Tous gay…ou presque !
Voici ENFIN le chapitre 4. J'ai mis un temps fou à le peaufiner et voilà le résultat, j'espère que ça vous plaira ! Une tentation du passé, un début d'explication de la situation Naru/Sasu et une fin fracassante. Bonne Lecture =D
Chapitre 4
Le trajet se déroule plutôt…bien. À peine franchit le portail du manoir que l'orage éclate, bon c'était à prévoir vu les nuages qui s'accumulaient depuis un moment déjà dans le ciel, mais ce qui n'était pas prévu c'est d'avoir oublié mon parapluie dans le hall et que ma fierté déjà blessée m'empêche catégoriquement d'aller le chercher. Jusque là, c'est pas si mal sauf que l'eau de vient pas juste du ciel, elle s'accumule dans les nids-de-poule ou vous trébuché et vous éclabousse par grandes vagues lorsque les automobilistes trop pressés passent dedans. Au final, c'est la cata !
Oui, il est plus de minuit et oui il est près d'une heure du matin lorsque j'atteins enfin le domaine Sabaku. Heureusement, il n'y a pas de grille comme chez Sasuke, seul un petit chemin mène à la porte principale ou je me rend en utilisant le lourd heurtoir pour signaler ma présence et attend un moment. La porte finit par s'ouvrir sur une femme dont les cheveux blonds sont légèrement humides et qui porte à merveille sa sortie de bain de couleur sable.
'' Bonsoir Temari, je commence d'une voix un peu tremblante. Je suis désolé d'arriver à l'improviste mais je me demandais si…
-Tu peux dormir ici ce soir, me coupe-t-elle avec un grand sourire. Mais bien sur. Entre !
-Mais comment…
-Itachi vient d'appeler, dit-elle en refermant derrière nous, et quand il m'a demandé si tu étais ici, j'ai compris que tu ne tarderais pas à arriver.
Ça c'est bien Temari. Toujours prête à tendre les bras quand quelqu'un en a besoin et sans doute en raison du fait que j'ai passé une bonne partie de mon enfance avec son petit frère, elle n'a jamais eut mauvais caractère en ma présence. Je la remercie d'un sourire, lui demandant si je peux monter mes affaires et elle m'informe que la chambre d'ami est présentement occupée.
-Tu n'auras qu'à dormir dans la chambre de Gaara. Il y a assez de place pour un deuxième matelas alors ne t'inquiète pas…
De quoi ? Elle ne finit pas sa phrase et je me sens déjà assez mal comme ça pour lui demander de le faire. Je monte donc, mes valises en main, jusqu'au deuxième étage ou je crois me souvenir que la chambre de mon ami se trouve tout au fond du couloir. Je frape deux petits coups discrets et entend un pas trainant qui se dirige derrière la porte, je prie alors pour ne pas l'avoir réveillé. La porte s'ouvre en grinçant légèrement sur un Gaara qui, vraisemblablement, ne s'attendait à aucune visite.
'' Naruto ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?, me demande-t-il en me laissant tout de même passer devant lui.
Ce que je fais sans pour autant répondre tout de suite. Je suis trempé, j'ai froid et mon cœur se serre douloureusement juste au souvenir des paroles prononcées par Sasuke. Il est clair que je ne suis plus le bienvenu chez lui mais je me sens un peu coupable d'être parti de cette façon, comme un gamin qui fuit un problème.
- Naruto…qu'est-ce qui se passe ?, me demande à nouveau Gaara d'une voix qui se veut apaisante.
- Je…Sasuke a…, je bafouille en ne pouvant retenir un frisson. Je suis parti de chez lui, dis-je très rapidement avant de demander. Je peux prendre une douche ?''
Je le vois acquiescer et me dirige sans plus attendre vers la salle de bain. Je fuis…encore…mais je ne suis pas prêts à affronter la vérité et encore moins les questions dont risque de m'assaillir mon ami.
