Bonjour à tous jeunes amis !

Malgré un retard persistant, voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il saura trouver grâce à vos yeux.

Attention, petit moment olé olé sur la fin.

On en découvre plus sur la relation de Sirius avec Marlène avec un nouveau développement inattendu. Un petit moment sous la douche entre deux amants, un match, qui je l'espère, saura respecter l'image que JRK nous a donné dans ses livres et surtout la petite rivalité James-Ulrich d'un point de vue sportif !

Mes deux fics ont vu également un nouveau chapitre arriver. N'hésitez pas à y jeter un oeil.

Bonne lecture !


Chapitre 19 –Match de Quidditch

Le premier match de l'année, opposant Gryffondor à Poufsouffle avait lieu le samedi suivant, deuxième du mois de novembre 1977.

Ce matin là, comme à l'accoutumée, Remus eut grand mal à se lever, puisque dormant très peu, du fait des cauchemars peuplant ses moments dans les bras de Morphée et de ses 3 nuits mensuelles épuisantes à cause de la pleine lune.

Sirius, qui quant à lui, était le pire des insomniaques, était déjà debout depuis longtemps, dévorant avec excitation l'un des manuels de moto offerts pour son anniversaire. Il attendait le réveil plus paisible mais moyen de James, et celui, lourd et empli de couinements, synonymes de ronflements, de Peter, afin de commencer leur matinée, comme toujours, par un combat de lutte pour se mettre en forme, le tout arbitré par un Peter extatique qui comptait les points. Le tout permettant éventuellement à Remus d'être réveillé par le brouhaha des coups, des sauts, et des chutes des deux meilleurs amis.

Pourtant, ce jour là, ce fut le réveil qui captait les radios sorcières comme moldues, faisant fit de l'impassibilité du château en engins électroniques grâce à la magie des Black prodiguée par Sirius, qui réveilla Remus dans un grognement sourd, semblable à celui de la bête en lui.

Le temps de sommeil prolongé de Remus, qui arrivait, contrairement à ses lèves tôt d'amis, toujours à l'heure, le forçait ou bien à sauter le petit déjeuner, ou à à peine manger. Ce même sommeil dérangé permettait à ses amis de glisser des galions dans les poches du lycanthrope, chose devenue hebdomadaire, depuis qu'ils avaient découverts qu'il était pauvre, et pourquoi. De son côté, Peter s'assurait que la réserve du loup garou en chocolat était toujours pleine, quitte à vandaliser Honeydukes, les cuisines, ou racketter des élèves d'années inférieures en cas de rupture de stocks ou de manque de temps, les pénuries ne se faisant finalement que rarement. Lorsque Remus avait remarqué leur manège, Sirius avait assuré que les elfes devaient vraiment l'aimer, non sans une théâtralité exagérée. Une fois, James avait envoyé une paire de bottes, des gants, des chaussettes et un manteau à Sirius, soit disant de la part d'Orion et Walburga Black, afin que Sirius puisse les refiler au Sang-mêlé qui faisait, de manière convenante, sa taille.

Ce matin là, ce fut encore autre chose.

Remus trouva un sweat-shirt flambant neuf qu'il ne connaissait pas et renifla avec impatience.

-Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda-t-il d'un ton moralisateur en secouant le morceau de tissu vers ses amis.

-Je ne sais pas Lunard, avoua James en secouant la tête en sortant la tête de la salle de bain où il faisait mine de se préparer

-Tu as tellement de pulls, tu as dû oublier avoir celui là, supposa Sirius avec un haussement des épaules négligent

-ça tombe bien, compléta Peter avec un sourire, les autres tombent en lambeaux à force d'être trop portés.

Remus leur sourit avec gratitude car il savait qu'il ne pouvait nier tout ce que ses amis faisaient pour lui.

Ainsi, James et Sirius habillés de leurs tenues de Quidditch, balais sur l'épaule, leurs deux amis bariolés et peinturlurés des couleurs de leur maison avec des chapeaux à têtes de lions rugissantes sur les talons, purent descendre dans la Grande Salle pour un bon petit déjeuner, avant le match de 10h.

Sirius, alors qu'ils allaient joyeusement en direction des vestiaires afin de supporter la discussion embrasée de leur Capitaine en profita pour intercepter Marlène qu'il fit traîner en arrière du groupe, fermant ainsi la marche à une distance acceptable pour éviter les oreilles qui avaient tendance à traîner, à l'affut des ragots.

