Clerks

Les personnages de cette histoire appartiennent à Square Enix. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci


Chapitre 7

Zack rentra peu de temps après et demanda un annuaire. La jeune fille lui donna, ne voulant pas trop savoir pourquoi et il le feuilleta. Rapidement, il tomba sur le numéro qu'il cherchait et l'appela.

-Salut, je souhaiterais faire une réservation… Oui, c'est ça... C'est un cadeau de départ pour un pote... Ouais, c'est le but...

Il rigola et Aerith se retint de vomir. Elle avait vu le cadeau de Zack, et personne au monde ne souhaiterait voir ça.

-Okay... Ce serait pour ce soir, ça pose pas de problème ? Ah, nickel, c'est cool. Okay... Au Square En'Co : matéria en tous genres... C'est ça, secteur 7. Cool. À ce soir, alors.

Il raccrocha et secoua le point de manière victorieuse.

-Oh Yeah !

Aerith ne dit rien, se contentant de continuer son inventaire.

-T'as un commentaire à faire, tulipe ?

-Je n'ai rien dit.

-Tu l'as pensé tellement fort que je l'ai entendu.

Elle soupira et reposa sa liste.

-Mais, enfin, c'est totalement immonde comme cadeau d'adieu. Comme cadeau tout court ! Comme pratique tout court !

-Il faut savoir être large d'esprit… Et d'ailleurs aussi…

-C'est juste...

Elle grimaça.

-...Ignoble. Je savais que tu avais des goûts particuliers, mais à ce point, il faut être... Arhg, rien qu'à limage de tout à l'heure...

-C'est pas fait pour les petites natures, mais justement, c'est ça qui est sympas !

-C'est de … Je crois que si je finis la journée sans vomir, j'aurai de la chance.

-Tu es trop sensible... Sérieux, on croirait presque que...

Puis, comme s'il avait compris quelque chose d'important, ses yeux s'illuminèrent.

-Non ! Sérieux !

-Quoi sérieux ?

-C'est pour ça que tu n'aimes pas ?

-Quoi ? Ton truc ? Oui je suis un être humain normal.

-Non, si tu n'aimes pas, c'est parce que tu t'es jamais fait troncher !

Aerith leva les yeux au ciel.

-Je ne vois pas le rapport.

-Si, dans ta tête, tu vois le prince charmant, et tout ce qui s'ensuit.

Il passa un bras autour de ses épaules.

-Mais, chérie, la vie est loin d'être remplie de petits poneys et d'arc-en-ciel. La vie, c'est ça. C'est gore, trash, et pas élégant. Et plus vite tu auras compris ça, plus vite tu grandiras.

Elle s'écarta violemment.

-C'est ton point de vue. J'en ai un différent.

-Parce que tu es une jeune fille qui croit à l'amour. Mais l'amour ça n'existe pas. Seulement dans les contes de fées. Mais c'est pas ici que ton prince charmant viendra te chercher.

-C'est ton point de vue.

Elle se frotta les bras, se sentant soudainement triste. Zack fronça les sourcils.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je t'ai déjà expliqué ce qui est arrivé à mes parents ?

-Ta mère est malade, non ? Et ton père est mort, je crois.

Elle hocha la tête.

-J'étais encore toute jeune. Je devais avoir quatre ou cinq ans. On avait été faire des courses, et au moment de passer à la caisse, des braqueurs sont entrés. Ils ont exigé qu'on leur donne tout ce qu'on avait. Quand on leur a donné, les forces de l'ordre sont arrivées. Ils ont commencé à paniquer... Et ma mère m'a regardé. J'étais complètement pétrifiée, j'étais sûr qu'ils allaient nous tuer, mais ma mère m'a souri. Elle m'a tendu la main et l'un des braqueurs a pointé son fusil vers elle. Mon père a réagi très vite et il s'est placé devant ma mère. Le braqueur lui a tiré dessus, et...

Elle soupira. C'était tellement pénible pour elle d'en parler, même quinze ans après.

-Les policiers sont entrés. Les braqueurs ont commencé à tirer et les policiers ont riposté. Tous les braqueurs sont morts et mon père... Le temps que l'ambulance arrive, c'était trop tard...

Elle soupira tristement et essuya les larmes qui commençaient à poindre dans ses yeux. Elle regarda Zack.

