Chapitre 6
Voici (déjà/enfin) la suite. Vous avez ici la deuxième partie de l'explication du pourquoi il n'y a plus de Naru/Sasu et aussi le retour tant attendu de…vous verrez bien -) En espérant que cela vous plaise, n'hésitez pas pour les reviews^^
J'ouvre les yeux. En jetant un coup d'œil au cadran de la chambre j'estime avoir pu dormir trois heures de plus mais j'hésite encore à me lever. Et si 'l'ami' d'Itachi n'était pas encore partit ? Mes doutes s'envolent alors que j'entends du bruit de vaisselle en provenance de la cuisine Sasuke doit s'être levé depuis peu et je ne crois pas que son frère aurait apprécié qu'il le surprenne à son tour. Je me lève donc et après une petite toilette, descend à la cuisine. Évidemment, ma bonne humeur s'effondre lorsqu'à mon arrivé, le plus vieux des frères me lance un regard lourd de sous-entendus. Moi qui pensais pouvoir au moins compter sur la bienveillance de quelqu'un ici, j'aurais peut-être mieux fait de rester chez Sakura.
Le reste de l'avant-midi passe rapidement. À midi, je ne mange rien, laissant donc la possibilité à Sasuke de pouvoir dîner dans la cuisine sans avoir à garder une tête d'enterrement en raison de ma présence et vais prendre une douche. Pas la peine de préciser que depuis le dernier incident, je n'utilise plus que mon savon et mes produits de bain pas la peine d'ajouter à la torture routinière des fantasmes du passé. De retour dans la chambre d'ami, mon regard se pose sur le calendrier épinglé au mur. Si j'en crois ce que m'a dit Sakura, il ne reste plus que deux jours, aujourd'hui compris, avant le début des classes et bien que je sois plus qu'impatient de reprendre l'école, je préfère encore profiter pleinement de la journée qui s'annonce.
J'entends justement la sonnerie annonçant que quelqu'un demande l'accès au portail de la maison et m'empresse de terminer mes préparatifs. Comme je m'y attendais, Gaara est à l'heure. En descendant, je me demande soudain quelle devra être mon attitude à son égard, après tout, pas plus tard qu'hier nous étions encore en froid. Je constate avec horreur ma réflexion depuis quand dois-je avoir une attitude autre que la mienne, froid ou non ? C'est à croire que de vivre une année aux côtés de Sasuke m'aura affectée plus que je ne le pensais. Je suis d'ailleurs heureux de ne pas le voir au premier, déjà que j'ai accepté la présence de deux autres personnes, je ne voudrais pas en plus avoir à supporter la sienne. Mon ami me sourit timidement avant de me demander si nous partons maintenant. Je confirme et nous sortons. Le trajet jusqu'au café n'est pas très long mais j'en profite pour m'excuser des propos blessants que j'ai pu lui tenir au téléphone, il me sourit et me dit que c'est déjà oublié. Nous nous garons dans une petite rue et marchons jusqu'à l'artère principale.
Gaara me pointe une table libre sur la terrasse et nous nous y installons en attendant Shikamaru et Kiba qui ne tardent pas à nous rejoindre. Le premier s'affale sur une chaise en rondin d'un air blasé alors que Kiba vient me saluer d'une chaleureuse accolade. Il me dit être heureux de me revoir et commence aussitôt à me parler de ses projets pour le trimestre qui vient. Je l'écoute d'une oreille distraite, mon regard ayant accroché un jeune brun au visage familier qui s'approche de nous, un plateau à la main.
'' Saï !, je m'exclame. Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Il me dévisage d'un drôle d'air mais finit par me sourire avant de se tourner vers les autres.
- Je suis heureux de vous voir, ce n'est pas tous les jours qu'on a le privilège de pouvoir servir ces amis, dit-il.
- Saï travaille ici, m'explique alors Gaara mais j'aurai certainement pu comprendre par moi-même.
- Ce sera …, commença Kiba.
- …un grand milkshake à la vanille, chantilly en extra, et une part de cheesecake à la framboise avec fondant au chocolat noir, débita le serveur avec un grand sourire pour mon ami. Vraiment Kiba, tu deviens très prévisible, gloussa-t-il. Je suppose que ce sera un allongé double pour le grand endormi ?
- 'suis pas endormi, protesta faiblement Shikamaru, la tête couchée sur la table, bien enfoncée dans ses bras.