-Qu'est-ce que tu me veux, Black, grinça la jolie blonde non sans un regard soupçonneux.

-Il y a une chose dont j'aimerai te parler, McKinnon, avoua Sirius du bout des lèvres.

-Quoi donc ?

Sirius ralentit, toujours à l'écart des autres, et fit face à son amie.

-Toi et Dragonneau, hein ?

Marlène devint aussi rouge que les cheveux de sa meilleure amie et se stoppa net afin de fusiller du regard son homologue de maison, les bras croisés. Celui-ci ne s'en offusqua pas et la traîna derrière le reste de leur équipe par le coude, malgré le pas traînant de cette dernière.

-Quoi moi et Ulrich ?

-tu ne trouves pas que ça fait un peu histoire revue et revisitée ? la nargua Sirius avec un clin d'œil qui agaça prodigieusement la jeune fille.

-Tu vois, ça, indiqua-t-elle en le pointant en faisant un cercle de son index de sa tête à son torse, c'est ce qui fait que tu emmerdes tout le monde !

-C'est ma spécialité McKinnon, ravi que tu ne t'en rendes compte que maintenant. Est-ce parce que nous ne couchons plus ensemble que tu le réalises seulement maintenant ?

Ce à quoi Marlène répondit en lui envoyant un violent coup de coude dans les côtes du jeune homme, lequel se les frotta non sans une grimace.

-T'as pas d'humour, releva-t-il en se redressant fièrement.

-T'es qu'un con, Black.

-Ecoute, je m'inquiète pour toi, McKinnon, j'étais sérieux quand je t'ai dit que je tenais à toi et que je voulais que tu trouves le bonheur avec un autre mais… Ulrich Dragonneau n'est pas une meilleure personne que Sirius Black dans ce genre de situation.

-Et qu'est-ce que t'en sais ?

L'affront que lui faisait Sirius en la maternant alors qu'il n'était pas dans son droit la poussait à le défier du regard.

-Les dernières années durant lesquelles James a rabâché ce point commun entre son meilleur ami et son ami d'enfance, fit-il avec un ton tragique exagéré en se désignant et en désignant vaguement la foule des Poufsouffle derrière eux.

-Je dirai plutôt que tu es jaloux.

Cette fois ci, se fut à Sirius de s'arrêter et de lui offrir son plus beau regard courroucé. Et Marlène le tira par le bout de son tee-shirt de Quidditch pour qu'ils ne soient pas semés par les autres.

-Pourquoi serais-je jaloux ? Il ne fait que manger mes restes, comme un bon second dans notre rivalité, et j'ai eu l'honneur de t'enlever ta petite fleur.

-N'appelle pas ça ma petite fleur, bougonna la rouge et or en faisant mine de se faire vomir à ses pieds, tandis qu'il simulait de gigoter ses pieds afin de se débarrasser de la chose.

-Quoiqu'il en soit, je suis sincère avec toi, persista-t-il, que tu me crois ou pas, je ne veux que ton bien, et je doute qu'il soit du genre fidèle ou attentionné.

-Il est bien plus attentionné en moins d'une semaine que toi en une année, mais pour le reste, je suis d'accord avec toi, l'informa la blonde en relevant dignement le menton, les yeux plissés.

-Alors pourquoi il parle de toi comme de sa copine ? s'étonna l'hériter renié des Black, les yeux écarquillés.

-Parce que cela fait partie de notre accord.

-Quoi ? s'étouffa le brun en ayant du mal à avaler sa salive. Il t'accorde sa compagnie officielle et toi tu acceptes qu'il aille voir ailleurs ?

-C'est déjà plus que tu n'as jamais daigné m'offrir, et remplace compagnie par profonde inclination, répliqua la blonde. Non plutôt, profonde adoration, se reprit-elle, estimant que c'était ce qu'elle méritait et ce que son petit ami lui témoignait désormais avec passion et vénération, malgré son problème de déloyauté latent.

-Profonde ? Je crois que c'est autre chose qui est profond et qu'il veut te mettre.

Marlène lui offrit une merveilleuse gifle qui claqua dans l'air désormais glacial de ce début de mois de novembre écossais, laissant derrière elle un Sirius estomaqué et figé. Il se caressait douloureusement la joue tandis que la foule des supporters et spectateurs le dépassait en lui lançant des coups d'œil gouailleurs, alors qu'elle le dépassait, ses talons claquant le début de givre sur la pelouse du parc menant au stade.

