Coucou à tous! !

un petit chapitre 12 plutôt cours (7pages word) dont je ne suis pas ultra fière, mais je l'ai écrit il y a quelques mois et honnêtement, je n'ai pas le temps de le retravailler...

J'espère qu'il vous plaira tout de même !

je tiens à remercier tous ceux qui lisent mais surtout ceux qui me lâchent une petite review ou qui follow/favorisent ma petite histoire (CharlieDubois, Jack Sherlock Black-Londugbat, KeanaB, Lucy Bdx, Nicolas Black, Nuit Noire Reflet d'Argent, Takuka-chan,Wilaky, anujen666, tsavard666, kellystoire, OceaneMN et AlyaBlack09)

Vous savez comment me motiver et ça fait plaisir de voir que ce qu'on écrit plaît !

et puis j'ai moins l'impression de parler dans le vide telle une skyzo échappée de l'asile XD

Bonne lecture!

Chapitre 12 – Marauderies nocturnes

Après cette entrevue avec la jeune Poufsouffle, Sirius était particulièrement de bonne humeur, léger et enjoué, ce qui ravit ses amis, malgré la surprise première de ceux-ci. Sirius, dès le lendemain, prit son meilleur ami dans ses bras, afin de s'excuser de son comportement. Et les excuses, ça ne lui ressemblait guère. Il était agité, mais semblait étrangement épanoui, au ravissement de ses amis. Ces derniers se doutaient qu'une fille se cachait là dessous. S'ils avaient su…

Il avait également discuté avec Marlène, histoire de remettre les points sur les I et les barres sur les T. Ils étaient sur la même longueur d'onde, et cela n'avait fait que décupler sa joie. Il avait dû passer outre Lily Evans, furieuse, prête à lui en mettre plein les dents. Ce n'était pas comme s'il l'avait forcée à quoique ce soit, non ?

Seulement voilà, entre Lily et Sirius, c'était une longue histoire. Outre le fait que Sirius n'ai jamais pu la sentir car il s'agissait d'une Gryffondor meilleure amie avec cet infâme Serpentard de Servilus, elle avait passé plus d'un an à en mettre pleins les dents de James, qui, bien qu'il s'en soit toujours caché, en avait terriblement souffert. Alors certes, les tentations s'étaient apaisées depuis un an, et cette année, on aurait presque pu les qualifier de bons camarades, malgré quelques malencontrueuses piques, mais c'était mieux que rien. Malheureusement, Lily s'était rattrapée sur lui : il avait failli mener son 'meilleur ami' à la mort, mais qui suivait les conseils d'un de ses pires ennemis ? Il avait fait du mal à sa meilleure amie, mais celle-ci savait à quoi s'en tenir. Alors, la relation Lily-James était peut-être au beau fixe, celle du Sang-Pur et de la Née Moldue n'en restait pas moins tumultueuses dès que cela touchait à la blonde.

-Est-ce que Marlène est là ? avait-il demandé.

-Oui.

-Est-ce que je peux lui parler ?

-Non. Mais tu peux me parler

-…

-De quoi veux-tu lui parler ? La vie ? L'amour ? Les maladies sexuellement transmissibles ?

Il avait remballé Evans qui avait essayé de s'interposer, en lui demandant de bien vouloir ne pas monter sur ses abraxans et de ne plus interférer dans la vie privée des gens contre leur grès, ou tout du moins, sans qu'ils ne le lui demandent.. La rousse, laissée pantoise, avait eu droit à des remontrances de la part de Marlène.