L'eau coule depuis un moment déjà mais je ne parviens pas à me décider dois-je me déshabiller ? Dois-je vraiment prendre une douche ? Ici, chez Gaara alors que j'aurais très bien pu rester chez Sasuke et tenter de lui faire entendre raison. Mais sur quoi ? Notre dispute ? Notre séparation ? Décidément, il ne doit pas avoir tord de me traiter d'imbécile, je ne parviens même pas à suivre mon propre raisonnement…
J'entre finalement sous le jet d'eau chaude qui, me semble-t-il, me détend d'un seul coup. Je reste immobile durant de longues minutes, savourant la pression de l'eau qui masse mes épaules endolories à force de trimbaler mes bagages. J'ouvre subitement les yeux en me traitant de tous les noms dans mon empressement à échapper à l'interrogatoire de Gaara, j'ai complètement oublié d'apporter le nécessaire à ma toilette et donc, je suis mal. Je retourne dans la chambre au risque de croiser mon ami et de me jeter dans la gueule du loup ou bien je reste là, utilisant la bouteille de gel douche qui lui appartient. Après une longue hésitation, je me saisis de la bouteille et verse une petite quantité du produit au creux de ma main. Tout de suite, je comprends min erreur et jure à voix haute.
'' P'tain mais qu'est-ce qu'ils ont tous à se laver avec des parfums si…bandants.''
Le dernier mot résonne à mes oreilles comme un appel à la débauche et je dois me faire violence pour ne pas fermer les yeux et laisser les souvenirs m'envahir de la même façon que la délicieuse odeur qui m'engourdie les sens. L'eau chaude qui coule sur mon corps...cette odeur, si familière et surprenante à la fois…des mains dans mon dos…sur mes hanches…plus bas…
'' Merde''
Je coupe l'eau chaude, m'obligeant à rester un moment sous le faible jet glacé. Mais qu'est-ce qui m'a pris ? Je ne dois plus repenser à cela…c'est du passé et j'ai Sasuke. Non c'est vrai…j'avais Sasuke. Une goutte d'eau s'écoule de mon œil, ou était-ce une larme ? Je me saisis d'une serviette propre, m'éponge sommairement avant de la nouer autour de mes hanches et de sortir de l'habitacle de pierre. Oui, de la pierre, dans un douche, spécialité de Suna qui, je l'avoue, donne un certain cachet à la pièce.
L'endroit a certainement été rénové depuis ma dernière visite, je ne compte pas la journée d'hier, car je ne me souviens pas qu'il y ait eu un bain tourbillon surmonté d'un mur-miroir au fond de la pièce. C'est très beau. Même le comptoir double du meuble de rangement a été changé pour une belle couleur tan. Je me penche au-dessus du lavabo, une débarbouillette en main dans l'intention de me laver le visage, lorsqu'une voix derrière moi me fait sursauter.
'' Wouah! Naru tu l'as vraiment fait.
Là, inutile de vous dire que j'ignore complètement de quoi il parle. D'être partie de chez Sasuke ? D'avoir pris une douche ? Je n'ai pas le temps de me retourner que je sens ces mains se poser sur mes épaules, me faisant légèrement frissonner du contraste de chaleur entre nos deux peaux, en me penchant doucement vers l'avant.
-Ça a du te coûter un max, dit-il quand enfin le déclic se fait dans ma tête.
-Ah…c'était trois fois rien, je répond en haussant les épaules.
Mais la réalité est que ce petit bijou qui me suivra maintenant jusque dans la tombe a prit la moitié des économies que j'avais amenées pour le stage. Et oui, je l'ai vraiment fait. Je me suis enfin fait tatouer. Et pas n'importe quoi hein. Un magnifique renard roux, juste là, dans le creux des reins, une patte sur le haut de chaque fesse comme s'il était le gardien de ma vertu, qui n'en est plus vraiment une mais bon…mais ce n'est pas tout. Moi qui adore la mythologie, ce renard est plutôt le symbole du démon à neuf queues qui, selon la légende, serait le plus redoutable de tous tout à fait à l'image de mon caractère. Ces queues serpentent le long de ma colonne, baignant dans un nid de flammes. avant de s'entremêler et de s'épanouir en un magnifique éventail qui rejoint le haut de mes omoplates.
- Maintenant, tu ne pourras pas m'empêcher de t'appeler par ton petit nom n'est-ce pas, Kyu-chan !, me dit Gaara d'une voix grave.
- Je t'interdis de le répéter, je gronde en tentant de me redresser mais ces mains se plaquent dans mon dos en me faisant cambrer davantage.
Mes fesses rencontrent alors quelque chose qui n'aurait pas du se trouver là, ou plutôt, pas dans cet état. En fait, malgré la serviette de bain qui enserre toujours mes hanches et la toile du pantalon de nuit de mon ami, je peux aisément sentir une raideur bien caractéristique. Ces mains glissent le long de mon dos, retraçant au passage le déploiement des appendices de la bête qui me suivra toute ma vie et je ne peux que frémir de ce contact qui, je dois bien l'avouer, m'a manqué.