Lorsqu'il rejoignit finalement les vestiaires de son équipe, Sirius fut foudroyé du regard tellement durement par James qu'il se dit qu'un Avada Kedavra n'aurait pu être aussi efficace et déglutit difficilement, d'autant plus que Marlène l'ignorait superbement.

Après tout, McKinnon s'était liée assez facilement avec les jumeaux Dragonneau et faisait partie des plus jolies filles du château, en plus d'être toujours de bonne humeur, drôle, et une excellente amie, somme toute, un réel rayon de soleil. Il s'en voulait presque d'avoir voulu la prévenir. Ou peut-être aurait-il pu faire preuve de plus de tact, mais la diplomatie était loin d'être son fort. Malgré cela, il savait que Marlène avait souffert de leur accord à eux et il trouvait déplorable que son besoin d'être aimée en retour soit utilisé par ce bon vieux Ulrich afin d'avoir une fille extraordinaire rien que pour lui, sans pour autant avoir à renoncer aux autres minettes qui lui faisaient du charme, sensibles qu'elles étaient à ses talents et autres qualités, effaçant ainsi ses défauts pourtant nombreux.

En quoi tout cela était-il différent de sa propre histoire avec Marlène ? Il n'avait pas la réponse, ou plutôt, ne voulait pas se l'avouer. Ce ne serait que trop dur d'avouer qu'Ulrich et lui avaient été faits du même moule, si ce n'était qu'Ulrich poussait le vice à faire probablement vivre de difficiles déboires à sa petite amie officielle, alors que lui refusait comme la peste de se mettre en couple, afin de se dédouaner de toute responsabilité consciente en la matière. Il était pourtant sûr que le jumeau n'aurait jamais accepté de subir les affres de la vie de couple, préférant comme sa sœur, ou même lui, la liberté d'une vie sans engagements et pourtant … il s'avérait à présent que si Ulrich s'était permis de mal le juger, vis à vis de ses intentions envers sa sœur, en cela bien plus insouciante que Sirius et Ulrich réunis, Sirius découvrait avec horreur le vice de son rival.

Qui touchait donc à Marlène. Il avait hâte de voir cette harpie en furie d'Evans écharper le brun aux yeux bleu.

-Je disais donc, que si on respecte notre stratégie, ça devrait bien se passer, continua James. Ulrich est de loin le meilleur gardien que je connaisse, certains joueurs professionnels pourraient s'inspirer de lui, il faut donc respecter les feintes que je me suis cassé les fesses à créer, d'accord ? Méfiez-vous de Fenwick et Dearborn, ils sont aussi vicieux que des Serpentarés et ont l'air d'envoyer les Cognards dans un sens pour les expédier dans un autre. Ne gardez jamais la même trajectoire, c'est pour cela que nous avons mis en place de nouvelles pirouettes spectaculaires. Sirius et Brenan, je compte sur vous pour assommer Walsh, McLoughlin et McFadden, d'accord ? Ils ne sont pas aussi bons avec un souaffle que nous, mais ils ont une excellente cohésion. Et défendez toujours vos coéquipiers. Un seul blessé, et je vous expédie direct à Ste Mangouste, pigé ? McLaggen, si tu laisses passer trop de but, je te vire à coups de pieds au cul, c'est clair ? je ne suis pas Slughorn, tu ne m'es pas indispensable. Marlène, laisse nous prendre de l'avance, mais assure toi d'avoir toujours un Poudlard Express d'avance sur Bones. Et si tu n'as pas le choix, prends le vif ! on rattrapera nos points d'avance sur d'autres matchs. Cashmere et Jamie, je vous fais confiance pour ne pas garder trop longtemps la balle et éviter les passes dangereuses. Surtout, on doit éviter d'être talonnés par l'équipe adverse. On se suit. Ok ? Evitez les initiatives, on a perdu un bon joueur pendant un trimestre l'an dernier. En plus, avec l'échange des 7ème année, le planning des matches sera extrêmement fatigant, il faut donc tout donner, mais s'éviter de se fatiguer trop et trop vite. Ces tocards de blaireaux nous ont volé la coupe l'année dernière, il est hors de question que ça n'arrive de nouveau, sinon je vous punirai de telle sorte que l'ancien concierge, Picott, en pâlira de jalousie ! C'est ma dernière année, et je veux cette foutue coupe !

Son équipe l'acclama et James sauta au bas de son banc, récupéra son balai, et entama la marche vers le stade, alors que Xenophilius Lovegood, le commentateur du jour, annonçait l'entrée sur le terrain.