- Gaara, demanda alors Saï en se tournant vers nous. Comme d'habitude ?
- Et c'est quoi, demandais-je à mon tour, curieux.
- Une assiette de petits biscuits sablés au gingembre avec un grand verre de lait aromatisé à la noisette et un bol de capuccino avec poudre de cacao pour plus tard, compléta joyeusement Saï sous le regard ahurit de tous, le mien y compris. Par contre pour toi Naruto, ce sera une surprise.
- Hein ?, je réponds très brillamment.
- Tu n'es jamais encore venu ici et il ne sait pas ce que tu prends donc ce sera une surprise quand tu le lui diras, traduisit Gaara pour moi.
- Ah oui et bien…un café au lait, s'il te plaît.''
Aussitôt la commande terminée, Saï se dirige vers l'intérieur du café quand un homme, assis à une table non loin, le saisit soudainement par la taille pour le faire asseoir sur ces genoux. Son visage se transforme du tout au tout et je ne peux qu'assister, impuissant à la scène qui se déroule sous mes yeux. L'homme en question finit par le relâcher quelques instants plus tard, non sans avoir violement claqué ces fesses au passage. Saï retourne alors à l'intérieur, sans un mot ni même un regard à l'homme.
'' Vous avez vu ça ?, je m'exclame, rapportant l'attention de mes amis sur moi. Saï vient de se faire donner la fessé sans même réagir. Il faut faire quelque chose, je m'emporte à nouveau devant l'air impassible de mes amis.
- Naruto, me retient alors Gaara, une main bien ferme sur mon bras. Ne fais pas ça.
- Quoi ? Mais je ne me gênerai certainement pas pour aller m'en plaindre au patron ! C'est pas possible de pas réagir comme ça bon sang !
Et justement, quelque chose cloche. Si mes amis viennent de façon assez régulière pour que Saï connaisse leur commande par cœur, ils ont bien du remarquer ce genre de situation par le passé alors pourquoi ne réagissent-ils pas ?
- Saï a besoin de ce travail, déclare soudain Kiba en se penchant un peu plus sur la table avant de baisser la voix. Il s'est endetté pour pouvoir terminer ses études et doit à tout prix économiser pour pouvoir tout rembourser.
- Mes ses parents ils…, je commence avant de voir Gaara secouer doucement la tête d'un air désolé.
- Il n'a jamais connu sa mère et…
- C'est son père qui dirige le café, continue Kiba. Mais ce n'est pas…le genre de parent aimant si tu vois ce que je veux dire. Puisque Saï est son fils, il l'oblige à travailler pour l'aider ici mais il peut aussi se permettre de le sous-payer car il sait qu'il ne viendra pas s'en plaindre, c'est le seul travail qu'il puisse faire sans que son argent ne disparaisse mystérieusement de ses poches.
- Son père n'est pas fou, il sait que Saï doit gagner assez d'argent pour ne pas devoir payer lui-même ces études mais ce travail c'est…
Gaara n'a pas besoin de terminer sa phrase pour que je comprenne les enjeux de la situation. Quelques instants plus tard, Saï revient avec notre commande, il reste un instant à nos côtés, prenant des nouvelles de chacun avant de se déclarer plus qu'excité à l'approche de la rentrée. Je partage aussi cette sensation quand je repense au fait que je n'ai pas revu l'établissement depuis plus d'un an, étant en stage à l'extérieur du pays. Il repart finalement vers une autre table, à mon grand désarroi, celle de l'homme au veston qui m'a fait tant frissonner un peu plus tôt. Je vois très bien sa main baladeuse sur les fesses de mon ami et je ne peux m'empêcher de repenser à ce que m'ont dit mes amis.
En tant que fils, Saï doit une certaine allégeance à son père qui l'oblige à travailler pour lui mais en le payant bien en deçà du minimum. En échange, il est certain de ne pas avoir à dépenser plus pour les études de son fils et peut compter sur un employé qui, je le devine bien, ne peut lui refuser grand-chose. En le voyant repartir, visiblement mal à l'aise du comportement de l'homme devant nous alors que ce porc le déshabille littéralement des yeux, je crispe les poings sur la table et lâche un juron très sonore.
'' Ça va pas Naruto, me demande Kiba.