-Ce jour-là, mon père a sauvé la vie de ma mère. Alors tes réflexions, comme quoi l'amour n'existe pas, tu les gardes pour toi.

Elle retourna au comptoir où un client attendait, laissant Zack à ses réflexions. Ce n'était pas vraiment son genre de se sentir mal. Même la fois où il avait dit à la copine de Sephiroth qu'il était encore amoureux de son ex, et qu'elle l'avait largué en lui jetant le plat de lasagne qu'elle lui avait amené dans la figure, il ne s'était pas senti aussi mal. Il ne s'était pas senti mal du tout, d'ailleurs, parce que selon lui, l'argenté aurait dû choisir au lieu de sortir avec l'une en pensant à l'autre.

Mais là, pour le coup, il se sentait mal. Lui n'avait jamais cru en l'amour. Il changeait de copines tous les soirs, et quand il voyait ses parents, qui ne s'adressaient pratiquement pas la parole, il ne voyait pas ce que l'amour avait de si merveilleux. Et toujours, il exprimait ses opinions violemment, suscitant autant de critiques que possibles parce que premièrement, il se fichait de ce que pouvait bien penser les autres, et parce qu'au fond, l'air choqué que prenaient les gens le faisait bien rire. Comme la fois où il avait parlé de la manière dont il avait couché avec la sœur d'un des copains qu'il avait en commun avec Sephiroth au comptoir du WepEx, devant un client qui n'avait pas manqué de lui signaler que leur discussion le dégoûtait profondément. Et Zack n'avait rien trouvé de mieux que de lui coller un magazine pornographique sous le nez en lui demandant s'il trouvait ça aussi répugnant. Le client était parti en criant, et deux jours plus tard, le patron les avait menacé de renvoi. Au fil du temps, emmerder le monde était devenu son passe-temps favori. Il était un chieur né, et en était fier. Mais à cet instant, pour la première fois de sa vie, il se sentait un peu mal. Même si Aerith était insupportable avec ses robes à fleurs et son nœud dans les cheveux, il n'empêche qu'il regrettait de l'avoir blessé. En fait, il l'aimait bien. Elle prenait constamment un air exaspéré quand il parlait de sexe, et elle le renvoyait balader avec classe. Bien sûr de l'extérieur, on aurait pu croire qu'ils se détestaient, et probablement que la rouquine le pensait aussi, mais lui, c'était comme ça qu'il appréciait ses amis. Il grimaça en se disant qu'il venait d'avoir l'affreuse pensée qu'Aerith était son amie. Et il ne voulait plus avoir d'ami. Pas après la dernière fois...

Il aperçut Sephiroth au comptoir et le rejoint. Il avait des sentiments bizarres dans la poitrine et personne d'autre que son meilleur ami ne pourrait l'aider à démêler ça.

-Mec, faut que je te parle...

-Regarde qui voilà, Zack. Seifer dans toute sa splendeur.

Zack, oubliant complètement son désarroi, regarda le nouveau venu avec un air dégoûté. Il lui inspirait toujours autant de bile dans la gorge. Seifer rigola.

-Zack Fair et Sephiroth Garland. Si ce n'est pas... Réconfortant de vous savoir toujours bossant au même endroit.

Il rigola.

-Il paraît que ça marche bien pour toi, les affaires, déclara Sephiroth.

-Ouais. J'avoue que l'idée d'un exosquelette n'était pas de moi, mais la mettre en pratique...

Il embrassa le bout de ses doigts.

-Ça a rapporté beaucoup plus que prévu.

Aerith arriva.

-Eh, les garçons, il faudrait que... Qu'est-ce qu'il y a ?

-Tu as dû entendre parler de Seifer, répondit Sephiroth, il est devenu milliardaire en créant un exosquelette qui protège une personne en territoire hostile.

-Et l'armée me l'a acheté à très bon prix...

-Oui, fit-elle, j'en ai entendu parler. Il paraît que c'est une technologie remarquable. Félicitations.

Seifer inclina la tête en souriant.

-Mouais, fit Zack, mais c'est pas comme ça que ça se passait avant, hein, Seifer ?

Le sourire suffisant du client disparut aussitôt.

-Franchement, il ne doit y avoir que toi qui se souviennes de ça.

Zack glissa un bras autour des épaules d'Aerith.

-C'est peut-être avec ton pognon que tu dragues les filles, mais quand la demoiselle ici présente saura ce que tu as fait, au lycée... La manière dont on te surnommait... Pas sûr que tu l'impressionnes encore.