- Tu sais Kyu, dit-il en insistant bien sur le nom qui me fait tant d'effet, t'es encore plus bandant que la dernière fois ou je t'ai vu comme ça.''
Là, avec un mouvement de ces pouces que je ne comprends pas, il parvint à détacher la serviette qui glisse le long de mes jambes jusqu'au sol. J'ai chaud, beaucoup trop chaud pour que ce soit supportable et je me fais violence pour ne pas céder à l'envie que je sens monter en moi. Je lève la tête, utilisant la grande glace devant moi pour accrocher le regard de celui qui se trouve dans mon dos. Le sien me brûle tout autant que ces mains sur mes hanches mais je parvins à m'en détacher pour lentement me retourner vers lui. Au prix d'un effort surhumain, mes mains se posent sur son torse, en appréciant au passage la fermeté dont je ne me souvenais plus, et le repousse sèchement. Je ne sais pas trop quoi faire, ramasser la serviette ou le faire sortir de la salle de bain pour en finir une bonne fois pour toute. Au lieu de cela, une excuse, par habitude.
- Il ne faut pas.
- Il ne faut pas ?, répète-t-il visiblement irrité. Il ne faut pas ? Et pourquoi ça ? Tu n'es plus avec Sasuke je te rappelle alors quel mal y a-t-il à avoir du bon temps ?
- Avec son meilleur ami, je corrige mais il le sait aussi bien que moi, ce n'est que du vent.
- Ça ne t'a pas empêché de le faire avant, répond-il froidement. Tu dis ça parce qu'au fond de toi tu espère que vous reviendrai ensembles. Et d'ailleurs, si tu tiens tant à mon titre de meilleur ami, tu aurais au moins pu me dire pourquoi vous vous êtes séparés ?
Il n'en dit pas plus et sort de la pièce. Moi je reste là, nu, les bras ballants à me demander ce que j'ai bien pu faire à Dieu pour voir tous ces gens me repousser un à un. Dans le miroir, le renard semble briller de mille feux, oui c'est bien de sa faute si tout ça est arrivé mais je ne suis pas encore prêt à le dire et ça ne risque pas d'être pour demain. Je sors à mon tour de la pièce, maudissant le destin qui a fait que j'ai oublié de prendre avec moi des vêtements propres et m'aventure dans le couloir, ma serviette bien sanglée autour de la taille.
Una faible lueur filtre par le dessous de la porte de la chambre, m'indiquant que Gaara y est, sans doute déjà installé pour la nuit. J'ouvre doucement, me glissant dans la pièce en silence avant de refermer derrière moi. Mes valises sont dans un coin et je m'efforce de faire le moins de bruit possible en y cherchant mon pyjama. Comble de la malchance, mon coude percute la commode de droite alors que je tente de libérer la fermeture éclair d'une de mes valises et un petit miroir posé sur le coin s'écrase au sol avec fracas.
'' Si c'était pour t'assurer que je dormais pas c'est réussit, me lance Gaara que je devienne couché dans son lit.
- Je trouve pas mon pyjama, je lui répond un peu mal à l'aise.
- T'as qu'à dormir nu.
- …
Je me sens soudain pris d'une extrême vague de chaleur qui m'irradie complètement les reins moi, nu, Gaara à mes côtés…non !, m'enfin, oui mais par le passé, maintenant c'est…complètement pareil puisque je ne suis plus avec Sasuke, semble me dire ma conscience. Elle n'a pas tord, je le sais, mais je me refuse à l'accepter. Je trouve finalement mes vêtements, les enfile en quatrième vitesse avant de m'allonger sur le matelas gonflable. Si seulement Sasuke et moi… Si seulement tout ceci n'était pas arrivé…
FlashBack
C'était notre troisième rendez-vous. Je suis arrivé un peu en retard à cause du traffic mais il m'avait attendu, tout sourire lorsque j'avais franchis le seuil de la boutique. Il m'avait semblé plus déterminé que jamais à terminer cette histoire une bonne fois pour toute et j'ai cru, l'espace d'un instant, que ce serait moi qui flancherais avant lui.
'' Prêt pour le remplissage, m'avait-il demandé alors que je m'étais installé, nu, la ou il le fallait.''