- Non pas du tout ! D'abord y'a Saï qui endure ça tous les jours, dis-je en m'emportant, puis y'a Itachi qui…
- Qu'est-ce que tu lui reproche à mon frère ?, déclare la voix de Sasuke par-dessus mon épaule je suis surpris d'ailleurs il devait pas…ne pas être là lui ?
- C'est que…, je bafouille mal à l'aise je suis dans une merde pas possible mais je sais que Sasuke n'en démordra pas… Je l'ai surpris au lit…avec…quelqu'un d'autre !
- Itachi ?, répète alors Gaara après un silence.. Tromper Deidara ?
- T'en es sur, demande Kiba en se penchant vers moi par-dessus la table.
- À moins qu'il ne soit subitement devenu roux, pas de doute c'était pas Dei, je renchéris alors que tous les regards convergent vers Gaara qui le remarque après un moment.
- Ohé ! Je coucherais jamais avec un Uchiwa moi, réplique mon ami en grimaçant lorsque je tique au 'moi'.
- Attention à ce que tu dis, gronde Sasuke d'une voix menaçante en s'asseyant tout de même à notre table.
- N'empêche, faut être franchement mal pour aller voir ailleurs.
- Je vois pas le mal, répond Sasuke.
- On devrait pas faire ça à celui qu'on aime, renchérit Kiba visiblement tout aussi dégoûté que moi par la situation.
- C'est à croire que c'est un pli de famille, je réponds avec un regard évocateur pour Sasuke qui l'ignore royalement.
- Quelqu'un m'a dit un jour que le sexe c'était pas l'amour, déclare-t-il sournoisement.
À ce moment, je regrette de ne pas avoir gardé ma dernière gorgée de café pour lui jeter au visage et le mien doit certainement avoir changé d'un coup car tous, lui excepté, me dévisagent d'un drôle d'air et avec raison; cette personne, c'était moi…
FlashBack
J'étais rentré seul à l'appartement le jour de mon écart avec le tatoueur et je n'y serais jamais retourné si j'avais su ce qui m'attendait. Aussitôt arrivé, un froid glacial s'était abattu sur mes épaules à la vue de Sasuke, tranquillement assis sur une chaise de cuisine qu'il avait volontairement planté au beau milieu du salon de sorte que je ne puisse pas l'ignorer en rentrant. Les bras croisés sur le torse, un éclat meurtrier dans les yeux et le visage fermé comme jamais, il ne m'avait pas lâché du regard jusqu'à ce que je consente enfin à lui faire face.
'' Sasuke je…je suis désolé, me suis-je piteusement excusé.
- Désolé ?
Il avait bondit de sa chaise comme si une mouche l'avait piqué et avait franchit toute la distance qui nous séparait en un battement de cœur, se plantant devant moi avant de faire les cent pas sous mon nez.
- Désolé, avait-il répété d'une voix encore plus énervée. De quoi ? De t'être fait peloter par ce mec ou du fait que je vous ai surpris alors que tu en redemandais presque ?, m'avait-il jeté au visage sans toutefois que cela semble le calmer.
- Putain Sasuke c'était un accident, me suis-je énervé à mon tour.
- Un accident mon cul ! On se frôle par accident mais pas alors qu'on est nu et qu'on l'a bien profond.
- Il m'a juste touché, je murmure en reconnaissant tout de même ma part de responsabilité normalement ça le refroidit un peu de voir que j'en ai conscience mais là, rien ne semble vouloir l'apaiser.
- Juste touché hein ? Et ça c'était avant ou après te l'avoir mis ?
- Arrête Sasuke ! Je t'aime et je suis déso…
- Ça c'est bien la meilleur ! Tu m'aimes ? Si c'était vraiment le cas rien de tout ceci ne se serait passé…
Je ne m'étais pas attardé à la suite, je ne l'entendais plus du tout en fait, sa voix pleines de reproches, son regard dédaigneux, sa rage…et la mienne ! Je me suis soudainement redressé et aie planté mon regard dans le sien en maîtrisant de mon mieux le ton de ma voix.
- Le sexe c'est pas l'amour Sasuke, avais-je dit. Même si je regrette amèrement ce qui c'est passé, je continue de t'aimer et à n'aimer que toi.''
Il n'avait rien répliqué, à mon grand étonnement et c'était contenté de préparer le souper. Les jours avaient défilés avec une facilité telle que je me suis demandé si je n'avais pas rêvé notre altercation du début de la semaine. Notre vie avait repris son cours et comme chaque soir depuis que nous étions maintenant en stage, nous faisions l'amour. Rien ne semblait avoir changé et je me suis mis à espérer qu'il m'avait bien pardonné jusqu'à la semaine suivante.
Ce soir-là, nous avions prévu une petite soirée, disons-le franchement, cul. Bien que notre vie sexuelle était épanouie et établie sur une base régulière, il n'était pas rare de prévoir une ou deux soirées par mois exclusivement réservées à la réalisation de nos petits fantasmes. Ce soir-là, donc, était l'un d'eux et j'étais plus qu'impatient de voir Sasuke franchir le seuil de la porte puisqu'il comptait maintenant plus de deux heures de retard sur le 'programme' établit. Je m'étais dit en souriant qu'il me ferait peut-être une surprise si j'attendais encore un peu…et elle m'a sonné comme un coup de poing cette surprise peu de temps après le retour de mon amant.
Il ne m'avait pas adressé la parole, à peine un regard avant de se diriger vers la salle de bain où il avait prestement retiré son chandail qui le moulait tellement bien. Surpris, je m'étais approché, peut-être voulait-il prendre une douche avant de commencer, lorsque mon regard fut attiré par un scintillement dans le reflet du miroir. Mon regard a alors glissé jusqu'à son torse où je vis briller un tout petit anneau en argent au pectoral gauche.
'' Sasuke, me suis-je exclamé. Tu t'es fait percer ?
- Mouais, m'avait-il répondu avec quelques difficultés.
Mes yeux s'étaient écarquillés de surprise à la vue de sa langue encore un peu épaisse où je voyais également un reflet argenté. Mon Dieu mais qu'est-ce qui lui avait pris ? Se faire percer ? Alors qu'il m'avait fait une scène pas plus tard que deux jours avant sur le fait que je devais modérer mes dépenses puisqu'il avait du bourrer son crédit pour nous assurer un mois de plus de loyer. Un doute m'avait alors assaillit. Je ne su dire si c'était le fait que la barbèle en question me rappelait vaguement celle de Yahiko ou le fait que, contrairement à son habitude, il ne m'avait même pas embrassé en rentrant ?
- T'es allé le voir hein ?, lui ai-je demandé en tentant de contrôler l'émotion dans ma voix. T'as plus un rond Sasuke comment t'as payé ?
Erreur fatale ! Ne jamais laisser à un Uchiwa la possibilité de vous remettre sous le nez ce que vous avez utiliser, volontairement ou non, pour le blesser dans son orgueil. Ils sont terriblement rancuniers et dégustent leur vengeance sur un plateau d'argent.
- J'ai couché avec lui, m'avait-il tout bonnement répondu. Comme je n'avais pas d'argent, il a accepté et ne s'est pas gêné pour en redemander, je ne me suis pas refusé, avait-il ajouté en haussant les épaules avant de venir tendrement m'embrasser baiser qu'évidemment je n'eu pas la force de lui rendre. Du coup, reprit-il en plongeant son regard ténébreux dans le mien, je me suis demandé pourquoi je l'avais fait puisque je t'aimais…mais c'est idiot non ? Parce que le sexe c'est pas l'amour hein ?''
Il avait ricané un moment avant que mon poing ne s'écrase brusquement sur son visage il avait encaissé et avait déclaré ne pas vouloir rester plus longtemps pour les vacances. Nous avons donc trouvé un vol peu de temps après qui nous a ramené à Konoha.
Fin FlashBack
Le souvenir se dissipe enfin, à mon grand soulagement, et je sens mon sang bouillir dans mes veines non pas en raison de la chaleur ambiante mais bien au souvenir de la remarque acérée de Sasuke. Ce dernier d'ailleurs, est le seul à ne pas me porter attention alors que j'entends la voix inquiète de Kiba qui me demande si tout va bien. J'hoche doucement la tête, mon regard ne quittant pas un instant le visage détourné du brun hautin assis en face de moi avant que je ne me retourne vers ma droite où Gaara se trouve.
'' Désolé de vous gâchez ça mais j'aimerais bien rentrer, dis-je d'une voix basse et un peu chevrotante. Tu me raccompagnes ?''
Pour toute réponse, Gaara se lève, paie à Saï sa facture et la mienne en lui laissant un généreux pourboire qu'il s'empresse de placer en sûreté…dans sa chaussette ? Je n'ai même pas le cœur à rire de la chose et suis docilement mon ami roux jusqu'à sa voiture garé dans la rue voisine. Il est vrai que les paroles de Sasuke sont parvenues à considérablement me refroidir et je suis reconnaissant à mon ami de conserver le silence tout au long du trajet de retour au domaine. J'ai soudain l'impression de retrouver mon ami taciturne d'autrefois celui qui me jette de brefs regards via le rétroviseur pour s'assurer que je ne sombre pas dans la déprime mais qui respecte mieux que quiconque mon silence.
À nouveau garés dans l'entrée du manoir, nous nous avançons jusqu'à la porte que j'ouvre de moi-même, ayant déjà signalé ma présence au moment de passer la grille. Personne ne vient nous accueillir et j'en suis légèrement surpris bien sur, Sasuke ne doit pas être rentré avant nous mais je m'attendais tout de même à ce qu'Itachi me rejoigne. Gaara me fait signe depuis l'entrée du salon, un large sourire au visage qui me fait soudain redouter un apocalypse. Je m'approche doucement, guettant le moindre signe de tremblement de terre ou de bruits sourds annonciateurs de pluies diluviennes soudaines mais…rien, juste sous sourire et…
'' Papa ?, je m'exclame surpris en me précipitant tout de même dans ses bras.
J'entends le ricanement de Gaara dans mon dos et comprends bien que la scène doit être des plus étranges à mon âge, on ne salue pas son père de la même façon que lorsqu'on était gamin mais après une année entière passée à ne pas l'avoir vu, je me sens en droit d'agir ainsi. Il me tient un long moment dans ses bras à me serrer aussi fort que je dois le faire puis m'oblige gentiment à me reculer. Son regard plonge dans le mien et nous restons ainsi pendant quelques instants, à nous parler silencieusement alors que je lis de troublantes choses dans ses yeux : joie, tristesse…inquiétude ? Mon père se tourne vers Gaara qui se tient immobile dans l'encadrement de la porte. Je sens les questions venir mais aucune d'entre elles ne franchissent ses lèvres pas même lorsqu'il semble chercher Sasuke du regard. Il se retourne finalement vers moi, un sourire un peu crispé aux lèvres.
- Beaucoup de choses semblent avoir changées…
- Mais votre fils est resté le même, renchérit Itachi alors qu'il se lève de son fauteuil suivit de près par Deidara.
Une étrange sensation se fait sentir lorsque mon regard se pose brièvement sur lui, il a du revenir au courant de l'après-midi et même si je n'aime pas cette pensée, je soupçonne Itachi d'avoir tout prévu. La visite de son 'ami' ce matin et l'heure de retour de son 'amant'. Ce dernier croise un instant mon regard et je détourne aussitôt la tête, plus que mal à l'aise de la situation. Suis-je vraiment capable de jouer l'hypocrite ? Je n'arrive même pas à regarder Deidara en face et pourtant, lui, lui tient la main comme si de rien était alors qu'il est le seul et unique coupable !
- Vous vous joignez à nous pour le souper, demande alors Itachi en ramenant mon attention sur la conversation.
- C'est très aimable à toi Itachi mais je ne voudrais pas abuser plus longtemps de ta gentillesse, répond poliment mon père en se tournant vers moi. Je propose plutôt d'aller chez Ichiraku, dit-il en moment ou la porte d'entrée se referme sur Sasuke qui vient d'arriver.
Toutes les têtes convergent vers lui, la mienne y comprit et je le regrette aussitôt car un regard dédaigneux se pose alors sur moi. Il doit certainement s'attendre à une autre de mes danses débiles à l'annonce de mon restaurant préféré au lieu de quoi, je reste immobile et prononce quelques mots qui stupéfient tout le monde.
- C'est gentil Papa mais je n'ai pas très envie de ramens, je préfèrerais rentrer tout de suite.''
Dans le prochain chapitre :
[…]
'' J'ai cru comprendre que tu n'es plus avec Sasuke, commence mon père alors que j'avale de travers ma gorgée de thé.
- Je n'ai pas vraiment envie d'en parler, je lui réponds calmement.
- Oui bien sur… J'aimerais seulement savoir si toi et Gaara avez une relation.
Cette fois, c'est immanquable, je recrache violemment mon thé. […]