Sephiroth ricana au souvenir. C'est vrai que ça avait été très drôle. Humiliant, certes, mais très drôle.

-Ça te fait rire, Garland ? Crasha Seifer.

-En même temps, qui ça ne ferait pas rire ? Demanda Zack avec sourire.

-Je ne comprends pas, fit Aerith.

-Eh beh tu vois, quand on était au lycée, les terminales avaient tendance à martyriser les secondes. Ceux avec des sales têtes, en particulier. Ils les balançaient à poil dans les vestiaires des filles, les enfermaient tout le week-end dans le gymnase. Mais Seifer ici présent... Oh, oh, lui il a eu le pire. Ils lui ont enfoncé un cornichon là où je pense. Et attend, c'était le cornichon de compèt' hein, le genre ogéhémisé à fond. Il devait marcher dix mètres avec. Et à chaque fois qu'il tombait, il devait en manger une bouchée, le remettre et continuer.

Aerith grimaça.

-Mais t'inquiète. Après quatre bouché, il était devenu suffisamment petit pour tenir dans son...

-Il y a personne qui se souvienne de ça à part toi, Fair.

-Et depuis, il a eu le charmant surnom de Baise-vinaigre.

-Je ne vois vraiment pas pourquoi tu ressasses les mauvais souvenirs, déclara Seifer sur un ton neutre.

Il était clairement énervé.

-Ça m'aide à passer le temps.

-Mouais, sourit Seifer, parce qu'au final, tu n'a pas grand-chose d'autre à faire, hein ? Il paraît que tu t'es fait virer de l'armée avec ton pote, et que tu as bossé au Wep-Ex jusqu'à ce que le truc prenne feu. Et aujourd'hui, tu fais quoi ? À trente balais, tu te retrouves à bosser dans un autre magasin de merde.

Aerith sentit le bras autour de ses épaules se tendre et le sourire de Zack devint crispé. De mémoire, jamais elle ne l'avait vu se mettre en colère pour quelque chose. Visiblement, Sephiroth devait avoir vu l'orage venir car il demanda :

-T'es venu pour quoi, au fait ? Il y a un article qui t'intéresse ?

-Nan, répondit Seifer en souriant. On m'a dit que vous bossiez là, je voulais juste savoir si c'était vrai. Voir que visiblement, en dix ans, vous n'avez toujours pas évolué. Ça fait plaisir de voir que les grands évoluent dans le monde et que… Les moins que rien restent en bas de la chaîne alimentaire.

Il partit d'un grand éclat de rire et sortit du magasin.

-Fils de pute, grogna Zack.

Il enleva son bras des épaules d'Aerith et passa par-dessus le comptoir.

-Zack non, intervint Sephiroth en voyant déjà la catastrophe arriver.

Sans l'écouter, il attrapa une matéria dans la section Invocation sortit du magasin.

-Et merde ! Grogna Sephiroth en passant à son tour par-dessus le comptoir.

-Qu'est-ce qu-il va faire ? Demanda Aerith

-Le tuer si on l'arrête pas.

Elle s'élança à sa suite et ils se retrouvèrent dehors.

-Zack, arrête ça ! Cria Sephiroth.

Mais Zack n'écoutait pas.

-Je rend service à tout le monde.

Seifer, qui n'était pas encore partis se retourna, intrigué.

-J'espère que t'es équipé.

Il leva le bras pour activer la matéria mais Sephiroth referma ses deux mains dessus.

-Ça va pas ?!

-Laisses-moi le buter, ce connard !

Sephiroth lui arracha la matéria des mains et lui attrapa le bras pour l'empêcher de se jeter sur lui.

-Tu veux retourner en prison ? La dernière fois, ça t'a pas suffi ?

-Mais qu'est-ce que j'entends ? Le grand Zack Fair a fini en taule ? Ça ne m'étonne pas de toi, tiens...

-Je peux savoir ce qui se passe ?

Cloud était arrivé d'on ne sait où, l'air furieux. Et Reno et Rude était derrière, regardant la scène avec le plus grand intérêt.

-C'est ce sale connard qui est venue nous emmerder.

-Surveille ton langage, tu veux, demanda Cloud d'un ton froid.

S'il tolérait les grossièretés de Zack en temps normal, quand ça se passait devant les clients, il n'hésitait pas à le réprimander.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-C'est vous le patron ? Demanda Seifer, d'un ton arrogant.