Après tout, celle-ci n'était plus une gamine et pouvait gérer ses relations avec la gent masculine seule, comme une adulte, ainsi que ses états d'âme. Marlène était du genre à assumer ses bêtises. Peut-être aussi qu'Evans avait du mal à imaginer sa si chaste et douce meilleure amie dans une relation libre, et se défoulait sur le Black. Peut-être lui en voulait-elle toujours pour avoir joué avec Mary suite à son attaque et sa rescousse. Pourtant, Mary avait été bien contente, à l'époque, et ne s'en était jamais pleint. Celle-ci n'avait fait que de changer de sujet à une vitesse affolante pour éviter la potentielle dispute de ses amies, et Alice avait cassé l'ambiance en balançant des phrases cruelles à la vérité implacable : Lily était bien protectrice, et c'était une bonne chose de manière générale. Mais elle devrait plutôt gérer ses tumultes intérieurs et régler ses propres problèmes au lieu de mettre toutes ses frustrations sur le dos de ses amies en voulant s'occuper d'elles, alors que ces dernières ne lui avaient rien demandé, voir, ne voulait pas la voir s'incruster dans leurs soucis.

Chaque fois qu'il croisait le regard de son amante d'un soir il restait subjugué, et pourtant le temps passait et les choses n'avançaient pas plus. Mais rien ne pouvait entamer son état d'esprit positif. Il avait même recommencé à flirter dans les couloirs du château, un peu par plaisir du jeu, beaucoup par pure insolence. Le petit hic, c'était que Anthéa lui faisait subir la même chose et Sirius découvrit les affres de la jalousie. Ou du moins, c'est ce qu'il en avait déduit aux pincements au cœur qu'il ressentait alors qu'elle souriait à d'autres camarades pendant des sessions de drague au détour d'un couloir, ou lorsqu'il ratait un battement cardiaque dès qu'il la surprenait à répondre à des sollicitations des mâles en touchant le bras d'un autre que lui.

Le pire, ce fut encore quand il la croisa adossée contre un mur avec un sourire provocateur, Rosier penché vers elle, une main à plat sur le mur près du visage de la jeune fille, et leurs corps plutôt collés qu'autre chose, l'autre main du Serpentard posée négligemment sur la hanche de la sorcière. Si nul n'y avait fait attention avec les chahuts des interclasses, l'œil aiguisé de Sirius avait tout de suite été attiré par la scène.

Il détestait la concurrence, il se savait au dessus d'eux, sa réputation n'étant plus à faire, et pourtant, il ressentait un besoin viscéral d'être à leur place quand il les voyait ainsi avec elle. Ils n'avaient pas à se cacher, eux…

Mais Rosier, vraiment ?

L'histoire entre les deux héritiers datait de l'année de leur naissance. Ils partageaient les même cousines, Sirius du côté Black, Evan du côté Rosier. Ils avaient toujours été rivaux depuis leur plus tendre enfance : celui qui parlerait le premier, qui marcherait le premier, qui ferait son premier caca, et sa première magie avant l'autre. Celui qui serait le préféré de trois sœurs Black. Lors de leur première année, suite à la répartition, les choses avaient empirées. Et puis, l'adolescence s'était immissée dans leurs affaires. Plus qu'un rival, Rosier et Sirius étaient désormais des Némésis.

Il se demanda alors ce qu'en penserait James. Probablement de la colère, du dégoût, mais il ne pourrait pas en vouloir à sa sœur de cœur pour ses choix pour le moins incongru. Le problème des Poufsouffle, c'était qu'ils mettaient tout le monde au même niveau, sans jugements. Ou peut-être était-ce une qualité. Et lui, qu'en pensait-il ? En temps normal, une fille qui s'approchait de ces énergumènes était ignorée, comme si ce simple fait, de s'approcher de ces types, était un affront, une insulte à sa personne, comme s'il pouvait être contaminé par une quelconque maladie. Pourtant, il se surprit à vouloir être plus proche encore de la brune. Etre le meilleur, le préféré, tout simplement.

