Bonjour a tous, et désolée pour ce long délai. Je n'ai pas posté depuis juin, j'en ai un peu honte... Mais le travail, puis le chômage, l'été, les vacances, et un petit drame m'ont prise en ôtgae... J'espère ne pas avoir perdu trop de monde, et bienvenus aux nouveaux!

Voici donc un nouveau chapitre. Après celui là, nous découvrirons les délégations.

Je vous souhaite bonne lecture, n'hésitez pas à me donner votre avis

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Chapitre 22 – Une histoire d'animaux

Les fins faisceaux de lumière dorée du soleil traversèrent les rideaux couleur crème, baignant la pièce d'une lueur mordorée et chaude. Il était assez tôt et il était étonnant en cette dernière semaine de novembre qu'il fasse aussi beau et que la matinée soit si lumineuse. Autant en profiter puisque de toutes façons l'automne en Ecosse était loin d'être clément. Cette accalmie pouvait durer la journée, la matinée, ou seulement une heure…

Marlène se retourna de l'autre côté du lit et s'étira félinement et paresseusement, tel un chat. Elle sentit les bras forts d'Ulrich s'entortiller autour de sa taille pour la verrouiller au plus près de lui. Son torse se colla à son dos en un grognement tandis qu'il humait l'odeur de ses cheveux flamboyants, à la couleur du soleil avec ses multiples mèches et reflets couleur du blé. Cette odeur, c'était celle de la vanille, moelleuse comme un gâteau, fraîche comme une glace.

Marlène roula souplement sur le ventre, les jambes barbotant en l'air de son dos, coudes reposés sur le matelas, l'angle de sa mâchoire dans une main, l'autre repoussant les mèches rebelles de son petit ami sur son front. De son côté, il gardait une main dans le creux de ses reins, l'autre caressant la peau de son bras, douce comme de la soie.

-Bonjour toi, souffla-t-il de sa voix rauque, encore ensommeillée, les yeux encore à moitié fermés.

-Salut, répondit-elle doucement.

Elle effleura du bout de l'index le bout et la ligne de son nez, son arcade sourcilière, le coin de ses yeux rieurs, la hauteur de ses pommettes, sa mâchoire d'homme, et ses lèvres avant de se pencher dessus pour lui voler le premier baiser de la journée.

-Je ne voulais pas te réveiller, s'excusa-t-elle du bout des lèvres, collées près des siennes.

-Pas grave, ça nous permettra de profiter de la journée, sourit-il contre elle avant de la rapprocher de lui pour lui embrasser le cou.

-A vrai dire… commença timidement Marlène.

-Laisse toi faire, Doll, susurra-t-il contre son épaule.

-C'est que je vais à Pré-Au-Lard avec les filles et les Maraudeurs.

Ulrich s'arrêta net une demi seconde, avant de recommencer de manière malicieuse.

-Pas grave va, on se rattrapera ce soir, lui chuchota-il en frôlant l'oreille de la blonde.

Marlène eut une vague hésitation. Oserait-elle ? Peut-être serait-ce une histoire comme avec Sirius : elle qui se lançait à corps perdu dedans, et lui ne voulant que s'amuser.

-Tu peux nous retrouver, non ? proposa-t-elle finalement avec une moue boudeuse.

-Marlène, soupira-t-il en relâchant sa tête sur l'oreiller. Je n'ai pas spécialement envie de passer ma journée avec Sirius. Je préfère mes copains.

-Je ne t'imaginai pas jaloux, plaisanta-t-elle.

-Et je ne le suis pas, assura-t-il avec toute la confiance qui suintait de chaque pore de sa peau. Mais il se tape ma sœur, et ce n'est pas spécialement mon ami. Le fait qu'il te soit passé dessus n'améliore pas certes l'image que j'ai de lui, mais je sais qu'il ne m'arrive pas à la cheville, compléta-t-il avec une lueur fière dans les yeux, et laissant ses doigts glisser à l'intérieur des cuisses de Marlène. Il est sympathique, mais il reste le meilleur ami de mon ami d'enfance, et je ne ferai jamais plus d'effort vis à vis de lui, conclut-t-il en insinuant ses doigts dans l'intimité de l'adolescente, lui arrachant un long gémissement, aussi lascif que ses mouvements en elle.

Il la bascula sur le dos, la dominant de son poids d'homme, coinçant d'une main les poignets de la jeune fille au dessus de sa tête, l'autre continuant de se mouvoir, alors que la bassin de sa belle ondulait langoureusement contre la virilité du jeune homme, réveillée depuis bien longtemps à présent.

-Profitons de la matinée, veux-tu ? proposa-t-elle entre deux longs soupirs en se cambrant légèrement.

-Excellente idée Miss McKinnon, 100 points pour Gryffondor, se moqua-t-il doucement avant de lui asséner des coups vifs et brusques, mais si étrangement travaillés et ordonnés, la faisant crier son nom telle une litanie.

.X.

-Lux, descends de là !

Le fléreur aux motifs ocellés tel un léopard observa sa maîtresse un instant, rapporta son attention à la pelouse qui surplombait la fenêtre du dortoir, et, à contre cœur, obéit et revint en trottinant jusqu'à son humaine.

