment parvenir à maintenir le caractère des personnages. Surtout Ren qui semble si inaccessible. Biz, Shamra.