-Parce que ?

-Vos employés m'ont insulté m'ont menacé et sont vraiment d'une impolitesse navrante. Alors, la prochaine fois, évitez de les recruter dans les prisons.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé, demanda Cloud à Sephiroth, cette fois.

-On a connu Seifer au lycée. Et Zack étant Zack, ça a dégénéré en concours d'insultes.

-C'est vrai qu'il l'a menacé ?

Sephiroth serra la matéria dans ses mains et mentit.

-Non.

Cloud haussa un sourcil, ne le croyant absolument pas.

-Aerith ?

-Non, mentit-elle à son tour.

Cloud soupira. Il n'était pas près de connaître la vérité.

-Rentrez.

-Attendez, il ne va pas s'en sortir comme ça ? S'insurgea Seifer.

-S'il vous plaît, monsieur, je vous demanderais de partir. Demanda Cloud poliment.

-Ah ouais ? Ou sinon quoi ?

-Partez, s'il vous plaît.

Seifer lui attrapa le bras.

-Ou sinon ?

Sa réponse ne se fit pas attendre. Cloud lui attrapa le bras qui le tenait et envoya son coude libre dans le nez du plus grand. Puis il se retourna et le fit basculer par-dessus son épaule. En l'espace de deux secondes, Seifer se retrouva étalé par terre sur le ventre avec un bras dans le dos serré fortement par l'ancien militaire. Cloud s'agenouilla près de lui et lui murmura.

-Si jamais je vous revois près de mon magasin, à ennuyer mon personnel, vous aurez autre chose de plus que votre dignité qui sera en miettes, c'est clair ?

-Ce taré de Fair m'a menacé ! Il allait me tuer !

-Raison de plus pour que vous ne mettiez plus jamais les pieds ici.

Cloud se releva et Seifer en fit de même puis, après un dernier regard inquiet, il repartit rapidement vers sa voiture. Zack grogna en l'observant partir puis retourna dans le magasin d'un pas pressé. Cloud soupira. Personne n'arrivait à gérer Zack comme le faisait Sephiroth. Et quand il partirait...

-Aerith, rejoins-le, s'il te plaît, demanda Cloud.

La jeune femme hocha la tête, conciliante, et rejoint le brun dans le magasin. Soudainement très fatigué, Cloud se tourna vers Sephiroth.

-Alors ? Il s'est passé quoi ?

-Mieux vaut que tu ne saches pas.

-Ce gars a dit que Zack avait voulu le tuer. C'est vrai ?

Sephiroth ne répondit pas, et il n'en fallut pas plus au blond pour comprendre.

-Il devient ingérable, ton pote.

-Cette fois, il a une bonne excuse. Seifer a poussé le bouchon trop loin.

-Qu'est-ce qu'il a pu dire pour le foutre autant en rogne ? Je croyais que rien ne pouvait l'atteindre ?

Sephiroth soupira et se passa la main dans les cheveux.

-Ça remonte au temps où on était à l'armée. C'est... Seifer a dit ça au pif, mais il a touché un point sensible.

Cloud se rapprocha de lui. Lui aussi avait servi son pays, il savait que quand on revenait de là-bas, on n'était jamais le même.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je ne vous entends jamais en parler.

-Tu vois Zack aujourd'hui ? Beh dit toi qu'avant, il était aimable, poli, respectueux... Il avait de grands rêves...

Sephiroth sourit en se rappelant l'un de leurs entraînements.

-Qu'est-ce que tu veux faire une fois que tu auras fini ton service ? Avait demandé Zack.

-Je ne sais pas. Lazare m'a dit que l'armée avait de grands projets pour moi. Et toi ?

-Moi ? Je veux être un héros, bien sûr !

-Mais quand... Quand il s'est passé ce qui s'est passé, il...

-Excusez-moi ?

Aerith était arrivé.

-Zack est parti. Et il a pris ta voiture, ajouta-t-elle à l'adresse de Sephiroth.

L'argenté soupira et se passa la main sur le visage. Cloud, inquiet, demanda :

-Tu ne crois pas qu'il est parti tuer votre pote ?

-Non... Non, je sais où il est partis.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé, pour qu'il devienne comme ça ? Continua Cloud.

Bien qu'il n'était pas vraiment d'un naturel curieux, Cloud était vraiment intéressé par ce qui avait pu changer Zack à ce point.