Anthéa sortait juste de la douche, habillée d'un épais collant en laine noire, un débardeur gris foncés légèrement ample et au décolleté rond rentré dans la jupe noire cintrée en cuir lui montant à la mi cuisse, un large pull à trous couleur moutarde qui tombait sur ses bras s'arrêtant au nombril, ses fidèles Doc Marteens en cuir de dragon à ses pieds, une veste de motard pour femme sur le dos, et son écharpe aux couleurs de sa maison illuminait sa tenue sombre. Elle attacha un bandana bleu nuit dans ses cheveux tel un sert-tête, caressa sa bestiole, lui ouvrit la fenêtre afin qu'il sorte se dégourdir les jambes, et s'installa dans sa salle commune, dans un canapé près du feu, les jambes rabattues sous son corps, attendant la sortie de Pré-Au-Lard avec un grimoire sur les créatures aquatique d'Asie.

.X.

Lily tournait sur elle-même depuis 30 minutes, se jaugeant du regard sous toutes les coutures, face au miroir plein pied du dortoir.

Alice était tranquillement en train de lire un livre d'astronomie, adossée contre le pied de lit, assise en tailleur à même le sol, son lit sur ses genoux tandis que Mary, allongée sur le ventre, épluchait la section mode de Sorcière Hebdo, la comparant avec les dernières tendances moldues, s'imaginant déjà allier les deux styles pour transcender les deux cultures.

-Qu'est-ce que tu as Lil's ? interrogea Mary en relevant la tête vers son amie, en fronçant des sourcils et mâchonnant son stabylo moldu.

-Elle se fait belle, énonça Alice sans lever les yeux de son livre.

-N'importe quoi, la fusilla la rousse à travers le reflet du miroir

Elle passa la main dans ses cheveux humides, chose qu'Alice ne releva pas puisqu'elle était plongée dans sa lecture.

-Marlène me manque ! grogna la rousse en tirant sur son pull.

Alice et Mary se lancèrent un regard complice.

-Pour qui ? Potter ? se moqua Mary.

La respiration de Lily devint sifflante et son cœur se comprima dans sa cage thoracique. Il lui fallait de l'aide ! Et vite ! Marlène était trop occupée à batifoler avec son copain, si tant est qu'il ne s'agisse pas d'un nouveau Sirius Bouffon Black de mes deux, Alice n'avait que faire de son style vestimentaire, et Mary l'aurait transformée en poupée, et elle ne voulait pas en faire trop. D'ailleurs, pourquoi se prenait-elle la tête ? Il ne s'agissait que d'une sortie entre amis !

Lily cria de frustration en fermant les yeux, poings serrés et tremblants, la tête vers le plafond et retourna dans la salle de bain en claquant la porte face à elle.

-Tu as vraiment une tête à faire peur, commenta le miroir.

-Ta gueule toi ! hurla Lily, au bord de l'implosion.

-Ne t'étonne pas d'être toujours célibataire avec un tel look et pareil tempérament, répliqua le miroir.

-Ahhhhhhhhhhhhhh.

Mary et Alice pouffèrent en se lançant un regard complice. Non, Lily n'était pas amoureuse du tout.

.X.

-De quoi ai-je l'air ?

James se retourna vers ses meilleurs amis, les bras écartés. Peter était à quatre pattes, à moitié sous son lit, en train de récupérer sa réserve de friandises afin d'en faire l'inventaire pour savoir quoi acheter, Sirius annotait des informations dans ses bouquins de mécanique moldue, et Remus sortit la tête de la douche, une serviette autour de la taille.

Patmol releva la tête, un sourire malsain sur le visage.

-D'un sale con ! lui annonça-t-il.

Peter pouffa de rire si violemment qu'il se cogna contre le dessous de son sommier et sortit de sous son lit, roulant sur le sol, l'arrière du crâne entre les mains, moitié en riant, moitié en pleurant de douleur. Remus soupira en secouant la tête, tandis que Sirius ricanait derrière son cadeau d'anniversaire : des magazines de motos. Le visage de James traduisait un milliard d'émotions : hâte, bonheur, doute, peur, crainte, angoisse, stresse, impatience…

-Sérieusement ! J'ai enfin un rendez-vous avec Evans, je peux pas me foirer ! insista James en ignorant la mesquinerie de son meilleur ami.

-C'est pas un vrai rendez-vous puisque vous aurez des chaperons, releva timidement Peter en s'asseyant enfin, massant sa future bosse.

James haussa les épaules et se retourna vers le miroir en grimaçant. Qu'est-ce qu'elle avait, sa tenue ?

-Tu ne vas pas avoir froid avec tes manches retroussées ?

James coula un regard vers Peter. Jean noir, chaussures de villes noires, chemise blanche, il était bien, non ? Il haussa de nouveau des épaules et se tourna vers son meilleur ami dont les épaules tressautaient derrière son magazine. Et lui lança un oreiller en pleine face.

Débutant une bataille de polochons.

Le rendant d'autant plus mal coiffé, ce que Evans détestait. Tant pis. De toutes façons, il n'allait pas se transformer, il comptait bien rester lui même. Mais en un poil plus adulte, histoire de faire bonne impression.

.X.

Lily descendait les escaliers menant à la Tour Gryffondor lorsqu'elle intercepta Anthéa. Celle-ci sortait des sous-sols de Poudlard en dépassant les tonneaux gardes de la salle commune, le large couloir aux murs de lierre éclairés de torches et décorés de tableaux de victuailles aux couleurs éclatantes, passant la volée de marche afin de monter et venait juste de sortir par la porte qui se trouvait à droite de l'escalier principal.