Et puis, qu'est-ce que James penserait en apprenant que son meilleur ami s'était fait sa meilleure amie alors qu'il l'avait prévenu de ne pas s'en approcher ? Pouvait-on considérer ça comme un avertissement, ou plutôt comme une menace ? Serait-il en colère, dégoûté ? Lui en voudrait-il, à lui ? Possible. A Anthéa ? Il était sûr que non pour ce qui concernait la jeune fille. Mais depuis qu'il avait mené Rogue jusqu'à leur loup garou d'ami, il avait réalisé qu'on pouvait tout à fait lui en vouloir, que tout ne lui était pas toujours passé. Ça avait été une première, il avait déchanté. Il avait cru perdre ses meilleurs amis. Entre Remus qui était en colère, James qui lui en voulait, et Peter qui n'osait guère se prononcer, il avait vécu de longues semaines de solitudes. De nouveau, il n'avait été qu'un renégat, renié. Mais peut-être que ce malencontreux accident avec ce bon vieux Servilo n'était qu'une exception ? Ou le début de sa probation ?

Peut-être aurait-il dû le lui demander ? Peut-être se prenait-il la tête pour rien. Pourtant, ce n'était pas son genre… et ça commençait sérieusement à l'énerver.

Pourtant il ne ressentait rien d'autre pour la jeune fille qu'un penchant de débauche. Alors pourquoi se sentait-il si mélancolique quand il la croisait avec d'autres garçons ? Il fallait que sa lubie passe. Alors, il étanchait sa soif auprès d'autres sorcières et pourtant… Sa faim n'était jamais assouvie. Pas comme avec elle.

James, de son côté, n'était pas en reste. Ses rondes avec Lily étaient décontractées, paisibles. Ils discutaient de tout : des cours, des autres camarades, de leurs rôles de Préfet en Chef, de Quidditch, des devoirs, et l'attrait qu'il avait pour la fougueuse Gryffondor n'en était que plus fort. Ils se découvraient des affinités, et il sentait des papillons voler dans son ventre de Poursuiveur. Le fait que ses facéties soient désormais bon enfant, et discrètes, voire invisibles devaient jouer.

Quant à son homologue, ses entrailles se tordaient dans tous les sens dès que James la frôlait sans le faire exprès, ou qu'il la taquinait gentiment. Il ne la harcelait plus, il agissait comme avec n'importe qui d'autre. A un moment, elle se sentit triste qu'il ne lui montre pas plus d'intérêt, qu'il soit aussi décontracté, elle aurait presque voulu qu'il soit davantage entreprenant, comme avant. Un peu plus, et elle regrettait l'époque où il la harcelait. Elle se sentait comme les autres, là où, peut de temps auparavant, elle se sentait unique. Ça lui faisait bizarre. Mais après tout, c'était normal. Elle l'avait souvent rabaissé, hurlé dessus. C'était déjà un bel exploit qu'il ne la déteste pas. Alors pourquoi se sentait-elle si déçue ?

Et Marlène ? Marlène, elle, lorgnait sur Sirius de loin. Ca faisait bien longtemps qu'elle avait compris qu'il ne l'aimerait jamais. Il le lui avait bien dit, de toutes façons. Elle s'était fait une raison.

Même si Mary avait vu des signes jusque dans leurs prénoms : Marlène signifiait étoile ou princesse de la mer, alors que celui de Sirius représentait l'étoile la plus brillante du ciel. De plus, à l'instar de Sirius, la blonde débordait d'énergie, avec un côté hyperactif qui faisait qu'elle avait besoin de s'agiter pour se sentir vivante. Elle détestait la paresse, donnait sans compter et exigeait beaucoup en retour. Elle était charismatique, impressionnante, douée d'une volonté et d'une détermination hors norme. Elle était également rancunière, volontaire, sincère, avait parfois des réactions exagérées qui lui servaient de bouclier, car en réalité, elle était très sensible. Il n'y avait que Mary pour faire ce genre de rapprochements douteux.

