Hey les amis, le chapitre 11 est arrivé!
Ce chapitre a un lemon sur la fin que j'ai encadré pour ceux que ça n'intéressent pas. J'ai passé du temps à le copier coller, prise d'un gros doute, alors finalement, je vais la jouer comme ça ;) m'en voulez pas, c'est ma toute première fois *_*
de septembre jusqu'à noel, vous n'autre qu'un chapitre par mois sur cette fic, et un chapitre de Pérégrination également dans le même laps de temps. Je vais en effet avoir un planning chargé et je doute pouvoir poster plus rapidement... a part si vous êtes toujours là ;)
sur ce, bonne lecture!
Chapitre 11 – Obliviate
La deuxième semaine d'octobre était finie sans anicroches et la troisième s'installait doucement. La température environnait les 8 à 13 degrés, il y avait un très faible ensoleillement et il pleuvait au moins un jour sur deux. Les feuilles jonchaient l'herbe fraîche coupée du parc, la rosée s'incrustait sur les fleurs et les fougères de la lande des highlands écossais. Les bruyères bruissaient sous la brise qui se faisait bien plus forte qu'au mois de septembre.
Ce mardi là, le cours de sortilèges portait sur les sortilèges touchant à la mémoire.
-Le sortilège d'altération de la mémoire agit sur la mémoire de celui qui le subit. Il en existe différentes sortes, quelqu'un peut-il me les citer ? Miss Evans ?
-Il y a le sortilège d'amnésie avec pour formule Oubliettes. Les symptômes sont un regard plus lointain et une expression d'indifférence rêveuse. Le corps et l'esprit peuvent être irrémédiablement endommagés s'ils ne sont pas correctement lancés. A l'inverse, le sortilège de faux souvenir consiste à implanter de faux souvenirs, comme son nom l'indique.
-10 points pour Gryffondor, chantonna Flitwick de sa voix fluttée. Ce sont des sortilèges extrêmement complexes qui doivent être bien maitrisés et dosés, c'est pourquoi nous allons les travailler tout au long de l'année, dévoila-t-il, afin que chacun puisse le maîtriser en cas de problème, par exemple avec des moldus, ou des sorciers peu … discrets dirons-nous. Parfois, les oubliators arrivent trop tard et le Secret doit être gardé. Pour devenir expert en la matière, c'est dans des formations supérieures particulières que vous apprendrez à en maîtriser tous les rouages. Nous nous entrainerons dans le vide, pour ainsi dire, jusqu'à ce que vous ayez la bonne gestuelle, ou nous pourrons tenter de petits alterations entre vous. Bien sûr, je veillerai au grain.
James fixait Anthéa et Lily à quelques places devant lui. Elles ne se parlaient pas en temps normal malgré le semblant de paix instauré. Pourtant, elles semblaient en pleine conversation, ce qui l'intriguait et, il fallait l'avouer, l'inquiétait un peu.
-Vous apprenez ce sortilège en 5ème année ? s'offusqua Lily.
-Aux Etats-Unis, ils souhaitent que tout sorcier puisse palier immédiatement à une potentielle révélation aux non maj, expliqua tranquillement Anthéa. Membre du Macusa ou pas.
-Mais c'est dangereux !
-Nous avons les meilleurs professeurs dans ce domaine, révéla la brune.
-Il me semble que nous avons deux élèves qui savent pratiquer ce sort, pourriez vous nous faire une démonstration, Mr et Miss Dragonneau ? interrompit le petit professeur.
Ulrich adressa un regard à sa sœur et celle-ci haussa des épaules. Ils se levèrent lentement et se mirent face à face, devant le bureau du minuscule professeur qui les observait du haut de sa tour de grimoires quelque peu bancale.
-Anthéa était la meilleure de la promotion en sortilèges, il vaut mieux que ce soit elle qui le lance, avoua Ulrich avec sa nonchalance habituelle qui faisaient se pâmer plus d'une.
La dernière fois qu'il avait utilisé ce sort, c'était durant l'équivalent des BUSES, et son examinateur ne se souvenait plus de quel élève il avait face à lui. Il y avait été un peu fort, mais au moins, il avait eu un O, à cause de la confusion de l'envoyé du MACUSA qui le notait.
-Oubliettes, souffla Anthéa en un délicat et élégant mouvement rotatoire du poignet.
Ulrich eut un air hébété comme s'il n'avait plus aucune conscience. Puis, il revint à lui et secoua vivement la tête.
-Excellent ! piailla Flitwick. Je veux que vous étudiez ces sorts et que vous me fassiez 60 cm de parchemin pour la semaine prochaine !
-Tu as ton entraînement de Quidditch ce soir, lui rappela sa sœur avec un sourire en coin alors qu'ils retournaient s'asseoir.
-Je me disais aussi que j'oubliais un truc, concéda Rich en haussant des épaules, les mains dans les poches.
Le cours de runes passa, ils l'avaient en commun avec Serpentard et traduisaient le grimoire des maléfices de Morgane.
Ce soir là, devant le feu de la Salle Commune, Sirius était seul, le parchemin de défi d'Anthéa entre les mains, se demandant ce qu'il devait en faire. Elle avait sous entendu qu'ils étaient plusieurs en course, pourtant, il ne l'avait pas vu échanger avec d'autres. Pas plus que d'habitude. Il avait bien vu cet abruti de Lestrange et son crétin de copain, Rosier, lui tourner autour lorsqu'ils sortaient de cours en commun avec les Poufsouffle, mais James lui avait assuré qu'elle ne s'en approcherait pas trop. Pourtant, Sirius avait un mauvais pressentiment à ce sujet.
Pourquoi se sentait-il le besoin de surveiller et protéger cette fille ? Ce n'était pas son genre, d'autant plus qu'elle était suffisamment douée pour se débrouiller seule. Il froissa le parchemin et le fourra dans sa poche de pantalon d'uniforme. S'il s'approchait de cette fille, il sentait que James ne lui pardonnerait pas. Il n'osait même pas y faire allusion. Elle était belle, la bravoure des Gryffondor.
En même temps…
Il se leva, grimpa les marches de pierre en colimaçon menant à son dortoir, récupéra la Carte des Maraudeurs qui se trouvait dans le tiroir de Remus, la cape d'invisibilité de James dans la malle de celui-ci, sous son lit, et redescendit à pas de loups.
-Black ?
-McKinnon ?
Sirius fronça des sourcils, se demandant depuis quand la jolie blonde était dans ce fauteuil dans le coin sombre de la pièce, près de la fenêtre, les jambes croisées avec un manuel de Métamorphoses devant elle.
-Où vas-tu ? lui demanda-t-elle dans un faux ton de reproches en se redressant.
-Faire un tour, avoua Sirius en lançant un regard vers le passage
-Il y a quelque chose qui te tracasse, devina-t-elle.
Sirius déglutit. Allait-il vraiment parler de la meilleure amie de son meilleur ami qu'il désirait mais ne pouvait se résoudre à posséder, devant son ex ? Ils avaient un semblant d'amitié, très précaire, d'autant plus qu'elle avait eu des sentiments pour lui, et il avait réussi par miracle à ne pas trop l'amocher, mais elle restait sensible, c'était pourquoi, désormais, il faisait l'effort de se cacher. Mais tout de même, il ne voulait pas voir un voile de tristesse dans les yeux verts clairs de la belle Marlène. Cela lui faisait du mal de l'admettre, mais il l'appréciait énormément.
La jeune femme se leva avec un sourire timide sur les lèvres, ce qui ne lui ressemblait pas, elle qui transpirait la bonne humeur, qui riait tout le temps, et qui communiquait tout ça à ceux qui l'entouraient. Elle s'approcha lentement vers lui et pose sa main sur son bras.
-Tu es agité depuis la rentrée… Est-ce que tout va bien ?
Sirius grimaça. Il n'avait aucune envie de faire allusion à sa fugue. Mais était-ce seulement cela qui lui encombrait l'esprit ? Non, bien sûr, il s'inquiétait pour son frère. Mais encore ? Il secoua la tête, agacé par le courant que prenaient ses pensées. Il n'avait pas 30 000 solutions. Une drôle d'idée lui vint à l'esprit. C'était terriblement égoïste, mais cela lui éviterait de faire quelque chose qu'il regretterait davantage encore.
Marlène se décida pour deux. Elle posa doucement ses lèvres chaudes et douces sur celles de Sirius. Il se laissa enfin un peu aller, les tensions quittaient son corps. Il abandonna la carte du Maraudeur dans l'une de ses poches, l'autre occupée par le parchemin d'Anthéa, et entoura ses bras autour de la taille de Marlène qui fit de même autour de son cou. Leur baiser se fit plus passionné, plus vorace, comme au bon vieux temps. Sirius la souleva et la déposa sur le canapé avant de s'infiltrer entre les jambes élancées de la sorcière.
Il se mordilla la lèvre. C'était une bien mauvaise idée.
D'un coup de baguette, Marlène tamisa la lumière de la pièce et l'insonorisa. Il était minuit passé. Les deux ex amants remirent le couvert. Chacun savait que c'était une idée stupide, une réaction puérile, pour oublier ce qu'ils avaient en tête. Non, replonger était définitivement une idée à deux noises. Mais ils se perdirent tout de même dans les étreintes l'un de l'autre, oubliant le reste, dans leur petite bulles, leurs corps retrouvant leurs réflexes, s'adaptant si facilement à l'autre, comme s'ils n'avaient rien oublié, que tous ces mois n'étaient pas passés. Lorsque Marlène poussa un premier cri, rapidement suivi par beaucoup d'autres, Sirius oublia tout le reste, et répondit en écho à l'adolescente par des sifflements saccadés et une respiration haletante. Comment avait-il pu se priver de toutes ces sensations pendant si longtemps, juste pour une nouvelle conquête qu'il ne pourra jamais obtenir ? C'était ridicule. Et pourtant, c'étaient bien des yeux nuancés de diverses teintes de bleu qu'il voyait, et non ceux menthe à l'eau de sa complice de crime actuelle.
Il était séduisant, il le savait, et il en avait profité.
Sirius s'en voulait lorsqu'il rejoignit son dortoir, il avait peur que cela ne fasse ressurgir les sentiments de l'attrapeuse, que cela créé des frictions dans l'équipe, que James lui fasse des reproches, sans compter les remontrances de Remus.
Marlène se sentait nulle, de son côté, pas tant pour ce qu'ils avaient fait, mais plutôt d'avoir été faible face à l'air tourmenté du jeune homme. Mais ce n'était que physique, n'est-ce pas ? Elle ne ressentait plus rien d'autre que de la sympathie pour lui et ce depuis plusieurs mois. L'été avait été providentiel, deux mois sans le voir avaient permis de tourner la page. Peut-être aurait-elle dû l'arracher afin de ne pas y revenir, par nostalgie, ou stupidité. Pourtant, c'était une jeune femme intelligente. Et puis, au fond, elle savait que les pensées de son camarade étaient tournées vers quelqu'un d'autre. Une personne qu'elle appréciait, qui plus est.
Oui, nul doute que c'était une grosse bêtise.
Au moins, Sirius aurait moins de regrets avec Marlène qu'avec Anthéa. Et puis, il connaissait Marlène. C'était peut-être ça, le problème, son irrépressible envie de découvrir Anthéa en profondeurs, au sens comme au figuré. En tous cas, il ne relèverait pas son défi aujourd'hui. Quelque part, les remords se lièrent au regret. Comme toujours, Sirius avait agit spontanément, sans réfléchir, et c'était après coup qu'il se sentait mal. Peu importe les conséquences, d'ordinaire il s'en fichait, mais là, il s'agissait de McKinnon ! Allez savoir pourquoi, cette fille le touchait. Mais il n'avait pas sentiments. Et il l'avait utilisée. Il était horrible. Un vrai Black, finalement. C'était cela qui l'agaçait le plus.
Le lendemain matin, Sirius fulminait contre lui même, dès que Peter intervenait, il le rabaissait, dès que Remus lui faisait montre d'un reproche, il l'envoyait se faire voir chez les moldus, et James et son regard inquiet le faisaient soupirer à tort et à travers. Mais il ne dit rien.