La Poufsouffle eut à peine le temps de la saluer que Lily lui saisit la main et l'attira avec elle. Sauf que la préfète en chef, dans sa précipitation ne remonta pas l'escalier de marbre qu'elle venait de descendre, et qui faisait face aux portes d'entrée en chêne. Elle ne prit pas non plus la porte à droite du dit escalier menant aux cuisines et la salle commune de sa camarade. Elle prit la porte d'où personne ne semblait sortir, à gauche de l'escalier. Elles traversèrent les cachots froids et lugubres des sous sols, et Lily s'arrêta devant l'un d'entre eux en entendant des bruits de pas, poussa sa camarade dedans, bloquant l'accès de multiples sorts.

Lily s'adossa contre la porte de la salle en soupirant et fit face au sourire moqueur d'Anthéa.

-Je ne pensais pas que tu étais de se bord là, la railla-t-elle en se retournant. Ça t'arrive souvent d'aller dans une partie du château où nous ne sommes clairement pas bienvenues ? ajouta-t-elle en lançant un regard circulaire à la pièce, accompagnant le tout d'un geste de la main.

-Quoi ? demanda Lily en ouvrant les yeux, la respiration plus calme, perdue. J'ai l'habitude de venir ici…

-Pour voir Slug et nos cours de potions, ouaip, acquiesça la brune d'un air entendu.

-Et aussi, le professeur Slughorn me laisse cette salle pour expérimenter, avoua Lily en baissant les yeux vers la pointe de ses chaussures.

-Seule dans l'aile des Serpentard ? Toi la née moldue ? s'étonna Anthéa, les yeux écarquillés. Je sais que tu es une courageuse et audacieuse Gryffondor, mais c'est presque du suicide d'y venir seule…

-Et toi, je croyais que tu avais... avec des … balbutia la rousse n'osant dire à voix haute de telles insanités, et de peur de vexer la brune en l'insultant.

-Oui oui, concéda son vis à vis en secouant la main d'un air ennuyé. J'espère être là pour voir la tête qu'ils feront quand ils se rendront compte que je ne suis pas une Sang-Pure ! combien de douches pour se débarrasser de mes microbes de bâtarde d'après toi ? se moqua Théa en rigolant.

Son père et sa mère étaient si connus que beaucoup la pensaient sorcière depuis bien des générations comme la plupart des familles sorcières post bûchers et inquisition. La vérité était que les Dragonneau comme les Goldstein avaient autant de moldus que de sorcières dans leur famille. La génération de ses 4 grands parents, par exemple, avait du sang moldu et sorcier. Il n'y avait que sa génération et celle de ses parents qui était purement sorcière. Et encore, pas son oncle Jacob.

-Et c'est moi qui suis suicidaire ?! s'étrangla la préfète en chef en un sursaut de surprise

-Autant lier l'utile à l'agréable, répliqua fièrement la legilimens en croisant les bras sur sa poitrine.

-Bref, peu importe avec qui tu t'envoies en l'air ! s'impatienta Lily en posant ses poings sur ses hanches.

-J'ignorai que tu avais un langage si fleuri, rigola Anthéa en s'asseyant sur un pupitre.

Elle balança ses jambes, les paumes des mains de chaque côté de ses cuisses, le buste légèrement penché vers la rouquine qui fit quelques pas jusqu'à elle

-J'ai besoin de ton aide ! l'interrompit Lily

-Pour la métamorphose, James est bien meilleur professeur que moi, rappela la jumelle, et puis aujourd'hui, il y a la sortie à …

Anthéa s'interrompit devant le regard fuyant de Lily et ses doigts entortillés dans sa robe de sorcière. Elle pencha la tête sur le côté en observant sa camarade. Un bref plongeon dans son esprit lui indiqua qu'elle stressait, et pourquoi, malgré son air hautain pour cacher son trouble.

-Pour ta tenue ? je doute que mes choix vestimentaires personnels soient à ton goût, releva la brune

-tu veux bien m'aider, s'il te plaît, à choisir une tenue qui ne soit pas… qui ne fasse pas…

-Tâche pour un rencard ? compléta vicieusement Anthéa.

-C'est pas un rencard ! prétexta Lily. On sera tous entre amis.

-Oui oui, balaya Anthéa en un haussement d'épaule.

-Tu veux bien ?

-D'accord Evans, dans ta salle commune ?

Lily soupira de soulagement, lança un sort pour voir s'il y avait du monde dans les corridors des cachots et sortit rapidement en traînant la brune qui faisait exprès de ralentir le pas pour taquiner sa nouvelle 'copine'.

Elles remontèrent jusqu'au hall d'entrée, montèrent les escaliers de marbre qui, chose extraordinaire, ne décidèrent pas de changer de direction, et montèrent jusqu'à la Tour Gryffondor, passant le tunnel caché par la Grosse Dame après avoir balancé vivement le mot de passe 'Fortune aux audacieux', pour se trouver finalement dans la Salle Commune rouge et or. Puis, Lily bifurqua vers les escaliers de son dortoir et montait la première marche lorsque la brune cogna dans le torse de son amant qui descendait justement du sien.