Benjy et James se serrèrent la main avec suffisance, tentant sans doutes avec succès de se broyer la main, malgré la franche camaraderie qui les liait hors terrain.

Un coup de sifflet de Mrs Bibine, la nouvelle prof de vol et arbitre, et les deux équipes s'envolèrent, faisant des tours dans les airs, prenant position. Le souafle fut lancé et la partie fut entamée.

Ainsi James récupéra le souafle et fila jusqu'aux buts d'Ulrich, passant la balle tantôt à Cashmere Crane, tantôt à Jamie Earl, alors que Sirius et Brenan Whelan envoyaient des cognards à leurs poursuivants, Roy Walsh, Craig McLoughlin et Glenn McFadden. Ils volèrent en formation de triangle vers les buts, afin d'intimider l'équipe adverse. Laquelle figure fut terminée par la réception de James, qui se chargea de sauter de son balai et de faire un salto avant de tirer. Malheureusement, Ulrich qui serpentait très vite entre les cerceaux avant d'intercepter la balle en se mettant en position horizontale en ne tenant son balai que par une seule main et un pied.

-Potter intercepte la balle, Attaque du faucon des rouges et or, passe de Potter à Crane, Earl, Crane, esquive d'un cognard lancé par Fenwick de Crane qui pique au sol, qui envoie à Potter juste à temps, Potter qui relance à Earl, passé à sa droite qui le double, talonné par son Capitaine, pour laisser à Crane qui se situe sous eux, pour remonter en force et l'envoyer à Potter, suivi d'une charge de Chelmodiston de ce dernier, réception en étoile de mer de Dragonneau après avoir effectué avec brio un double huit, bien que cette technique soit habituellement utilisée pendant les penalties, énonça Xenophilius Lovegood en lisant ses notes d'un air mi rêveur mi perplexe.

Ses sourcils se fronçaient, s'arquaient et ses yeux se plissaient de manière intempestive. Pas sûre qu'il sache de quoi il parlait. Ou peut-être était-ce sa tête naturelle.

Les poufsouffle applaudirent avec force et en hurlant sous les sifflets des gryffondor. James fusilla du regard Ulrich qui lui faisait un salut de la main digne des grandes royautés avec un sourire moqueur.

Pendant ce temps là, Marlène comme Edgar sillonnaient le terrain à la recherche du Graal.

Si les deux équipes souhaitent faire du spectacle, aucune d'elles ne souhaitait s'épuiser inutilement du fait du calendrier précipité de la coupe des 4 maisons causé par les échanges inter écoles en prolongeant le match inutilement, malgré l'utilité de gagner de points d'avance confortables dans le championnat de l'école. L'idée était donc, si possible, de repérer et attraper le vif aussitôt vu, même au bout de 10 minutes, plutôt que de gêner l'adversaire et rallonger le match jusqu'à 2 heures si possible.

La balle fut remise en jeu.

James, avec sa vivacité et ses réflexes exceptionnels qui en faisaient le meilleur Poursuiveur de Poudlard depuis de longues années, rattrapa le souaffle et fila vers les cercles protégés par un Ulrich définitivement moqueur, suivi de Cashmere Crane et Jamie Earl, ses deux coéquipiers. Il évita in extremis un cognard envoyé à son attention par Benjy, qu'aucun de ses batteurs n'avait pu intercepter, Sirius collant étrangement au train de McKinnon, quoiqu'à une distance acceptable et Brenan déviant un autre cognard qui siffla férocement aux oreilles de Jamie. Cela n'empêcha pas James de fusiller du regard son meilleur ami une fois un nouveau but dévié agilement par Ulrich.

-Tu sais ce qu'on dit, jamais 2 sans 3 ! babilla gaiement Ulrich avec un sourire railleur, alors que James lui montrait son majeur avec rage.

Lorsque la balle fut de nouveau en jeu, James, dont l'attention était détournée par le manège de Sirius et Marlène au loin, loupa son coup, et ce fut Roy Walsh, l'un des poursuiveurs de Poufsouffle, qui attrapa la balle.

-Walsh récupère le souaffle, et entame une feinte de Porskoff réussie, et c'est McLoughlin qui l'intercepte et file vers les buts de MacLaggen ! Lequel réussit une fourberie de Finbourg. 10-0 pour Poufsouffle !

En effet, le susnommé Walsh avait volé en chandelle pour bluffer ses adversaires qui lui collaient au train, puis avait lâché la balle pour que McLoughlin la rattrape, juste sous lui. Ce dernier avait alors lancé le souaffle en l'air puis avait brillamment marqué en tapant dedans avec son balais. Le tour de stade de toute l'équipe en formation, également de Bones, était mémorable, et James ne put que trépigner de colère.

Il fila immédiatement vers McLaggen qu'il réprimanda, pour ne pas dire insulta, copieusement son gardien, pourtant doué dans son rôle.

Habituellement, tout du moins.

De son côté, Marlène continuait de sonder le terrain, cherchant désespérément la balle dorée. De son côté, Edgar n'en menait pas large non plus et Sirius restait à une distance acceptable, afin qu'il puisse accélérer et renvoyer à l'opportun un potentiel cognard.

James récupéra le souaffle et après plusieurs passes et des Cognards rejetés par Whelan comme s'il n'avait finalement qu'un seul foutu batteur, il lança la balle en hauteur afin de bluffer Ulrich, ce fut Cashmere qui récupéra la balle au vol, laquelle effectua une passe à Jamie qui était juste derrière elle, lequel réussit à la faire passer de nouveau à James qui avait quitté le champ de vision d'Ulrich, et il avait fallut que celui perdre 5 secondes à repérer Black qui collait au train de sa copine, pour ne pas voir le souaffle de James rentrer dans son cerceau, sous les acclamations de rouges et or.

- Potter récupère, Cognard dévié sur McFadden qui l'évite de justesse, passe à Crane, qui fait une passe arrière à Earl avec brio. Re Potter et le souaffle passe ! Egalisation !

-T'avais raison, pépia James sous le regard furieux de son ami d'enfance, il suffisait juste que je m'y mette !

Ulrich le darda d'un regard mauvais et secoua sa tête afin de se reconcentrer sur le jeu, et non plus sur sa copine, poursuivie par son ex amant. Lequel se tapait désormais sa propre sœur.

Qui avait dit que la vie des adolescents était facile, finalement ?

Une fois que le match fut de nouveau relancé, Cashmere et Jamie encadrèrent Craig McLoughlin qui était en possession du souaffle, tandis que James lui fonçait dessus tête baissée en faisant mine de lui donner un coup de poing. Paniqué, le jeune Poufsouffle lâcha la balle au profit de Crane.

-Pince de Parkin de Crane et Earl, Potter tente un tacle transylvanien, Crane récupère le souaffle ! Revers de Cognard de Black ! 20-10 pour Gryffondor grâce à Crane !

En effet, Sirius venait juste de frapper un Cognard lancé en direction de Marlène de revers, afin de l'envoyer derrière lui.

James fila devant ses deux poursuiveurs qui se lancèrent la balle en évitant d'autres cognards d'eux-mêmes ou grâce à Jamie, et réussirent de nouveau à faire passer le souaffle, cette fois dans le cerceau droit, car Ulrich avait de nouveau détourné son regard en direction de Marlène.

Ses coups d'œil, bien qu'imperceptibles, furent cependant remarqués par James, qui remercia intérieurement Sirius d'avoir pris le parti de coller Marlène. Ulrich devait suffisamment l'apprécier pour être déstabilisé aussi facilement. Ou peut-être que finalement, le carnage du Blackinnon Gate de l'an passé allait finalement lui servir à autre chose qu'à gueuler deux de ses joueurs comme gamins pris en faute.

-Vol de Speelman de McFadden évité par Potter qui l'envoie à Earl, Walsh effectue une roulade du paresseux et évite le cognard envoyé par Whelan, Potter – Crane – Potter rate son Plongeon de Dionysos bloqué par un coup de l'arrière de son balai par Dragonneau !

Glenn McFadden avait en effet donné un coup de pied sur le souaffle tenu par James qui avait fait un écart, prévenu par Cashmere. Roy Walsh avait fait un mouvement soudain en laissant son corps rouler vers le bas, sur son balais, en position de paresseux, suspendu par les pieds et les mains, afin d'éviter le cognard envoyé par Brenan Whelan.

James avait alors profité de tout ce grabuge pour lancer de nouveau son souafle en l'air, puis avait sauté de son balais afin de frapper dans la balle vers le but tant espéré.

