#se cache derrière un bouclier Viking et sort légèrment la tête pour tater le terrain...
Bonjour à vous chers lecteurs, les anciens, les nouveaux, toussa toussa ! J'espère ne pas avoir perdu trop de monde, auquel cas j'en prends l'entière responsabilité, j'ai totalement failli à ma responsabilité d'auteur de fanfic et au planning annoncé en sepembre (à raison d'un chapitre toutes les deux semaines maxi).
Si je suis revenue et que j'ai pris du temps, c'est parce qu'un lecteur s'est manifesté sur mon autre fic et ça m'a remotivée !
JE N'AI AUCUNE EXCUSE ! Et je m'en excuse à plat ventre... Le fait d'avoir une petite vie bien remplie ne donne pas tous les droits. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur !
POUR ME FAIRE PARDONNER, j'ai 18 pages words à vous balancer dans la tronche.
J'espère que ça vous plaira.
hapitre 18 – Joyeux anniversaire Patmol !
-JOYEUX ANNIVERSAIRE PATMOL !
James bondit sur le lit de Sirius qui grommela quelque chose la tête sous son oreiller, décoiffé comme s'il venait de se battre. Remus regarda les deux meilleurs amis se chamaillant dans les couvertures du jeunes Black, alors que Frank arrivait avec un oreiller, Tiberius McLaggen, John Dawlish, Julian Brown et Louis Vane sur les talons près à en découdre, réveillés depuis leur dortoir adjacent à celui des Maraudeurs. Bertram Aubrey, Dirk Cresswell, Davey Gudeon et Landon Stebbins étaient restés dans leurs lits. Après tout, il était minuit.
La bataille fit rage, les plumes s'envolant tout autour des adolescents. Ils finirent par s'endormir épuisés mais bienheureux sur les matelas posés à même le sol au milieu de la chambre, les draps servant de cabane d'enfants moldus puisqu'ils les avaient attachés aux poutres des lits à baldaquins. James avait été l'instigateur de cette idée volée aux Poufsouffle, ayant vécu son enfance à dormir de la sorte.
Le lendemain, ou plus tard dans la matinée à une horaire plus décente, ce fut l'équipe qui l'accueillit à grands renforts de cris, attirant l'attention sur eux. Une horde de greluches gloussantes vint flatter un Sirius qui ressentait un mélange d'agacement bien que cela le toucha. Greta nota du coin de l'œil l'éclair de tristesse qui passa dans les yeux du cadet du roi de la journée avant qu'il ne s'intéresse de nouveau à ses camarades, détournant son regard de son frère. Les Dragonneau et leurs amis saluèrent également Sirius. Puis James profita de l'agitation pour prendre sa meilleure amie à part, afin de discuter des derniers détails.
Plus tard, Sirius reçu un mot anonyme, concis et froid lui souhaitant un joyeux anniversaire et le priant de ne pas abuser de l'alcool et des filles. Un sourire mélancolique orna alors ses lèvres. Il aurait reconnu l'écriture élégante, digne des plus belles calligraphies de Regulus entre milles, peu importe le temps qui passait. Il était triste qu'il ne soit pas venu le lui dire de vive voix. Il aimait toujours son frère et il aurait voulu le garder toujours près de lui, continuer de le protéger et de le conseiller, l'aiguiller lorsqu'il semblait dubitatif ou hésitant. Mais si leurs relations s'étaient faites plus discrètes suite à la répartition très longue de Regulus, faisant de lui un chapeau flou (chose unique chez les Black), elles étaient devenues existantes depuis que Sirius avait fui. Pourtant, il avait essayé de l'amener avec lui. Mais Regulus avait campé sur ses positions, bien qu'il ait eu l'envie de partir, Sirius en demeurait convaincu. Or, il ne pouvait abandonner ses parents. Sirius avait songé à l'assommer et à le kidnapper, mais il ne pouvait priver son frère de son libre arbitre. Il regrettait ce choix rétrospectivement, bien sûr, mais il était désormais trop tard. Oh, Regulus lui en aurait voulu, mais il avait passé presque 17 ans à lui en vouloir de l'entraîner dans ses bêtises, bien qu'il soit quasiment toujours le seul puni. Alors, il aurait dû s'en moquer et faire comme bon lui semblait, comme à l'accoutumée. Mais c'était une décision trop importante… Il aurait dû la prendre pour lui, mais… il n'avait pu s'y résoudre. A un carrefour aussi décisif, il fallait se décider par soi même. Comme il avait été stupide de se découvrir une conscience à un instant aussi crucial dans leur relation fraternelle ! Mais que serait-il arrivé à Regulus pendant 2 ans chez les Serpents ? Rien de bon…
D'un côté, qu'allait-il lui arriver à présent ? Etant renié, Sirius savait que la charge incomberait à Regulus… C'est lui qui s'enrôlerait chez les Mangemorts. C'était pour ça qu'il avait craqué et était parti ! Ses parents voulaient qu'il suive la trace de Bellatrix … Comme s'il allait se laisser dicter son avenir ! N'avait-il pas pris études des moldus juste pour les ennuyer ? Son frère aurait dû le suivre, mais il était resté silencieux… Bien sûr, Sirius était parti quand Regulus avait lancé à la fenêtre, en un murmure presqu'inaudible, alors que les parents débarquaient dans sa chambre 'Reste'… trop tard.
C'était compliqué, chez les sorciers, d'être le second. On était celui qui devait prendre la première place si le premier mourrait, était renié, fuyait ou avait une orientation sexuelle déviante, à savoir non sang pure ou du même sexe. On était élevé légèrement différemment. Sirius avait toujours été le rebelle. Il avait toujours attiré l'attention car il était rayonnant. A l'inverse, Regulus était plus en retrait. On le remarquait tout de même, mais il était sage et obéissait sans se poser de questions, là où Sirius remettait tout en question. Puisque très tôt, Sirius avait été une déception, Regulus avait redoublé d'efforts pour honorer sa famille et son nom. Il refusait d'abandonner des parents qui n'avaient pas hésité à le jeter dans la gueule du mage noir.
Dans l'enveloppe cachetée, il y avait la chevalière des Black. 'Ce n'est pas l'originale, alors fais en ce que tu en veux.' Tels avaient été les mots couchés sur le parchemin extrêmement cher. Certes, c'était une reproduction fidèle du bijou revenant à l'héritier de leur famille, dont Regulus hériterait à ses 17 ans avec la montre traditionnelle. Mais c'était un cadeau, alors qu'ils s'évitaient ou s'ignoraient depuis leur retour à Poudlard. Et bien que Regulus ait clairement signifié son indifférence quant à son sort, Sirius en fut touché. Les faux semblants étaient monnaie courante chez les sang purs. Regulus faisait s'emblant de s'en ficher, il vérifierait sûrement que Sirius l'avait dès qu'ils se croiseraient. Et bien que détestant sa famille, il porta l'anneau, se promettant de ne jamais l'enlever. A l'annuaire gauche, celui qu'on disait relié au cœur, réservé aux mariés. Pas parce que c'était un bijou de famille, mais bien parce que son frère s'était probablement embêté à piquer celle de leur paternel pour la faire reproduire par des gobelins orfèvres en cachette sans se faire prendre (sinon il en aurait entendu parler, il le savait, rien ne restait caché à Poudlard). Tout cela pour le lui offrir.