Anthéa se stoppa net avec un sourire enjôleur lâchant du même coup la main de Lily, laquelle resta cachée dans ses escaliers.

-Salut toi …Qu'est-ce que tu fais là ? s'étonna Sirius en répondant à la mimique de la jeune fille par un haussement de sourcils suggestif et le regard pétillant.

-Un truc à faire avec une camarade lionne, répondit Anthéa.

Simultanément, James sauta au bas de ses escaliers, écarquillant les yeux en voyant sa meilleure amie. Son regard dansa de l'un à l'autre de ses meilleurs amis, l'air un peu perdu, et de plus en plus colérique à mesure que les connections se faisaient dans son cerveau.

-Excusez-moi messieurs, ajouta-t-elle à l'adresse du restant des maraudeurs qui s'étaient immobilisés en arrivant, je suis attendue, conclut-elle.

Elle continua son chemin et retrouva Lily qui la poussa du plat des mains dans le dos pour l'amener à son dortoir.

-C'était quoi, ça ? demanda Remus en regardant tour à tour James et Sirius qui se regardaient en chiens de faïence.

-Bonne question… on a interrompu quelque chose ? gronda James en fusillant son meilleur ami.

-J'étais aussi surpris que vous, répliqua Sirius avec impatience en relevant le montant fièrement.

-Pourtant je ne vois pas qui elle serait venue voir autre que moi, et je n'étais pas au courant de sa venue, ce qui ne laisse que toi, releva sèchement James

Il n'avait aucune envie d'être témoin de leurs rencontres, sachant qu'il avait du mal à s'y faire, à défaut de l'accepter.

-Elle est allée en direction des dortoirs des filles ! s'écria Sirius en indiquant les escaliers, alors que les deux adolescentes montaient discrètement les marches, témoins de leur échange.

-C'est une diversion ! devina James avec un doigt accusateur. Continue comme ça, et je t'interdis de la revoir sale clébard en rut !

Et James bouscula Sirius rageusement d'un coup d'épaule.

-C'est ça, je croyais que t'étais content que les autres trouvent leur bonheur, même s'ils n'ont pas la même vision que toi ! cria Sirius dans son dos avec dramatisme

James se retourna à l'entrée du passage du portrait, lui asséna un geste grossier, et fit demi tour pour claquer le tableau de la salle commune.

-T'abuses Patmol, soupira Remus en entraînant Peter à sa suite.

-Mais j'ai rien fait enfin ! bougonna le susnommé en suivant à reculons ses meilleurs mais.

De son côté, Lily traversa le couloir des dortoirs, poussa la porte de sa chambre, et ferma délicatement la porte derrière elle.

-C'était quoi ça ? demanda-t-elle à Anthéa qui avançait dans la pièce.

-Une dispute, répondit la brune et analysant l'environnement. C'est ta commode ? s'enquit-elle en pointant le meuble la plus proche de la salle de bain.

-Non, c'est celle là ! montra la rousse en avançant vers le lit en face et ouvrant sa commode. Je ne pensais pas que Potter prenait autant au sérieux le fait qu'aucun élève extérieur ne doive rentrer chez nous !

Lily s'installa délicatement sur le rebord de son lit, tandis qu'Anthéa fouillait dans ses affaires en se riant de la naïveté de la jeune fille, cachée par ses vêtements. Si elle savait…

-C'est de ma faute, renchérit la rousse se sentant coupable, je pensais que la salle serait vide, si j'avais su…

-Prends ça et ça ! ordonna Anthéa en lui tendant un tas de vêtements. T'en fais pas pour eux, leur amitié est solide, ce n'est qu'une petit engueulade qui sera oubliée dès qu'ils auront l'estomac rempli.

La jaune et noir posa un poing sur une hanche indiqua la direction de la salle de bain avec autorité, et la préfète en chef obéit sans demander son reste. Elle ressortit avec une paire de collant opaques, une tuniques ample, serrée par une ceinture, vert bouteille aux manches trois quart, et un short noir. Elle ne cessait de tirer nerveusement sur le bas de sa tunique qui lui arrivait aux fesses.

-Arrête, tu vas la déformer, la réprimanda Anthéa en prenant les mains de la rousse.

-C'est court ! protesta Lily avec un regard suppliant.

Anthéa ricana et alla lui chercher un autre tenue et la tornade rousse re disparut.

Elle revint avec un chemisier en taffetas blanc légèrement décolleté aux manches 3/4 et rentré à l'intérieur d'un jean noir qui la mettait en valeur.

Anthéa sourit mesquinement en hochant la tête, un regard de connivence avec la rousse. Elle était parfaite. Et surtout, elle espérait voir la tête de la rouquine quand elle réaliserait que finalement, elle portait l'équivalent féminin de la tenue de James.

Non, ce n'était pas machiavélique. Pourquoi le serait-ce ?

-Je me demandais… Pourquoi James pense que tu venais rejoindre Sirius en cachette ?

La brune coiffait Lily d'une longue et épaisse tresse en épi de blé tombant sur son épaule droite, piquée à l'arrière de son crâne. Elle haussa des épaules.

-Depuis quand tu utilises leurs prénoms ? contourna Théa.

-Tu changes de sujet ! s'offusqua Lily avant un regard de reproches tout en s'empourprant légèrement

-Réponds et je réponds, fit Anthéa de manière très puérile.