Malheureusement, Ulrich était de nouveau concentré après s'être pris une remarque de Benjy lui demandant ce qu'il lui arrivait et semblait désormais décidé à ne laisser aucun souaffle lui passer sous le nez. Si MacLaggen continuait de se donner à fond, la seule manière de gagner serait que Marlène attrape le vif… Incessamment sous peu. 10 points d'avance dans le tournoi des 4 maisons n'était pas suffisant pour s'assurer une avance confortable, mais un match avec Ulrich comme gardien serait sanglant, au final, s'il perdurait trop…

-Plongeon d'Orazio de la part Walsh, intercepté par Crane, qui effectue une tremblante de Woollongong avant de passer à Earl … qui rate le but également !

Si le poursuiveur rouge et or avait sauté de son balai pour prendre le souafle en plein vol à Craig McLoughlin, Cashmere avait été plus rapide et avait entrepris de zigzaguer, perturbant ainsi Walsh, McLoughlin et McFadden qui n'arrivaient pas à déterminer quelle serait sa prochaine trajectoire. Elle passait à Earl, mais Rich intercepta du bout des doigts la balle.

-Oh… Mais oui ! C'est une feinte de Wronski !

Marlène venait de tomber en piqué vers le sol, imitée d'Edgar, qui cependant vit clair dans son manège et se redressa presque en même temps qu'elle à quelques centimètres confortables du sol. Sirius avait laissé les attrapeurs à leur jeu en profitant pour intercepter un souafle lancé contre Cashmere.

-Course poursuite entre Bones et McKinnon ! Qui sera le plus rapide ?

Le stade devint silencieux, tous retenaient leur respiration, certains s'étaient relevés, quelques uns avaient la main sur le cœur.

-McKinnon attrape le vif avait une passe de Plumpton efficace ! 170 à 20 pour Gryffondor !

Marlène avait en effet fait un écart de trajectoire et s'était emparée du vif avec la manche de sa tenue.

Le stade explosa, à l'exception des Serpentards pour des raisons évidentes et des Poufsouffle, qui, bien que dépités, applaudirent tout de même le spectacle et le jeu fair play.

Finalement, après 1h30 de jeu Gryffondor avait gagné. Les Poufsouffle, dépités, se posèrent au sol et retournèrent à leur vestiaire, malgré la hola faite par leur tribune pour les remercier du beau spectacle.

Marlène fut happée par le regard hypnotique d'Ulrich qui lui fit signe qu'il était fier de sa prestation. Pour autant, il resta de son côté avec son équipe et leurs supporters. Elle voulait le réconforter, mais d'un côté, c'était le jeu lorsqu'on sortait entre joueurs d'une équipe adverse, surtout lorsque le match les opposait. Elle avait l'impression de l'avoir trahi, peut-être blessé, même si ce n'était que dans son orgueil. Après tout, n'avait-il pas renoncé à son sacro saint célibat pour elle, et de lui même, qui plus est ? Et tout ça pourquoi ? Pour que cet abruti de Black la colle au train sous ses yeux ? Elle se sentait mal et avait du mal à apprécier la victoire. Il fallait qu'elle mettre les choses au clair avec Sirius !

Les Gryffondor, quant à eux, reçurent un bain de foule de leurs camarades descendus en scandant le nom de leurs joueurs. La coupe commençait bien, ils avaient déjà une sacrée avance. Le prochain match aurait lieu le mois suivant, devant toutes les délégations étrangères. Serdaigle – Serpentard n'avait qu'à envoyer du steak d'hippogriffe !

Sirius était toujours le dernier sous la douche. Il adorait profiter de l'eau brûlante pour détendre ses muscles endoloris, et profiter du silence assourdissant, si on mettait de côté le bruit des clapotis de l'eau contre son corps ou les parois.

D'ailleurs, il n'entendit pas lorsqu'une personne le rejoignit, encore moins lorsque des bras s'enroulaient autour de sa taille, et qu'un corps, nu également, s'écrasait suavement contre le sien. Il pouvait sentir un petit nez et une bouche délicate se nicher entre ses omoplates. Et il n'eut pas besoin de se retourner ou de baisser les yeux pour constater que c'était son amante qui avait décidé de le féliciter à sa façon, et de la meilleure des manières selon le gryffondor.

-Belle tactique pour déconcentrer mon frère, releva-t-elle doucement alors que Sirius pouvait sentir un sourire en coin se dessiner dans son dos.

-C'est le jeu, répliqua-t-il avec fierté. Je ne l'avais pas imaginé si jaloux.

-C'est surtout qu'il connaît votre histoire et qu'il est du genre à ne pas aimer qu'on lui pique sa nourriture, imagea Anthéa.

-Mais tu n'es pas venue pour parler de ton jumeau, de McKinnon, de leur relation et de l'histoire que j'ai pu avoir avec elle, releva Sirius avec un sourire moqueur pour lui même.

-En effet… commença-t-elle alors qu'une de ses mains descendait vers le sud de son anatomie.

-Tu n'as pas peur qu'on nous surprenne ? s'étonna-t-il en bloquant la dite main, bien qu'amusé par la situation.

-Que serait la vie sans un peu de risque pour la pimenter ? rétorqua Anthéa en s'éloignant de lui. Et puis, je suis sûre qu'ils auraient des choses à apprendre.

-Bien sûr, ricana présomptueusement Sirius.

-Sinon, je peux aussi bien rendre visite à Benjy, ajouta-t-elle en faisant demi tour, si les gagnants méritent récompense, les perdants ont le droit d'être réconfortés.

Elle avait à peine eu le temps de faire un pas vers la sortie de la cabine que Sirius avait saisis son poignet et bloqué la jeune fille entre la paroi et son corps tendu à l'extrême. Leurs langues se rencontrèrent joyeusement et avant qu'il n'ai eu le temps de s'en rendre compte, l'un de ses bras soutenait le fessier de la jeune fille qui avait enroulé ses jambes fuselées autour de sa taille, et ses bras autour de ses épaules, une main dansant dans ses cheveux mouillés… Et s'il méritait les faveurs de la Poufsouffle pour le jeu extraordinaire qu'ils avaient faits, il estima que le plaisir qu'il lui octroya n'était que plus justifié aux vues de l'ardeur qu'elle mettait à combler tous ses désirs, ou même certains fantasmes jusqu'ici inassouvis, et de la meilleur façon qui soit. Et il était parfaitement conscient de l'harmonie de leurs corps et de la symbiose de leurs envies, lorsqu'il la reposa à terre pour la retourner face contre la paroi, et qu'elle cambra légèrement son corps alors qu'il se penchait contre son dos pour une gestuelle plus habile et étudiée.

Son but, cette fois-ci, plus que de se décharger de toute tension, de laisser libre court à tous ses instincts les plus primaires, ses pulsions les plus charnelles et de se laisser aller par le plus délectable des procédés, était également de prouver que finalement, il était au dessus du lot, et qu'en définitive, elle n'avait nul besoin de perdre son temps avec d'autres garçons, alors qu'ils étaient faits pour être ensemble sur ce plan là.

Et attention, insista Sirius pour lui même, que sur ce plan là. De toutes façons, pouvait-on se targuer d'être exclusif tout en évitant de s'encombrer d'une relation sérieuse ? Voilà qu'il se mettait à philosopher sur les relations humaines… C'était d'une bonne douche froide dont il avait besoin, désormais.

Lorsque Sirius rejoignit sa Salle Commune avec un retard trop poussé même pour lui à la petite fête de victoire, aucun de ses amis n'eut besoin de lui faire de réflexion ou de pousser une quelconque investigation pour savoir ce qui lui donnait cet air satisfait ou ce sourire béat.

Il ne s'était pourtant pas attendu à ce qu'une furie blonde lui tombe dessus, l'air passablement remontée contre lui.

-C'est de ta faute ! s'écria Marlène en tapant de l'index sur le torse de son camarade.

Son air furibond la rendait absolument adorable et amusait grandement Sirius.

-Qu'ai-je bien pu faire, encore ? soupira Sirius en baissant le regard vers les yeux menthe à l'eau de l'attrapeuse de son équipe.

-Ton petit cirque pendant le match ! l'accusa Marlène en se redressant et en croisant ses bras sur sa poitrine.

-Il t'a disputée ? larguée ? déjà ? tu vois, je t'avais bien dit que c'était un sale type ! tenta Sirius dans un geste théâtral.

Marlène lui donna un violent coup de poing dans l'épaule et Sirius grimaça à peine. Après tout, ce n'était pas le poids plume qu'était son ancienne conquête qui allait le blesser.

-Non, pas du tout, lui avoua-t-elle avec dignité, en relevant un menton fier. Mais je sens qu'il m'en veut ! A cause de toi il va…

-Quoi ? Te tromper ? Ce n'est pas de ma faute si mon rôle est de m'assurer que tu t'en sortes sans séquelles.

Le double sens de sa phrase, en rapport avec leurs postes respectifs dans leur équipe et leur amitié, ne fit même pas sourciller Marlène, qui, quelques semaines plus tôt, aurait papillonné des paupières et se serait sans doute fait des montagnes d'une simple déclaration d'affection amicale.

Pourtant, ça n'avait pas été faute de préciser ses intentions vis à vis d'elle, et ce à de multiples reprises. L'avantage, avec Anthéa, c'était qu'au moins, elle n'était pas du genre à s'attacher, ce qui le laissait libre … Et elle aussi. Et ces derniers temps, il n'était pas sûr d'apprécier ce fait autant que prévu. Après tout, il avait bien ressenti une violente colère lorsque la jeune fille avait fait allusion au blond musclé et charismatique qui faisait office de capitaine de l'équipe de Quidditch. Qu'est-ce que cela signifiait ? Pas grand chose à part peut-être que comme Rich, il n'appréciait pas qu'on pique dans son assiette, finalement…

Marlène le fusilla du regard et il se fustigea de ne pas avoir plus de tact.

-Désolé McKinnon, je ne voulais pas dire ça.

En fait si, mais pas de cette manière. Mais le fier et grandiose Sirius Black n'allait pas s'abaisser à le préciser.

-Tu ne voulais pas le dire comme ça, nuance, l'assassina-t-elle du regard.

Marlène le conaissait peut-être trop bien.

-Sache pour ta gouverne qu'il vaut autant que toi, ajouta-t-elle avec perfidie, et qu'à l'avenir, je veux que ce soit Whelan qui me soit attitré si besoin est. Hors de question que tu tentes mon petit ami à faire plus de conneries qu'il n'en fait déjà.

Sirius haussa des épaules, non sans un haussement de sourcils suggestifs et provocateurs ce qui lui valut une gifle qu'il esquiva avec brio, non sans un éclat de rire étrangement semblable à celui d'un chien, et qui, malgré elle, fit rigoler la blonde.

Après tout, Sirius avait raison, dans le fond. Elle ne pouvait pas lui reprocher les agissements d'Ulrich. Elle n'avait qu'à éviter de trop se rapprocher de lui d'un point de vue sentimental, espérer qu'il se décide à ne fréquenter qu'elle, et ne pas en faire que sa 'régulière', et profiter de chaque instant. Mais en était-elle seulement capable ?

Etait-elle pitoyable ? Certainement pas, ou peut-être que si. A vrai dire, elle n'avait même pas osé parler de ce deal avec ses plus proches amies de peur qu'elles la jugent ou ne la comprennent pas. Elle s'imaginait que finalement, avoir ce genre de relations de couple ouvert serait pire à avaler pour Lily, Alice et Mary, que la relation 'amis et plus si affinités' qu'elle avait entretenu avec Sirius. Et quand on voyait le résultat, elle pouvait comprendre leur a priori. Mais c'était ce qu'elle désirait. Et elle refusait qu'on pollue les prémices d'une relation naissante avec des jugements puériles et stériles.

Marlène McKinnon était une grande fille apte à faire ses propres choix !

-Si tu es heureuse avec lui, je l'accepte, et j'en suis content pour toi, affirma Sirius en posant une main sur l'épaule de la jeune fille afin de la faire revenir auprès de lui. Mais je sais comment les types comme lui pensent et agissent…

-Parce que tu fais partie de la secte des enfoirés ? le coupa Marlène avec un sourire de connivence.

-C'est une manière peu banale de le dire, supposa Sirius en roulant des yeux. Mais ce que je veux dire, c'est de faire attention à toi. Tu as l'air forte comme ça, et tu sais faire la part des choses, mais on sait tous les deux que tu es également un grande romantique et rêveuse, et j'estime que tu mérites mieux qu'un défilé de connards dans ta vie, insista-t-il.

-Et si c'est lui que je veux ? persista la blonde avec une moue frustrée.

L'instant était unique. Sirius avoir une amie fille était déjà étrange, et c'était bien la première fois que les deux jeunes gens parlaient ainsi à cœur ouvert. Ce n'était pas pour leur déplaire, dans le fond.

-Alors j'espère qu'il se rendra compte de la chance qu'il a de t'avoir et qu'il calmera sa propension à collectionner les gonzesses, avoua Sirius en secouant doucement la tête.

La blonde sourit, se mit sur la pointe des pieds et déposa une bise sur la joue de Sirius. Dans le fond, il avait raison. A elle de prouver à Ulrich qu'il n'avait rien besoin d'autre qu'elle !


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