Elle avait enfoui toutes ses émotions dans un coin de son esprit et les avait enfermées avant de jeter la clé très loin. Il avait recommencé à batifoler avec d'autres, mais étrangement, et contrairement à ses habitudes, il semblait plus joyeux et son bonheur faisait le sien, même si elle ne pouvait rien partager de plus avec lui qu'une amitié. Parfois, ça lui faisait du mal, mais elle se rabrouait et souriait, riait avec ses amies, mettant tout ça de côté. Les quelques rares moments qu'il lui accordait lui suffisaient. Ils étaient amis.

Et s'il revenait vers elle ? Bien sûr, elle ne le rejetterait pas, elle n'en était pas capable, aucune fille sensée le serait. Comment le pourrait-elle ? Ce n'était pas intelligent de sa part, mais elle était une adulte, elle était capable de faire la part des choses entre hormones et sentiments. Et si elle dégoulinait des deux pour le bad boy de l'école, elle était tout à fait capable d'ignorer l'un pour, éventuellement, si l'occasion se montrait, être obsédée par l'autre. Comme elle l'avait déjà fait pendant plusieurs mois. Un signe de tête entendu, une rencontre au détour d'un couloir, derrière une tapisserie, dans un rayon obscur de la bibliothèque… L'adrénaline de ces moments lui revenait au visage comme un retour de fressebee à dents. C'était aussi fou qu'un cognard évité de justesse, qu'un vif d'or attrapé in extremis après une course effrénée.

Quelque part, elle espérait qu'ils reprennent leur ancienne relation. Mais il avait été clair : c'était fini, il en était désolé, il n'aurait pas dû, c'était un moment de faiblesse, il ne voulait pas lui faire du mal, même s'il en était conscient, et il la remerciait pour ce qu'elle lui apportait. Et ça avait suffit à gonfler son cœur de fierté, parce que quelque part, elle comptait pour Sirius Black, et c'est tout ce qui importait.

-C'est la grosse b*te à Duduuuuleuhhhh !

Les maraudeurs ricanèrent en passant près des cuisines, puis vers les cachots. Depuis qu'ils avaient été témoins des chants loin d'être catholiques du fantomatique moine gras, ils s'amusaient à le surprendre dans son aile du château à beugler des insanités pendant qu'il se croyait seul. Rien à voir avec le Baron Sanglant, si sinistre, Nick Quasi Sans Tête, si déprimé, ou la Dame Grise, si lugubre.

-Ah ! que c'est bon, que c'est chaud, que c'est rond !

-J'arrive pas à croire qu'on ai mis 6 ans à se rendre compte de son humour, releva Remus avec amusement.

-Ouais ouais, fit Sirius, devant la troupe, la Carte du Maraudeur sous les yeux.

-Qu'est-ce qu'il y a ? s'étonna James les sourcils froncés.

Cette sortie imprévue venait de l'esprit intrépide de son meilleur ami, qui voulait se défouler autrement qu'en courant sous sa forme animagus. Il était si enjoué et tout à coup il semblait si… exaspéré ? déprimé ? c'était rare que le jeune héritier renié se laisse à montrer ses sensations, même à ses amis. Que regardait-il, au juste, sur la carte ? Ou plutôt, qui ? Lui qui était si éloquent, comment se faisait-il qu'il soit si peu loquace, tout à coup ?

Au détour d'un couloir, ils s'arrêtèrent.

James comprit. D'ailleurs, Peter et Remus aussi, après s'être cognés l'un contre l'autre, ne s'attendant pas à se stopper net. Sous la cape d'invisibilité, la main de l'un posée sur l'épaule ou l'omoplate de l'autre afin de se repérer, mais ils se prévenaient avant de bifurquer, de s'arrêter, d'accélérer ou de ralentir. Peter se frottait le nez sous le regard médusé Remus.

Au coin du couloir, Anthéa sortait d'une salle avec Lestrange, et chacun tournait dans un sens opposé. Le sourire mi satisfait mi soulagé du vert et argent ne laissait pas grande place à la spéculation.