Au petit déjeuner, Lily et ses amies passèrent devant lui. Lily les ignora superbement, même Remus, ce qui ne lui ressemblait. Marlène en avait-elle parlé à sa meilleure amie ? Celle-ci coula un discret regard vers lui, esquissa l'ombre d'un sourire et nia à peine de la tête, tout en continuant sa route, si bien que Sirius se demanda s'il n'avait pas rêvé.
Remus l'avait vu. Il commençait à relier les points. Il en voulait un peu à Sirius, mais finalement, peut-être était-ce Marlène qui avait fait le premier pas ? Il n'osa pas en parler, redoutant la tempête. Il restait tout de même perplexe.
Peter n'osait plus parler, les méchancetés de Sirius lui tournaient dans la tête. Pourtant, il savait que ce n'était pas contre lui qu'il était en colère. Mais son ton cassant avait été vexant. Il se sentait rabaissé. C'était injuste, il n'avait rien fait que faire une plaisanterie.
James ignora Sirius, dans cet état, hors de question qu'il lui adresse la parole. De toutes façons, il avait bien noté un changement dans l'humeur de son ami, si enjoué suite à sa fugue, et désormais si changeante. Ça l'énervait. Alors, il contemplait Lily, de loin. Elle ne l'avait même pas regardé. Comment Anthéa pensait changer cela ?
Il la voyait s'agiter face à Marlène qui baissait les yeux, un air contrit sur le visage. Il fronça des sourcils. La blonde niait de la tête, pourtant Lily semblait ré affirmer quelque chose. Lily tourna le regard vers eux, puis pointa un doigt accusateur sur son amie. Mary avait les lèvres en parfait O comme un vif et les yeux écarquillés, peut-être une once de jalousie, elle aussi avait connu les bras de Sirius, après tout, et Alice hochait la tête, l'air rêveur habituel, sans rien dire de plus. Mary avait un regard qui allait de Marlène à lui… non ! Derrière lui.
Il se tourna vivement vers son meilleur ami. Mais quel con ! il lui asséna un poing sur le bras. Celui-ci grogna, près à s'emporter, mais lorsqu'il vit le regard énervé de celui qu'il appelait affectueusement le bigleux ou la taupe, il déglutit avec difficulté. Il lança un regard au manège d'Evans. Et on se demandait pourquoi il ne pouvait pas la voir ? Si elle se mêlait de ses affaires, aussi… Sa vie aurait été bien plus simple. Soit, il faisait l'effort de la tolérer, mais elle dépassait les bornes !
James le tira par la manche et le fit sortir de la salle d'un pas rageur, puis referma les portes derrière lui. Il suivit Sirius dans un coin et croisa les bras devant lui, en tapant du pied.
-Alors ? réclama James en agitant les bras au dessus de sa tête.
-C'est arrivé comme ça, je ne l'ai pas décidé, et je n'ai pas réfléchi, fit Sirius en un haussement d'épaule et en roulant des yeux.
-C'est ça ton problème, tu fais, puis te t'excuses, et nous comme des cons, on te pardonne. T'as pensé à ce qu'elle allait ressentir ? A l'équipe ? A notre groupe ? A nos voyages à l'étranger ? Et surtout à Lily ? le blâma James, le regard lançant des éclairs.
-Lily, Lily, tu ne penses qu'à Evans et pas aux autres, lui reprocha Sirius avec une fureur sourde.
-Quoi ? s'offusqua James, sonné par la critique.
-tu ne t'inquiètes que de ça, et pas à nous ! Au pire, McKinnon n'avait qu'à pas ouvrir la voie, je ne l'aurai pas suivie, insista Sirius.
-Quelle mauvaise foi, s'énerva James.
-Pense ce que tu veux !
Sirius dépassa son meilleur ami, le bouscula, et s'en alla, les poings enfoncés dans son pantalon. Il s'était retenu de lui poser la question, sur ce qu'il penserait si un Maraudeur devenait proche de sa sœur de cœur. Il n'avait pas besoin de se le mettre davantage à dos. Son poing frôla un morceau de parchemin qu'il sortit. Celui d'Anthéa. Un sourire carnassier passa sur ses lèvres. Tant pis pour James et ses états d'âme, ça lui apprendra à ne penser qu'à lui.