-C'est sorti tout seul.

-C'est pour m'amadouer, rectifier la brune.

-J'ai répondu, tu réponds !

-Que veux-tu que je te dise ?

-On ne répond à une question avec une question ! s'impatienta Lily.

-Je n'ai pas à te le dire.

-Je ne te jugerai pas, lui promit la préfète en chef.

-Pourtant ça ne serait pas la première fois que tu le fais, lâcha âprement la Poufsouffle.

Lily soupira et baissa son regard avec honte avant de le remonter, déterminée cette fois.

-Je t'ai jugée, c'est vrai. Je me suis empourprée dans des préjugés stériles. Et je n'ai pas voulu en découdre par fierté mais… Tu es proche de mes meilleures amies… Et… Ne dit-on pas que les amis de ses amis sont nos amis ?

-Je n'ai pas d'amis, annonça Anthéa en secouant la tête avant d'ancrer son regard dans celui de Lily par le biais du miroir

-Je n'ai jamais dit le contraire, assura Lily avec véhémence. Mais… Il me semble qu'on s'entend bien depuis que j'ai fait amende honorable et on a repris sur des bonnes bases, non ? tenta-t-elle.

-Certes, concéda Anthéa avec un sourire.

-De plus nous avons un bon binôme en cours et… bref… On peut être… je ne sais…

-Copines ? railla Anthéa en penchant la tête et en terminant la tresse.

-Plus que des camarades mais moins que des amis, oui, avoua Lily a mi voix et avec inquiétude.

Anthéa se releva du lit et tendit sa main à Lily pour la relever et lisser son chemisier. Elle repoussa une mèche de sa 'copine' derrière une oreille, et passa ses mains dans son dos en basculant légèrement d'avant en arrière.

-D'accord, on peut tenter ça, accepta Anthéa.

-Donc, tu vas me raconter ? aborda la rousse.

-Trop curieuse, la réprimanda Anthéa en tournant le dos et en prenant la direction de la sortie. Viens, on va être en retard pour le départ, et il faut passer par la cuisine, il ne restera rien dans la Grande Salle.

Lily la suivit en silence jusqu'aux cuisines, dans lesquelles elle pénétrait pour la deuxième fois depuis l'invitation de James.

-Alors, pourquoi ?

-Parce que je me tape Sirius et que ça embête James. Il ne comprend pas qu'il y aurait plus de risques qu'on ait une relation sérieuse plutôt que celle que nous avons, répondit calmement la brune entre deux bouchées. Et il préfère emmerder Sirius que moi, parce qu'il sait que s'il m'interdit une chose, je m'enfoncerai davantage dans l'affaire. Je suis comme ça, ajouta-t-elle avec un sourire en coin.

Lily en resta bouche bée.

-Vous avez… Quoi ? s'étonna-t-elle en s'ébrouant pour se remettre les idées en place.

-Finalement, tu n'es pas coincée, mais candide, s'amusa la brune.

-Vous avez une relation pas sérieuse ? Comment ça ? ça existe ? insista la gryffondor du haut de tour d'ivoire de naïveté

-Oui. On donne plusieurs noms à ce type de relation. Le genre qui fera que tu me juges, et hop ! Avorté la tentative de copinage.

-Explique moi, je ne suis pas stupide, s'agaça Lily entre deux gorgées.

-Sex buddies, Sex friends, Fiends with benefits, plan cul… appelle ça comme tu veux !

-Comme Marlène et Sirius l'année dernière, tu vois, j'étais au courant de ce genre de pratiques.

Anthéa gloussa derrière son verre et rapporta son attention à son vis à vis.

-Les sentiments en moins, affirma Anthéa en se levant. Bien. Nous devrions y aller, nous allons être en retard.

Lily, tête baissée vers son reste de pancakes aux bananes et au sirop d'érable fronça des sourcils, en proie à d'intenses réflexions. Anthéa soupira, sa legilimancie lui permettant de prédire la suite.

-C'est si grave d'avoir des sentiments ? s'étonna Lily en suivant la jeune fille.

-Disons que ça n'est pas mon genre.

-On ne peut pas savoir sans essayer, souligna la rousse.

-Et c'est toi qui dit ça ! soupira Anthéa en levant les yeux au ciel.

Lily s'immobilisa, perdue.

-Pourquoi dis-tu ça ?

-Tu affirmes que ce n'est pas possible pour cause d'incompatibilité avec James, et pourtant, tu n'as pas essayé, explicita Anthéa.

Les deux jeunes filles arrivaient dans le hall, et la jaune et noir donna une petite tape dans le dos de Lily qui venait de s'étouffer avant de se diriger vers son frère qui était tout sourire avec leurs amis, tandis que la rousse bifurqua vers les maraudeurs et les siens.

-Au fait, on a rendez-vous à 17h chez Mopsy pour ton fléreur, lui apprit Anthéa, Arabella vient spécialement pour nous.

Lily lui sourit de toutes ses dents et acquiesça pour se retourner vers ses amies, les maraudeurs et … James Potter, habillé comme elle, ce qui la fait étouffer, et c'est Marlène qui lui tapa violemment dans le dos pour la faire respirer à nouveau. CE devait être une blague, ou simplement le hasard, ou peut-être le destin.