James et Sirius reprirent précipitamment leur marche qui dura plusieurs longues minutes. Au loin, ils virent Ulrich qui semblait se disputer avec sa sœur. Ils se rapprochèrent un peu, puis tendirent l'oreille.

-Qu'est-ce que tu fiches ici ?

-Oh, je passais un peu de bon temps, avoua le frère, les mains dans les poches. A vrai dire… J'ai mis un terme à une relation de 5ans…

-Tu n'es pas possible, râla la sœur en levant les yeux au ciel

-Attends, ils n'ont jamais connu personne d'autre ! s'offusqua-t-il avec un air de dégoût. L'un comme l'autre finira par me remercier… En tous cas, la petite Serdaigle m'a déjà bien remercié, si tu vois ce que je veux dire…

-Ouaip, tu t'es donc soulagé, soupira la jeune fille en roulant des yeux

-Et toi ? Tu m'expliques ?

-Rien qui te regarde, fit-elle en tentant de le dépasser.

-On avait dit non ! lui reprocha Ulrich en l'arrêtant.

-Je n'ai rien dit, tu as décidé pour deux sans mon avis, répliqua Anthéa avec un agacement contenu en croisant les bras. Je suis encore libre de mes faits et gestes.

-Tu sais très bien que sa fam… s'ulcéra-t-il

-Je gère ! le coupa-t-elle en levant l'une de ses paumes vers lui. J'en ai ras le bol de me répéter et de te rassurer. Fais moi un peu confiance !

-Si tu gardais le contrôle, je ne dirai rien ! insista son frère, l'air furieux à présent. Peut-être qu'alors je me ferai moins de soucis.

-C'est une vieille histoire… s'agaça-t-elle. Ça n'arrivera plus.

-Ne sois pas obsédée à ce point !

-Laisse le passé là où il est !

-C'est Azkaban qui se fout de Ste Mangouste

-J'ai mes propres raisons ! concéda-t-elle. Ce n'est pas si important ou grave que tu sembles le croire.

-Bien sûr, ironisa son frère. Ne fais pas semblant avec moi, je te connais.

-Je parviens toujours à mes fins, lui remémora sa jumelle. Alors occupe toi des tiennes.

-Soit, mais ne t'approche plus de lui.

-Ne me crois pas, ça m'est égal, dit-elle en haussant des épaules, vexée.

-Je veux juste éviter une nouvelle catastrophe…

-T'inquiètes pas, je te dis ! Je reste toujours sur mes gardes.

-Sûre ? Tu fais bien attention ?

-Oui. De toutes façons…

-Je ne te lâcherai pas, compléta Ulrich en enroulant son bras sur les épaules de sa sœur et en entraînant celle-ci dans la pénombre des couloirs. Je regrette l'époque où tout était plus …

-Enfantin ?

-Innocent, la reprit son frère avec un sourire affectueux tandis que la brune passait son bras autour de sa taille. T'en as jamais rien à foutre de rien, hein ?

-Toi non plus, je te signale. Parfois, non, souvent même, t'es qu'un gros connard, et personne te le reproche, du coup t'en profites largement, alors évite de me faire la morale. Et puis pourquoi s'emmerder à s'inquiéter pour les gens qui nous entourent…

-Arrête tes conneries, je te connais mieux que ça, Anthéa Dragonneau. Tu peux la faire aux autres, mais pas à moi…

-J'm'en fiche, tu sais ? Ceux qui nous aiment comprendront, et ceux qui comprennent pas, ils pardonneront, parce qu'on a cette chance : les gens ne peuvent pas s'empêcher de nous aimer. Ce serait stupide de ne pas en profiter. Et puis, on ne fait de mal à personne, enfin, pas vraiment…

-C'est mal ce que tu dis.