Alors, même si son cadet et lui risquaient de ne plus jamais s'adresser la parole et feraient sûrement semblant de se haïr cordialement pour cacher les apparences, le geste était là. D'une manière maladroite mais sincère, Regulus avait fait un infime pas vers lui. A Poudlard, il ne pouvait rien faire de plus, il ne souhaitait pas que Regulus en paye le prix dans sa maison de tarés. Il pourrait le venger incognito, faisant passer cela pour les habituelles farces de Maraudeurs, la concurrence Serpents-Lions. Mais il ne pourrait le protéger pleinement. Hors Regulus n'avait pas d'amis. Aucun Serpentard n'en avait. Mais une fois sorti de sa septième année, il serait le premier à accueillir le Serpentard une fois diplômé. Une fois dehors, ils seraient libres…
Il avait également reçu des nouvelles d'Alphard, qui avait été renié pour avoir osé prendre sa défense après sa fugue et lui avoir envoyé le double de la clé de son coffre pour se servir si besoin était, 'parce que tu es mon neveu préféré et que j'ai fait pareil avec Andy en attendant qu'elle finisse ses études supérieures, et de toute façons, j'ai bien trop d'argent pour un célibataire !'. Sa chère Andromeda s'était manifestée par le biais d'une beuglante avec la voix d'enfant de sa fille qui lui criait son adoration (comme s'il ne recevait pas assez d'attention de tout Poudlard), avec un dessin maladroit de sa petite cousine le représentant avec elle et ses parents, et un tableau miniature fait par Andromeda, digne des meilleurs maîtres (après tout, il s'agissait de son métier, là où Bellatrix sortait du lot dans les concours de duel et Narcissa avec les merveilleuses fleurs dont elle s'occupait), représentant les constellations d'Andromède, du chien, et du lion…
D'ailleurs, Andromeda étant une artiste, peut-être pourrait-il la mettre en contact avec Hestia qui souhaitait devenir entre autre, directrice de galerie d'art et peintre, dessinatrice et photographe. Certes, sa cousine s'arrêtait à la peinture, aux sculptures, mais tout de même, elle était assez reconnue en la matière.
Cela faisait des années que Andromeda avait fui ses fiançailles à la fin de ses études avec un Né Moldu de Poufsouffle un peu maladroit et très bavard, l'exact opposé de sa cousine en somme. Il ne l'avait pas revue depuis des années. Bellatrix faisait comme si elle n'existait pas, comme toute la famille, à part Narcissa qu'il avait surprise plus d'une fois effleurer la brûlure la symbolisant sur la tapisserie très moche de la très noble famille Black. Bellatrix avait 10 ans de plus que lui, et Narcissa 5, Andromeda née pile poil entre les deux, avait 7 ans de plus que lui, et avait fini Poudlard lorsque lui rentrait. Il l'avait revue par la suite que 2 ou 3 fois par an à Pré Au Lard entre la 3ème année et celle-ci, et une fois un été où il était en vadrouille avec les Maraudeurs sur le Chemin de Traverse, que Dromeda évitait pourtant, puisqu'elle ne souhaitait pas croiser ses sœurs et leurs si adorables époux. Il avait même croisé sa fille. Nymphadora, un prénom assez original. Nul doute qu'avec les années elle finirait par le détester. Pour quelqu'un qui avait renié les coutumes de la Noblesse, le prénom de sa progéniture faisait très Sang Pur, selon lui.
Tout ça pour dire qu'il n'avait fait que croiser sa cousine ces dernières années, mais que les choses allaient changer. Après tout… Lui aussi était renié !
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-JOYEUX ANNIVERSAIRE SIRIUS !
-joyeux anniiiiiversaiiiiire, joyeuuuux aaaaanniveeeeeesaiiiire, joooooyeeeeeux aaanniiiveeersaaaaiiiireuuuuh, JOYEUX ANNIVERSAIRE ! chantonnaient Peter et Dedalus en échos.
Les voix à l'unisson de ses amis qui le réveillèrent sans autre forme de procès,
à minuit tapante entre le 2 et le 3 novembre, fit batifoler Sirius des paupières.
Il avait 18ans. Depuis un an, il pouvait en faire des choses.
Il pouvait utiliser la magie en dehors de Poudlard, sans adulte autour de lui pour brouiller la Trace qui lui avait été ôtée.
Il pouvait officiellement transplaner. Et boire sans être inquiété, quoiqu'il l'ait toujours fait.
Il pouvait faire ce qu'il voulait, ses parents ne recevraient plus de lettre, bien que depuis sa fugue, cela restait son dernier moyen de continuer à les faire sortir de leurs gongs, les punitions en moins.
Il allait accéder au coffre que son oncle avait rempli pour lui depuis cet été…
Il pouvait s'acheter un endroit où vivre pour laisser les Potter en famille.
Il pouvait enfin s'acheter sa moto, et bénéficier de l'expertise des jumeaux et de leur ami américain, fils d'un membre d'un gang de motards Californien.
Il allait devenir Auror. Cela aussi allait rendre ses parents fous. Peut-être que l'un des deux mourrait d'une crise cardiaque. Voilà qui lui serait agréable.
Et ce soir, il allait fêter ça dignement avec ses meilleurs amis et une belle bande de copains.
Sirius et James entrèrent d'un pas conquérant dans la Grande Salle, ponctuant la vision de leur divine arrivée par leurs rires tonitruants.
A peine s'assirent-ils sur le banc de leur table, côté à côté, face à Peter et Remus, ce dernier se mis à renifler l'air en levant le nez, avant de rabattre un regard polaire sur ses deux meilleurs amis.
-Qu'avez-vous encore fait ?
-Quoi ? s'offusqua James. On n'a rien…
-Je connais cette odeur ! prévint Remus avec un doigt accusateur allant du cervidé au canidé. Vous préparez quelque chose.
-Lunard, on n'a vraiment rien fait, assura Sirius continuant de basculer d'avant en arrière, mains croisées à l'arrière de son crâne
Il y eut un bruit d'explosion retentissant du côté des cachots.
-A part ça, avoua le Préfet en Chef devant le regard accusateur du loup garou qui plissait le nez.
Une autre explosion retentit, cette fois venant du bureau de Rusard.
-Et ça, convint Sirius en haussant les épaules, alors que l'ancien préfet fulminait intérieurement.
-Première règle du maraudeur, quand quelque chose explose, continue, expliqua James alors que Sirius faisait un signe approbatif vigoureux
-POTTER ! BLACK ! DANS MON BUREAU, IMMEDIATEMENT ! vociféra la voix pincée d'austérité accompagnée du regard sévère de leur directrice de maison.
Les deux jeunes gens obtempérèrent non sans un regard de connivence et suivirent leur professeur jusqu'à son bureau au premier étage, en haut de l'escalier principal, au bout d'un couloir.
Le bureau consistait en une grande pièce rectangulaire aux murs de pierres, aux fenêtres faites de vitraux et grillagées de fer forgé derrière l'imposant bureau d'acajou, lequel faisait face à l'imposante porte de chêne permettant l'entrée.
Le professeur s'installa, lasse, dans son siège d'autant plus imposant que les sièges de ses élèves étaient minuscules et étroits par rapport à leurs gabarits d'athlètes.
-Allons nous avoir des problèmes ? hasarda Sirius, peu sûr de lui pour une fois, les mains dans les poches, en se balançant à l'arrière de son siège.
-Devinez, l'incita le professeur d'un geste obligeant vers lui.
-Non ? tenta Sirius en plissant les yeux, alors que James penchait la tête sur le côté.
-Essayez encore, insista McGonagall. Croyez-vous réellement vous en tirer après ceci ?
-Hé bien … commença James avec un regard vers son meilleur ami.
-Ce serait stupide de dire oui à présent, supposa Sirius en un haussement d'épaules nonchalant, écho avec le hochement de tête fataliste de James qui avait fermé calmement les yeux.
-Vous êtes vraiment incroyables, Mr Black : mauvaise conduite, résistance aux autorités de l'école… énuméra le professeur sur ses doigts
-Je ne suis qu'un homme, affirma théâtralement l'animagus chien en se frottant la nuque de sa main en un geste embarrassé tandis que James secouait la tête avec néanmoins un air satisfait sur le visage.
-Vous aurez droit à deux semaines de retenue chacun, annonça sèchement le professeur non sans retranscrire la punition sur un parchemin destiné à Rusard, séparément. Y compris les week-ends !
-Mais professeur, il y a l'anniversaire de Sirius cette semaine et… expliqua James avec précipitation en se penchant au dessus du bureau de sa directrice de maison, tel un conspirateur.
-Laissez moi vous dire la vérité, Mr Potter, déclara le professeur en se frottant le front d'une main, dont le coude reposait sur sa table, les yeux plissés vers ses genoux. Vous autres étudiants arrivez ici et me parlez de vos rêves, vos besoins, vos déboires, vos doléances et vos projets à court, moyen, et long terme. Mais qu'en est-il de moi ? fit-elle en relevant ses yeux scrutateurs allant d'un élève à l'autre. Croyez-vous que je souhaitais être professeur d'enfants turbulents tels que vous ? Bien sûr que non ! s'écria-t-elle en tapant du poing sur le bureau. Je suis née pour jouer au Quidditch, avoua-t-elle en se pinçant l'arrête du nez. Pourtant, je suis là, à vous voir enfreindre un règlement constitué pour votre sécurité, à braver l'autorité à tout va, et après 7 années, je suis lessivée. Je jure devant Merlin, Morgane et Viviane, qu'à la prochaine génération qui verra des Black et des Potter ensemble à Poudlard, je donne ma démission, m'entendez-vous ? éructa-t-elle. A présent, Mr Potter ira dans les cachots aider le professeur Slughorn, et Mr Black ira avec Rusard. Bienvenue chez les perdants, messieurs ! Vous apprendrez qu'on n'a pas toujours ce que l'on veut, dans la vie.
-Mais … tenta d'objecter James.
McGonagall le coupa en lui montrant la paume de sa main et en pinçant ses lèvres, les yeux fermés et les narines dilatées d'agacement. Les deux jeunes hommes entreprirent donc de prendre la poudre de cheminette avant que leur professeur ne rajoute à leur punition à rallonge.
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-C'est un miracle qu'elle ne vous ai pas retirés de points, releva Remus en pénétrant la salle du cours de potions avec Poufsouffle en ce mardi après-midi.
-très bien jeune gens, aujourd'hui, nous allons travailler sur une potion très volatile, à part vous, Messieurs Black et Potter, puisque suite à vos derniers exploits, le conseil des Professeurs vous a classé comme étant des maniques de niveau 4, annonça le professeur avec un faux air de remontrance qui ne lui allait guère lorsque cela concernait des potentielles stars à rajouter à sa collection.
-A quelle échelle ? hasarda James très intéressé par la question.
-Là n'est pas la question ! s'esclaffa le maître des potions, les deux mains sur son ventre bedonnant qui trembla sous son rire, incapable qu'il était de tenir rancune à des élèves de haut standing tels que les deux interpellés, d'autant plus qu'il nourrissait toujours le fol espoir de les embrigader dans son club.
-Nous allons donc étudier la potion explosive, annonça le directeur de Serpentard en inscrivant d'un mouvement de baguette, la page du manuel dans laquelle trouver la recette.
-Potion rare et très instable qui peut exploser à tout moment si non manipulée avec son… lut James à voix basse.
-Je propose que tu fasses tout ce que je dis, annonça d'emblée Anthéa en lui passant un parchemin avec les ingrédients nécessaires.
-Et pourquoi ça ? s'étonna la star de Quidditch, les yeux écarquillés.
-Parce que mes Optimal en potion dépassent de loin tes Acceptables et tes Efforts Exceptionnels ? ironisa la brune en lui jetant un regard un biais plein de condescendence, un sourire en coin au bord des lèvres. Et pitié, pour une fois, sois obéissant et ne joue pas les rebelles, je ne tiens pas à exploser, ajouta-t-elle
Elle tapota gentiment le haut de son crâne non sans un regard faussement hautain tandis qu'il levait les yeux au ciel. Sirius ricana alors que Marlène lui offrait la même prévention, installés qu'ils étaient devant le binôme Dragonneau/Potter. C'était bien la première fois que Marlène était aussi désinvolte avec lui, ce qui l'agaça, compte tenu de l'intérêt partagé entre elle et Ulrich. Lequel Ulrich, à la table à côté de James, ricana face à la déconvenue du jeune Black. Ce qui exaspéra profondément Lily, à la table derrière Anthéa et James, qui pinça les lèvres, une ridule entre ses sourcils, alors que Remus secouait la tête, sarcastiquement désespéré par le spectacle ambulant qu'offraient perpétuellement ces deux gais lurons de meilleurs amis. Peter, à la table à côté de la leur, suivait les échanges avec curiosité, comme s'il s'agissait du meilleur film de l'année.
-Théa…
-Concentre toi Potter, s'agaça la jeune fille en claquant des doigts sous ses yeux.
-J'ai besoin d'un plan pour échapper à une punition, persista le Gryffondor en s'apprêtant à jeter de la poussière de corne d'éruptif.
-Qu'est-ce que tu fais ? marmonna la jeune fille en tapant violemment la main de son meilleur ami au moment où il s'apprêtait à se saisir de l'ingrédient.
-Je suis la recette.
-Non, tu veux faire péter les cachots, se moqua Ulrich, à la table d'à côté, avec un regard vicieux.
-Pas touche Darling, et fais ce que je te dis, pas d'initiatives, ordonna la Poufsouffle non sans une grimace inquiète pour la suite des événements.
-D'accord, mais t'as une idée ?
-T'as une carte et une cap, non ? chuchota la brune avec un air désabusé
-Comment veux-tu que j'organise quoique ce soi et que je participe à une fête en étant en retenue tous les soirs de la semaine dudit anniversaire ? tempêta à voix basse le brun à lunettes du bout des lèvres.
-En ne te faisant pas coller, se moqua la brune en un haussement d'épaules insolent et un regard quelque peu blasé.
-Je peux t'assurer que les dortoirs de Serpentard méritaient ce qu'on leur a fait subir, assura la garçon en mettant un main sur son cœur tel un boyscout.
-Inonder les cachots était un signe de représailles à la juste mesure de je ne sais quel acte à votre encontre ? s'étonna Anthéa non sans un sourcil arqué et un reniflement sceptique
-Ils ont insulté Peter. Personne ne s'en prend à Peter à part les autres Maraudeurs. C'est notre prérogative sacrée, détailla James avec sérieux
-Notre privilège, pas un droit de tous, renchérit Sirius en opinant du chef tandis que James relevait le menton Fièrement.
-Votre sens de l'amitié m'épate, avoua Remus derrière non sans être d'accord avec ses deux amis, tandis que Peter, à la table à côté de la sienne, approuvait silencieusement cet état de fait.
-Affligeant, soupira Lily en secouant la tête, à côté de Remus.
-Il fallait au moins ça pour venger notre ami et fêter dignement l'anniversaire de ce cher Patmol ! déclara James avec grandiloquence.
-Et McGo te souhaite ton anniversaire en te collant une retenue comme cadeau, précisément aujourd'hui, vous avez vraiment dû ruiner sa patience ces 6 dernières années, releva Ulrich.
Après avoir été harcelée par un James Potter têtu et arrogant, Anthéa accepta mystérieusement de s'en charger personnellement.
Ce fut donc, à la fin des cours que la jeune fille s'avança tranquillement jusqu'au bureau de la directrice adjointe et frappa à la porte pour plaidoyer le cas exceptionnel de Potter et Black en cette journée de majorité nouvellement acquise par ce dernier.
-Je ne fais pas dans le favoritisme, asséna la directrice, tout en offrant du thé relaxant en poussant une boîte de cookies à la jeune fille face à elle.
-Slughorn ne se gène pas, rappela doctement Anthéa.
-Le professeur Slughorn, la reprit l'animagus chat avec acidité en plissant des yeux qui lançaient des éclairs.
-Le professeur Slughorn, la singea élégamment Anthéa.
-Nous n'avons pas le même sens du professionnalisme, railla Minerva avec practicisme en s'adossant élégamment à son dossier.
-je te demande juste de décaler le début de leur retenue à demain, releva narquoisement la jeune fille en haussant légèrement les sourcils.
-Il en est hors de question, ils auraient dû réfléchir aux conséquences de leurs actes, s'entêta la plus âgée des deux, avec un ton de reproche et une lueur de prévention à l'égard de son étudiante pleine d'effronterie, tout en se redressant, droite comme un piquet.
-Je crois que tu leur en demandes trop, s'amusa Anthéa non sans souffler sur sa tasse brûlante.
-James Potter et Sirius Black ne sont pas des hommes. Ce sont des bombes avec des explosions trop colorées.
-Allez, sois conciliante, pour une fois, insista la jeune fille en se penchant en avant.
-Ne sois pas aussi présomptueuse, la réprimanda la cinquantenaire en balayant son argument de la main, comme si un microbe l'ennuyait.
-Je te le demande avec toute la déférence que je te dois, assura la jeune fille en relevant le menton avec dignité.
-Tu sais, ils font partie de mes plus brillants étudiants. Ils adorent faire des blagues et résoudre des énigmes. Le seul mystère irésolvable pour eux est comment grandir, avoua l'adulte en secouant la tête avec désespoir.
-C'est joliment dit, mais un peu dur, après tout, James est désormais préfet en chef, nota la brune en penchant la tête de côté, comme elle avait vu son ami le chien faire si souvent.
-Ce n'est pas de mon fait, persista McGonagall non sans siffler. J'ai beaucoup parlé de ces jeunes gens à Albus dans le cadre de sessions de thérapies pour ne pas finir à Ste Mangouste.
-Un peu dramatique, ne crois-tu pas ?
Elle se défièrent du regard, puis le professeur soupira en fermant les yeux, ses narines frétillantes d'exaspération. Cette gamine ne lâchait jamais le morceau.
-Allez marraine, je ne te demande jamais rien ! tenta la jeune Dragonneau avec une voix d'enfant innocente.
La dite marraine ouvrit avec une extrême lenteur les yeux et finit par lui accorder ce qu'elle exigeait de manière contournée.
Anthéa avait encore eu ce qu'elle voulait.
Elle fut ravie d'annoncer la nouvelle aux deux garçons au détour du couloir qui permettait de descendre à la Grande Salle.
La soirée aurait lieu ce soir même, dès 21h, dans la salle de bain des préfets, pour une soirée 'piscine' alcoolisée, avec quelques camarades triés sur le volet.
Nul besoin de dire que convaincre Evans ne fut pas chose aisée.
Cette fois-ci, ce fut à Ulrich d'entrer en piste.
-Hors de question, articula clairement Lily avec toute la politesse dont elle pouvait faire preuve, ses yeux lançant des éclairs ne laissant aucun doute quant aux réels sentiments qui l'animaient.
-Allez Evans, sois pas rabat joie !
-Potter et ses idées… grinça la jeune fille.
-A vrai dire, c'est Remus qui a lancé cette hypothèse.
Lily pâlit, la bouche ouverte comme un parfait souaffle, choquée par la révélation. Le doux et gentil Remus, avec lequel elle s'était lié d'amitié par le biais de leurs responsabilités préfectorales en 5ème et 6ème année, et qui était devenu, par la force des choses, son meilleur ami ? Elle le savait de connivences avec les autres Maraudeurs, mais jamais elle ne l'aurait vu en instigateur de telles manigances.
-Allons Evans, dès janvier, nous n'aurons plus de réelles occasions de faire la fête avec tout le travail pour les ASPICS, accentua le brun avec tristesse en secouant la tête d'un air dépité et résigné.
-Techniquement, on ne devrait même pas être apte à le faire actuellement, au vue de la somme mirobolante de travail donné par les enseignants, concéda la rouquine avec un air songeur mais un ton grincheux et une voix piquante.
-On ne sera pas beaucoup, il y aura suffisamment de préfets plus les deux préfets en chef pour rappeler à l'ordre et éviter les débordements, et puis, la majorité ça se fête ! On n'est pas sérieux, à 17 ans, n'est-ce pas ? insista Ulrich avec une ferveur engageante et un clin d'œil avenant et somme toute charmant, mais surtout aguicheur, ce que Lily releva en pensant à Marlène.
-Tu as sans doutes raison… convint la préfète en chef en tortillant un pan de sa robe sorcière, non sans lui accorder un coup d'œil revêche.
-Et puis, on s'est bien marrés à Halloween ! se souvint-il des rougissements invisibles de la rousse durant ses échanges avec James dans l'obscurité des trois balais, mais remarquables pour son œil de faucon, avec un ton sournois. On aurait la même ambiance, sans avoir à se crier dessus pour s'entendre, sans étouffer à cause de la foule, juste entre nous ! s'exclama-t-il en papillonnant des yeux. ça resserrera les liens entre maisons, et puis une fête, ça rapproche, argumenta le jeune homme en comptant sur ses doigts. En plus, je dirai qu'il n'y a rien qui l'interdise dans le règlement, si ça peut alléger ta conscience.
L'enthousiasme non feint du jeune homme, son aura attractive, et la force de ces derniers arguments, ainsi que de tous ceux qu'il lui fit avaler auparavant eut tôt fait de dérider la jeune femme qui secoua la tête avant d'accepter, espérant ne pas avoir à le regretter.
C'était tout de même pour fêter l'anniversaire de Black qui lui offrait une haine sourde et glaciale, chose qu'elle pouvait comprendre au vue de ses antécédents avec le meilleur ami de celle-ci, et bien que ce dernier aurait mérité bien pire. Tandis qu'elle lui répondait par un dégoût hautain et dédaigneux, elle ne pouvait nier que barboter en compagnie de ses amies serait on ne plus relaxant. Après tout, le règne de la Terreur des Maraudeurs, martyrisant chaque élève ou presque passant trop près de leur espace vital n'avait pris fin qu'à force de combats acharnés durant 4 ans, d'une haine avouée publiquement en 5ème année, quelques éclats, et une potentielle dispute entre eux en 6ème année. Oui, ils avaient été les pires salopards, et Remus et Peter avaient bêtement suivi, malgré certaines récalcitrances du premier. Enfin, leurs délits et ravages s'étaient atténués en actions sans réelle incidence et potentiellement justifiable pour un esprit aussi tordu que le leur, au pire, des taquineries quelque peu mesquines, ou plusieurs farces à la limite du douteux. Moins que par le passé, tout du moins. En effet, empêcher les Maraudeurs de se venger était impossible tant leur rancœur était tenace. En tous cas, les conflits étaient désormais espacés, offrant une relative paix aux habitants du château.
Le fait qu'un certain mage noir à l'extérieur de leur cocon ne pourrisse l'ambiance avait pu les aider à grandir.
Finalement, partager cet honneur d'avoir une telle salle de bain serait on ne peut plus généreux, qualité dont on l'affublait à tort et à travers. De même que Remus, ce qui expliquait cette idée saugrenue au premier abord. Et puis, n'avaient-elles pas raison, concernant le fait qu'elle et Potter s'entendaient désormais bien, et sans équivoques ? Du moins, c'est ce dont elle se persuadait. Sans arrières pensées, James Potter était finalement autre chose que ce petit despote arrogant et machiavélique qui se targuait d'être meilleur que tout le monde. Et puis, il n'y avait rien de mal à céder à la tentation de ne pas enfreindre un règlement qui avait un flou concernant le graal de tout élève assigné aux obligations d'autorité sur les autres.
Somme toute, la clairvoyance et le pragmatisme de Lily furent aveuglés par le charme et l'assurance du jeune homme, digne du plus grand défenseur des droits de l'Humanité.
Or, sa perfidie pour obtenir ce qu'il voulait n'avait aucune limite. Tout forfait était bon à commettre selon lui, pour parvenir à ses fins.
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Le mouvement des hanches et le rythme du bassin d'Anthéa lorsqu'elle marchait ne faisait que forcer l'admiration perverse de Sirius.
La salle de bain des préfets était située au 5ème étage et accessible aux préfets, préfets en chef, et capitaines de Quidditch. L'entrée se faisait sur la 4ème porte à gauche de la statue de Boris le Hagard.
Et à leurs amis en cas de soirée d'anniversaire organisée sur le tard.
Un magnifique lustre surplombé d'élégantes chandelles éclairait la pièce d'une douce lumière. Tout était en marbre d'un blanc immaculé, y compris la piscine rectangulaire, surplombée d'un plongeoir, aménagée et creusée à même le sol, au beau milieu de la pièce. Des centaines de robinets d'or brut entouraient le bassin et étaient ornés de pierre précieuses différentes, tel un catalogue des pierres existantes sur Terre. Ils déversaient toute sorte de bains moussants ou de mélanges d'eau, telles que des bulles roses et bleues de la taille d'un souaffle, de la mousse blanc glace très épaisse, un autre qui projetait des nuages pourpres au parfum entêtant qui flottaient en surface, et même un jet rebondissant sur l'eau en décrivant la piscine. Les fenêtres qui entouraient la pièce pour accentuer l'effet 'paradis blanc' et ajoutaient en luminosité étaient orné de rideaux en lin blanc et une pile de serviettes moelleuses de la même couleur avaient été déposée dans un coin. Un tableau/vitrail entouré d'un cadre d'or représentait une sirène qui chantait et se coiffait en observant attentivement les occupants de la pièce.
Furent invités les Maraudeurs, Lily, Marlène, Mary et Alice, ainsi que Frank. Mais également, les jumeaux, ainsi que leurs compatriotes Poufsouffle et colocataires de chambrée. Il avait fallut travailler au corps pour que James comme Lily tolèrent la présence de Dorcas et d'Emmeline, les ex de James, mais Anthéa ne connaissait pas la valeur d'un non et avait la fâcheuse manie de les transformer en oui.
Un fond de Bizarr' Sisters qui commençait à se faire connaître pour faire les premières parties des Croques Mitaines jouait en fond, alors que tous les robinets furent actionnés d'un coup de baguette. Chacun se déshabilla, affichant son plus beau maillot de bain et sa peau diaphane ou hâlée, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les adolescents plongèrent dans la piscine rapidement remplie malgré sa taille.
Remus arborait d'anciennes cicatrices faites par la bête en lui à chaque pleine lune jusqu'à ce que les Maraudeurs ne deviennent animagi. Des blessures qu'il s'auto infligeaient autrefois. De ce fait, ces derniers l'entourèrent de manière naturelle, faisant mine de comploter afin de cacher les marques sur son corps jusqu'à ce qu'ils plongent et aient de l'eau jusqu'aux épaules.
Dans le haut de son dos, juste sous la base de la nuque et entre ses épaules, Sirius arborait la constellation du chien près de l'épaule gauche, d'où sortait les branches gauches de celle d'Andromède, laquelle était reliée à sa pointe droite à la constellation du lion. Au dessus d'Andromède, le symbole de la fleur narcisse trônait.
Ulrich, comme sa sœur, arborait sur son pectoral gauche près du cœur, une salamandre ethnique, symbole familial de par leur nom de famille, mais également par le prénom de leur père. On pouvait également y voir un triton, finalement. Et sur l'une de ses côtes, de longues estafilades, traces assez obscures se faisaient remarquer.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda Marlène en fronçant les sourcils.
-Ah ! ça ? fanfaronna Rich. Je me suis battu avec un loup garou !
-Sois sérieux un instant, si tel était le cas, tu en serais un, objecta Lily, je ne te connais peut-être pas bien mais je doute que tu le racontes de la sorte si cela t'était arrivé.
Ulrich coula un regard discret vers Remus et sa sœur lui lança un regard de prévention.
-Ouais bon, fit-il avec une moue, me suis fait attraper par un croup. On a en a un chez nous, il n'était pas de bonne humeur…
-Il est plus souvent chez nous que chez vous ! réplique James en jouant des poings comme un bagarreur de rue bourré.
Les Croups étaient des créatures créées par un procédé magique. Ils ressemblaient à de gros fox-terrier dotés d'une queue fourchue. Ils étaient d'une grande fidélité aux sorciers et se montraient féroces envers les moldus.
Des permis d'autorisation pour la possession d'un croup se faisait au département des créatures magiques et nécessitaient de passer un examen prouvant la capacité à contrôler le charognard (qui mangeait de tout) dans une zone habitée par les moldus. Dans ces cas là, le maître devait retirer la queue de l'animal avec un sortilège de découpe indolore entre les 6 et 8 semaines pour ne pas attirer l'attention des moldus.
Il y en avait deux chez les Potter et un chez les Dragonneau, permettant de soutenir les sorts repousse moldus et autres enchantements de protection.
-Boo, ferme la bouche, tu baves.
Anthéa ponctua cette bravade en exerçant de son index une pression ascendante sur le menton de son meilleur ami, l'autre bras reposé sur le rebord du bassin, adossée au mur. Après son intervention quelque peu mesquine, elle s'élança dans l'eau, barbotant comme un poisson dans l'eau, quoique Sirius y voyait plus l'apparition d'une naïade.
Sirius était un adolescent bourré d'hormones, et Anthéa était une très belle femme. Il n'était pas le seul à se rincer l'œil.
James de son côté avait reçu un coup de foudre sur la tête, la vision d'Evans était la plus belle chose qu'il lui ai été donné de voir.
James était un adolescent amoureux, et Lily était une très belle femme également.
Ses longues et belles jambes, son joli petit fessier bombé, ses hanches harmonieuses, son ventre plat, sa taille fine légèrement marquée, sa poitrine gonflée, ses yeux pétillants, et son sourire ravageur. Tout était là pour lui rappeler à quel point sa beauté intérieure se répercutait sur l'extérieur.
Le roi de la fête estima que cette vision de guimauve était suffisante pour saper son moral,
et décida donc de lui balancer un jet d'eau moussante vert d'eau au visage, sous les rires goguenards de Peter.
James observa son meilleur ami avec une profonde affection. Ils s'étaient éloignés quelques semaines après l'accident Rogue. Si Sirius s'en était voulu, c'était parce qu'il avait trahi le secret de son ami malgré lui. Et Sirius, étant loyal, ne l'avait pas supporté. Puis, il avait pensé à ce que le lycanthrope aurait ressenti en découvrant qu'il était un meurtrier, lui qui était persuadé d'être un monstre alors qu'il n'avait jamais fait de mal à un vif d'or. Un meurtrier par sa faute à lui, son si fidèle ami. Il n'en avait rien à foutre que Rogue meure. Un futur mangemort en moins, cela aurait fait des potentielles morts en moins. Et puis, Rogue représentait tout ce que Sirius détestait : un serpentard, un raciste, un adepte de magie noire, et surtout, une bien mauvaise influence pour son cher petit frère qu'il n'avait su sauver. Sirius gardait du Black en lui, et les Maraudeurs avaient appris à l'accepter malgré cela. Et Sirius, l'inconscient, l'inconsistant, l'irresponsable, s'était assagi grâce à cette mésaventure. Les maraudeurs en étaient ressortis plus forts, plus soudés, là où d'autres auraient été détruits.
-Calvin se marie cet été, j'espère que vous pourrez tous venir ! informa pompeusement Edgar à ses amis.
-C'est qui Calvin ? demanda Ulrich en plissant les yeux.
-Mon frère, de trois ans mon aîné. Ça fait d'ailleurs 3 ans qu'il est avec sa fiancée et avec ce qu'il se passe dehors, ils veulent donner un peu de joie à leurs familles. Ma sœur, l'aînée, qui a cinq ans, le trouve disons … insouciant, mais dans le fond, je crois qu'elle trouve cet événement de bon augure pour notre famille, informa Edgar.
-On va bien s'amuser alors ! pépia Dedalus.
-Et je t'interdis de faire une quelconque connerie, le prévint Edgar en l'observant avec minutie, agitant un index menaçant sous son nez. Pas d'accidents, ne gâche pas le mariage de Calvin, ok ?
-Je ferai de mon mieux ! assura Dedalus en levant les main en signe de paix.
-Je le surveillerai, assura Caradoc en ébouriffant les cheveux bruns de Dedalus.
-C'est quoi cette brimade injuste ? se plaignit Dedalus.
-Tu n'as pas beaucoup de jugeote, est extrêmement maladroit, et a un don pour créer des catastrophes. Un comble pour un type qui veut bosser au département des accidents et catastrophes magiques, railla Benjy avec arrogance. Sérieusement, c'est toi l'accident et la catastrophe magique.
Dedalus le fusilla du regard et entreprit d'ignorer sagement le blond légèrement vénitien, qui, à l'instar de Sirius vis à vis de Peter, était constamment en train de se moquer de lui plus ou moins gentiment, mais nourrissait pour lui un profond attachement bien qu'il ai toujours l'ascendant : une manière brute voire mesquine pour le rendre plus fort. Mais Dedalus, contrairement à Pettigrow, ne le prenait jamais contre lui, car il avait plus de confiance en lui, ou était plus insouciant. Etait-ce sa faute s'il était si maladroit ? Pourtant, ce n'était pas faute de prendre garde à ses actes. Et puis, les vraies catastrophes et accidents magiques dans cette école, c'étaient les Maraudeurs.
Dans un recoin du bassin, caché au fond de la salle par un avancement de mur, Marlène, Mary, Lily et Alice s'étaient retrouvées entre elles afin de profiter de l'option bain à remous des quelques mètres carrés dans lesquels elle s'étaient exilée.
-Dans tout l'univers, rien n'est plus important que le pouvoir, expliqua Ulrich à Peter avec sérieux, alors que James passait à côté d'eux. L'argent et la beauté n'ont d'intérêt que le pouvoir qu'ils nous procurent. Juste en dessous, il y a le sexe. Donc, sexe plus pouvoir égal l'éclate totale !
Malgré la théâtralité ajoutée à ces paroles, Peter buvait ses paroles et acquiesçait avec véhémence, signe qu'il suivait le courant des pensées du Poufsouffle.
-Le truc, c'est que je sais que je suis un vrai connard parfois, un peu comme James, tu vois ? Mais les gens aiment ça, genre vraiment. Le côté emmerdeur, le charme légendaire, ça plaît aux autres qui en sont dépourvu. Et ça me plaît que ça leur plaise.
-On n'est pas obligés d'en parler maintenant, hésita Peter alors que Rich finissait d'un trait son verre de Pur Feu.
A priori, le Dragonneau était lancé dans une démonstration, et seul lui voyait de la cohérence dans ses propos.
-Mais parfois, on a un peu l'impression de se perdre dans ce processus, parce qu'on est plus que ça. Tu as dû le voir avec Sirius ou James, par exemple, je pense, non ?
-Oui oui… avoua timidement Peter, avec l'impression de trahir son ami.
-On ne veut pas être qu'un connard. Y a peu de gens qui sont capables de nous aimer pour ce que nous sommes vraiment, tu comprends ?
-Pourquoi ne pas arrêter de jouer un rôle ? proposa Peter en se sentant particulièrement stupide de pointer une telle évidence.
-Parce que James ou Sirius ont fait tomber le masque, eux ? répliqua Ulrich. Non, tu vois, y a peu de gens qui grattent la surface pour voir le véritable trésor de nos âmes. Théa, elle le sait, elle m'aime pour c'que j'suis vraiment. Au final, certaines choses sont simplement bien comme elles sont.
Peter approuva et se délectait des confessions et explications du jeune jaune et noir. Il savait qu'il était plutôt secret, à l'image de James ou de Sirius, ou même de sa jumelle, et il se sentait réellement heureux de faire partie des gens à qui l'on se confiait pour une fois, car habituellement, c'était plutôt le rôle de Remus.
De son côté, Sirius semblait s'amuser à ennuyer Lupin en lui jetant de l'eau ou en enfonçant son index dans sa joue, et Remus commençait à être à bout de patience.
-Tu essayes d'être embêtant ou est-ce naturel chez toi ? s'irrita le loup.
-C'est naturel, assura le brun avec une once de fierté en continuant de planter son doigt dans la joue creuse et fatiguée de l'autre.
-Les gars, qu'est-ce que vous pensez réellement de Lily ? demanda soudainement James, ignorant tout de son interruption inopinée dans la future esclandre de ses deux meilleurs amis.
Sirius lança un regard ennuyé aux filles qui avaient laissé leur place à leurs homologues de Poufsouffle.
-Tu vois ces poissons qui ressemblent à des pierres et qui peuvent descendre suffisamment de poissons pour tuer deux équipes entières de Quidditch en une demi seconde ? Elle me fait penser à ça.
Peter pouffa, Remus lança un regard blasé au sang pur, et James se pinça l'arrête du nez avec irritation.
-Je l'aime vraiment ! Le problème, c'est qu'elle est parfaite, genre, aucun défaut. Une fois j'ai cru qu'elle a pété, et en fait, c'était moi.
-Comme pour les chiens ! Comme pour moi ! rigola Sirius avec son rire aux consonances d'aboiement de chien.
-Très romantique, releva Remus avec un reniflement dégoûté.
-je vais l'inviter à Pré-Au-Lard, décida James en entreprenant de s'éloigner, déterminé.
-Ne sois pas si pressé, s'impatienta Remus en lui bloquant le passage de sa jambe, adossé à leur recoin de piscine.
James le dépassa tout de même pour intercepter Lily.
-Evans, ça te dirait de sortir boire un verre à la prochaine sortie de Pré-Au-Lard ?
Sans comprendre réellement ce qui lui prenait, Lily sentit un pincement au cœur avant de secouer faiblement de la tête, évitant le regard déçu de celui qu'elle avait rebaptisé le pétard ambulant, hérisson, porc épic, ou taupe à cause de sa myopie.
-Pourquoi tu joues à la difficile à avoir ? s'impatienta le dit pétard ambulant.
-A vrai dire, je joue à la 'tu ne m'auras jamais', répliqua la rousse, désormais agacée.
-allez, avoue le Evans, tues parfaite, je suis parfait, nous avons donc pleins de points en commun ! En plus, il y a une indéniable alchimie entre nous, déclara James, non sans sentir l'odeur de fleurs qui s'échappait de Lily.
Cette odeur lui rappelait étrangement celle d'Anthéa, mais il décida d'ignorer ce fait. C'était assez gênant.
-Tu sais ce qu'il y a d'indéniable, aussi ? demanda la jeune fille.
-Quoi ? s'intéressa le brun.
-La douleur que ce robinet te fera une fois que j'aurai écrasé ta tête dessus.
Sur ces mots, la jeune fille s'en alla en nageant avec fureur tandis qu'un James, penaud, faisait demi tour à contre cœur, en faisant mine de se noyer à chaque brasse.
-Comment j'étais ? demanda-t-il à ses amis.
-Tu l'as sentie, releva Peter avec gêne.
-Ouaip.
-Tu l'as sentie. C'est ce que tu as fait. Ça ne s'appelle pas flirter, explicita Remus.
-Et tes avancements dans votre relation on reculé de 6 mois, évalua Sirius avec un sourire moqueur.
De son côté, Lily arriva totalement perdue vers ses amies.
-Tu es tellement méchante, Lily, nota Alice.
Alice était toujours aussi implacable, et tant pis si cela ne plaisait pas. cela contrastait avec son air adorable et la douceur de ses manières et de ses gestes.
-tu dis ça comme si c'était une mauvaise chose, s'étonna Lily, l'air hagard.
-Est-ce que James vient de te demander de sortir avec lui? s'étonna à voix basse Marlène.
-Oui oui. Potter est étrangement persistant. Et canon aussi, il est très, vraiment, très canon. Il est trop intense. Et très, très canon, bafouilla la rouquine avec un regard vitreux
-T'as mis quoi dans son verre ? accusa Marlène en se tournant vers Mary, en référence au verre qu'elles avaient partagé dans le dortoir avant de descendre jusqu'à la fête.
Et également à ceux qu'elles avaient partagé dans le côté bain à remous de la salle de bain des préfets.
-Un peu d'achillée sternutatoire qu'Anthéa m'a filé, avoua piteusement cette dernière.
-Donc elle est confuse, opina Marlène ne sachant si elle devait être furieuse ou trouver ça amusant.
-Peut-être qu'elle ouvrira les yeux comme ça, proposa Alice en un haussement d'épaule désintéressé
-Bien, à moi de jouer, déclara l'attrapeuse.
La blonde nagea joyeusement jusqu'à James, toujours penaud qui allait bredouille jusqu'à Rich, souhaitant éviter les moqueries de Sirius et remontrances de Remus.
-Potter ! le héla-t-elle.
-Ah, McKinnon, soupira tristement le susnommé.
-Ecoute, peut-être qu'on devrait sortir, je veux dire, vous autres Maraudeurs, et nous autres, à la prochaine excursion, proposa-t-elle en pointant les amis de James puis ses amies.
-Sérieux ?
-Evidemment, sinon je ne serai pas là à te le proposer.
-T'es géniale McKinnon !
James, les yeux brillants de joie, enlaça fortement la blonde avant de rejoindre finalement les Maraudeurs, le tout en un demi tour contrôlé, afin de vanter sa réussite.
De son côté, Marlène revenait vers ses amies et expliquait son plan.
-Donc tu veux qu'on aille à Pré Au Lard avec Potter et ses amis ? demanda Lily, complètement perdue.
-Oui, j'imagine… ça devrait être marrant, supposa faussement Marlène.
-tu sais ce qui serait drôle ? me poignarder avec une fourchette, annonça Lily avec agacement.
-Black déteins sur toi, tu deviens une vraie drama queen, releva Alice.
Lily la fusilla du regard mais entreprit d'ignorer sa remarque.
Un éclat de rire les réveilla et fit se retourner tous les Gryffondor vers leurs camarades Poufsouffle.
A priori, Fenwick avait sorti un truc très amusant à Dearborn, qui était parti s'isoler en compagnie d'Edgar près du vitrail/tableau de sirène
-Cara, elle est où ta teub ? s'écria de nouveau Benjy sous les fous rires de Dorcas et Emmeline, hilares.
Et saoules. Elles étaient bourrées. Adios les petites princesses de sang pur.
-Par la fenêtre ! s'égosilla Hestia en applaudissant alors qu'Anthéa éclatait de rire
-Hé Cara elle où ta teub ? répéta la voix cristalline et morte de rire d'Anthéa
-Elle est par là ! cria Hestia en rigolant et en indiquant une fenêtre.
Benjy sortit de la piscine talonné par le pas trottinant d'Anthéa morte de rire, alors que Greta poussait sans ménagement le blond jusqu'à la fenêtre la plus proche, ouverte par Dedalus.
Benjy se pencha en sondant l'extérieur, avant de se retourner vers ses amies.
-Ne me dites pas qu'il y a la teub à Cara là dedans ? fit-il en se redressant et en pointant la pénombre avec une fausse perplexité
Hestia et Greta éclatèrent d'un rire gras alors qu'Ulrich se penchait également vers la nuit du parc, sondant faussement celle-ci à la recherche du membre viril du pauvre Caradoc qui lançait des regards apeurés vers les Gryffondor afin qu'ils lui viennent aide.
Mais le spectacle n'était que trop divertissant.
Benjy, simulant un air dépité, s'en retourna à l'opposé de Caradoc en compagnie d'un Edgar dubitatif et d'une Anthéa qui n'en pouvait plus.
-Attends Benjy, reviens, reviens ! supplia-t-elle d'une petite voix d'enfant plaintive. Ah non !
-salut ! Salut ! s'écria Benjy en faisant des coucous aux spectateurs de sa scène. Oh putain, t'es bonne toi ! déclama-t-il en trouvant Anthéa juste derrière lui alors qu'il se retournait.
Ils éclatèrent tous les deux de rire, imités par Edgar dont le sérieux l'avait quitté, de même que Lily ou Remus par ailleurs.
-Qu'est-ce que t'as dit à Cara déjà ? se moqua Anthéa en se reprenant avec un air sérieux.
-Mais je te l'ai déjà dit 100 fois ! fit mine de s'exaspérer Benjy. Cara, t'as une grosse teub ! rappela-t-il alors que Caradoc était revenu pour s'intéresser à leur conversation dérangeante. Ce serait un crime de la laisser… euh…
-Inactive ? proposa Anthéa
-INACTIVE ! hurla Benjy. Inutile comme ça ? s'offusqua-t-il avec fougue et désespoir. Comment dire, se reprit-il l'air songeur en regardant la sirène sur le mur. Une teub comme ça, c'est d'utilité publique ! Il faut en faire profiter la population !
-Ok on y va ! s'horripila Caradoc, l'air désabusé et résigné.
-Les gens comme moi, ou Anthéa, qui ont des petites teub…
-Non ! l'interrompit Anthéa. Moi j'ai pas un petit zizi hein!
-T'as pas un petit zizi ? s'étonna Benjy. Ah d'accord… Il faut en faire profiter les gens… de ce don de la nature ! reprit le blond à l'attention de son camarade sous l'œil scrutateur d'Ulrich.
-Allez ! s'indigna Caradoc. Assume mec !
-Ah non pas devant tout le monde, fit Benjy en reculant sous l'éclat de rire des filles
-Mais vas y, assume, assume ! Allez allez ! l'encouragea Anthéa en le poussant par le dos vers Caradoc qui s'en allait déjà.
-Mais il part là, il part ! s'indigna Benjy en désignant son ami
-Allez, allez ! insista Anthéa en continuant de le mener sur un certain itinéraire. Mais vas y mais s**e le !
-tu veux que je le flatte ? s'amusa Benjy. Allez ! fit-il à Anthéa comme s'il excitait un chien, elle où sa queue ?
Caradoc faisait un câlin à Greta qui tentait de le rassurer. En lui frottant doucement le dos. Benjy s'agenouilla derrière son postérieur, faisant mine de déboucler sa fermeture éclaire.
-C'est pas le bon sens ! l'informa Anthéa, se retenant de rire encore. T'es trop rré-bou ! rigola-t-elle.
-C'est pas le bon sens ? Si tu ne me dis pas tout, aussi!
-Cara tourne toi ! s'écria Anthéa en faisant signe à Greta qui souriait d'une lueur mauvaise.
Le câlin fut rompu, et Caradoc se retourna, forcé par Greta, découvrant la drôle de position de son ami qui se releva difficilement.
-C'est quoi le but de l'histoire ? intervint Mary qui venait d'arriver derrière l'attroupement de Poufsouffle.
-Mais il veut lui s**er la b*te ! soupira Anthéa en un geste théâtral.
-Ah cool ! acquiesça la Gryffondor. Et après ?
Caradoc s'installa près du bord de la piscine aux côtés d'Emmeline, toujours dedans, alors qu'Ulrich discutait à voix basse avec Benjy en une accolade, riant à gorges déployées, Greta entre eux.
-Je ne suis tellement pas étonné dude ! avoua Ulrich en tapant dans le dos de Benjy, sous l'éclat de rire de celui-ci, qui se pencha sur ses genoux afin de se reprendre. Je savais que tu finirais par faire ça !
-Ne me fais pas ça man ! soupira Benjy. Ça va ? demanda-t-il a Anthéa avec un sourire. Lui aussi a envie de s**er la b*te de Cara !
-Man, j'ai une copine ! dévoila Ulrich, décrochant un sourire rêveur à Marlène, qui ne passa pas inaperçu.
-HAAAAAAN, il a une petite amie mais il n'a pas de petit COPAIN ! releva Benjy fièrement.
-Bon, quand est-ce que tu s*ces la b*te de Cara, c'est ça qui nous intéresse ! s'impatienta Anthéa.
-J'ai pas de petit copain, MOI ! répliqua Benjy, toujours dans son fil de pensée rendu logique par l'alcool.
-Allez, déshabille toi, déshabille toi ! lui imposa Caradoc qui était revenu vers lui.
Les deux garçons, toujours habillés de leurs shorts de bain, se mirent à danser dans des gestes bien expressifs du bassin l'un contre l'autre, en entonnant à l'unisson :
-Show me your genitals, geni genitals
-What ?
-Show me your genitals, geni genitals, teni tetnials !
-What ?
-Show me you genitals !
-WHAAAAT !
-On dirait deux gros phoques, commenta Hestia en opinant du chef.
- Show me you genitals !
-WHAAAAT !
-Ca fait une demie heure que je lui fais ça et qu'elle le crame même pas, informa Dorcas à Emmeline, qui avait pincé les fesses d'Anthéa tout le long.
-Mais oui Doe, continue comme ça tu m'excites, la provoqua Anthéa sans se retourner vers elle.
-Show me your genitals, geni genitals
-What ?
-Show me your genitals, geni genitals, teni tenials !
-Ca c'est le Poufsouffle united, releva Emmeline en ricanant.
-Ah ben oui hein ! répliqua Hestia en observant avec intérêt la danse et le chant de ses deux amis qui perdurait.
-Show me your genitals, geni genitals
-What ?
-Show me your genitals, geni genitals, teni tetnals !
-Allez là ! hurla Greta avec impatience.
-Knock knock, who's there ? me ! To wonder why you're not naked ! conclut Caradoc avant de tomber dans les bras de Benjy.
Un nouvel éclat de rire balaya les Poufsouffle bien vite rejoins par les Gryffondor, effarés. S'ils avaient su que la maison des blaireaux regorgeait d'autant d'humour salaces et de blagues irrévérencieuses, ils s'en serait rapprochés bien avant l'arrivée des Dragonneau.
Après quoi, Marlène et Ulrich se retrouvèrent discrètement dans un renfoncement du bassin, afin de conclure l'annonce officielle d'Ulrich. Cependant, ce dernier lui avoua que, bien qu'il apprécie grandement la jeune fille et qu'il soit prêt à lui offrir une attention et une affection exclusive, il était hors de question pour lui de ne pas aller voir ailleurs s'il le désirait. Marlène, trop heureuse de ce 'don' que Sirius n'avait même jamais daigné imaginer lui accorder, acquiesça, se disant qu'avec le temps, la prise d'âge, et l'évolution de leur relation, il pourrait toujours changer d'avis, et que cela ne l'obligeait pas à se brûler les ailes. Au moins, il avait eu le mérite d'être honnête avec elle quant à ses intentions, et elle préférait le partager en connaissance de cause, tout en étant la seule digne de réel intérêt à ses yeux, que de n'être qu'une amante parmi tant d'autres, aussi régulière fusse-t-elle.
Après cet accord accepté entre eux, ils n'eurent plus qu'à conclure dans tous les sens du terme, entamant un balais de danse entre leurs langues, leurs corps pressés l'un contre l'autre, la jeune fille sentant déjà son bas ventre se contracter d'excitation, là où la tension montait dans le maillot de bain du jeune homme. Tous deux étaient prêts à la déferlante électrique qui allait les submerger et appréciaient, en petit gémissant étouffés dans la bouche l'un de l'autre, chaque frôlement et frottement que les mains de l'un exerçaient sur tout le corps de l'autre, sans négliger les parties intimes susnommées dans la chanson jugée dégueulasse et perverse des deux plaisantins obsédés et alcoolisés qu'étaient Caradoc et Benjy.
Puis vint le moment des cadeaux.
Si les Poufsouffle avaient estimé que la nourriture et l'alcool subtilisés dans les réserves des cuisines auxquelles ils avaient accès grâce à la disposition de leur salle commune, sans compter les liens uniques qui liaient les étudiants jaunes et noirs aux elfes de maison du pensionnat magique, faisaient un suffisamment beau cadeau, que Lily jugeait que son accord pour utiliser sa salle de bain était déjà inouï, les maraudeurs, Frank, et le reste des filles, avaient acheté ce qu'il fallait pour le combler de bonheur.
Peter avait vraisemblablement dévalisé Honeydukes de toute sucreries pour les jours à venir et différents livres et magazines moldus traitant des motos, des motards et de mécanique, tous plus beaux les uns que les autre. Remus avait opté pour un casque de moto dernier cri de couleur noire et James s'était ruiné pour une très belle veste de moto en cuir de dragon marron chocolat foncés à l'effet usé du meilleur goût pour ce type de veste, fine, cintrée, à la bonne taille, avec des poches résistantes, à fermeture éclair, capable de résister à toute météo, qui lui allait comme une deuxième peau, et qui ajoutait à son air de bad boy mystérieux s'il en avait besoin.
Frank avait opté pour une collection limitée d'un coffret de farces et attrapes de chez Zonko, extrêmement rare, Alice avait offert un nouveau nécessaire à balais, visiblement collector, Marlène une pendule familiale qui indiquait en l'occurrence le lieu et la situation où se situaient chacun des Maraudeurs, symbolisés par une aiguille différente, surmontés de leur photo (en l'occurrence, à Poudlard), et Mary, une très vieille bouteille de Whisky Pur Feu à faire pâlir n'importe quel bar.
Les jumeaux s'étaient cotisés pour une paire de bottes de moto en cuir de dragon noir très masculines et montantes, avec un style un peu rock, une boucle d'argent au niveau de la cheville et du haut de la botte, et des lacets sur le devant.
Mais aux yeux du jeune Black rien ne le rendrait plus extatique que le cadeau reçu l'an passé à savoir l'élégante et visiblement extrêmement chère montre de la part des Maraudeurs et du couple Potter, absents en ce jour là. C'était une magnifique montre à gousset en or blanc, ouvragée par des gobelins, avec un éclat de pierre précieuse différente remplaçant les chiffres du cadran, une baguette magique et un balai en lieu et place des aiguilles des minutes et des heures, avec une fine chaîne étincelante et extrêmement classe, le genre qu'il enviait à son père et son oncle étant plus jeune, mais en beaucoup plus belle. Le fond représentait la voûte céleste en temps réel, avec les constellations et les étoiles en fonction de l'endroit où il se trouvait. Il ne la quittait jamais.
Sirius constata ainsi que tout ce qu'il lui manquait était la maison et la moto pour être l'Homme le plus Heureux du monde. Surtout le gâteau à la mélasse qui était son palliatif à son allergie au chocolat. Son dessert préféré.
Cette soirée n'aurait pas pu mieux se terminer si à la fin, isolés dans un coin à l'abri des regards, appréciant le danger d'être potentiellement surpris, ne se doutant pas une seconde que son ex et le frère de sa désormais compagne occasionnelle n'avait pas déjà fait la même chose auparavant à quelques mètres de là.
Anthéa, nonchalamment adossée contre le rebord du coin bain à remous, la tête jetée en arrière sur le carrelage de marbre, les bras reposant de chaque côté de son visage, et le bout de ses doigts tapotant doucement le rebord de l'eau, accueilli non sans un sourire satisfait Sirius qui s'insinua entre ses cuisses afin de mieux l'aguicher, chose à laquelle elle répondit promptement par des caresses sensuelles et des câlins enjôleurs, prenant au passage quelques répliques cyniques du jeune homme.
-Tu n'as pas peur qu'on nous surprenne ? la défia-t-il entre deux baisers gourmands de son cou à sa nuque, vers la pointe de son épaule.
-Que serait là vie sans risques pour la pimenter ? plaisanta la jeune fille tout en enroulant délicatement ses jambes autour du bassin du jeune homme avec un regard dévergondé, promesse de tous les plaisirs à venir.
-Je n'en pense pas moins, très chère, babilla-t-il en la faisant frissonner de ses mains de rustre en effleurant ses côtes. Vous avez le don d'augmenter la température ambiante déjà élevée, ajouta-t-il en s'attardant sur son divin fessier.
-Un petit supplément, lui annonça la jeune fille avec une respiration quelque peu sifflante, avant de reprendre possession de sa bouche, ses doigts fins et experts butant sur chacun des muscles saillants et tendus à l'extrême du jeune homme, du haut du torse jusqu'à son entrejambe.
-J'ai toujours eu un faible pour les cadeaux surprise, avoua le gryffondor de sa voix rauque en fermant les yeux pour profiter du moment.
Ses mains, désormais de chaque côté du visage de la jeune fille, ne lui laissaient aucune échappatoire lorsqu'il entama une danse qu'ils commençaient à bien connaî que cette soirée d'anniversaire n'était pas digne de Sirius aurait été erronée. Il était entouré de ses amis, avait eu de merveilleux cadeaux. Non, vraiment, la seule chose qu'il lui manquait restait Regulus. Un jour, il arriverait à l'atteindre. Il pouvait encore le sauver. Il en restait persuadé.
Voilà voilà, j'espère que ça vous aura plu !
J'ai hâte d'avoir votre avis. C'était un chapitre plus centré sur notre Sirius international, et j'espère avoir réussi mon coup et avoir respecté les inventions de JKR.
On se dit, normalement, à dans deux semaines grand max.
N'oubliez pas que la review est le seul moyen de paiement que je peux réclamer pour inventer une histoire à partir du monde de notre reine Joanne ! ça fait plaisir, ça motive, et ça booste l'imagination (oui oui, j'vous assure, c'est pas des âneries !)
N'hésitez pas à faire un tour sur mes deux autres fic et me donner votre avis !