Lily secoua la tête : n'importe quoi, elle perdait vraiment la boule. Déjà les conseils non désirés de ses amies qui prenaient de plus en plus la défense des Maraudeurs, alors que le seul qu'elle appréciait était Remus, puis la réflexion d'Anthéa plus tôt dans la journée, et à présent ça… Avec toutes ses révisions et ses devoirs de Préfète en Chef, elle manquait de sommeil. Oui, c'était ça, elle hallucinait.

Et l'après-midi passa tranquillement. Ils allèrent chez Zonko, chez Honeydukes, et enfin chez Rosmerta.

Et Lily fut surprise. James était incroyablement agréable, doux, gentil. Ça faisait un moment qu'elle l'avait remarqué sans vraiment le voir, ou du moins, sans l'accepter à proprement dit. La preuve, il ne jetait plus des sorts à quiconque était sur sa route, sans raisons, à tort et à travers. Comme quoi, il avait finit par grandir.

Il était amusant, et il en avait dans la tête. Bien sûr, elle savait déjà qu'il était doué en cours, en particulier en métamorphoses et en DCFM. Mais là, c'était autre chose. Il était instruit, cultivé.

Enfin bref, ils avaient beaucoup discuté. Avec leurs amis autour, certes. Au début, ça l'avait rassurée, au cas où il y ait des moments de flottements, comme ça arrivait lors de leurs rondes. Mais peut-être était de sa faute ? Elle se retenait trop quand elle était seule avec son homologue. Elle se retenait de lui envoyer des piques, et à force elle était assez sèche avec lui alors qu'il faisait toujours le premier pas vers elle. Non pas qu'elle ait arrêté de le tacler à l'occasion lorsqu'il testait un peu ses limites, quand bien même leurs amis étaient là. Mais disons que c'était plus bon enfant. Et elle appréciait beaucoup cette atmosphère. Mais étaient-ils capables d'en faire autant, en tête à tête ? Elle en doutait.

De son côté, Anthéa avait abandonné ses colocataires de dortoir pour passer du temps avec Pandora Moon, la petite blonde comme la lune aux yeux bleus céleste à l'air concentré. Elle était terre à terre, un peu coincée, mais loin d'être timide puisqu'elle parlait tout le temps. Elle était loin d'être invisible, mais semblait être à l'opposé de son meilleur ami, Xenophilius Lovegood, un garçon qui adorait l'étrange, avait beaucoup d'imagination, et avait l'air lunaire et mystique, en plus de ses excentricités vestimentaires. D'un côté les deux étaient d'une franchise aussi désarmante qu'Alice Fortescue : si Alice disait les choses telles qu'elles l'étaient avec le plus grand détachement, sans se rendre compte des impacts parfois néfastes de ce qu'elle disait aux autres, Xenophilius semblait être dans un autre monde, comme s'il n'était pas seul dans sa tête, Pandora avait ce côté naïf, mais très direct, quoique doux, et ce devait être le seul moment où elle l'était, car elle ne souhaitait pas blesser les gens. Pandora parlait sans discontinuer, digressait, et il était parfois étonnant de se rendre compte du nombre infinitésimal de sujets abordés en quelques minutes.

-Donc, Xéno veut aller chasser les nargols qu'il y a dans la tête de Barty Croupton, et il veut aussi aller observer les ronflak cornus cet été ! Mais tu vois, moi, je veux me préparer pour entrer dans mon école, je ne sais pas ce que ça va me faire de ne plus le voir tous les jours, il veut devenir journaliste, tu te rends compte ? Ouvrir son propre journal, parce que bon, Sorcière Hebdo c'est juste superficiel au possible, et la Gazette est sous la coupe du Ministère, et la liberté d'expression, alors ? Tu savais que les moldues avaient brûlé leurs soutiens gorges et petites culottes sur la place publique pour avoir les mêmes droits que les hommes ? Nous sommes tellement rétrogrades ! Toi, je t'aime bien, tu te fiches de ce que pensent les autres, un peu comme Xéno, mais Xéno il vit dans une autre réalité ! Oh regarde ! Des fizwibiz! Tu sais qu'il y en a à base de bouse de kromliks ? Ce sont des petites créatures qui rentrent par le nez et en ressortent en fumée, ils sont facétieux, mais pas dangereux, c'est pour ça qu'on utilise leurs déjections pour concevoir ces bonbons. Tu crois qu'on va le célébrer comment le rite de Yule ? Un bal, ça fait trop princesse, je pense, c'est un peu cliché. En plus, je te vois mal avec une robe aussi longue et guindée, ce n'est pas ton style.

Bien sûr, les kromliks n'existaient pas, encore une invention de Lovegood. Anthéa la contemplait avec une certaine affection.

-Tu es sûre que tu n'es pas amoureuse de Xénophilius ? lâcha-t-elle de but en blanc, connaissant parfaitement la réponse de part son don

Pandora la regarda avec le plus grand sérieux et sembla y réfléchir.

-Je ne comprends pas le concept de l'amour, ça n'a rien de tangible.

-La magie non plus ne l'est pas, et pourtant tu es douée dans le domaine.

-Tu as raison ! Amoureuse de Xéno ? On est forcément amoureux des gens qu'on aime même si ce n'est pas le même type d'amour, non ?