-C'est la pure vérité : je le sais, tu le sais, tout le monde le sait. La fausse modestie c'est dépassé. Même quand on ne veut pas que les autres s'attachent à nous, ils foncent droit dedans, comme des cons. Pourtant, ce n'est pas faute de les avoir prévenus.

-On ne contrôle pas ses sentiments, soeurette.

-Tant pis, alors ! C'est la vie, une fois jetés à l'eau, on n'arrête plus ses conneries. Surtout lorsqu'on a le pouvoir. Ils n'attendent que ça, en plus. Se délecter du spectacle, se marrer, en pleurer, et passer à autre chose, comme des abrutis. Il faut bien quelqu'un pour faire d'la merde, non ? Si on ne le fait pas, pour quoi on passe ? Et puis, on s'fait chier. Si c'est pour vivre avec des regrets et des remords… La vie est trop courte, Rich.

-T'as raison, je le sais bien. On vit tous dans le mensonge, même les plus honnêtes.

-Les gens sont stupides, y a rien à faire. Alors ils n'ont qu'à arrêter de tendre la baguette pour se faire ensorceler…

Ils continuèrent d'avancer un instance en silence, puis le jumeau secoua doucement la tête.

-A moi aussi, il me manque tu sais… soupira Ulrich en lançant un regard entendu à sa sœur après le court silence.

-Je n'ai pas dit ça ! s'énerva-t-elle en ignorant sa compassion.

-Tu l'as pensé très fort…

Ils s'évanouirent dans la nuit. Les Maraudeurs continuèrent leur vadrouille dont le but était de remplir le bureau de Rusard de bombabouses et d'inonder les toilettes, puis montèrent dans leur dortoir en silence, l'esprit en ébullition. Une fois la cape rejetée, ils sautèrent au cou de James pour savoir de quoi il en retournait, avec cette étrange conversation sans queue ni tête, mais tellement sensée, de quoi, de qui ils parlaient, et pourquoi il le leur cachait. Ce qu'il se passait, à quoi tout cela menait. Le mode enquêteur des maraudeurs était sur on. Mais James était incapable de répondre. Il disait juste 'c'est pas mon secret', 'je peux pas', 'j'y arrive pas'.

-ça va, on ne t'a pas fait prêter un serment inviolable non plus ! râla Sirius.

-C'est comme si eux nous surprenaient dans une de nos discussions de Maraudeurs, et insistaient, et que je racontais le secret de Remus… Je n'ai pas le droit, n'est-ce pas ? Ce n'est pas à moi de révéler le secret des autres. C'est une promesse tacite, tu vois ? Ben là, c'est pareil. Ne cherchez pas à comprendre, n'y pensez plus, et n'essayez pas d'en savoir plus, ok ? Je vous le demande, d'amis à amis. Parole de Maraudeurs, ok ? Je suis sérieux. J'ai rien à vous dire, ne vous occupez plus de ça. Oubliez, c'est tout, déclara James avant de fermer violemment les baldaquins de son lit autour de lui.

-Peut-être un sortilège langue de plomb ? supposa Peter.

-Vous l'avez entendu, s'agaça Remus, il a raison.

Lui aussi ferma les rideaux de son baldaquin avec agacement.

Mais comment demander à des Maraudeurs de ne pas découvrir un secret, de ne pas résoudre une énigme, de ne pas révéler un mystère ? Bien qu'eux même détestaient les fouineurs, ils adoraient se lancer dans des enquêtes. Sauf qu'il s'agissait uniquement de coups fourrés à déjouer, de complots à étouffer, et cela concernait souvent des ennemis… Mais là, ils sentaient que c'était quelque chose de profond, de pas aussi superficiel qu'on pouvait être amené à le penser. Mais qu'est-ce que ça les agaçait, de ne pas comprendre ! Pourtant, on ne se mêlait pas de la vie des autres impunément ? Ils avaient une trop grande force morale. C'était là, tout le problème…

-Finalement, on devrait se lancer des sorts d'oubliettes, ça serait plus simple … marmonna Sirius en fermant à son tour les rideaux autour de son lit.