La séance avait commencée, les premières morsures de l'aiguille m'avaient surprises une fois de plus avant que la chaleur familière n'envahisse une partie de mon corps. Il était doué je dois dire pour faire passer le désagrément autant que pour réaliser vos rêves les plus fous. Quand il eut enfin terminé, je suis resté un moment immobile avant qu'il ne me propose de regarder dans la glace. Naturellement, je n'ai pas pensé une seconde à me couvrir c'est assez difficile quand l'objet de votre attention se trouve à être votre dos et une partie de vos fesses. Le résultat était foudroyant. Un renard à neuf queues vivait désormais en moi, ou du moins…sur mon dos !
Dans l'instant, je n'avais pas pris attention au fait que j'étais encore nu et me suis retourné vers lui avec des paroles de remerciements lorsque j'ai surpris son regard qui s'attardait à certains endroits pour le moins…intimes de ma personne. Je crois bien que j'ai rougis à ce moment mais ma tête semblait déjà déconnectée de la réalité et c'est une voix que je ne reconnus pas qui franchit mes lèvres.
'' Et toi, je lui ai demandé, tu en as d'autres ?
Bien sur, comme tout bon artiste, quelques uns de ces chef-d'œuvre avaient une place de choix, visible aux yeux de tous, sur son avant bras droit et son épaule gauche qui était découverte par son débardeur mais ma curiosité avait été piquée. Sans un mot, il avait retiré son chandail, plutôt bien ajusté je dois le signaler, mais rien de ce que j'aurais pu deviner de son corps ne m'avait préparé à voir ça. Une premièrement chose avait frappée mon esprit ce mec n'était pas beau, il n'était pas bien foutu…c'était un véritable canon.
Cheveux roux mi-longs, traits délicats mais masculin, yeux d'un bleu un peu plus clair que les miens, qui vous charme dès le premier regard et un corps…Kami-sama qu'il était beau ! Musclé, oui, mais pas de ceux qui le sont tellement que ça en fait peur non !, juste…parfait ! Yahiko, c'était son prénom, n'était pas seulement beau naturellement, le véritable tableau vivant qui semblait animer sa peau ne le rendait pas moins exceptionnel. De face, on ne distinguait que peu de chose les traces de griffures, de chaque côté de ses flancs ainsi que les deux têtes de serpent qui descendaient jusqu'à ces pectoraux. C'est seulement quand il s'était retourné, dos à moi, que je pu mesurer toute l'ampleur de la chose.
Une véritable jungle des lianes, des feuilles et même quelques fleurs faisaient office d'arrière-plan. Sur chaque rein, une panthère noire, la patte levée vers l'extérieur qui venait rejoindre les marques sur le devant. À la base des omoplates, une cascade d'eau se scindait en deux pour couler doucement le long des côtes jusqu'à se rejoindre en un lac, juste au-dessus des reins d'où s'échappait un geyser. Et au centre du dos, magnifique être de feu, trônait un dragon, les ailes déployées et la gueule ouverte en un cri silencieux.
Inutile de vous dire que je suis resté bouche bée durant de longues minutes, c'était tout à fait magique ! Yahiko s'était alors lentement approché, un sourire charmeur aux lèvres, les yeux pétillants et à en juger par la façon dont il me regardait, je n'avais pas douté un seul instant de son orientation. De nombreux frissons me parcouraient depuis le moment ou il s'était approché et c'est avec soulagement que je me suis réinstallé sur la table de travail à sa demande.
'' Tu devras éviter de dormir sur le dos pendant quelques jours et de trop bouger les bras. La cicatrisation devrait se faire naturellement mais je vais t'appliquer une crème hydratante pour éviter une trop grande douleur, m'avait-il dit en plongeant deux de ces doigts dans un petit pot.''
C'était frais mais tellement bon, j'avais le dos en feu et là, rien à voir avec l'excitation de tout à l'heure non, j'avais mal, logique tout de même après deux heures passée à se faire transpercer la peau par une aiguille. Mais cette crème, ou plutôt, ces doigts sur ma peau, la façon dont l'effleurement devint caresse en se transformant en véritable massage…ça, c'était quelque chose de très bon. Trop peut-être bien si on se rappelait que cet homme penché sur moi était à moitié nu et ne se gênait pas pour me tripoter plus que nécessaire.
Ces mains avaient tout naturellement trouvé le chemin de mes fesses et en avait épousé le galbe à la perfection, chose qui aurait du m'étonner puisque la seule portion de cette partie de mon corps à avoir été touché par le tatouage si situait beaucoup plus haut, à la base du dos. Mais mes sens, à l'exception de celui du toucher, me semblaient complètement déconnectés de mon cerveau, seul comptait ces grandes mains qui me pétrissaient les fesses avec de plus en plus de poigne. Je me souviens même avoir étouffé un gémissement lorsque ces pouces avaient lentement glissés à la jonction de mon postérieur pour l'y masser disons…en profondeur.
Pas la peine de préciser dans quel état d'excitation je me trouvais, quand quelqu'un comme Yahiko vous masse de cette façon, c'est tout simplement impossible de ne pas réagir. Je ne faisais pas partie des exceptions et la dernière pensée que j'eus à ce moment fut que j'aimais Sasuke. Je sais, c'est plutôt ridicule et désespéré de penser ainsi alors que vous vous faites volontairement tripoter par un autre mais j'avais fait la distinction entre désir et amour depuis longtemps. J'aimais Sasuke mais je désirais Yahiko. C'était clair…du moins, dans mon esprit et ce fut trop tard que je réalisai que j'étais peut-être bien le seul à penser ainsi.
'' Mais qu'est-ce que vous faites ?''
Oups. Ça c'était la voix de Sasuke quand il vaut mieux pour votre vie que vous évitiez de croiser son chemin. Le problème, j'étais en plein dans sa mire ! Bon d'accord, la situation délicate dans laquelle je me trouvais ne me donnait aucune crédibilité à ses yeux quoi que je puisse dire. J'étais à-demi redressé, couché sur le flanc alors que Yahiko avait une main bien en évidence…entre mes fesses ! Il avait finit par la retirer, pas le moins du monde gêné de s'être fait surprendre et avait pris le chemin de l'arrière boutique.
Sasuke, qui avait du s'inquiéter que je ne sois pas revenu de mon rendez-vous alors que cela faisait presque trois heures, avait décidé de venir me chercher mais vous vous doutez bien que cette fois là, je suis reparti seul. C'est à partir de ce moment que tout a commencé à dérailler entre nous.
Fin FlashBack
De la lumière…pourquoi y'en a-t-il autant…J'étouffe un bâillement, ouvre un œil, pas de doute, c'est le jour, et m'étire de tout mon long en me rappelant soudain que je ne suis pas chez moi, ni même chez Sasuke. Un bref éclair de conscience me traverse et je me souviens j'ai dormi chez Gaara après m'être lâchement enfuit de chez mon ex petit ami et je souhaite de tout cœur que la journée à venir sera meilleur que celle de la veille car franchement…c'était pas terrible.
Il est beaucoup plus tard que je ne le pensais, onze heure pour être précis, et même si je connais ma nature plutôt paresseuse, je n'aurais jamais cru dormir autant en étant chez un ami. Un gargouillis sonore me rappel que, chez un ami ou pas, j'ai toujours aussi faim en me levant. Je prends tout de même la peine de m'habiller convenablement, pas question que Temari me surprenne à déjeuner en pyjama, vous imaginez un peu la honte !
Après une bref toilette, je dévale l'escalier et m'engouffre dans une cuisine…complètement déserte. Bon, je me doute que Gaara est levé depuis quelques heures déjà mais je m'attendais au moins à pouvoir saluer quelqu'un. Au lieu de quoi, je fais la conversation à mon verre de lait dans lequel je plonge pas une, ni deux mais bien trois galettes au sarrasin qui me fondent littéralement dans la bouche. Je reconnais sans mal la cuisine de Temari et me surprend à espérer pouvoir goûter de telles merveilles tous les matins.
Une pomme à la main, je quitte la cuisine, repus, et m'apprête à sortir à l'extérieur quand la voix de Gaara me retient un instant.
'' Naruto attend !
Je pivote légèrement vers lui, remarquant au passage son air contrarié quand Kankuro le retient à son tour pour s'entretenir brièvement avec lui. Quand il s'approche enfin de moi, il n'a vraiment pas l'air bien.
- Qu'est-ce qu'il y a ?, je demande un peu inquiet.
- Eh bien…tu sais…je ne suis pas le seul à vivre ici et…
Il s'enfonce et cherche désespérément le moyen de s'en sortir, j'ai senti le coup fourré au moment ou il a ouvert la bouche et j'abrège de mon mieux ces efforts pour faire passer le morceau.
- Qu'est-ce qui se passe ?, je demande à nouveau la voix un peu plus tranchante.
- Tu ne peux pas rester ici cette nuit, laisse-t-il tomber.
- Comment ? Et…pourquoi ?
- Tu…tu dois t'en aller, répond-il après une hésitation.