-À l'armée, on avait deux autres amis, avec lesquels on était toujours fourrés. On faisait nos missions ensemble, on dormait ensemble. Mais un jour, une mission a mal tourné et ils se sont fait exécuter par des insurgés Wutaïens. Et Zack... Il considérait l'un d'eux comme son frère, et sa mort l'a dévasté. Il est devenu insupportable, méchant... Un jour il s'est mis à se battre avec un soldat de notre unité, en plein territoire ennemi. On s'en est sorti de justesse, et quand on est rentrée, Zack s'est fait réprimander. Et... Il a frappé le Colonel Hollander, et ils se sont mis à cinq pour essayer de l'arrêter. J'ai... C'est mon meilleur ami, alors je me suis mis de son côté. On a été six mois en prison, et à la sortie, on s'est fait virer de l'armée.

Il soupira, les mauvais souvenirs refaisant surface.

-Aerith, tu peux t'occuper du comptoir, une seconde? Demanda Cloud.

La jeune femme rentra au magasin, où trois clients l'attendaient, visiblement de mauvaise humeur. Cloud conduisit Sephiroth à son bureau, loin de la vue de tous et le fit asseoir sur la chaise. Sephiroth semblait encore abattu, comme si ça c'était passé hier. Il revoyait encore la tête coupée d'Angeal que son unité avait reçu, les cris de Genesis se faisant torturer dans la vidéo qu'ils avaient envoyée, les balles qui volaient au-dessus de sa tête alors que Zack se battait avec un Deuxième Classe.

-Pourquoi tu n'en as jamais parlé? Demanda Cloud doucement.

-J'ai essayé... Mais je ne pouvais pas... J'avais l'impression de trahir Zack... Il ne veut pas que ça se sache... Il ne veut pas que les gens sachent à quel point il peut souffrir. Même ses parents ne sont pas au courant.

Sephiroth se passa la main sur les yeux en soupirant et le blond sut, à la manière dont l'autre tremblait, qu'il se retenait de pleurer. Il lui posa la main sur l'épaule, amicalement.

-Tu veux que j'appelle Tifa? Qu'elle passe de voir?

-Non, je... Je veux pas qu'elle me voie comme ça.

Cloud hocha la tête.

-Tu veux que je reste?

-Je veux bien...

Un silence s'installa et Sephiroth soupira.

-Dis... Tu crois que ce serait mal venu, si je te prenais dans mes bras, tout de suite?

Cloud sourit doucement.

-Il n'y a que nous, alors qui ça dérange ?

Il entoura l'argenté de ses bras et Sephiroth le serra contre lui. Sephiroth était bien plus grand que lui, et même assis sur une chaise et lui debout, Cloud ne le dépassait pas de beaucoup. C'est pour ça que quand son menton arriva sur la longue chevelure argentée, Cloud n'essaya pas de l'enlever. Il ne lutta pas contre le sentiment de bien-être qui s'emparait de lui. Il soupira discrètement. Ça faisait des mois qu'il savait qu'il avait des sentiments pour le plus grand. Mais il allait se marier à une femme magnifique. Il pensait ce qu'il avait dit plutôt dans la journée. Tifa était la perle rare pour lui. Elle lui permettait d'avoir une famille, un bon job, et de sortir de l'espèce de décharge ambulante qu'était le continent de la capitale pour aller à l'ensoleillement qu'était le Gold Saucer. Elle était l'équivalent de sa carte ''Vous êtes libéré de prison'' pour sa vie que l'argenté trouvait minable. Cloud n'avait pas le droit de se mettre en travers de son bonheur. Pas même dans son état...

Mais Sephiroth partait demain, alors il pouvait bien profiter encore un peu de lui, non ?

Malheureusement on frappa à la porte du bureau, et les deux hommes s'écartèrent. Aerith entra.

-Il commence à y avoir du monde... Vous pourriez m'aider ?

-J'arrive, dit Cloud.

Il regarda Sephiroth.

-Toi, va chercher Zack.

-Je peux te prendre ta voiture ?

-Voilà les clés.

-Merci.

-Ramène-le.

Sephiroth hocha la tête et avant de partir du bureau, il regarda le blond et lui sourit.

-Merci.

-De quoi ?

-D'être là.

Cloud sourit.

-Pas de quoi.

Sephiroth sortit et Cloud soupira. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué...