Bonjour à tous !
je n'ai, une fois n'est pas coutume, aucune excuse pour ce retard... Mais je n'abandonne pas mes fictions, ne vous inquiétez pas !
j'espère n'avoir perdu personne en route.
Sans plus attendre, je vous laisse à votre lecture favorite (oui ouiii!)
Et pour les curieux, mes deux autres fics aussi devraient être mises à jour !
Chapitre 20 – Les clubs
En ce dimanche pluvieux et frigorifiant de mi novembre, rien n'aurait pu permettre à qui que ce soit de se douter des nouvelles aventures qui allaient secouer les murs de l'école de sorcellerie.
-Tout ce dont tu as besoin, c'est de te trouver une activité extrascolaire. Il n'y a pas que le Quidditch.
Anthéa releva la tête de son assiette pleine de pommes de terres sautées et de rosbif et planta son regard océan/azur vers celui sépia d'Emmeline.
Evidemment qu'elle l'incitait à participer à des réunions de groupe, Emmeline devait être l'élève qui avait le plus de loisirs hors programme scolaire !
Ulrich avait en effet incité sa sœur à se trouver des occupations moins viles et vicieuses que celles de se trouver de nouveaux amants et de manipuler autrui à sa convenance en fonction de ses besoins. Et dire que c'était lui qui se permettait ce genre de jugement de valeur, alors qu'ils avaient découvert leur capacité calculatrice ensemble en arrivant à Ilvermorny pour la première fois…
-Comme quoi je te prie ? demanda Anthéa en relevant un sourcil, une moue dubitative accrochée aux lèvres.
Il fallait dire que la jeune femme ne voyait pas son intérêt à sociabiliser et à sacrifier son temps libre en activités.
-Il y a le club d'art, celui de littérature, celui de théâtre, le journal de l'école, le club de musique, le club de danse, le club d'énigmes, la chorale, club de relooking, club d'herboristerie, le club de duel …. énuméra Greta avec entrain devant l'air décomposé de sa camarade.
-Ou le club de bavboules, ricana Dorcas. Après tout, on ne va pas te proposer de sport sur balai.
Anthéa ne put s'empêcher de fusiller sa colocataire de chambrée face à cette vanne de bien mauvais goût. Elle parlait de sa phobie avec une telle frivolité qu'elle sentit l'adrénaline et la colère empoisonner ses veines. Elle garda son masque d'imperméabilité et lui offrit en contrepartie un rictus ironique. Dorcas aussi avait des faiblesses, après tout…
-Le Club de Slug ne compte pas ? hasarda la jeune fille sans grande conviction
-Non, assurèrent les 4 autres telle une seule femme
Anthéa balaya du regard ses colocataires : Hestia, faisait partie du club d'art où elle dessinait, peignait et photographiait, souhaitant plus que tout posséder une galerie, dénicher de nouveaux talents et éventuellement être exposée elle même à travers le monde magique.
Greta s'était enrôlée dans le club de littérature, ce qui se comprenait vue son ambition de devenir auteur et/ou chroniqueuse de mode à ses heures perdues. Elle s'était ajoutée en 5ème année dans le journal, aux côtés de Mary MacDonald et Xenophilius Lovegood. Elle participait également, toujours avec MacDonald, au club de beauté.
Dorcas quant à elle, participait au club d'herboristerie en solo, de duel et au club d'énigme avec Emmeline, qui, quant à elle, épaississait sa liste avec le club de musique et de danse, alors qu'à l'image de sa meilleure amie, étant sang-pur, elle n'avait plus rien à apprendre dans ces domaines. Mais son esprit de compétition, à toujours vouloir être la meilleure et à s'améliorer, pire, se surpasser, l'avait poussée à s'y inscrire. A l'inverse, et bien que compétitrice et challengeuse également, Dorcas s'était refusée à perdre plus de temps dans ces matières qu'elle n'en avait eu besoin durant toute son enfance.
Dans le club de duel se trouvaient également a peu près tous les Gryffondor dès la 5ème année, dont Evans, McKinnon et Alice, laquelle participait également au club d'énigmes aux côtés de Pandora Moon. Lequel club accueillait également une bonne moitié des Poufsouffle, un grand nombre de Serdaigle, pour ne pas dire la totalité.
Le club de duel était grandement ignoré des Serpentard qui préféraient sans doute s'entraîner entre eux, évitant ainsi la tentation d'attaquer leurs camarades et de faire perdre des points à leur maison, sans compter de potentielles punitions.
Il y avait également des clubs de métamorphoses, sortilèges, SCM.
Anthéa opta donc pour le club de duel dans lequel son frère souhaitait depuis 2 mois la traîner et également le club de SCM. Ce n'était pas comme si elle voulait en faire son futur métier, après tout.
-Ce sont les frères Prewett qui s'occupent du club de duel, deux anciens Gryffondor, et Sturgis Podmore, un ancien Poufsouffle, la renseigna Dorcas.
Anthéa sourit. Et dire que ses amies voulaient qu'elle entre dans le club de bavboules, jeu populaire auprès des enfants et adolescents jusqu'à 13 ans tout au plus ! Elle n'allait tout de même pas se rabaisser à un tel niveau de médiocrité.
Le lundi suivant rien n'arriva de particulier, si ce n'était la gueule de bois évidente des Maraudeurs. Le professeur McGonagall, avec son œil acéré, avait décidé de passer son heure à faire tomber des choses très lourdes, bouger son bureau, ou parler bien plus fort qu'à l'accoutumée pour leur donner une leçon. Leçon qu'ils apprirent dans la douleur.
Le soir même, Anthéa se dirigea vers le club de duel, accompagnée de son frère, de Dorcas qui semblait en grande conversation avec Benjy au sujet de leur cours de DFCM de Gryffondor du matin même, chose assez étrange pour une fille aussi réservée qu'elle de prime abord, d'Emmeline qui conversait avec Caradoc à propos du cours de botanique, également en commun avec les Gryffondor le lundi.
Lorsqu'ils arrivèrent dans une salle désertée du fin fond du premier étage ils furent étonnés de tomber sur une telle pièce : elle était extrêmement longue et rectangulaire, ses murs de pierre étaient couverts de lierre et ornés d'énormes miroirs et divers 'parcours' s'enterraient à même le sol et continuaient magiquement entre le rez de chaussée et le premier étage de l'école. Une estrade surplombait enfin le fond de la dite salle.
Trois jeunes hommes, deux garçons, des jumeaux, de 5 ans leurs aînés, et un autre, qui avait 7 ans de plus, leur faisaient face.
Le plus âgé, Sturgis Podmore, était grand, baraqué, avait les cheveux châtains presque blonds, et des yeux bleu clair, presque transparents. Il arborait une barbe de 3 jours impeccable et était très joli garçon. Il avait un air quelque peu mystérieux, ce qui faisait que la plupart de la gent féminine se pâmait face à lui. Il semblait avoir une certaine réserve, tout en étant étrangement plutôt abordable de part son sourire avenant. Il avait le sens de l'honneur et de la justice et était fort et robuste.
De leurs côtés, les frères Prewett n'étaient pas en reste. Leurs cheveux blonds vénitiens, leurs yeux verts pétillants de malice, le corps musclés, avaient de quoi faire tourner les têtes. Ils riaient entre eux, tentant vraisemblablement de dérider leur acolyte. Nul doute que durant leurs années à Poudlard, ils étaient les dignes prédécesseurs des Maraudeurs : farceurs impénitents, avec l'autorité en horreur… Quoique Gideon, le plus âgé de quelques minutes des deux, semblait être celui qui savait quand et où étaient les limites à leur humour dévastateur. Il était plus tempéré, là où Gideon semblait n'en avoir aucun, et était plus fougueux. Aux vues de leur accoutrement, on remarquait que Fabian était peu soigneux, là où Gideon était propre sur lui. De même, là où Fabian était plus rentre dedans, Gideon était plus subtile.
Ce soir là, ils apprenaient à utiliser des sorts qui n'avaient toujours pas été vus en cours de DCFM. Notamment le sortilège de terrassement, 'Defodio', dont le but était de creuser dans la terre ou la roche. Parfait en cas de duel, afin de faire tomber l'adversaire dans un trou béant en fonction de la puissance mise dans le sort ou pour lui faire tomber des pierres dessus afin de le blesser, voire l'assommer. Ils apprirent également le sortilège 'salveo maleficia', qui était un sortilège de protection. Il permettait de cacher sa localisation et était parfait afin de se cacher et non pas seulement créer un bouclier comme le 'protego'. 'Salveo maleficia' protégeait des maléfices, des surfaces, des flammes et rendait sa position invisible ce qui sécurisait le périmètre comme s'il n'existait même pas dans l'espace.
Au bout d'une demi heure de pratique afin de s'entraîner, il y eu une heure et demi de mise en situation.
Après quoi, les étudiants eurent le temps d'aller réviser avant manger. Anthéa allait retrouver son frère, lorsqu'elle le trouva déjà en train de quitter la salle, suivant plutôt docilement Aliénor Hamilton, ce qui la fit grimacer. Bien sûr, du coin de l'œil, elle vit qu'elle n'était pas la seule à l'avoir remarqué : les yeux de Marlène s'étaient écarquillés d'horreur avant qu'elle ne sorte précipitamment de la salle, suivie d'Alice et de Lily. Cette dernière ne put s'empêcher, malgré leur récente entente, de lancer un regard pleins de reproches à la brune, ce à quoi la jumelle haussa négligemment des épaules. Elle n'était en rien responsable des actes de son frère, et il fallait être idiote pour penser être apte à le changer.
Anthéa prit la direction de la salle d'étude en compagnie d'Edgar afin d'y retrouver Greta. Dorcas et Emmeline avaient quelques questions à poser aux intervenants. Ou souhaitaient s'en faire remarquer, allez savoir.
La jeune fille fut vite rejointe par les Maraudeurs, attirés là par un Remus décidé à faire réviser leurs ASPICS à ses génies d'amis qui se targuaient d'avoir suffisamment de talent naturel pour réussir sans travailler.
Au bout d'une heure, alors qu'il était grandement l'heure d'aller dîner, une furie rousse, suivie d'Alice apparut dans la salle. Elle avait l'air furieuse. Et Anthéa ne put s'empêcher de soupirer intérieurement de lassitude : la Préfète en Chef était toujours en colère contre son meilleur ami, son frère, ou bien elle-même. Peut-être devraient ils inventer un club de management des émotions. Ca, plus la jalousie, ne lui allaient pas au teint. Ou alors, il faudrait qu'elle fasse face à ses sentiments…
Mais à sa place, n'importe qui l'aurait été. Rassurer et réconforter sa meilleure amie parce que son abruti de petit ami suivait son ex maîtresse n'avait rien de logique, peu importe l'accord qu'ils avaient passé. C'était inadmissible. Et Lily comptait bien utiliser sa camaraderie récente avec la jumelle pour remettre le frère dans le droit chemin.
-Y a un problème avec Marlène, déclara Lily en se plaçant devant Anthéa.
Elle avait posé les mains de chaque côté de son livre, sur la table, le buste penché vers elle. Anthéa ne put s'empêcher de trouver que sa théâtralité en cet instant rivalisait avec celle de Sirius ou James.
-De quel genre ? demanda-t-elle en retenant un soupir, sans relever les yeux de son parchemin.
Il faudrait un jour que les gens réalisent que ce n'était pas parce qu'elle était courtoise qu'elle souhaitait se mêler aux problèmes des autres. Elle avait d'autres hippogriffes à mater.
-Du genre en rapport avec ton frère ! grinça la rousse en serrant la mâchoire
-Et quoi, j'ai la tête d'une psychomage ? fit Théa.
Elle posa sa plume dans son porte plume, crois les bras sur sa poitrine et en se rencogna dans son siège avec l'air farouche qui lui donnait un charme sauvage et indomptable, son éternel sourire moqueur flirtant au coin de ses lèvres.
-Je croyais que Poufsouffle était la maison de la patience, la solidarité, la bonté et de la gentillesse ? souleva Lily.
Elle posa les poings sur les hanches, les sourcils froncés.
-J'en ai marre des clichés sur ma maison, soupira Anthéa en roulant des yeux. Va voir Edgar si c'est ce que tu cherches, ajouta-t-elle en indiquant le préfet assis à ses côtés d'un mouvement du menton.
-Hey ! lâcha Edgar en les fusillant du regard. Je ne suis pas un bureau des pleurs !
-Ils ne sont mêmes pas amis ! Toi, tu es son amie, lui rappela Lily.
Elle tapa du pied impatiemment et en fronça davantage des sourcils, sentant la patience la quitter. Anthéa ne put retenir un ricanement : Evans aurait le visage ridé prématurément à ce rythme.
-Ecoute, j'ai d'autres dragons à dresser, déclara la brune en secouant délicatement la tête et en plissant des yeux. Tu es sa meilleure amie, si tu ne peux pas la gérer, je ne vois pas ce que je peux faire de plus, reprit-elle alors que Lily ouvrait la bouche
-Je ne connais pas ton frère ! Toi si ! Tu pourrais lui parler, ça ne te coûterait rien à part de rendre le monde meilleur.
-Débarrasser le monde des Mangemorts le rendrait meilleur, ranger la vie de mon frère rendrait TON monde meilleur, explicita la jumelle avec un ton doucereux et un regard perçant, semblable à celui de McGonagall.
-Va demander à Remus, il vit pour ce genre de conneries, intervint Sirius en se balançant sur sa chaise, les mains dans les poches, le regard levé vers le plafond.
-Hey ! s'offusqua Remus après un sursaut qui cassa le bout de sa plume. Je ne te…
-Je croyais que les Gryffondor étaient audacieux et courageux ? Là, t'as tout d'un Serpentard qui ne s'assume pas avec ce genre de fourberie, attaqua Lily, faisant fi de la remarque de Remus.
-Hey ! s'écria Sirius en arrêtant de se balancer sur sa chaise, raclant durement le sol. C'est méchant et gratuit, ça, releva-t-il en serrant les poings si fort que ses ongles laissèrent une trace sur ses paumes.
Ce n'était pas comme si Sirius avait en horreur qu'on lui trouve une quelconque ressemblance avec Serpentard, rapport avec ses liens conflictuels avec sa famille. Et quelque part, l'attaquer ainsi n'était pas digne de la si douce et gentille Lily.