- Et pour aller ou ? Je te rappelle que je suis parti de chez Sasuke et que je ne suis pas prêt d'y retourner !
- Je sais bien, soupire-t-il avant qu'une lueur ne traverse son regard pâle. Et pourquoi pas chez Sakura ?
- Non !, je m'écris en le faisant presque sursauter.
Pour une fois, mon cerveau a réagit au quart de tour. Je ne peux pas aller chez Sakura, c'est impossible elle vit avec Saï ! Le même Saï auprès de qui, merci au passage à ce maudit Uchiwa, j'ai du passer pour un bouffon lorsqu'il lui a soi-disant donné mon numéro. Lui qui sort avec Sakura et donc, logiquement, qui est on ne peux plus hétéro. Pour qui je vais passer moi ? Je ne pourrai même pas le regarder en face et… D'un autre côté, je ne peux m'empêcher de secrètement espérer trouver un quelconque indice qui me permette de prouver que mon septième sens ne m'a pas abandonné.
– Ce n'est pas comme si j'avais vraiment le choix, je lâche sombrement. C'est d'accord, j'irai chez Sakura.''
Je n'adresse pas un seul regard à Gaara et emprunte le chemin qui mène au jardin, la poitrine comprimée par le déception et cette maudite impression d'avoir été trahi. Pourtant, il doit bien y avoir une raison qui pousse Gaara, mon meilleur ami, à me demander d'aller dormir ailleurs… Si seulement j'étais resté chez Sasuke, rien de tout ceci ne serait arrivé.
''…mais il ne veut plus de moi, je murmure dans le vent qui emporte ma voix au loin.''
L'heure du dîner est passée depuis un moment déjà quand je me décide à rassembler mes effets personnels. J'ignore encore pourquoi Gaara tiens tant à ce que je parte et même si j'en souffre beaucoup, je ne suis pas en position de parlementer. J'aurais bien aimé savoir quand mon père rentrera au pays et Itachi semble le seul à être au courant, je devrais donc aller le voir, mais je ne me sens pas encore prêt à affronter Sasuke. D'un autre côté, je suis plutôt curieux de voir quel genre de vie peut bien mener Saï ne sortit-il pas avec la pire femme d'entre toutes ?
En quinze minutes, le tout est bouclé,, il faut dire que je n'avais pas sortit grand chose étant arrivé tard dans la nuit. On toque à la porte et Temari entre, suivit quelques instants plus tard par son plus jeune frère.
'' Prend bien soin de toi, Naruto, me dit-elle en m'embrassant brièvement. J'espère te revoir bientôt.
- Merci pour tout Temari, je réponds malgré moi encore un peu gêné de m'être invité de cette façon chez eux.''
Gaara m'aide à descendre mes valises, semble-t-il, un peu mal à l'aise de croiser, en bas de l'escalier, Kankuro qui s'approche lentement.
'' Tout est prêt, dit-il visiblement à l'intention de son frère mais je ne peux m'empêcher de relever.
- Hein ?, fis-je très intelligemment.
- Quoi, tu ne lui as pas dis ?, demande l'aîné avec un petit sourire.
- Me dire quoi, je demande en me doutant bien que je n'apprécierai pas la réponse.
- Eh bien…disons que…si tu ne peux pas rester à dormir ce soir c'est que…
- J'ai invité Sasuke à dormir, le coupe le brun. Maintenant, si ça ne vous dérange pas, j'ai quelques petites chose à régler avant son arrivée…
Il passe devant moi et je serre très fort les poings pour ne pas faire quelque chose qui me donnerait une raison valable de quitter cette demeure. J'entends un klaxon dehors qui m'indique que mon transport est arrivé mais je reste immobile un instant. Calme…je dois rester calme. J'ouvre la porte le plus doucement possible, et tente d'éviter le regard de mon…ami ?
- Naruto est-ce que ça va, me demande-t-il, visiblement inquiet.
Là, je me retiens de toutes mes forces pour ne pas lui crier des bêtises mais ma bouche s'ouvre toute seule et c'est d'une voix haineuse que je lui jette au visage.
- Oui, bien sur, ça baigne parce que mon meilleur ami me fout à la porte de chez lui pour que mon ex puisse tranquillement venir se faire baiser par son frère !''
Je n'attends pas plus longtemps, saisit mes valises et me dirige à grands pas vers la voiture de Sakura.
Dans le prochain chapitre :
'' Je le savais, il est gay !''