Sirius se remémora la soirée passée. Ils avaient détruit les canalisations des cachots qui allaient subir des inondations, des bombabouses dans le bureau du concierge, ils avaient même fait exploser quelques toilettes, en commençant par celles de Mimi Geignarde. En somme, tout avait été réunit pour passer une excellente soirée. Alors pourquoi se sentait-il si maussade ?

-Cette fille aura ma peau… souffla-t-il pour lui même avant de se retourner furieusement dans ses draps.

Quelques minutes plus tard, à minuit passé, les jumeaux rejoignirent la fête qui avait lieu dans leur salle commune en l'honneur de Benjy, qui datait du 10 octobre. Lorsqu'ils s'approchèrent de leurs amis, Dorcas et Benjy étaient en plein débat.

-Tu es stupide Meadowes ! un sombral gagnerait !

-Tu te fous de moi Fenwick ? un hippogriffe est bien plus grand et fort. Un sombral n'a que la peau sur les os, et encore ! je peux t'assurer que l'hippogriffe sort vainqueur en un claquement de doigts. Ou de griffes en l'occurrence.

-Mais il ne sera même pas capable de le voir ! il ne peut pas le toucher s'il ne le voit pas !

-Ce sont des hippogriffes Ben, ils ont forcément déjà vu la mort en face, ils tuent pour manger, il pourrait carré…

-Chut ! Ecoutez ! s'exclama Edgar en se levant d'un bond, renversant le verre de Dedalus au passage.

-Je n'entends rien, annonça Benjy après avoir observé une minute de silence.

-Oui, et c'était grandiose ! Maintenant, baissez le volume !

-Et si Chourave nous entendait ? demanda Emmeline en venant au secours de son homologue masculin.

Toute la salle remplie de 5ème à 7ème année se tut en fixant un point derrière la Sang Pure qui soupira en fermant les yeux tandis qu'Edgar avait retourné la tête par dessus son épaule, un sourire gêné sur les lèvres.

-Elle est derrière, n'est-ce pas ? supposa Emmeline en se pinçant l'arrête du nez.

-Les sortilèges d'insonorisation sont-ils devenus trop difficiles à maîtriser pour vous jeunes gens ? demanda le professeur Chourave avec un air amusé.

Un silence se fit alors que la bande de Poufsouffle alcoolisés se dévisageait, cherchant qui était en charge de lancer les sorts de protection à leur salle, en vain.

-Bien. Dans vos dortoirs, le couvre feu est dépassé, chantonnant le professeur en tapant 3 coups secs dans ses mains.

-Vous venez de commettre un meurtre ! s'époumona Benjy en se levant d'un bond et en la pointant frénétiquement du doigt. Vous avez tué l'esprit de la fête !

- Et 10 points en moins. La prochaine fois, patientez jusqu'au week-end, conclut Chourave avec un clin d'œil pour ses préfets.

La directrice de maison se retourna et disparut par le tunnel jusqu'à ses appartements, les mains dans le dos en sifflotant tandis que ses élèves évacuaient vers leurs propres tunnels.

-De quoi nous plaignons-nous, McGonagall aurait retiré 100 points, rigola Hestia en fermant la porte du dortoir derrière elle.

-Et Slugy n'en aurait pas enlevé, râla Emmeline en se faufilant dans ses couvertures.

Les filles rigolèrent en se mettant au lit. Parfois, il valait mieux prendre la vie du bon côté.

#Reviens sur la pointe de ses petits petons pour vous demander votre avis.

Au fait, quelqu'un a remarqué les petits clins d'oeil (séries, films ...) que je fais ou pas? :)

On se dit au mois prochain !

Pour les curieux, un nouveau chapitre sur l'autre fic vous attend également ! ;)