-En plus, les Serpentards ne sont pas tous mauvais, intervint Edgar en reprenant sa rédaction. Par exemple…
-On t'a rien demandé le Serdaigle refoulé, ricana narquoisement Sirius en jouant avec sa baguette.
- Je n'ai vraiment pas le temps de jouer à la maman, là, conclut Anthéa en rapportant son attention sur la Préfète en chef après avoir observé ses voisins de table d'un air dépité.
-C'est comme ça ? fit Lily en élevant la voix cette fois.
-C'est bon, je vais y aller moi, indiqua Greta en se levant, et je vais t'aider, car les valeurs de la maison Poufsouffle sont la compassion, l'amitié et la loyauté, conclut-elle en s'arrêtant de Anthéa et Edgar avec un clin d'œil amusé avant de suivre Lily.
-C'est ça, je ne fais pas dans le sentimentalisme à 2 noises, marmonna Anthéa en jetant ses affaires pèles mêles dans son sac.
-Moi non plus, avoua Edgar en mimant un applaudissement.
-Je lui avais dit que ton frère lui ferait du mal, affirma Sirius
-Ne te lance pas sur cette voie, le prévint James en regardant sa meilleure amie avec inquiétude.
La Poufsouffle se leva pour partir avec ses affaires sans mots dire, de manière digne, et ignora superbement les garçons laissés en plan. Elle opta pour aller rejoindre Hestia, Dorcas et Emmeline où elle aurait un peu de tranquillité, d'autant plus qu'à 20h passées, la faim commençait à la tirailler. En chemin, elle entendit des reniflements dans les toilettes du deuxième étage et en poussant la porte, suivant une curiosité maladive et certainement quelque peu malsaine, elle se trouva nez à nez avec Marlène.
C'était bien sa veine.
-Je croyais que Lily et Greta étaient avec toi, s'excusa Anthéa en s'immobilisant, quelque peu déstabilisée.
-Je voulais être seule, avoua la blonde en reniflant difficilement et en triturant ses doigts ensemble.
Anthéa leva les yeux au ciel et fit apparaître un mouchoir afin de le donner à Marlène qui se moucha discrètement sans relever les yeux vers sa camarade, trop honteuse de se laisser aller ainsi pour un garçon qu'elle ne connaissait que depuis peu et qu'elle fréquentait encore plus récemment. Mais le voir partir avec Hamilton lui avait vraiment fait du mal. En plus de l'humilier publiquement devant tout le monde. Quoique, elle n'aurait pas fait attention à cette donnée si Lily, et son orgueil démesuré ne le lui avaient pas fait remarquer plus tôt.
Après, ce n'était peut-être pas ce qu'elle croyait ? Mais après son idylle avec l'ancien héritier des Black, elle savait qu'il ne fallait pas trop espérer, la chute n'en était que plus douloureuse.
-Merci.
-C'est à propos de Rich ? s'enquit Anthéa à contre cœur.
L'une des cuvettes explosa laissant place au fantôme qui hantait ces WC.
Anthéa maudit cette stupide journée, ses stupides camarades, et leurs stupides problèmes.
-Ah lala, les garçons ! minauda Mimi Geignarde.
Elle avait un air mauvais et un sourire goguenard en coin.
-Ils sont si destructeurs et méchants, rajouta-t-elle d'une voix mielleuse qui ne lui allait pas du tout et qui ne présageait rien de bon. Tu devrais rester avec moi, nous pouvons en parler.
Elle se laissa tomber du ras du plafond où elle avait fait son apparition vers le sol entre Marlène, assise sur le rabat d'une cabine et Théa adossée contre la chambranle de la porte.
-Laisse tomber Mimi, tu ne pourrais pas comprendre, lâcha âprement la Poufsouffle en fusillant la morte du regard.
-Ce n'est pas ma faute si je suis morte jeune ! s'écria le fantôme qui sentait la rage monter.
-Et bien va donc ennuyer quelqu'un d'autre ! l'engueula-t-elle. Personne n'a besoin que tu envenimes la situation.
-Ce sont mes toilettes ! cria Mimi en s'élevant.
-Ce sont des toilettes, donc à part si tu as besoin de te refaire une beauté ou que tu as besoin de te vider, ce dont je doute étant donné ta situation de revenante, laisse nous tranquilles ! gronda Anthéa d'une voix vibrante de menace.
Anthéa savait pertinemment que perdre son calme serait se perdre elle même, alors elle ferma les yeux et inspira profondément comme sa tante Queenie le lui avait promis.
Marlène observait la scène en rapportant son attention à celle qui parlait, comme si elle assistait à un match de tennis. Mimi perdit le duel de regard, hurla en regardant le plafond et disparut en se jetant dans une cuvette qu'elle fit exploser derrière elle. Anthéa secoua la tête, et rapporta son regard bleu vers celui vert de sa camarade.