-Et bien moi, j'aime James, mais je n'en parle pas tout le temps. Lui, il est amoureux de Lily, et il n'y a pas 5 minutes sans qu'il nous bassine avec elle.

Pandora écarquilla les yeux à la référence puis fronça des sourcils.

-Il va falloir que je me renseigne à ce sujet alors, pour savoir ce qu'il en est. C'est possible d'être amoureux sans le savoir ?

-Ca, je n'en doute pas, s'amusa Anthéa.

Il n'y avait qu'un serdaigle pour aller faire des recherches sur l'amour afin d'y voir plus clair sur ses sentiments. Peut-être devrait elle pousser Evans dans cette voix : elle aurait une preuve tangible de la véritable nature de ses sentiments.

Car, si au début, elle doutait des sentiments de Lily puisque sa legilimancie n'avait trouvé que des émotions confuses et voilées, plus le temps passait, plus elle la sondait, et plus elle se rendait compte que, même si la rouquine l'ignorait superbement et avec force, car se mentir à soi même était particulièrement facile lorsqu'on avait peur du rejet et de l'abandon, la préfète en chef avait somme toute bel et bien des sentiments pour son homologue.

Anthéa continua son tour avec la jeune Moon, laquelle continuait de babiller et de piailler gaiment. Elle était intenable, pire que Sirius et James réunis. Mais Anthéa l'appréciait beaucoup. Elle avait ce côté candide absolument adorable, et prononçait, à l'instar d'Alice, la vérité des enfants, bien qu'elle le disait d'une manière plus mature et moins percutante quelque part.

Peu avant 17h, alors que tous allaient en direction de Poudlard, Lily bifurqua dans une ruelle adjacente à la Grand-Rue, à gauche après les Trois Balais, comme indiqué par Anthéa, qu'elle retrouva devant une petite maisonnette. C'était une petite maison en pierre avec un toit de chaume, au murs irréguliers, entourée d'une clôture abîmée et écaillée, avec une immense jardin mal entretenu, voir laissé à l'abandon. A vrai dire, cela ressemblait plus à une jungle. Anthéa poussa le portillon noir délavé, talonnée par Lily, à qui elle tendit son permis une fois devant la porte.

-J'ai demandé à mon père d'appuyer la demande de permis auprès du département de régulation et contrôle des créatures magiques, lui expliqua Anthéa. Elle a ramené ses dernières portées, elle a des pures race et des croisés avec des chats, tu n'auras que l'embarras du choix.

Lily hocha de la tête et Anthéa frappa à la porte. La rouquine sursauta violemment en entendant un tumulte d'aboiements derrière la porte.

-Tu n'as pas peur des chiens quand même ? se moqua la brune.

-Je préfère les chats, confessa Lily honteuse.

Mopsy Flearbert était une vieille sorcière excentrique qui adorait les chiens et qui en avait un grand nombre, au grand dam de ses voisins. Elle avait écrit de nombreux ouvrages concernant les fantômes des animaux, dont une série Les fantômes d'animaux de Grande Bretagne.

Ce fut un énorme labrador noir qui ouvrit la porte aux adolescentes.

La maisonnée ne payait pas de mine : on entrait directement dans le salon, qui consistait en une pièce circulaire avec en son centre une table en marbre rectangulaire entourée de chaises en fer forgées. Elle n'avait pas de canapés, mais on trouvait un rocking chair en osier détrempé entre une porte donnant accès à une tonnelle de fortune (à laquelle on accédait par l'ouverture béante d'une arche creusée à même le mur de pierre) et l'une des largeurs de la table. Il y avait deux bibliothèques en bois de hêtre prêtes à s'écrouler sous le poids des livres, lesquelles étaient incurvées pour se coller aux murs de part et d'autre de chaque longueur de la table. Sous la tonnelle, un énorme tonneau servait de table 'basse' d'appoint, entourée de petits poufs en cuir. Si l'avant du jardin semblait défraichi, l'arrière ressemblait à une forêt où gambadaient une dizaine de chiens de couleur, taille, forme, poids, âge et race différents. La chambre, les toilettes et la salle de bain se situaient sous la terre, creusées telles des tunnels par de nombreux sortilèges, et on y accédait par une trappe de bois bancal, juste sous le rocking chair.

Le coin cuisine se trouvait dans un cabanon au fond du jardin. Et la propriétaire utilisait la magie pour cuisiner à distance et faire léviter et imperméabiliser ses plats.

Autour de la table de marbre, deux femmes prenaient un thé.

L'une d'entre elles étaient une femme grande et maigrelette, qui portait des pantoufles écossaises, une robe de chambre brune, un tablier bleu à pois jaunes, un gilet vert, des bigoudis dans ses cheveux longs bruns clairs grisonnants, et des lunettes rondes devant ses yeux gris.

L'autre était une petite femme à la carrure forte, tout aussi excentrique, qui portait quant à elle une salopette violette tâchée des traces de pattes de ses différents chiens aux jambes, sous un énorme pull dépareillé rose, des bottes en caoutchouc grises tâchées quant à elle de boue. Ses cheveux noirs arrivaient à sa mâchoire et frisotaient naturellement, ce qui attirait visiblement la jalousie de son amie.