-Tu peux avoir toutes celles que tu veux ! Fallait que tu retournes vers ton ex, comme un demeuré ? tonna James derrière lui. Tu gâches toujours tout !
Sirius l'ignora. Il croisa Peeves qui lançait des bombabouses sur Rusard lequel claudiquait en soufflant comme un bœuf, mais il les ignora. Peeves faisait les mêmes blagues que les Maraudeurs pendant leur première année. Rien de nouveau sous le soleil.
A la fin de la semaine, il était allé gambader dans la forêt interdite et en était sorti sous forme humaine. Il s'était approché du saule cogneur en bloquant le noeud, un soir. Il avait attendu la fin du couvre feu, une pierre deux coups. Il était allé dans les oubliettes et avait forcé une porte. Il s'était présenté en cours avec un jean plutôt que le pantalon d'uniforme, et était arrivé en retard à ce même cours. Il avait remis en cause l'autorité de James en lui disant qu'il n'avait pas à lui faire la morale, qu'il couchait avec qui il voulait, point barre. Il était allé à Pré-Au-Lard de nuit, par le passage de la sorcière borgne, et avait rapporté de la bieraubeurre pour tout le monde, qu'il avait d'ailleurs bu. Encore une pierre deux coups. Il avait provoqué Lestrange en duel, parce que cet abruti avait trop tourné autour d'Anthéa, et que ça avait le don de l'énerver. Même James et son frère n'appréciaient pas. Il avait foutu le feu à un placard à balai. Il avait fait s'envoler le professeur de sortilèges. Il avait presque fini, finalement.
Il sortit la carte du Maraudeur. Hors de question que l'un de ses amis le voit avec cet autre prénom. Le point de la personne qu'il cherchait se trouvait dans une salle du deuxième étage. Elle semblait l'attendre patiemment, mais après tout, elle connaissait l'existence de la Carte. Il eu un petit sourire et y alla. Il força de nouveau l'entrée et referma derrière lui, en insonorisant la pièce.
Anthéa était face à lui, assise sur un pupitre. Il lui tendit son parchemin qu'elle balaya du regard avant de planter son regard dans les siens.
1. Aller dans la Forêt Interdite
2. S'approcher du saule Cogneur
3. Sortir de sa maison après 21H
4. Entrer dans une pièce fermée
5. Aller dans les oubliettes.
6. Arriver en retard au château.
7. Porter une tenue incorrecte.
8. Remettre en cause l'autorité d'un Préfet En Chef
9. Aller à Pré Au Lard de Nuit
10. Entamer un duel dans les couloirs.
11. Incendie
12. Fumer
13. Boire
14. Drogues
15. B¨¨ser
16. Brutaliser un professeur
-Il ne me manque la 12 et la 13, lui annonça-t-il avec désinvolture et un brin provocateur
Pourtant sa gorge s'était serrée. Mais il ne voulait pas le lui montrer. Elle sortit une de ses roulées, l'alluma, et recracha la fumée sous le nez de Sirius, avec un sourire énigmatique. Ou peut-être qu'il en disait long, allez savoir.
-Et ma récompense ?
OOO
Sa phrase avait claqué dans l'air, légère, comme une sommation, un ordre. Une lueur s'alluma dans le regard de la sorcière qui écarta de manière extrêmement délectable et lente, douce torture, ses fines cuisses. Sirius déglutit discrètement. C'était bien la première fois qu'on lui faisait ce coup là, tiens ! Le sang lui monta à la tête et redescendit directement dans son pantalon. Il se retint de gesticuler : il avait toujours l'allure sûre même lorsqu'il était mal à l'aise, mauvaise habitude due à son éducation. Pourtant, à l'intérieur, il trépignait comme un gamin la veille de Noël ou chez Honeydukes. Elle était sulfureuse, scandaleuse, indécente avec ce corps de déesse, de rêve même, idéal pour tous les fantasmes, et pourtant, toujours un air innocent, pur, candide avec son visage d'ange, aussi parfait que le reste. Traits fins, courbes délicates. C'était un appel alléchant à la luxure et à l'amour… charnel, bien sûr, il était Sirius Black, après tout !
-Où est ta… parvint-il à articuler de sa voix basse et rauque, sa gorge devenue étrangement sèche
La jeune fille passa la main derrière elle sans détourner son regard si fiévreux de lui. Ils se dévisageaient intensément, sans rompre le contact, et elle se pencha vers Sirius qui était désormais à quelques centimètres d'elle, ayant marché tel un automate sans s'en rendre compte. Elle l'attira en tirant sur sa cravate, nouée négligemment autour de son col, et glissa le morceau de dentelle dans la poche du garçon. Il trépignait d'impatience depuis qu'il avait pris sa décision de relever son stupide défi, il se doutait bien de ce qui l'attendait au détour de cette course, et pourtant, il y avait plongé tête baissée. Tant pis pour les conséquences. Il ne pensait plus à rien. Le challenger qui était en lui voulait gagner. Il ne pensait à rien d'autre. Son cerveau était déconnecté, et la petite voix dans sa tête s'était faite oublier.
Il pouvait la détailler, elle était canon, humide, et, il le devina sans peine, grâce à son expérience, étroite… Ils étaient presque amarrés l'un à l'autre, les cuisses de la jeune fille serrées lascivement autour de ses hanches à lui… La pression montait, il le sentait à travers tous les pores de sa peau. Il se sentait pressé et pressant contre elle. Tout cela était insoutenable pour lui et ses manières primitives, animales. Et la bestialité féline d'Anthéa le rendait fou.
-ça te fera un trophée, comme ça… susurra-t-elle d'une voix suave contre son oreille avant de reculer légèrement.
Sirius fondit sur ses lèvres sans même y réfléchir, cédant à l'irrépressible attirance qu'il avait pour elle, comme un aimant soumis à un autre. Il entortilla les doigts dans ses cheveux soyeux et l'attira davantage à lui, prêt à approfondir le baiser. Elle entrouvrit légèrement la bouche en un soupire d'aise et sa langue se fraya un chemin jusqu'à la sienne qu'il entreprit de découvrir ardemment, et celle de Théa titilla la sienne allègrement. Il caressa son mollet, l'arrière du genou, sa cuisse, si ferme… On aurait dit que sa peau était de la soie. Le sang s'agglutinait à des endroits bien précis. Elle était bien plus que douée, il le devinait sans avoir d'Optimal en divination. Elle accrocha leurs bassins l'un à l'autre, entrechoquant en un tintement léger leurs os, émit un geignement lorsqu'il effleura son intimité et sourit contre sa bouche. Fébrile, elle déboutonna sa chemise et la fit glisser sur ses épaules, puis parcouru le torse musclé du garçon qu'elle détaillait avec avidité, avant de plonger dans son caleçon. Le sorcier soupira fortement à son contact, puis ouvrit les yeux. Elle semblait étonnée, et c'était bien la première fois qu'il lui voyait cet air. A croire qu'il était déjà accro à cette fille.
Tout ça pour une fille. C'était un comble, pour lui.
-Elle est… commença-t-elle à se justifier devant la perplexité affichée de Sirius autant par la surprise d'Anthéa que par ses propres pensées.
-Enorme ? proposa Sirius avec un sourire narquois en coin
-Imposante, rectifia Anthéa en répondant d'un sourire amusé.
Sirius retint un ricanement et expira difficilement, les yeux fermés de concentration, lorsque la jeune fille se mit à la tâche, augmentant la tension de son entrejambe. Il était exalté, extatique et excité par ce titillement insistant, ces gestes doux et assurés à la fois le galvanisaient. Il sentit une chaleur dans son bas ventre et en créa une nouvelle chez sa partenaire lorsqu'il insinua lentement ses doigts en elle, lui arrachant un petit gémissement implorant contre son oreille, à laquelle il répondit avec délectation. Il continua sa torture tout en mordillant le lobe de son oreille, embrassant son cou, sa nuque, sa clavicule, son épaule, humant avec ravissement l'odeur si enivrante de la jeune… Il frôla sa poitrine dessus, puis sous son soutien gorge. La main libre de la jeune fille effluerait le torse du garçon qui se sentait devenir fou. Puis, il fit sauter les boutons du chemiser de la sorcière avant de la faire basculer doucement en arrière. D'un geste souple, il lui retira son dernier morceau de dentelle, et libéra sa poitrine. Il détailla la jeune femme, se laissant aller à la contempler. Il n'avait jamais rien vu de si parfait. Une vraie déesse.
-La vue te plaît ? plaisanta-t-elle d'une voix onctueuse
-Merveilleuse, souffla-t-il. Magnifiques, ajouta-t-il en s'accaparant les seins de la jeune femme. Un corps de rêve, souligna-t-il devant les sourcils légèrement surélevés de la jeune femme.
-Dis moi quelque chose que je ne sache pas déjà.
Elle savait si bien le stimuler, du bout des doigts, du bout des lèvres…
Il la goûta telle une friandise dont il aurait été privé trop longtemps, faisant rouler entre ses doigts l'une de ses pointes durcies, l'autre fondant contre sa langue. Il la sentait frétiller sous lui, contre les langoureux mouvements de ses doigts en elle, écho de sa main s'agitant avec maîtrise sur sa virilité. Elle s'embrasait torridemment sous lui et cela le rendait d'autant plus dingue, son rythme cardiaque augmentait sensiblement. Il les entendait jusque dans ses oreilles, ses tympans, pulser sous sa peau, contre ses muscles. Leurs corps étaient brûlants et bouillonnants, l'agonie se faisait difficile à supporter, et pourtant si exquise. Il descendit avec fluidité lui offrir un baiser plus intime qui leur fit perdre la tête à tous les deux. Il la savoura le temps qu'il fallut avant qu'elle ne daigne émettre un hurlement qui se répercuta contre les murs. Elle se frottait et se tordait contre lui, et rien que ça lui faisait perdre pieds. Finalement, alors qu'il remontait vers elle, elle lui retira pantalon et sous-vêtement, presqu'agacée par l'attente et la préparation, et Sirius s'abandonna de nouveau contre ses lèvres, leurs langues dansant voluptueusement ensemble. Il poussa un gémissement rauque. Ce qu'il se passait dépassait tous ses rêves les plus fous, ses fantasmes les plus inavoués… Ils étaient en transe.
Ne tenant plus, il lui arracha, enfin, un gémissement de soulagement qui le fit frémir, la chair de poule apparente sur ton son corps. Elle sentit uen décharge électrique parcourir sa colonne vertébrale et se cambra d'instinct, la tête rejetée en arrière. Les mains de la brune survolaient et caressaient son corps dans les moindres détails, le faisant tressaillir à intervalles réguliers. Avec douceur, il entreprit ses vas-et-viens, la jeune fille accordant ses déhanchements au rythme qu'il lui imposait, le temps qu'elle s'habitue à lui. Puis, ses mouvements allèrent crescendo et les déhanchements de l'adolescente suivirent avec sensualité, jusqu'à ce que leurs gestes se fassent plus primitifs, plus désordonnés, comme s'ils se dévoraient l'un l'autre. La course se fit plus libidineuse encore, et les roulements de hanches sensuels et ondulations furieuses du bassin de la jeune fille suivaient toujours les directives tumultueuses et muettes de Sirius avec harmonie. Ils se conquéraient comme s'ils étaient en terrain connu, en osmose, la cadence soutenue s'accélérant toujours plus, jusqu'à l'apothéose.
Leurs muscles dessinés étaient bien plus saillants de par la sueur et la moiteur issue de la rencontre fracassante de leurs corps s'activant avec témérité.
Un énième crit d'Anthéa qui plantait ses ongles dans le dos du Gryffondor, au plus grand plaisir de celui-ci, fut étouffé dans le cou du jeune homme, qui ne doutait pas qu'il aurait un suçon. Contrairement aux autres filles, ça ne le dérangeait pas. Il la sentit se contracter violemment, et il convulsa plus fortement que les fois précédentes. Elle avait cédé au désir fulgurant, craqué sous le poids de ses assauts incontrôlables et puissants, et lui aussi, d'ailleurs. Aucun n'avait fini par résister à la tentation qu'était l'autre, ils allaient plus vite, plus loin, plus fort, plus profond, oubliant tout le reste. Un sortilège d'oubliettes n'aurait pas été aussi propice à la situation. Ils s'étaient abandonnés l'un à l'autre, totalement, irrémédiablement, indubitablement. Ils s'étaient acharnés l'un contre l'autre, allant un pas de plus vers l'extase. Et c'était atrocement bon.
L'apogée de leur rencontre charnelle atteinte, ils se retrouvèrent pantelants, haletants, hagards, et l'ultime satisfaction atteinte, il s'écroula, à bout de force sur elle. Puis, elle le repoussa calmement, avant de sauter au pied du pupitre et de réparer sa chemise pour enfiler ses vêtements, dos au garçon qui se rhabilla prestement également, non sans loucher sur elle.
OoO
Il s'était totalement abandonné, ne pensant à rien d'autre qu'à lui et à cette fille sur laquelle il avait bavé pendant plus d'un mois. S'il avait su, il n'aurait pas attendu autant. Il n'avait jamais eu une amante aussi douée, experte : à son niveau finalement. Elle avait eu les mêmes effets qu'un sortilège d'Oubliettes. Exactement ce dont il avait besoin.
C'est à ce moment qu'il ne trouva rien de mieux à faire que de penser à James, et comme après s'être perdu en Marlène, il se sentit affreusement coupable. L'Oubliettes n'aura pas duré longtemps. Et pourtant, en resongeant à ces instants effrénés avec la Poufsouffle, il n'avait qu'une hâte, recommencer. Et le plus vite possible.
-Anthéa…
Il avait la respiration saccadée. Et si, en effet, les jumeaux ne cachaient rien à James ? Et lui même, depuis quand avait-il des secrets pour son meilleur ami ?
L'interpelée releva la tête et tourna son regard pseudo innocent mais si enjôleur vers lui avec interrogation, penchant la tête sur le côté, une main réajustant le pli de sa jupe. Puis elle acquiesça et lui sourit gentiment, comme lorsqu'il était sous sa forme de chien. C'était la première fois qu'il la voyait adresser un de ces sourires à un être humain.
-T'en fais pas, ce sera notre petit secret, lui assura-t-elle avec un clin d'œil espiègle, l'index sur la bouche.
-Je devrais te raccompagner, lui proposa-t-il en la suivant.
Elle eut un sourire mystérieux, le regard toujours en feu suite à leurs ébats, ensorcelant, le genre qui vous envoûte et ne vous libère plus jamais. Elle sortit sa baguette et lança un informulé. Du moins, c'est ce qu'il comprit, puisqu'elle devint camouflée à l'arrière plan derrière elle, telle un caméléon.
Ils n'avaient pourtant pas encore étudié le sortilège de désillusion, mais cette fille était pleine de surprises. Sirius sentait encore son cœur battre fortement contre sa poitrine et ses côtes, et son sang dans ses tempes.
C'était l'effet Anthéa qui s'était abattu sur lui sans qu'il ne puisse rien contrôler.
Mais, avait- il bien fait ? Finalement, le seul moyen qu'il avait trouvé pour ne pas se lancer dans les tourments de son esprit et de son âme, c'était encore du passer du temps avec sa proie. Ou était-ce lui la cible de cette chasseresse ? Qui avait gagné à ce jeu ? Au final, il ne la connaissait pas plus que ça, il n'en était pas proche, et l'énigme qu'était la jumelle Dragonneau était loin d'être résolue.
Tadam ! N'oubliez pas que vos reviews m'encouragent et me motivent.
J'aimerai savoir ce que vous en avez pensé, toute idée pour des améliorations sont les bienvenues !
je suis prise d'un gros doute existentiel et j'ai clairement besoin de votre avis sur ce chapitre là *_*
a bientôt