-Alors ? reprit-elle. Qu'est-ce que cet imbécile t'a fait ? s'enquit-elle, bien qu'elle connaisse déjà la réponse.
-Je pensais que tu ne voudrais pas te mêler de ça, avoua la Gryffondor d'une petite voix piteuse.
-Hé bien, Lily est venue me chercher et Greta a pris ma place, concéda la brune. Mais maintenant que je suis là… je suis prête à t'écouter. Je ne vais tout de même pas t'abandonner à ta tristesse.
Quoique, cette idée était tentante, mais son père aurait été déçu, et cela, il en était hors de question. Et puis, il fallait bien faire honneur aux stupides clichés de sa maison, non ?
-C'est rien juste… Il est partit avec Hamilton après le club de duel, dévoila l'attrapeuse.
Elle secoua doucement le visage, faisant voleter ses boucles couleur de blé contre ses joues rougies et sillonnées par le sel de ses larmes.
-Hé bien … Sache qu'il n'y a jamais rien eu de sérieux et qu'il a juste passé du temps avec elle un soir, explicita Anthéa en s'accroupissant devant la joueuse. Et c'était avant que vous ne vous mettiez ensemble. J'imagine qu'elle n'a pas apprécié d'être rejetée puisque c'est une première d'après ce que les filles m'ont dit. Elle n'a pas dû, non plus, aimer être remplacée si vite, surtout pour de la qualité, alors elle a juste voulu lui parler et il le lui a accordé.
-C'est ce qu'il a dit... Commença Marlène.
-Ignore ce qu'il t'a dit, c'est qu'un connard, qui a l'habitude d'en être un, et qui refuse d'être autre chose, explicita la brune.
La jaune et noir posa sa main sur celles de la joueuse, serrées contre sa jupe.
-Mais dans le fond, et contrairement aux opportunités qu'il s'est laissé avec votre espèce de marché, que tu as accepté au cas ou tu l'oublierais, il n'a pas envie d'aller voir ailleurs. Si tel était le cas, tu n'aurais qu'à me demander, je t'informerai si tu veux réellement savoir.
-Ca ne serait pas une trahison vis à vis de ton frère ? s'étonna la blonde en fronçant des sourcils.
-C'est mon rôle, puisque tu n'iras jamais lui demander et qu'il ne te le dira pas de lui même pour ne pas te blesser, grogna Anthéa.
Et elle se demanda intérieurement ce qu'elle avait bien fait pour se retrouver à jouer l'arbitre dans le couple de son jumeau. Elle, ce à quoi elle aspirait, était une tranquillité sans bornes.
-Je crois que je n'ai pas envie de savoir, chuchota Marlène alors que celle qu'elle considérait son amie se relevait.
-Alors le problème est réglé. Tu peux être sûre qu'il serait plus discret que ça s'il souhaitait … et bien … faire comme votre accord le lui permet, hésita Anthéa en grimaçant légèrement. Alors ne te mets pas dans des états pareils sans rien de concret, d'accord ? incita la Poufsouffle en se penchant légèrement vers sa camarade, une main sur son épaule.
-Ok, sourit tristement Marlène. Je suis vraiment une idiote, rigola-t-elle nerveusement.
-Tu as déjà vécu une relation difficile où tu étais la seule engagée émotionnellement, et tu as peur de souffrir à nouveau à cause d'un autre crétin du genre. Ca fait partie de ta personnalité, et quelque part, c'est une bonne chose d'être comme ça. Il faut juste t'endurcir un peu, et ça ira mieux.
Ou arrêter de se lancer dans des histoires tordues et de tout accepter d'un garçon sous prétexte qu'il avait du charisme.
-Mais je préfèrerai être aussi forte que toi.
-C'est facile de ne pas avoir de cœur, ça ne veut pas dire que la vie n'est pas dure avec toi pour autant, dévoila doucement Anthéa en tendant la main vers la blonde. Allez viens, les filles doivent te chercher partout.
Anthéa tira sa camarade derrière elle pour la ramener jusqu'aux lavabos afin qu'elle se rafraîchisse avant de retrouver ses amies dans sa Salle Commune. A peine furent-elles sorties qu'elles virent James et Lily accourir vers elles, l'air particulièrement sérieux. Ils pilèrent devant les deux jeunes filles, reprenant leur respiration avec difficulté.
-Que vous arrive-t-il ? s'amusa Anthéa avec un sourire en coin, les bras croisés.
-C'est … ton frère… haleta Lily en appuyant sur l'un de ses poings de côtés. Il est … à l'infirmerie…
-Il est tombé dans… dans les… escaliers, souffla James.