C'est la petite qui se leva pour accueillir ses invitées et les installer sur des chaises, bien qu'Anthéa aurait préféré les balancelles magiques : comme celles des moldus, à part qu'elles lévitaient au lieu d'être tenues par des barres ou des cordes, et qu'elles se balançaient toutes seules. Elle leur servit du thé, discutèrent, puis la grand maigre, Arabella Doreen Figg, alla chercher ses couffins de bébés chats, fléreurs, et hybrides pour les montrer à Lily. Celle-ci opta pour un Fléreur noir avec le ventre, la pointe du museau et une tâche autour de l'œil droit blanc, ainsi que des chaussons aux pattes de la même couleur, et diverses autres petites tâches un peu partout sur sa colonne vertébrale et ses flancs. Il avait tout juste 2 mois et Mrs Figg le lui laissa pour un bon prix. Mopsy râla un peu qu'on ne lui achetait pas ses chiens.

-D'ailleurs, t'aurais pas une portée bientôt ? demanda Anthéa en s'immobilisant à la sortie, et se retournant vers son hôte alors que les deux jeunes filles prenaient congés.

-Ma mâtin napolitain est engrossée, répondit Mospy avec un regard pétillant. Je crois qu'elle s'est fait toper par un chien errant, je l'ai souvent vu se balader dans le coin, on dirait un sinistros.

-Ah oui tiens, se souvint Anthéa, je l'ai déjà vu à Poudlard. Un gros chien noir avec des yeux gris ?

-Ouais, lui là ! Le salopard, je vais me retrouver avec 3 chiots en plus ! rigola la femme.

-Avoue que ça te fait plaisir, la taquina Anthéa.

-Ouais, mais si je continue, je vais devoir déménager, râla la sorcière adulte en faisant un geste de la main vers sa 'maison'. Mon jardin n'est plus assez grand !

-Tu as de la marge, fit Anthéa en fronçant son petit nez. Elle aura mis bas quand ?

-Quelque part entre la semaine prochaine et la première semaine janvier, lâcha Mopsy, j'ai pas fait attention, un de mes abrutis de voisins avait jeté un sort à mon épagneul parce qu'il gueulait trop la nuit, soi disant.

Arabella rigola doucement puis se stoppa net sous le regard mauvais de son amie.

-Envoies moi un hibou, j'ai prévu d'offrir un chien à Hagrid pour son anniversaire, mais ça peut attendre Noël, ou après le Nouvel An, puisque nous partons pour les vacances, décida Anthéa avant d'offrir une bise à chaque femme.

Lily et Anthéa rebroussèrent donc chemin vers l'école, l'une une cigarette à la main, l'autre avec une cage à chat en osier dans les bras.

Lily baptisa son Fléreur Wicca, le mouvement religieux pour les moldus un peu originaux adorateurs de la nature, mais une réelle croyance basée sur le chamanisme, le druidisme, et les mythologies greco-romaines, slaves, celtiques et nordiques chez les sorciers. Elle regrettait de ne pas les étudier à Poudlard, contrairement à certaines autres école telles qu'Ilvermorny, Beauxbâton ou Durmstrang (dont les pays avaient gardé une trace de ces pratiques du fait de la culture de leur pays), ou qu'on pouvait trouver en option dans certains cursus post ASPICS.

Lorsqu'ils arrivèrent dans leurs Salles Communes, une note était affichée sur chaque panneau d'affichage.

Le lendemain, dimanche 27 décembre, les délégations étrangères allaient arriver. Normalement, ils étaient sensés rester que deux semaines, mais finalement, à cause de la fête Wiccane de Yule, Cuidle, Alban Arthan, Midwinter, Winter Rite… peu importe le nom qu'on lui donnait, c'était l'un des 8 sabbats, à l'image de Samhain. En l'occurrence, il s'agissait de celui du solstice d'hiver, qui cette année là, allait avoir lieu le 21 décembre, et afin de respecter les traditions sorcières ancestrales, un bal aurait lieu.

-Putain, encore un rituel qui date d'avant Merlin ? grogna Sirius avec humeur en se détournant du tableau

-Je trouve ça bien, moi, qu'on fasse ça. Pense à tous les nés moldus ou sang mêlés qui font partie de notre monde et qui ne connaissent pas nos traditions ancestrales ! répliqua James en se laissant tomber lourdement dans un fauteuil.

-Tu y crois, toi, à ces conneries ? répliqua Sirius en l'imitant.

-Patmol, c'est magique ! babilla James. Et ça va être cool !

-Ne dis-tu pas ça à cause du bal qui te donnera l'occasion d'inviter Evans ? le sonda Remus, assis sur un siège en face d'eux, se penchant vers James.

-Et alors ? ça fait une pierre deux coups ! assura James en passant sa main dans ses cheveux.

Et c'était vrai. Avec le temps, certains rites s'étaient perdus à Poudlard. Et ce n'était pas si mal de se rassembler ensemble, et de puiser dans une magie commune, afin de respecter les cycles astraux et naturels pour renforcer ses flux mystiques… Non ?

X.X

la review est ma motivation, mon inspiration, et me permets d'avancer. En plus, ça fait toujours plaisir!

Quel est votre avis sur ce chapitre? Des idées sur la relation McKinnon-Dragonneau ? Les tergiversations et la naïveté de Lily? Le développement entre elle et Anthéa depuis le début ? L'introduction de la mère de Luna Lovegood ? L'allusion aux rites sorciers/wiccans ?

Dites moi tout ça

bisous à vous