Ils eurent à peine le temps de se redresser sur leurs jambes tremblantes que les deux adolescentes avaient déjà foncé, abandonnant les toilettes du 2ème étage pour aller jusqu'à l'infirmerie où elles entrèrent en fracassant la porte.
Poppy Pomfresh, une jeune femme qui avait à peine 7 ans de plus qu'eux, s'affairait autour d'Ulrich, allongé dans un lit, se retenant à grand peine de crier. Elle était connue pour perdre rapidement patience, être sévère mais aimable avec ses élèves. Elle était très jolie, grande, avait les cheveux oscillant entre le blond cendré et le châtain très clair et avait des yeux bleu ciel.
-Qu'est-ce que vous lui donnez ? s'inquiéta Marlène qui avait vivement suivi la Poufsouffle jusqu'au chevet de son petit ami.
-Poussos, filtre anesthésiant, onguent contre les hématomes, et là, il va prendre une potion de sommeil sans rêves.
-J'en ai pas besoin, grommela Rich en reculant sa tête du contenant que l'infirmière lui tendait.
Il connaissait le goût infecte de ces fioles et n'en voulait pas. Il était un guerrier.
-Ne soyez pas ridicules Monsieur Dragonneau, s'impatienta celle-ci en tenant sa tête bloquée contre l'oreiller. Vous ne le sentez plus, mais vous souffrez le martyr.
-Un traumatisme crânien, lâcha Anthéa après s'être infiltrée dans l'esprit de son frère. Hamilton…
-Oui, il a vraiment eu de la chance que Miss Hamilton soit là pour me le ramener immédiatement, susurra l'infirmière avec un sourire entendu vers Marlène. Il aurait pu avoir des séquelles s'il avait attendu que quelqu'un lui tombe dessus.
-Bien sûr, marmonna Anthéa.
La jeune femme serra des poings tremblants dans sa robe de sorciers. Ce n'était pas le moment de perdre le contrôle. Pas après tous les efforts qu'elle avait fait et ce à quoi elle avait survécu.
-Maintenant, sortez d'ici ! Mon patient a besoin de repos.
-Théa ! cria Ulrich.
Il tenta pitoyablement de se redresser pour retenir sa sœur qui avait déjà fait demi tour vers la sortie.
-Fais pas de conneries ! s'égosilla-t-il. Marlène, ramène la moi !
-Mais … douta Marlène.
Elle tourna frénétiquement de la tête entre son petit ami, retenu par Pomfresh sur son lit bien qu'il se débatte comme un diable, et Anthéa, qui claquait déjà la porte derrière elle.
-Miss McKinnon, revenez demain avant les cours, s'il vous plaît, lui intima l'adulte de la pièce. La potion va faire effet, regardez.
En effet, Ulrich perdait de son dynamisme et au bout de quelques secondes il tomba sur son lit tel une marionnette dont on aurait coupé les fils. Marlène lui déposa un rapide baiser sur le front après avoir reculé quelques mèches de devant ses yeux et se dirigea vers la sortie. Mais Anthéa avait déjà disparu, tel le courant d'air insaisissable qu'elle était. Elle soupira et se dirigea vers sa Salle Commune. Elle avait sauté le souper. De toutes façons, elle n'avait vraiment pas faim. L'ascenseur émotionnel, ce n'était vraiment pas son verre de Pur Feu.
Le lendemain, après la journée de cours et un cours de runes bien trop long avec les Serpentard, Anthéa retrouva Marlène qui sortait d'un cours d'arithmancie avec les Serdaigle et l'accompagna jusqu'au chevet de son frère. A priori, il ne pourrait sortir que le week-end.
Lorsqu'elles arrivèrent à l'infirmerie, Ulrich était entouré des Maraudeurs qui venaient d'entrer puisqu'elles avaient croisé Caradoc, Benjy, Dedalus et Edgar.
-Il ne se souvient pas qu'Hamilton l'ai poussé ou expulsé par dessus bord la tête la première, lui expliqua Edgar.
-Personne ne se souvient jamais quand il a pour bourreau Aliénor Hamilton, rappela Caradoc.
C'était que cette fille avait sa petite réputation. Mais cela ne l'empêchait guère de se trouver des compagnons selon ses envies. Des origines vélanes anciennes aidaient ainsi qu'un penchant à obtenir tout ce qu'elle désirait. Ces hommes devaient penser pouvoir la changer, comme les femmes attirées par les bad boys, et on en voyait le résultat. Ou à se croire invincibles dans leur égo de mal déplacé.
-Et c'était pas faute de l'avoir prévenu à son sujet, souligna Benjy.
Il opina du chef d'un air entendu alors qu'Edgar levait les yeux au ciel, tâchant de cacher son exaspération.
-Peut-être qu'il a vraiment trébuché, je le fais tout le temps, moi ! intervint Dedalus.
-Tout le monde n'est pas aussi maladroit que toi Ded', rigola Benjy.
Il tapota sur le haut de son crâne comme un bon chien sous les grognements de son ami et les rires goguenards des autres.
-T'es sûre que c'est Hamilton qui l'a poussé ? s'inquiéta Marlène après les avoir dépassés.
-Qui veux-tu que ce soit d'autre ? soupira Anthéa en haussant des épaules. Il est parti avec elle et c'est elle qui l'a amené à l'infirmerie.
Après tout, la jeune fille n'était pas disposée à révéler son don de legilimancie. C'était un secret bien gardé, et loin d'être le seul d'ailleurs.
-D'habitude, elle ne reste pas sur les lieu, ou elle s'enfuit, expliqua Marlène en poussant la porte. Et normalement, ce n'est jamais plus grave qu'un bras cassé ou une cheville tordue. Là, il a fait une chute de 7 mètres !
-Il aurait pu mourir, releva Dedalus.
Qui cassa l'ambiance malgré lui. Il était adorable mais d'un naturel si maladroit ! C'était à s'en taper la tête contre les murs. Très vite, il se sentit mal à l'aise face à tant de paires d'yeux scrutateurs et se dandina d'un pied sur l'autre.
-D'habitude, c'est elle qui rejette les garçons et elle se sent tout de même obligée de les blesser. Là, nous parlons de quelqu'un qui a été utilisée et qui se sent injustement abusée.
-Il aurait pu être plus subtile avec elle, soupira Marlène.
-Je l'ai trouvé bien gentil, répliqua sèchement Anthéa.
Marlène s'immobilisa en tirant sur le coude de sa camarade, la forçant à se retourner
-Je sais que c'était ton affaire et qu'il a voulu la régler pour éviter que la situation ne s'envenime le temps que tu la règles, lui annonça la blonde. Ce que je veux dire, ajouta-t-elle alors qu'Anthéa allait répondre, c'est que je sais qu'Hamilton t'a cherchée, que tu voulais la remettre à sa place, que tu as interdit à Rich de s'en mêler, mais il est tellement loyal et il avait peur que ça dégénère, alors il s'en est chargé. Sans tes petits jeux, il n'aurait jamais fini à l'infirmerie. C'est lui qui m'a raconté toute l'histoire ce matin.
Anthéa retira vivement son bras de la poigne de l'attrapeuse comme si elle l'avait brûlée et lui accorda un regard cruel que son vis à vis ne lui connaissait pas, et qui l'inquiéta fortement.
-Tu ne le connais pas si bien que ça et tes déductions sont fausses. Quand bien même n'aurai-je pas eu de contentieux avec cette petite pétasse, Rich ne se serait pas gêné pour la tringler, peu importe à quel point on l'a prévenu de sa dangerosité. Alors ne m'accuse pas de la sorte sans savoir, cracha calmement la brune.
-Désolée, marmonna Marlène en baissant les yeux.
-Laisse tomber va.
La Poufsouffle poussa la porte de l'infirmerie, Marlène sur les talons. Cette dernière se sentait coupable. Coupable d'en avoir voulu à son petit ami sans preuves, coupable d'avoir sauté sur des conclusions hâtives, honteuse d'avoir accusé à tort une amie. Après tout, Ulrich était un grand garçon…
Dans le fond, c'était la faute de son idiot de frère à toujours vouloir se prouver qu'il était meilleur que tous et qu'il pouvait se sortir de toute situation. Il n'avait qu'à pas faire mumuse avec SON adversaire, après tout. Voilà qui lui servirait de leçon… Bien sûr, quelqu'un d'autre avait besoin qu'on la remette à sa place. Et la jeune fille savait exactement quand et comment agir pour se dédouaner de toute responsabilité.
On disait que la vengeance était un plat qui se mangeait froid et l'héritière Dragonneau estimait qu'elle avait assez laissé mijoté sa rivale. Elle ne s'attendait certainement pas à ce qui allait lui tomber dessus.
Le lendemain, un mercredi, le club de soin aux créatures magiques eu lieu. Ce club était présidé par Hagrid, le garde chasse et détenteur des clés et sceaux de Poudlard.
Il amena les élèves avec lui jusqu'à une clairière de la forêt interdite, près d'une petite rivière cristalline. Le ciel était majoritairement caché par les feuilles touffues des chênes, noisetiers, acacias et autres acajous.
Ce fut entre un magnifique amandier et un imposant séquoia que la séance eut lieu : les élèves étaient là pour mettre à bas un Abraxans femelle, un cheval ailé particulièrement grand et robuste, au pelage doré et aux crins blancs, couleur du palomino. Le danger tenait en cela que l'animal possédait une force prodigieuse.
Anthéa se retrouva avec Peter et Pandora Moon, une jolie jeune fille aux cheveux blonds ondulés qui lui tombaient jusqu'aux fesses et aux grands yeux bleu étincelants de curiosité. Elle était douce, intelligente et une sorcière extrêmement douée. Elle semblait être la seule à apprécier les élucubrations déjantées de Xenophilius, si ce n'était Adam Holmes, les meilleur ami de ce dernier. Elle avait un côté solitaire et réservé qui n'était pas déplaisant, et elle ne parlait pas pour ne rien dire, ce qui compensait clairement les babillages incessants de Xéno sur des animaux tout droit sortis de son imagination. Le côté mythomane de ce jeune homme sur la question était effarant : il inventait des créatures mais était persuadé qu'elles existaient.
La corvée dura une heure seulement et permis de mettre au monde trois jeunes abraxans. Les élèves nourrirent la mère et les poulains, lavèrent les petits, puis prirent congés afin d'aller dîner.
Le jeudi qui suivit, il y eut un nouveau rassemblement du club de duel. Arrivés à la moitié de la séance, une partie du plafond se détacha et Aliénor Hamilton la prit pile sur sa tête, tombant à la renverse.
-Oups, lâcha doucement et négligemment Anthéa sous l'œillade mauvaise de sa cible à moitié assommée.
-Oups ? répéta James.
Il était derrière elle et arborait une moue dubitative, l'index sur le menton, avec l'air de celui qui réfléchissait au sens de la vie et au miracle de la magie.
Cora Chase, Karen Lloyd, et Diana Gates, les 3 amies de la Poufsouffle de la pseudo victime, se précipitèrent, l'une pour la redresser en position assise et lui frotter le dos, la deuxième pour remettre en place sa chevelure, et la dernière pour lui presser les mains en lui demandant son état.
Anthéa les bouscula en leur donnant des coups de pied sans ménagement et tendit sa main vers sa victime, laquelle l'accepta à contre cœur puisqu'elles étaient surveillées par Podmore et les deux Prewett. La brune tira d'un coup sec et douloureux sur sa camarade et la prit dans ses bras, calant sa main dans la nuque de la jeune fille, ses lèvres frôlant les oreilles de cette dernière
-La prochaine fois que tu t'en prends à quelqu'un qui m'est cher, crois bien que tu sauteras la case infirmerie pour un aller retour prolongé à Ste Mangouste, murmura Anthéa. Et sache que je ne suis pas du genre à laisser des traces derrière moi, contrairement à d'autres…
-Mais je n'ai … tenta celle-ci en essayant de se défaire de son emprise.
-Et ne fais pas l'erreur de me sous-estimer, chuchota la jumelle.
Elle fit une pause afin d'adresser un sourire et un signe de main encourageant vers les intervenants, tout en resserrant sa prise.
-Je sais que c'est toi, et crois bien que je pourrai aller en informer Dumbledore. Ce ne sont pas que des retenues et des points en moins que tu encoures, mais bien de te faire virer sans passer tes ASPICS.
Anthéa relâcha son étreinte et passa l'une des ondulations châtain d'Hamilton derrière son oreilles, une main posée sur son épaule qu'elle serra violemment avec un air condescendant et un rictus mauvais sur les lèvres.
-Tu n'as peut-être pas de témoins et de l'expérience dans ce genre de pseudo accidents, mais il y a bien des manières de révéler un délit ou un crime, lui assura Anthéa avec un sourire mesquin, et ne fais pas l'erreur de prendre mes menaces à la légère. Tu devrais t'estimer heureuse que j'ai la bonté de te prévenir. Mon côte Poufsouffle, j'imagine, conclut-elle avant de lui tourner le dos. Tu devrais aller à l'infirmerie pour soigner ta future bosse, babilla-t-elle en retournant auprès d'Edgar.
-C'est bien la première fois qu'Hamilton se prend un retour de baguette, releva Remus en observant ses camarades avec intérêt tandis que Sirius approuvait.
-Anthéa me fait peur, avoua Peter
-T'inquiète pas Queudvert, c'est pas son genre de faire quoi que ce soit gratuitement, lui assura James en lui tapant dans le dos.
Ce soir là, lorsqu'Anthéa retrouva Evan Rosier afin de passer un peu de temps avec lui, il ne se priva pas pour la féliciter. Plus ils passaient du temps ensemble, et plus ils se rapprochaient, même si aucun des deux ne baissait ses gardes et gardait ses barrières autour de lui. Cela ne les empêchait pas de s'attirer comme des aimants, mais surtout, d'apprécier la compagnie de l'autre, bien qu'aucun des deux ne l'avouerait, ou ne se l'avouerait à lui même. C'était un jeu malsain à celui qui aurait le dessus, mais puisqu'ils étaient tous deux indomptables, cela pouvait durer longtemps, et le dressage mutuel ne faisait que commencer… Mais une chose était sûre, aucun des deux n'était du genre à développer des sentiments pour un tiers.
La review est la nourriture de ma muse et ma source de motivation. n'hésitez pas, ça ne mange pas de pain !
